Il a eu un bel été. Il est fort, un bon combattant.
Il pourrait s’appeler Mirwais, ou Muhammad, ou peut-être même Zalmai. Il n’est pas originaire de Salavat, petite agglomération du centre du Panjwaii, mais il est Afghan et il est venu ici se battre contre les étrangers : nous.
Tôt le matin du 14 aout 2010, il court de par le dédale des allées de Salavat, s’apprêtant à prendre position pour tendre une embuscade. Il se penche en se déplaçant, de peur que sa tête ne dépasse les murs de terre battue. Il porte un shalwar kameez, le pyjama brun poussiéreux, dans lequel il a passé la nuit dans un champ avoisinant.


