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	<title>La revue Légion &#187; admin</title>
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		<title>1812: La guerre qui a sauvé le Canada</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 04:01:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Donald E. Graves</strong></p>
<p><strong>À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.</strong></p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1367" title="Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. [ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset42.jpg" alt="Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. [ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001]" width="515" height="361" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE, COLLECTION BEAVERBROOK 19910086-001</div>
<div class="caption">Des navires britanniques se préparent à combattre dans Ennemi en vue de Peter Rindlisbacher. </div>
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<p>À l’automne dernier, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a annoncé que le gouvernement fédéral investirait des millions de dollars pour célébrer le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Cette célébration, a-t-il déclaré, est une occasion pour tous les Canadiens de raviver la fierté que leur inspire leur histoire et de participer « aux activités qui seront organisées dans le cadre de cet anniversaire important pour le Canada ». Toutefois, étant donné la disparition progressive de l’histoire dans les programmes scolaires au cours des dernières décennies,  beaucoup de Canadiens, surtout parmi les plus jeunes, n’ont que des idées floues au sujet de cette guerre, de ses causes, de son cours et de ses résultats. Une révision de ce conflit « oublié » peut donc être utile à ceux qui voudraient se préparer aux commémorations à venir.</p>
<p>Les origines de la guerre de 1812 se trouvent dans le conflit plus grand qui opposait la France révolutionnaire impériale à l’Angleterre depuis 1793. Après la victoire navale de Nelson à Trafalgar, en octobre 1805, les Français avaient pratiquement disparu des mers, et Napoléon Bonaparte, l’empereur des Français, s’était tourné vers la guerre économique, interdisant aux navires qui faisaient du commerce avec la Grande-Bretagne d’en faire avec la France, ses alliés et les territoires qu’elle avait conquis. La Grande-Bretagne avait réagi en promulguant une loi interdisant aux navires qui faisaient du commerce avec la France d’en faire avec la Grande-Bretagne. Les États-Unis, qui avaient une grande marine marchande, se sont trouvés entre deux feux dans cette guerre par décrets. La frustration américaine s’est accrue quand la Marine royale, ayant désespérément besoin de main-d’œuvre, s’est mise à aborder les navires américains pour enrôler les marins britanniques qui s’y trouvaient. De nombreux Américains innocents ont conséquemment été forcés de devenir marins du roi.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1371" title="Tecumseh. [ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset2.jpg" alt="Tecumseh. [ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358]" width="515" height="713" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE DE TORONTO—JRR3358</div>
<div class="caption">Tecumseh. </div>
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<p>Les troubles civils à la frontière du nord-ouest menacée par la confédération autochtone dirigée par le chef Shawnee cha-rismatique Tecumseh étaient aussi cause d’irritation entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. De nombreux Américains croyaient que la Grande-Bretagne était responsable des pro-blèmes qui y surgissaient et, au printemps 1812, les États-Unis se préparaient au combat. La Grande-Bretagne offrait d’abroger les décrets maritimes qui nuisaient au commerce maritime américain, mais il était trop tard. Le président James Madison déclara la guerre à la Grande-Bretagne le 18 juin en lançant le cri de ralliement de Free Trade and Sailors Rights! (libre-échange et droits des marins, n.d.t.).</p>
<p>Les dirigeants américains étaient surs d’eux. L’ancien président Thomas Jefferson faisait remarquer que l’acquisition du Canada jusqu’aux environs de Montréal « ne serait qu’une question d’y défiler ». Mais le gouvernement de Madison avait négligé des problèmes majeurs en précipitant la guerre. Étant donné la puissance de la Marine royale, la guerre contre la Grande-Bretagne devait être une guerre terrestre et l’objectif, en être les colonies britanniques de l’Amérique du Nord, qu’on appelait déjà communément le Canada. En théorie, la victoire était assurée, car la population des États-Unis était de 10 fois supérieure à celle de l’Amérique du Nord britannique. Cependant, en cette ère de communication primitive, il allait falloir des efforts logistiques énormes pour approvisionner les armées lancées à l’attaque du Canada. Et, pire encore, la plus grande partie de l’armée américaine régulière était déployée en Louisiane où elle est restée durant toute la guerre. Conséquemment, les États-Unis ont essayé de faire campagne dans un théâtre de guerre éloigné difficile en utilisant des soldats mal entrainés et approvisionnés qui étaient commandés par des reliques de la guerre révolutionnaire.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1373" title="Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. [ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset1.jpg" alt="Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. [ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893]" width="515" height="387" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : LIBRARY OF CONGRESS—LC-USZC4-6893</div>
<div class="caption">Le Commodore de la U.S. Navy, Oliver Hazard Perry, et un bateau plein de survivants de la bataille du lac Érié. </div>
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<p>L’Amérique du Nord britannique, ironiquement, était mieux préparée à la guerre que ses voisins et, le plus important, elle était défendue par des soldats et des marins professionnels. S’il y a une leçon que les Canadiens d’aujourd’hui devraient tirer de la guerre de 1812, c’est que proclamer sa souveraineté ne suffit pas : il faut être prêt à la défendre, et il faut des forces armées professionnelles pour ce faire. La direction britannique était compétente et il y avait presque autant de soldats régu-liers au Canada que dans l’armée états-unienne. Le général sir George Prevost, gouverneur-général et commandant en chef, n’avait pas l’intention d’abandonner de territoire facilement, et il se proposait de défendre férocement Montréal et les territoires de l’est. Son subalterne dans le Haut-Canada (l’Ontario d’aujourd’hui), le général Isaac Brock, privilégiait une stratégie plus agressive et, ayant obtenu l’accord de Prevost, a entrepris de la mettre sur pied peu après le début de la guerre.</p>
<p>En juillet 1812, le général américain William Hull a entamé une invasion du Haut-Canada plutôt timide en traversant la rivière Détroit. Tout en se préparant à réagir à cette poussée, Brock a frappé dans la partie supérieure des Grands Lacs. Il a envoyé une petite force britannique traverser le lac Huron qui a obligé le poste américain de l’ile Mackinac à se rendre, un succès qui a convaincu bon nombre des nations autochtones qui étaient encore neutres de se ranger du côté des Britanniques. Hull s’est replié peu après jusqu’à Détroit et Brock, qui avait amené sans perdre de temps tous les réguliers, miliciens et guerriers qu’il avait pu rassembler, s’est préparé à attaquer. S’il pouvait le faire, c’est qu’au début de la guerre, la Grande-Bretagne était la seule qui possédait une marine sur les Grands Lacs, ce qui lui donnait l’avantage de la mobilité, et Brock a su bien s’en servir. Il a sommé Hull de livrer Détroit, un bluff, et, à la stupéfaction de Brock, le général américain s’est rendu le 16 aout : il abandonnait Détroit et le territoire du Michigan à une force britannique et canadienne de moitié inférieure à la sienne. La victoire de Brock, le premier grand succès de la guerre, a fait beaucoup pour encourager les gens du Haut-Canada qui n’étaient pas surs que leur province demeurerait territoire britannique.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1375" title="La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset5.jpg" alt="La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009]" width="515" height="773" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19670070-009</div>
<div class="caption">La veste d’officier que portait Brock quand il a été atteint à mort aux hauteurs de Queenston. </div>
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<p>Les premières victoires sur terre ont malheureusement été contrebalancées par des revers en mer. Durant les années sui-vant Trafalgar, la Marine royale était devenue trop sure d’elle, convaincue qu’elle pouvait triompher de n’importe quel adversaire. Les marins britanniques ne s’étaient pas aperçus que la U.S. Navy, bien que très petite, avait d’excellents marins et navires de guerre. En conséquence, les bateaux américains ont remporté un grand nombre d’affrontements singuliers. Pendant les six premiers mois de la guerre, le USS Constitution a capturé les frégates britanniques Guerrière et Java; l’aviso américain Wasp a battu son semblable HMS Frolic; la frégate United States a remporté le combat avec la frégate britannique Macedonian; et le brick USS Hornet a capturé le brick britannique Peacock. La Grande-Bretagne n’avait pas subi autant de pertes en mer depuis plus d’un siècle, ce qui contribua grandement à remonter le moral des États-Unis, qui avait été sapé par les échecs sur terre.</p>
<p>L’ennemi a tenté à nouveau une invasion à l’automne 1812. La nuit du 12 octobre, une petite armée américaine de réguliers et de miliciens traversait la Niagara et s’emparait du village de Queenston. Brock, qui se trouvait à Fort George, près de Newark (l’actuelle Niagara-on-the-Lake) a alors pris le chemin de Queenston avec tous les soldats qu’il avait sous la main. Sachant que le terrain élevé derrière le village était la clé de la position américaine, il a pris la tête de l’assaut, et y a trouvé la mort. Les Britanniques et les Canadiens se sont repliés et, en attendant les renforts, un détachement de guerriers autochtones des nations de la rivière Grand, commandé par le Mohawk John Norton, surnommé « the Snipe » (la bécassine, n.d.t.), déroutait l’ennemi. Norton s’est souvenu par la suite que ses hommes « répondaient au Feu de l’Ennemi avec calme et esprit », et que bien que les Américains « faisaient certainement énormément de bruit », ce sont les guerriers qui « faisaient le plus d’Exécution » et l’ennemi a été repoussé. D’autres troupes régulières sont arrivées qui ont refoulé les envahisseurs jusqu’au bord de la Niagara et les ont encerclés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper. Comprenant que tout était perdu, le commandant ennemi a mis bas les armes et plus de 900 Américains ont été faits prisonniers.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1377" title="Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset9.jpg" alt="Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009]" width="515" height="567" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19390005-009</div>
<div class="caption">Un tambour des Nova Scotia Fencibles utilisé pendant la guerre de 1812. </div>
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<p>La victoire aux hauteurs de Queenston a eu des effets cruciaux sur l’Amérique du Nord britannique, et le moral était bon quand les opérations militaires ont pris fin à l’arrivée de l’hiver. Deux invasions majeures avaient été repoussées, et l’on était sûr que la guerre aboutirait à la victoire. Mais le succès aux hauteurs de Queenston avait couté cher car, comme l’écrivait Norton, la douleur « occasionnée par la perte de Brock a assombri ce qui aurait été un sentiment de victoire grisant ».</p>
<p>L’optimisme des Canadiens a disparu au printemps. Un programme intensif de construction durant l’hiver avait donné aux États-Unis la supériorité navale sur le lac Ontario et l’ennemi en a vite profité. À la fin avril 1813, les navires américains transportaient une armée près de York (Toronto d’aujourd’hui), la capitale du Haut-Canada. Les envahisseurs ayant chassé devant eux la force britannique, canadienne et autochtone bien inférieure, le feu a été mis au magasin de munitions de la ville quand ils ont atteint les approches de York afin de les empêcher de s’emparer de son contenu. Un garçon qui a été témoin de l’explosion s’est souvenu par la suite qu’il avait « entendu l’explosion et ressenti comme un tremblement de terre, et en regardant vers l’endroit, vu un nuage immense monter en l’air : une grande masse indistincte de fumée, de poutres, d’hommes, de terre [qui ressemblait à] un énorme ballon ». Pendant les quelques jours que l’ennemi a occupé York, évacuée par les défenseurs, il a accidentellement incendié les édifices du Parlement provincial.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1380" title="Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. [ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset10.jpg" alt="Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. [ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053]" width="515" height="376" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : LORNE K. SMITH, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-011053</div>
<div class="caption">Cette peinture de Lorne K. Smith représente la réunion de juin 1813 entre Laura Secord et le lieutenant James FitzGibbon. </div>
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<p>Il s’agissait du début d’une nouvelle offensive américaine contre l’Amérique du Nord britannique. Une force d’envahisseurs a traversé la Niagara et capturé Fort George le 27 mai 1813. Les troupes britanniques et canadiennes, bien moins nombreuses, se sont repliées jusqu’à la région de la ville actuelle de Hamilton, poursuivies par une force américaine commandée par les généraux John Chandler et William Winder. Cette dernière a été attaquée à Stoney Creek, à l’aube du 6 juin 1813, par une force britannique plus petite et, bien que les Américains aient réussi à la repousser lors d’une bataille nocturne, dans le désordre, Chandler et Winder avaient été faits prisonniers. Les envahisseurs se sont alors repliés et, quelques semaines après, une autre force ennemie a été envoyée pour s’emparer des provisions qu’on savait se trouver chez John DeCew, près de ce qui est aujourd’hui St. Catherines, en Ontario. Cette expédition aussi s’est soldée par un échec, car le 24 juin, prévenue par une maitresse de maison du nom de Laura Secord, une force de guerriers a encerclé les Américains à ce qu’on appelle depuis la bataille de Beaver Dams et les a obligés à se rendre. Après cela, les envahisseurs n’ont plus quitté leurs lignes à Fort George en force et la guerre à la Niagara était dans l’impasse.</p>
<p>Ce même dimanche-là, le 6 juin 1813, jour de la défaite américaine de Stoney Creek, a aussi été le jour d’un évènement glorieux à Halifax. Le service du soir à l’église St. Paul y a été interrompu quand quelqu’un a annoncé la nouvelle excitante qu’un navire de guerre britannique amenait au port une frégate américaine capturée. « L’effet a été électrisant », s’est souvenu plus tard un témoin occulaire et, en quelques minutes, la congrégation avait abandonné le culte pour courir le long de la rue George jusqu’aux quais, voir la frégate britannique HMS Shannon et sa prise de guerre, la frégate USS Chesapeake, qui arrivaient lentement au chantier naval. Le même témoin s’est rappelé que « les toits et les quais étaient tous bondés de gens excités » qui rece-vaient les arrivants « en les acclamant à tue-tête » et qu’Halifax, croyait-il, « n’a jamais été si excitée ni avant ni après ». Le triomphe du Shannon contre le Chesapeake, à l’occasion d’une bataille livrée le 1er juin au large de Boston, mettait fin à la série de victoires singulières américaines contre la Marine royale.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1382" title="Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset11.jpg" alt="Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543]" width="515" height="764" />
<div class="credit">PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—C-008543</div>
<div class="caption">Le chef Oshawana était le premier guerrier de Tecumseh à la bataille de la rivière Thames. </div>
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<p>Cette Marine a alors commencé à exercer sa puissance supérieure en imposant un blocus de la côte des États-Unis. Les corsaires qui s’abritaient dans les ports des provinces maritimes assistaient les marins du roi. La goélette Liverpool Packet, qui s’est emparée de 50 prises évaluées à près de 1 000 000 $ de 1813 avant d’être capturée elle-même, était la plus efficace de ces corsaires. Les autres corsaires remarquables, comme le brick Sir John Sherbrooke et la goélette Retaliation qui se sont emparés de moins de prises, ont aussi pris part à la déprédation du commerce côtier américain, à la perturbation de la communication et, inévitablement, à la hausse du prix de toutes sortes de biens.</p>
<p>À l’ouest, la guerre s’est ravivée à l’automne 1813. La bataille navale du lac Érié, menée le 10 septembre, s’est terminée par la capture de tout l’escadron britannique de ce plan d’eau. Le général britannique Henry Procter, ayant décidé qu’il ne pouvait plus maintenir sa position sur la rivière Détroit, a donné l’ordre à son armée de se replier vers l’est. Son allié autochtone, Tecumseh, a dit de Procter que c’était « un gros animal qui porte la queue sur son dos [...], mais qui la place entre ses pattes pour s’enfuir quand il a peur ». Le repli a quand même été entrepris et Tecumseh a bien été obligé d’accompagner les Britanniques et les Canadiens avec ses guerriers et leur famille. Malheureusement, le 5 octobre, une force américaine supérieure en nombre a rattrapé l’armée alliée à la rivière Thames, près de l’endroit où se situe aujourd’hui la ville de London (Ont.), et l’a dispersée. Tecumseh a été tué à la tête de ses hommes, mais ses partisans ont réussi à emporter son corps en secret et l’ont enterré. Le désastre sur la Thames signifiait néanmoins la fin des ambitions britanniques en Amérique du Nord-Ouest.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1384" title="Une plaque de shako de l’armée états-unienne. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset7.jpg" alt="Une plaque de shako de l’armée états-unienne. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094]" width="515" height="532" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19770094</div>
<div class="caption">Une plaque de shako de l’armée états-unienne. </div>
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<p>À peu près au même moment, le secrétaire de la guerre des États-Unis, John Armstrong, se rendait au nord pour ranimer l’effort militaire américain. Il avait planifié une offensive à deux volets contre Montréal avec une armée partant du lac Champlain et une autre force, encore plus grande, naviguant sur le Saint-Laurent à bord d’une armada de petits bateaux. Ces plans ont mal tourné, car l’armée du lac Champlain a été battue à la bataille de Châteauguay, à quelques milles au sud de Montréal, le 26 octobre, et elle est retournée rapidement de l’autre côté de la frontière. Il s’agissait d’une victoire remportée par des troupes entièrement francophones commandées par le lieutenant-colonel Charles de Salaberry.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1385" title="Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset12.jpg" alt="Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" width="515" height="612" />
<div class="credit">PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM</div>
<div class="caption">Plaque de laiton de ceintures croisées de soldats. </div>
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<p>Le volet de l’offensive américaine arrivant par voie nautique a été vaincu par une force britannique et canadienne qui l’avait prise en filature sur le fleuve Saint-Laurent. L’ennemi, agacé par cet essaim qui lui marchait sur les talons, a fait demi-tour et il est passé à l’attaque le 11 novembre 1813, jour gris et pluvieux. Les troupes britanniques et canadiennes ont été déployées sur un bon terrain défensif près de la ferme de John Crysler, mais l’approche d’une force américaine bien plus nombreuse causait de l’appréhension dans les rangs. Le lieutenant John Sewell de Québec s’est souvenu par la suite qu’un de ses hommes s’était exclamé : « Il y en a trop, on va se faire massacrer ». Sewell lui a répondu froidement qu’il valait mieux pour lui de mourir « en faisant [son] devoir que d’être tué pour mutinerie », mais, en fait, après plus de deux heures de combats couteux, les Américains se sont avoués vaincus et se sont repliés vers leur propre territoire, mettant ainsi fin à l’offensive américaine la plus grande et la plus grave contre l’Amérique du Nord britannique.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1386" title="Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset13.jpg" alt="Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. [PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM]" width="515" height="653" />
<div class="credit">PHOTO : NIAGARA HISTORICAL SOCIETY &amp; MUSEUM</div>
<div class="caption">Le « 49 » sur la plaque ovale indique le 49th  Regiment of Foot. </div>
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<p>Quand la saison de campagne de 1814 a commencé, on avait des raisons d’être optimiste en Amérique du Nord britannique. En avril, la Grande-Bretagne et ses alliés ont envoyé Bonaparte en exil, qu’ils avaient réussi à détrôner. « Je crois vraiment que le déclin rapide de leur allié, Napoléon, disait un Canadien à propos des Américains, va les faire déchanter. » Les renforts britanniques se sont mis à traverser l’Atlantique. Un régiment de cavalerie, 10 compagnies d’artillerie et 33 bataillons d’infanterie, c’est-à-dire à peu près 28 000 hommes en tout, ont fait la traversée. Les premiers sont arrivés à Québec à la fin du mois de juin et un journaliste de l’endroit prenait acte de : « La vue extraordinaire de plusieurs navires transportant des troupes britanniques [qui] avaient une belle apparence [malgré les] uniformes râpés qui les avaient couverts de tant de gloire [en France]. » Londres ordonna à Prevost de dresser immé-diatement les plans d’une offensive de l’autre côté de la frontière.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1388" title="Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. [ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset14.jpg" alt="Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. [ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937]" width="515" height="366" />
<div class="credit">ILLUSTRATION : JOHN CHRISTIAN SCHETKY, BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA, COLLECTION W.H. CLOVERDALE—1970-188-1937</div>
<div class="caption">Une peinture de John Christian Schetky représentant le HMS Shannon conduisant sa prise, le USS Chesapeake au port d’Halifax en juin 1813. </div>
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<p>Cependant, les premières manœuvres ont été effectuées par les États-Unis. La nuit du 3 juillet, une force commandée par le général Jacob Brown traversait la Niagara près de Fort Erie et obligeait ce poste à se rendre à l’occasion de la campagne la plus longue et la plus rude de la guerre. À la différence des années précédentes, quand les soldats américains n’étaient évidemment pas prêts au combat, l’armée de Brown était bien entrainée et commandée par des officiers relativement jeunes qui ne manquaient pas d’expérience. La preuve que ces hommes savaient se battre a été faite deux jours après, à la bataille de Chippawa du 5 juillet, lorsque Brown a battu une armée britannique à découvert pour la première fois de la guerre; comme il s’en est vanté à Washington, la victoire avait été « obtenue sur une plaine ». Les officiers supérieurs britanniques étaient d’accord que la défaite était le résultat de « l’amélioration de la discipline et de l’expérience grandissante de l’ennemi ».</p>
<p>Le général Gordon Drummond, commandant britannique du Haut-Canada, a déménagé son quartier général à la péninsule du Niagara et renforcé les forces qui s’y trouvaient. Pendant ce temps, Brown s’est rendu au lac Ontario où il s’attendait à ce que l’escadron naval américain de ce plan d’eau se trouve prêt à l’approvisionner pour l’attaque de Fort George. Il n’y avait toutefois aucune voile amie, car la Marine royale avait établi une supériorité provisoire sur le lac et Brown, frustré, s’est replié à Chippawa pour se réapprovisionner. Il a été suivi par Drummond qui, ayant fait une reconnaissance du camp américain, a pris position sur une colline sablonneuse non loin des chutes, près d’un chemin de campagne en contrebas du nom de Lundy’s Lane. Ses soldats préparaient leur souper en début de soirée, le 25 juillet, quand l’ordre de prendre les armes a été donné parce que l’ennemi s’approchait. Quelques minutes après, les troupes américaines sont sorties d’un bois de marronniers, au sud, et la bataille la plus sanglante de la guerre a commencé.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1390" title="Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset15.jpg" alt="Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY]" width="515" height="201" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—198102296-045BEAUTY</div>
<div class="caption">Un pistolet à pierre américain se chargeant par la bouche. </div>
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<p>Elle a duré plus de cinq heures, jusqu’à la nuit, et, comme s’en est rappelé un des participants, c’était « une lutte acharnée indescriptible ». Les pertes ont été lourdes des deux côtés, y compris cinq des six généraux britanniques et américains qui ont été blessés vers la fin, et certaines unités ont été commandées par des sergents. À plusieurs moments, les armées se sont battues à la baïonnette et il y a souvent eu des cas d’erreur sur la personne dans l’obscurité où des soldats ont tiré sur leurs camarades. Quand les coups de feu se sont estompés, plus de 1 600 hommes avaient été tués ou blessés dans une zone d’à peu près deux terrains de football et, comme l’a remarqué un Américain, c’était « une scène que [il] espère ne jamais être vue par des êtres humains. Dieu merci, [il y a] survécu ». À la fin des combats, toutefois, l’armée de Brown avait de bonnes raisons de crier victoire, car elle avait pris la colline : le terrain élevé.</p>
<p>Cette victoire a cependant été gaspillée par un général su-balterne à qui Brown, blessé gravement, a remis le commandement. Il a ordonné un repli au Fort Erie où il a entrepris de construire un camp fortifié. Une semaine après, quand Drummond est arrivé devant le fort, il y a trouvé son ennemi dans une position bien retranchée et bien fournie en artillerie. Le général britannique a entamé un siège, mais il a été entravé par des problèmes d’approvisionnement, car l’escadron britannique du lac Ontario s’est retiré à Kingston parce que le commandant naval américain avait armé un nouveau grand navire de guerre. Les approvisionnements de Drummond devaient alors lui être apportés par voie terrestre et en peu de temps, la nourriture et les munitions lui ont manqué. Il a décidé de parier le tout en un seul coup et déclenché un assaut au cours de la nuit du 14 au 15 aout. Cela a été un désastre : les Britanniques et les Canadiens ont été repoussés en plusieurs endroits et la seule pénétration de la position ennemie à un bastion du fort de pierres a vite été terminée lors de l’explosion accidentelle d’une poudrière sous les pieds des attaquants. Des témoins se sont rappelés par la suite « une explosion terrible et un jet de flammes où se mêlaient des fragments de poutre, de terre et de corps qui sont montés à cent pieds dans les airs ». L’assaut a été un échec complet, et le cout en a été de plus de 900 morts et blessés.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1391" title="Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/1812Inset16.jpg" alt="Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166]" width="515" height="196" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19760115-00166</div>
<div class="caption">Un sabre de cavalerie légère britannique de 1796. </div>
</div>
<p>Les armes britanniques ont eu davantage de succès ailleurs pendant cet été sanglant. En aout, le général John Coape Sherbrooke, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse, a entrepris une expédition contre les ports côtiers du Maine et capturé Bangor, Castine et Machias. Les commandants britanniques ont perçu les droits de douane et la taxe d’accise sur les marchandises arrivant à terre durant leur possession de ces endroits et, après la guerre, 10 000 £ prélevées aux fonds ainsi obtenus ont servi à l’établissement de l’Université Dalhousie à Halifax. Plus au sud, une importante expédition est arrivée à la baie de Chesapeake afin d’y attirer des troupes américaines du théâtre septentrional. À la fin du mois d’aout, une petite armée britannique commandée par le général Robert Ross s’est dirigée vers Washington et a battu une force américaine supé-rieure en nombre à Bladensburg, près de la capitale états-unienne, de laquelle faisaient partie le président James Madison, le secrétaire de la guerre John Armstrong et le secrétaire d’État James Monroe. Il est possible que la présence de ces politiciens sur le champ de bataille soit attribuable à l’occupation de Washington par l’armée de Ross cette nuit-là. Au cours des quelques jours qui ont suivi, elle a incendié des établissements militaires et navals, les édifices de l’Assemblée législative et l’hôtel particulier du président qui ne s’appelait pas encore la Maison-Blanche et qui, selon les règles de la guerre telles qu’on les comprenait alors, étaient des cibles militaires légitimes.</p>
<p>Le succès à Washington a été suivi, le 12 septembre, par l’échec à Baltimore, quand Ross a été tué en faisant une reconnaissance des défenses de la ville. Baltimore étant trop puissamment défendue pour qu’ils l’attaquent directement, les Britanniques se sont contentés d’un bombardement naval de Fort McHenry, non loin de là, par l’artillerie et les fusées. Un jeune avocat américain, Francis Scott Key, ravi du flamboiement des canons et des explosions a rapidement écrit un poème, qu’il a adapté par la suite à la musique d’une vieille chanson à boire anglaise, commençant par Oh say can you see, by the dawn’s early light; comme c’est bien connu, c’est devenu par la suite l’hymne national des États-Unis. Malgré les feux d’artifice, l’attaque des Britanniques a été repoussée.</p>
<p>C’est au nord, sur le lac Champlain, qu’a eu lieu la plus grande offensive britannique de la guerre. Durant les premiers jours de septembre, une armée britannique et canadienne de plus de 10 000 hommes dirigée par Prevost s’est introduite dans le Nord de l’État de New York et s’est approchée de la base navale américaine de Plattsburgh. C’était une armée pleine de confiance : les musiques régimentaires jouaient Yankee Doodle comme insulte pendant que les troupes défilaient sur un pont près de la frontière, à Champlain (N. Y.). Prevost a facilement balayé les arrières-gardes de la milice et a atteint Plattsburgh le 6 septembre, puis il s’est installé en attendant l’escadron britannique du lac Champlain dont il avait besoin pour s’emparer de la base ennemie. La Marine royale est arrivée comme prévu, le 11 septembre, et a attaqué l’escadron américain qui gardait l’entrée du port de Plattsburgh. L’escadron britannique a été entièrement battu et capturé après une bataille où presque 250 hommes des deux côtés ont été tués ou blessés. Ne pouvant pas prendre Plattsburgh sans l’aide de la Marine, Prevost a décidé de retourner au Canada et la meilleure armée britannique jamais envoyée en Amérique du Nord, le moral bas, a fait demi-tour et s’est trainée vers le nord. Un officier britannique s’est souvenu par la suite que pendant que les longues colonnes se trainaient sur le pont à Champlain, un Américain a crié : « On dirait que vous ne jouez plus Yankee Doodle maintenant ». Certains des hommes de l’officier « auraient voulu le jeter [l’Américain] dans la rivière, mais ils ne l’ont pas fait ».</p>
<p>Pendant ce temps, au bord de la Niagara, le général Gordon Drummond avait continué de piétiner au siège de Fort Erie, mais le manque de nourriture et de munitions l’a obligé à ordonner le repli. Ses soldats se préparaient à le faire, le 17 septembre, quand les Américains ont jailli du fort et attaqué les batteries du siège. Ils ont fini par être repoussés, mais pas avant que plus de 1 000 hommes aient été perdus des deux côtés. Drummond s’est replié jusqu’à une bonne position défensive sur la rive nord de la Chippawa. Presque en même temps, ironie du sort, l’escadron britannique du lac Ontario reprenait la supériorité navale après avoir armé le navire de guerre St. Lawrence de plus de 100 canons, le plus grand bâtiment naviguant sur les Grands Lacs. Malheureusement, c’était un éléphant blanc très couteux qui n’a fait qu’un seul voyage avant de retourner à Kingston, où il est resté pendant le reste de sa courte carrière. La campagne s’est terminée au début du mois de novembre quand l’armée américaine du Niagara est retournée sur le sol américain. Il y a encore eu quelques escarmouches et actions mineures, mais la guerre était en grande partie terminée.</p>
<p>Les combats de l’été et de l’automne de 1814 avaient été suivis peu après par l’envoi de diplomates des deux nations à la ville hollandaise de Ghent pour négocier un accord de paix. Ils sont parvenus, après de longues négociations, à un accord basé sur le statuquo ante. Le traité a été signé à la veille de Noël 1814, mais la nouvelle n’a atteint l’Amérique du Nord qu’en janvier 1815, quand a eu lieu la dernière grande bataille, à La Nouvelle-Orléans, où il y a eu beaucoup de victimes avant que les Britanniques ne soient repoussés. Deux mois après, le Congrès des États-Unis ratifiait le traité de Ghent et la guerre était finie.</p>
<p>Quels ont donc été les résultats de ce conflit « oublié »? Il est facile de répondre à cette question. Si la Grande-Bretagne n’avait pas bien défendu ses colonies d’Amérique du Nord, le Canada n’existerait pas aujourd’hui. Cette guerre a été un moment déterminant de l’histoire canadienne au cours duquel ont été établies les fondations non seulement de la Confédération, mais aussi de la nation moderne que nous avons aujourd’hui, indépendante et libre, comprenant une monarchie constitutionnelle, un système parlementaire et le respect de la diversité linguistique et ethnique. Ce sont là certainement suffisamment de raisons non seulement de se souvenir de la guerre de 1812, mais de la commémorer.</p>
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		<title>Le congrès national à Halifax</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne afin que leurs délégués se réunissent à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 10 juin 2012, à l’occasion du 44e Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux. »

— Le secrétaire national Brad White]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;">« Le Conseil exécutif national a donné la consigne de lancer un appel au congrès à toutes les directions, filiales et sections de la Légion royale canadienne afin que leurs délégués se réunissent à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 10 juin 2012, à l’occasion du 44<sup>e</sup> Congrès national. Cet appel au congrès est lancé conformément à l’article 901 des Arrêtés généraux. »</span></strong></p>
<p><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></strong><strong><span style="letter-spacing: -0.1px;">— Le secrétaire national Brad White</span></strong></p>
<p>L<span style="letter-spacing: -0.1px;">es délégués se rassembleront du 10 au 13 juin où tant de Canadiens ont pris le bateau pour aller servir aux deux guerres mondiales. Le 44<sup>e</sup> Congrès national aura pour thème <em>Jeter des ponts vers l’avenir</em>.</span></p>
<p>« On s’attend à recevoir quelque 1500 délégués et invités », dit le président des préparatifs locaux, Dave Blanchard.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Comme en 2000, la dernière fois que le Congrès national a eu lieu à Halifax, les séances se tiendront au World Trade and Convention Centre et au Halifax Metro Centre. La séance principale commencera le lundi 11 juin à 8 h 30, au Metro Centre qui est situé au 1800 de la rue Argyle.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">L’inscription au congrès aura lieu samedi de 13 h à 17 h, dimanche de 9 h à 13 h et lundi de 8 h à 10 h. Les frais d’inscription sont de 50 $ pour les délégués et de 15 $ pour les observateurs. Les versements ne pourront se faire qu’en espèces.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Les filiales ont droit à un délégué </span><span style="letter-spacing: -0.1px;">accrédité pour chaque tranche de 100 (ou fraction de 100) membres ordinaires, à vie, associés ou affiliés votants. Tout délégué accrédité par la filiale dont il est membre ne peut être porteur que de quatre actes de procuration au maximum. Les procurations peuvent être non seulement de la même filiale, mais aussi des autres filiales de la direction du délégué, et elles doivent être inscrites au début du Congrès. Les délégués doivent avoir réglé leurs frais d’adhésion de l’année se terminant le 31 décembre 2012.</span></p>
<p>Un certificat de procuration accompagne l’appel au congrès qui a été lancé au moyen d’un envoi à toutes les filiales en décembre. Il doit être rempli et indiquer le nombre de délégués et de procurations de la filiale et envoyé au bureau de la direction divisionnaire.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Selon les Arrêtés généraux, toutes les motions doivent avoir été reçues à la Direction nationale au plus tard 112 jours avant l’ouverture du Congrès. Elles doivent donc avoir été envoyées au bureau de la direction divisionnaire, puis reçues à la Direction nationale au plus tard le 19 février.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les évènements commenceront dimanche par le rassemblement du défilé, rue Martello, près du parc Victoria. « Les choses vont se passer un peu différemment cette fois-ci. Le défilé débutera à 13 h et le service de commémoration ainsi que les cérémonies d’ouverture se dérouleront aussi en après-midi », dit Blanchard.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">La route d’environ un kilomètre se termine au monument de la Grand Parade près de la mairie d’Halifax, où se trouve le cénotaphe de la ville. « Nous avons fait le trajet à pied. Il nous a fallu à peu près 20 minutes, dit Blanchard. Il suffira de traverser la rue pour se rendre au Halifax Metro Centre après le service de commémoration. Les gens pourront y aller tout de suite pour prendre leur place. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">L’aéroport international Stanfield d’Halifax se trouve à environ 35 kilomètres du centre-ville, c’est-à-dire 30 à 45 minutes en voiture. Il y a des limousines et des taxis. Un aller jusqu’à la ville d’Halifax coute environ 53 $ en taxi et 56 $ en li-mousine. La navette de l’aéroport, dont le prix régulier est de 19,50 $ par personne pour un aller, dessert plusieurs hôtels.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les délégués doivent réserver leur chambre d’hôtel eux-mêmes. Des blocs de chambres ont été réservés au Halifax Marriott Harbourfront, au Delta Barrington, au Delta Halifax, aux Cambridge Suites, au Sheraton Four Points, à l’Atlantica Hotel, au Lord Nelson Hotel, au Prince George Hotel et au Radisson Suite Hotel. Il y a aussi un certain nombre d’endroits où camper et de parcs pour les véhicules de plaisance dans la région d’Halifax.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Les délégués auront l’occasion de visiter les nombreuses attractions de la ville com</span><span style="letter-spacing: -0.1px;">me le lieu historique national du Canada de la Citadelle-d’Halifax. La forteresse en forme d’étoile qui a été terminée en 1856 est la quatrième de la série de forts construits tout à fait en haut de la colline qui surplombe le port d’Halifax. Les visiteurs peuvent se promener sur les lieux et voir les expositions et la cérémonie à grand spectacle des 78th Highlanders, ainsi qu’assister à des spectacles de musique et autres.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le Musée canadien de l’immigration du Quai 21, où sont offerts des films et des expositions, rend hommage à l’histoire de l’immigration canadienne.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le siège du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, la Province House, est un lieu historique national. Il s’agit de la plus vieille législature provinciale du Canada, qui a été bâtie vers 1819. Charles Dickens disait que c’était « une perle de l’architecture georgienne ».</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Non loin de la ville se trouve un des points de repère les plus célèbres du pays : le phare de Peggy’s Cove. Le phare, à quelque 45 kilomètres de la ville, qui a été construit en 1915, est une des attractions les plus photographiées du pays.</span></p>
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		<title>Des vacances au rabais offertes aux anciens membres des Forces</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous êtes membre actuel ou ancien des Forces canadiennes (FC), ou un membre de la famille de l’un d’eux, vous pouvez obtenir des rabais sur une grande variété de biens et de services offerts près de chez vous ou ailleurs au pays ou dans le monde, dans le cadre du Programme de reconnaissance des FC.
 
En tant que membre de la collectivité des FC, vous avez droit aux forfaits de vacances du Club de R et R, en plus des composantes rabais du Programme, vers des lieux auxquels vous n’avez peut-être pas pensé. Le Club de R et R [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Si vous êtes membre actuel ou ancien des Forces canadiennes (FC), ou un membre de la famille de l’un d’eux, vous pouvez obtenir des rabais sur une grande variété de biens et de services offerts près de chez vous ou ailleurs au pays ou dans le monde, dans le cadre du Programme de reconnaissance des FC.<br />
</span><span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">En tant que membre de la collectivité des FC, vous avez droit aux forfaits de vacances du Club de R et R, en plus des composantes rabais du Programme, vers des lieux auxquels vous n’avez peut-être pas pensé. Le Club de R et R des FC est directement relié au Armed Forces Vacation Club (AFVC), un produit des hôtels Wyndham Worldwide. L’AFVC offre l’accès à plus de 3 500 propriétés dans 80 pays partout dans le monde.<br />
</span></p>
<p>« Quand on réserve par l’entremise du Club R et R des FC, on peut être sûr de ne pas être abordé par des vendeurs intempestifs ni de devoir payer les frais annuels de la multipropriété », dit Douglas Langton, directeur général associé des Services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (SSPFFC), qui s’appelait autrefois Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC). Vous pouvez obtenir des unités bien aménagées où plusieurs commodités sont offertes à un prix inférieur à celui d’une chambre d’hôtel de base. Bon nombre de ces propriétés sont offertes pour pas plus de 53 $ par nuitée. « Les membres peuvent réserver ces propriétés aussi facilement que s’ils réservaient à l’hôtel. »</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Vous pouvez vous inscrire au programme dès maintenant et obtenir une carte d’adhérent qui confirme votre droit aux rabais. « Vous pouvez bénéficier du programme en tant qu’ancien membre des FC, et nous vous encourageons à le faire, dit Colin Bayne, gestionnaire du Programme de reconnaissance des FC. Il se pourrait que vous deviez nous donner des détails sur votre service dans les FC. »<br />
</span></p>
<p>Consultez www.reconnaissancefc.ca pour obtenir des renseignements supplémentaires. Ouvrez une session sans plus tarder pour vous informer sur les économies que vous offrent des centaines d’entreprises partout au pays et ailleurs dans le monde. Vous pouvez aussi participer à des concours et vous renseigner sur les autres programmes des SSPFFC sur le moral et sur le bienêtre.</p>
<p><em>À votre service est écrit par des officiers d’entraide des directions de la Légion. Pour communiquer avec un officier d’entraide, composez sans frais le 1-877-534-4666, ou visitez le site Web d’une direction. Consultez www.legionmagazine.com pour les archives de 3 années.</em></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>L’ouverture de 1812</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La guerre de 1812 est ancrée dans notre histoire et dans notre mythologie. Pourtant, c’est une partie encore bancale de la scène canadienne, une partie qui a été remisée jusqu’à présent. En effet, il n’y a rien comme un important anniversaire pour faire ressortir l’histoire d’une guerre, surtout si son dénouement a été heureux.
L’histoire a le devoir de s’occuper des faits et des mythes, car ils en font tous partie. Là où le bât blesse, c’est quand ils s’embrouillent. Le mythe dans la milice comme quoi les volontaires canadiens auraient repoussé les Américains tout seuls est aussi vieux que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La guerre de 1812 est ancrée dans notre histoire et dans notre mythologie. Pourtant, c’est une partie encore bancale de la scène canadienne, une partie qui a été remisée jusqu’à présent. En effet, il n’y a rien comme un important anniversaire pour faire ressortir l’histoire d’une guerre, surtout si son dénouement a été heureux.</p>
<p>L’histoire a le devoir de s’occuper des faits et des mythes, car ils en font tous partie. Là où le bât blesse, c’est quand ils s’embrouillent. Le mythe dans la milice comme quoi les volontaires canadiens auraient repoussé les Américains tout seuls est aussi vieux que la guerre elle-même, et c’est une histoire qui a souvent été embellie, tout au moins de ce côté-ci de la frontière et de l’Atlantique. Au sud, il y a encore le mythe qu’il se soit agi d’une victoire américaine ou d’une guerre gagnée par les deux côtés.</p>
<p>Toutefois, les faits racontent une tout autre histoire, et ce sont les faits qui devraient nous intéresser le plus alors que nous commençons les commémorations bicentenaires pour apprécier et se souvenir de cette guerre si longtemps oubliée.</p>
<p>Les réguliers britanniques, les soldats canadiens et leurs alliés autochtones, en nombre bien inférieur à celui des États-Uniens, se sont distingués au combat à cette guerre qui a commencé en juin 1812 et s’est terminée lors de la ratification du traité de Ghent en février 1815.</p>
<p>À la fin, les provinces canadiennes n’étaient pas les derniers États de l’union américaine; elles faisaient toujours partie de l’Amérique du Nord britannique. En plus de ne pas avoir conquis l’Amérique du Nord britannique, les États-Unis n’ont atteint aucun des objectifs qu’ils s’étaient donnés avant la guerre. Ils ont aussi enduré une perte débilitante en ce qui concerne le commerce maritime, et ils ont subi les sévices qu’ont été la capture de Washington et la destruction des édifices du gouvernement par les forces britanniques.</p>
<p>Pour les Canadiens d’aujourd’hui, le plus important, c’est de se rappeler que si les troupes britanniques et canadiennes et leurs alliés autochtones n’avaient pas défendu les colonies d’Amérique du Nord, le Canada n’existerait pas aujourd’hui en tant que nation indépendante. Comme le fait remarquer l’historien Donald E. Graves dans son éminente présentation (page 1), la guerre de 1812 « a été un moment déterminant de l’histoire canadienne au cours duquel ont été établies les fondations non seulement de la Confédération, mais aussi de la nation moderne que nous avons aujourd’hui ».</p>
<p>C’est pour cela qu’il est si important pour les Canadiens de commémorer la guerre : d’en lire l’histoire et d’aller voir les lieux où se sont déroulées les batailles qui ont eu de si graves conséquences. Ce n’est pas une occasion de se vanter, mais bien d’apprendre quelque chose sur la vie de ceux qui ont servi et qui sont morts dans une période incertaine de l’histoire nord-américaine. Cependant, il faut aussi penser à la guerre comme ayant été livrée à plusieurs fronts, y compris les expéditions amphibies contre les ports de la côte de l’Atlantique et du golfe du Mexique.</p>
<p>Notre couverture de la guerre de 1812 se poursuivra au cours de la période de commémoration au moyen de plusieurs articles de fond. Cela comprendra un <em>Journal de 1812, alors et maintenant</em> (à partir de notre numéro de mai/juin courant) où sera donnée une liste des évènements passés et des actuels. Alors vous êtes prié de consulter notre revue et notre site Web (www.legionmagazine.com).</p>
<p>En parlant du contenu de la revue, nous vous encourageons à prendre part au sondage <strong>2012 Legion Magazine Readership Survey </strong>figurant à la fin de ce numéro. Vos réponses et votre rétroaction rapides sont tout à fait cruciales pour notre réussite et, en y participant, vous aurez une chance de gagner des vacances dans un hôtel cinq étoiles à la Riviéra Maya.</p>
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<p>Notre devise <em>Nous sommes le passé canadien, nous sommes le Canada actuel </em>reflète la passion de nos lecteurs en ce qui concerne les origines et l’avenir de notre nation. Il y a des milliers d’histoires et de points de vue, et chaque histoire commence par un homme ou une femme. Ancestry.ca, la ressource d’histoire familiale en ligne la plus grande du monde, est le tout dernier partenaire du Programme de bénéfices pour membres (PBM) de la Légion royale canadienne (LRC). Ancestry.ca aide les membres à découvrir leurs ancêtres, à faire un arbre généalogique, et à prendre contact avec des gens qui font des recherches similaires. Vous pourriez trouver un parent qui vous était inconnu, qui sait? Les membres de la Légion recevront une offre de 50 p. 100 de rabais sur l’abonnement deluxe mondial, et ils pourront rejoindre les millions de visiteurs qui sont déjà en ligne à la recherche de leur riche histoire généalogique. Pour de plus amples renseignements, veuillez ouvrir ce numéro à la page 15, consulter le dernier partenaire à Ancestry.ca ou composer le 1-800-958-9026.</p>
<p>Les 10 autres partenaires sont Dell Canada Inc., qui offre jusqu’à 30 p. 100 d’économies sur des ordinateurs choisis avec soin et 10 p. 100 sur tous les produits de mobilité Dell; Connect Hearing, qui offre un rabais de 10 p. 100 sur les aides auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; Medipac Travel Insurance, qui non seulement offre des réductions, mais appuie aussi la filiale de chaque membre de la LRC qui achète de l’assurance chez elle; Travelodge Canada, qui est heureuse d’offrir une réduction de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille dans n’importe laquelle de ses plus de 100 propriétés au Canada; Home Hardware, qui s‘est engagée à verser une contribution annuelle de 20 000 $ aux Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la LRC; Relocation Services Group, dont vous pouvez vous attendre à obtenir un rabais en liquide de 3,25 $ par tranche de 1 000 $ sur la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; Carlson Wagonlit Travel, qui offre des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Philips Lifeline Canada, qui offre aux membres et aux personnes à leur charge deux mois de service gratuit quand ils s’abonnent à son service de réponse et d’appui personnel; les peintures ICI et les magasins Bétonel, qui offrent 25 p. 100 de réduction à l’achat dans un de leurs 210 magasins; et la Banque MBNA Canada, dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion.</p>
<p>Toutes ces entreprises sont de fières partenaires de la LRC et, ensemble, elles vous offrent un grand choix de produits et de services. Consultez-les à www.legionmagazine.com/fr/index.php/vers-le-secces-en-partenaires.<span style="white-space: pre;"> </span></p>
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		<title>L’accès au Cimetière militaire national</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2011/11/l%e2%80%99acces-au-cimetiere-militaire-national/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Cimetière militaire national (CMN) des Forces canadiennes, qui occupe un terrain magnifiquement aménagé de 8,29 acres, est situé dans la capitale nationale du Canada, dans le cimetière historique Beechwood. Le CMN est dédié aux militaires canadiens qui ont fidèlement servi leur nation, à la paix comme à la guerre, au pays comme à l’étranger, et qui se sont éteints. C’est un point de convergence national où un pays reconnaissant honore ceux qui se sont exposés au danger au nom de la population du Canada.
Tous les membres des Forces canadiennes libérés honorablement, qu’ils soient réguliers ou premiers réservistes, et ceux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Cimetière militaire national (CMN) des Forces canadiennes, qui occupe un terrain magnifiquement aménagé de 8,29 acres, est situé dans la capitale nationale du Canada, dans le cimetière historique Beechwood. Le CMN est dédié aux militaires canadiens qui ont fidèlement servi leur nation, à la paix comme à la guerre, au pays comme à l’étranger, et qui se sont éteints. C’est un point de convergence national où un pays reconnaissant honore ceux qui se sont exposés au danger au nom de la population du Canada.</p>
<p>Tous les membres des Forces canadiennes libérés honorablement, qu’ils soient réguliers ou premiers réservistes, et ceux de la marine marchande du Canada, ont le droit d’être inhumés au CMN. Un parent immédiat désigné peut aussi être inhumé dans le même lot. Le droit à l’inhumation est contrôlé dans chaque cas.</p>
<p>Il faut envoyer un formulaire dument rempli à la Direction de la gestion du soutien aux blessés (DGSB) pour le contrôle de ce droit. Les demandeurs qui y ont droit sont avertis, par lettre, de l’acceptation après le contrôle, et ils sont alors autorisés à prendre contact directement avec le cimetière Beechwood.</p>
<p>Quand le droit a été reconnu, les demandeurs ou leur succession coordonnent les préparatifs directement avec le cimetière Beechwood. Le cimetière Beechwood administre l’achat, la production et l’installation des pierres tombales selon les spécifications déterminées d’avance par les Forces. Les lots ne sont pas choisis d’avance, ni attribués selon le grade, le service, le régiment ou les préférences de la personne.</p>
<p>Les frais concernant les inhumations et les services connexes sont établis chaque année en se fondant sur les taux publiés par le ministère des Services aux consommateurs de l’Ontario. Tous les couts de l’inhumation des militaires tués ou décédés en service sont pris en charge par les Forces (jusqu’à concurrence de la somme maximale pres­crite dans les directives du Conseil du Trésor). Les couts d’inhumation de l’ancien combattant et de son parent immédiat sont assumés par le demandeur ou par sa succession. Les gens qui désirent être enterrés au CMN peuvent profiter des prix actuels en effectuant des versements préliminaires au cimetière Beechwood.</p>
<p>Selon la disponibilité et les désirs de la famille, il pourrait y avoir une présence militaire, sans frais, pour l’inhumation des anciens membres des Forces. Cela pourrait comprendre une petite garde, un aumônier, un trompette ou un cornemuseur. Les membres de la famille immédiate qui ne sont pas membres des Forces n’ont pas droit à ce service. Afin d’assurer un soutien adéquat, le demande d’une présence militaire doit être faite au moins cinq jours ouvrables d’avance.</p>
<p>On peut se renseigner sur le Cimetière militaire national auprès du directeur de la DGSB à l’État-major de la Défense nationale, au 101, promenade Colonel By, Ottawa (Ontario), K1A 0K2, ou en consultant le site Web à www.forces.gc.ca/centre. On peut aussi envoyer un courriel au centre à centre@forces.gc.ca.  Le numéro sans frais au Canada est le 1-800-883-6094. Si vous êtes à l’extérieur du Canada, appelez à frais<br />
virés au 613-992-0307 ou communiquez par télécopieur au 613-995-9175.</p>
<p>On peut joindre le cimetière Beechwood au 280, av. Beechwood, C.P. 7025, Ottawa, (Ontario) K1L 8E2, à www.beechwoodcemetery.com ou, par courriel, à nmc@beechwoodcemetery.com. Le numéro de téléphone est le 613-741-9530 ou, sans frais, le 1-866-990-9530.</p>
<p><em>Êtes-vous vétéran de la Seconde Guerre mondiale ou de la guerre de Corée, ou conjoint d’un ancien combattant décédé? Vous pourriez avoir droit à des avantages de santé d’Anciens Combattants Canada. Composez le 1-877-534-4666 ou écrivez à service-bureau@legion.ca pour vous renseigner.</em></p>
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		<title>Le retour royal</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:48:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au mois d’aout, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé que le gouvernement canadien reprenait les titres Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne. Le Commandement des forces terrestres s’appellerait de nouveau simplement l’Armée canadienne.
« La restauration de ces identités historiques est une manière importante de raccorder les hommes et les femmes en uniforme avec les fières histoire et tradition qu’ils portent en eux en tant que membres des Forces canadiennes. Un pays oublie son passé à ses propres risques » a déclaré MacKay pendant l’annonce. Il dit que le changement servait à redresser une « erreur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au mois d’aout, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a annoncé que le gouvernement canadien reprenait les titres Marine royale canadienne et Aviation royale canadienne. Le Commandement des forces terrestres s’appellerait de nouveau simplement l’Armée canadienne.</p>
<p>« La restauration de ces identités historiques est une manière importante de raccorder les hommes et les femmes en uniforme avec les fières histoire et tradition qu’ils portent en eux en tant que membres des Forces canadiennes. Un pays oublie son passé à ses propres risques » a déclaré MacKay pendant l’annonce. Il dit que le changement servait à redresser une « erreur historique » faite en 1968 à l’occasion de l’unification des Forces canadiennes (« Canada and Cold War », page 108 de la partie anglaise).</p>
<p>La Légion royale canadienne a bien reçu ce revirement. Les délégués aux congrès de 1990, 1996 et 2000 avaient voté de manière écrasante des résolutions demandant la restauration des noms traditionnels. « La Légion royale canadienne est heureuse que le gouvernement reconnaisse les traditions de longue date qui nous ont si bien servi durant notre histoire militaire », disait-on dans une déclaration de la Légion rendue publique le 16 aout.</p>
<p>La présidente nationale, Pat Varga, a ajouté : « Nous reconnaissons l’importance des traditions et de nos liens durables avec la couronne royale ».</p>
<p>Les traditions sont importantes. La Marine royale canadienne a obtenu sa dési-gnation royale en juin 1911, octroyée la veille du couronnement de George V. Elle a porté ce titre fièrement à la Première Guerre mondiale, ainsi qu’à la Seconde Guerre mondiale, quand le Canada a réuni la troisième plus grande marine parmi les alliés. Ce nom a aussi été utilisé durant la guerre de Corée, quand les canons de nos navires faisaient obstacle à l’ennemi sur la terre ferme.</p>
<p>Le roi George V a conféré la désignation « royale » à l’Aviation canadienne en 1923, mais le titre n’est devenu officiel que lorsque les Règlements et ordonnances du Roi furent promulgués le 1er avril 1924. Comme la marine et l’armée, les forces aériennes ont servi vaillamment à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Nos hommes et nos femmes en uniforme peuvent dorénavant perpétuer la tradition et l’histoire des noms honorés.</p>
<h1>Connectés à Dell</h1>
<p>La Légion royale canadienne (LRC) continue d’enrichir le Programme de bénéfices pour membres (PBM), et la variété des économies et des bénéfices s&#8217;accroit sans cesse. Le tout nouveau partenaire est Dell Canada Inc.</p>
<p>Nos abonnés se branchent sur nous de plus en plus souvent en ligne, que ce soit par courriel, au site Web de la Revue Légion, à Facebook ou même en faisant des commentaires sur notre blogue. Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à maintenir la connexion avec la famille et les amis aux quatre coins de la planète par l’entremise de la toile. Il y a 10 ans, Dell est devenu le premier fournisseur de systèmes informatiques du monde et, cette année, il a adhéré au PBM de la LRC. Dell a conçu des réductions afin d’aider les membres et leurs familles à maintenir le contact. Il offre jusqu’à 30 p. 100 d’épargne sur des ordinateurs choisis soigneusement et 10 p. 100 sur tous les produits portables Dell. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous rendre à la page 11 de ce numéro, consulter www.Dell.ca/MPP ou composer le 1-877-297-6974.</p>
<p>Les 10 autres partenaires sont Carlson Wagonlit Travel, qui offre des réductions exclusives sur les vacances, les locations et le stationnement à l’aéroport; Medipac Travel Insurance, qui non seulement offre des rabais, mais donne aussi son appui à la filiale chaque fois qu’un membre de la LRC souscrit à une de ses assurances; Travelodge Canada, qui est heureux d’offrir un rabais de 15 p. 100 aux membres de la Légion et à leur famille; Home Hardware qui s’est engagé à verser annuellement 20 000 $ aux Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la LRC; Relocation Services Group, dont vous pouvez vous attendre à obtenir un rabais en liquide de 3,25 $ par tranche de 1 000 $ sur la valeur de votre maison à la vente ou à l’achat; Philips Lifeline Canada, qui offre aux membres et aux personnes à leur charge deux mois de service gratuit quand ils s’abonnent à son service de réponse et d’appui personnel; Connect Hearing, qui offre une réduction de 10 p. 100 sur les aides auditives, cinq ans de piles gratuites et une réduction de 15 p. 100 sur les appareils fonctionnels pour personnes malentendantes; les peintures ICI et les magasins Bétonel, qui offrent 25 p. 100 de réduction à l’achat dans un de leurs 210 magasins; Banque MBNA Canada, dont l’engagement se traduit par un important soutien financier aux programmes nationaux de la Légion; Diageo Canada Inc., encore un fier partenaire qui s’est engagé à appuyer la Légion.</p>
<p>Le PBM est vite en train de devenir l’endroit par excellence où faire ses emplettes, mais, plus important encore, il s’agit d’une autre façon de servir les légionnaires et leur famille, et de maintenir les membres ou d’en attirer de nouveaux. À mesure que s’allonge la liste, les épargnes offertes font plus que compen­ser les frais d’adhésion à la Légion.</p>
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		<title>OÙ TERRE-NEUVE SE SOUVIENT</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2011/09/ou-terre-neuve-se-souvient/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 04:10:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’y a plus de survivant de ce qu’IL s’est passé le 1er juillet 1916 À Beaumont-Hamel, en France, le jour où 801 membres du Newfoundland Regiment ont avancé sous un déluge de balles. Les faits et les chiffres sont consignés dans les livres d’histoire : il ne fallut qu’une demi-heure pour décimer le régiment; seulement 68 de ses membres répondirent à l’appel le lendemain.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il n’y a plus de survivant de ce qu’IL s’est passé le 1er juillet 1916 À Beaumont-Hamel, en France, le jour où 801 membres du Newfoundland Regiment ont avancé sous un déluge de balles. Les faits et les chiffres sont consignés dans les livres d’histoire : il ne fallut qu’une demi-heure pour décimer le régiment; seulement 68 de ses membres répondirent à l’appel le lendemain.</strong></p>
<p>outefois, certains ont l’intention de compléter les faits, d’empêcher que ne s’estompent les souvenirs des Terre-Neuviens des villes et des côtes, des frères, des oncles, des pères et des fils; les hommes et garçons qui se sont portés volontaires pour se battre à la Grande Guerre, comme Leonard True Rendell qui avait 25 ans quand il s’est engagé le 2 septembre 1914.</p>
<p>« Si je suis ici aujourd’hui, avec vous, c’est en partie grâce à mon arrière-grand-père Rendell et à bien d’autres encore qui se sont battus à la Première Guerre mondiale », dit Andrew Redmond, âgé de 17 ans, de Middle Cove (T.-N.). Lors du 95e anniversaire de la bataille où ont été établies les bases de la formidable réputation du Newfoundland Regiment, qui a obtenu l’appellation Royal en 1917, Redmond a rendu hommage à son aïeul au Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel, en France. « C’est grâce à leurs sacrifices que nous vivons dans un pays libre. »</p>
<p>En compagnie d’autres fiers Terre-Neuviens, dont le colonel Maurice Hynes, ancien commandant du 2e Bataillon du Royal Newfoundlant Regt. à la retraite, le clairon sergent James Prowse du Royal Newfoundland Regt. Band et la sergente de la GRC Sue Efford de Foxtrap (T.-N.), Redmond faisait partie d’une délégation d’Anciens Combattants Canada rendant hommage aux soldats qui ont combattu à la Somme, et qui ne sont plus. Le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, était à la tête de la délégation composée aussi de la sous-ministre Suzanne Tining et d’autres employés du ministère. La Légion royale canadienne était représentée par sa présidente nationale, Pat Varga. Eugene Heesaker du Conseil national des associations d’anciens combattants, Neil McKinnon de l’Association des anciens combattants de l’armée, de la marine et des forces aériennes du Canada, Jarrott Holtzhauer de l’Organisation canadienne des vétérans de l’OTAN et Allan Glass de l’Association du Canada des anciens combattants de la guerre du Golfe, les députés Brian Jean, Peter Stoffer et Sean Casey et les sénateurs Donald Plett et Joan Fraser faisaient également partie du groupe, en plus de représentants de la jeunesse, du régiment et du ministère de la Défense nationale.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1054" title="La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, dépose une couronne au monument de Courcelette. [PHOTO : SHARON ADAMS]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/09/BeaumontInset1.jpg" alt="La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, dépose une couronne au monument de Courcelette. [PHOTO : SHARON ADAMS]" width="515" height="369" />
<div class="credit">PHOTO : SHARON ADAMS</div>
<div class="caption">La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, dépose une couronne au monument de Courcelette. </div>
</div>
<p>« C’est un honneur de représenter le Royal Newfoundland Regiment », dit Prowse, qui a joué à une demi-douzaine de cérémonies pour des délégations aux monuments et cimetières de la Somme. « Les divers liens au régiment que nous avons tous remontent à quelques générations. Je suis très fier d’être ici et de porter l’insigne de coiffure » arborant un myosotis que portent les membres du régiment chaque année le jour du Souvenir de Terre-Neuve, le 1er juillet.</p>
<p>La bataille de Beaumont-Hamel eut lieu le premier jour de la bataille de la Somme : le « grand coup » qui devait en finir avec l’impasse de la guerre des tranchées de la Première Guerre mondiale. Les troupes britanniques et françaises se lancèrent à l’attaque à 7 h 30, en plein jour, ce qui entraina les pires pertes de l’histoire de l’armée britannique « Massacre à la Somme », juillet-aout 2011).</p>
<p>Le champ de bataille était près de la partie nord du front de 45 kilomètres. L’artillerie avait pilonné les lignes allemandes pendant cinq jours avant l’attaque, dans l’intention de détruire les fils de fer barbelés de la zone neutre et de tuer ou démoraliser les soldats allemands. Mais ces derniers étaient retranchés bien profondément sous terre et les bombes n’affectèrent guère les barbelés. À 7 h 20, la détonation d’une mine avertit les Allemands et, 10 minutes après, les premières vagues d’attaquants furent reçues par le feu inattendu des mitrailleuses et des fusils.</p>
<p>Le 1st Newfoundlant Regt. attendait dans une tranchée qui était invisible du champ de bataille. Les hommes, mesurant en moyenne 5 pieds 2 pouces, étaient chargés de sacs à dos pesant 27 kilogrammes car pleins de nourriture, d’eau, de provisions et d’outils. Leur objectif était de prendre et d’occuper la deuxième position des Allemands, à environ deux kilomètres. Ils portaient aussi des échelles qui devaient leur servir à traverser les tranchées. Mais quand ils quittèrent leur tranchée de soutien — sur­nommée la route de St. John’s — à 9 h 15, les tranchées devant eux étaient pleines de morts et de blessés, les obligeant à avancer à découvert, sans protection. Dans la zone neutre, leur silhouette se détachait sur la crête, et ils étaient des cibles faciles pour les mitrailleurs et les fusiliers qui se tenaient dans leurs tranchées à 500 mètres en bas de la pente.</p>
<p>Rendell fut blessé au bras et à l’épaule, types de blessures probablement répandues à cause de la manière dont les Terre-Neuviens se lançaient à l’attaque, le menton contre la poitrine, comme contre un vent fort. « Les balles volaient tout autour d’eux, dit Prowse. À Terre-Neuve, il est habituel de lever le bras pour se protéger le visage du vent froid hivernal, et c’était aussi leur réaction quand ils affrontaient les balles. »</p>
<p>Les survivants avançaient malgré la grêle d’acier. « Je suis toujours ébahi quand je pense à leur courage, dit Hynes, qui représentait l’association du Royal Newfoundland Regt. Ils ont peut-être peur de s’arrêter, mais ils ont été entrainés à ne pas abandonner […] quand les choses arrivent tout d’un coup, l’entrainement revient, c’est ce qu’on appelle la Black Spot [tache noire, n. d. t.]. On est concentré, on a une poussée d’adrénaline. On a aussi le sentiment que “ce sera pas moi”; quand on a 18, 19 ou 20 ans, [on pense] qu’on est invincible. » Malgré les camarades qui tombaient autour d’eux, les Terre-Neuviens continuaient vers la ligne allemande tant qu’ils pouvaient encore marcher, certains s’abritant derrière l’Arbre du danger à mi-chemin de la côte, lequel attirait un feu nourri. Au bout du compte, il ne restait plus personne debout.</p>
<p>Un triangle en métal brillant avait été fixé à leur sac à dos afin que les commandants puissent suivre leur progrès au moyen de jumelles. « Bien entendu, au bout d’un quart d’heure, dit Hynes, ils avaient été presque entièrement exterminés. » Hynes raconte des histoires dont lui a fait part Walter Tobin, dernier survivant du Newfoundland Regt. à Beaumont-Hamel, mort en 1995, à l’âge de 97 ans. On ne pouvait pas ramasser les blessés pendant la journée à cause du feu dévastateur, et Tobin se souvenait de soldats adolescents qui appelaient leur mère. Beaucoup de blessés furent ramenés, dit Hynes, « mais ils ont dû attendre que la nuit tombe » et il y en avait tant que cela dura plusieurs jours, pendant lesquels beaucoup d’entre eux moururent. Ce jour-là, il y eut 255 morts, 386 blessés et 91 disparus; il fallut des mois au régiment pour se reformer.</p>
<p>Terre-Neuve, qui était alors un dominion de la Grande-Bretagne, avait répondu à l’appel immédiatement quand la guerre fut déclarée. « C’était une vocation supérieure, quelque chose de plus important que soi-même, dit Hynes. Les gens ressentaient le devoir de servir Dieu, le roi et la patrie, ainsi que la famille ». Étant donné qu’ils venaient de collectivités isolées, « ils pensaient aussi qu’ils avaient le devoir de répondre aux appels à l’aide », y compris celui de la Grande-Bretagne quand elle déclara la guerre.</p>
<p>Pour certains, la guerre était un gage d’aventure. « Beaucoup étaient des pêcheurs qui n’avaient jamais voyagé plus loin que là où leur bateau les avait emmenés, dit la guide de Beaumont-Hamel, Allison Stentaford de Manuels (T.-N.). Ils n’avaient même pas voyagé au Canada. » D’autres s’enrôlaient pour obtenir un revenu stable car la plupart des Terre-Neuviens gagnaient leur vie de façon précaire en pêchant la morue, en chassant les phoques ou en coupant des arbres.</p>
<p>Le régiment fut formé et équipé si rapidement qu’il fallut emprunter le tissu des bandes molletières à la réserve navale; c’est ainsi que les 500 premiers qui s’enrôlèrent furent surnommés The Blue Puttees (les bandes molletières bleues, n. d. t.). Pères et fils, oncles, neveux et cousins s’enrôlèrent ensemble. « Ils se connaissaient tous, dit Hynes. C’était un régiment familial. » Il n’y eut donc que peu de familles qui ne furent pas affectées par les pertes. Les recrues du Newfoundland Regt. venaient de 800 des 1 200 collectivités de l’ile. En 1918, l’archevêque Edward Patrick Roche dit qu’il n’y avait que peu de districts où l’on ne pleurait pas des fils. « La guerre est [...] comme un cauchemar effroyable dont on ne peut s’affranchir. » L’impact causé par la perte de tant de fils à la Grande Guerre est encore ressenti aujourd’hui, dit Hynes de Stephenville (T.-N.).</p>
<p>Dans le Newfoundland Book of Remembrance [livre du souvenir de Terre-Neuve n.d.t.] , 1867-1949, il est écrit :</p>
<p>Où un homme est mort bravement</p>
<p>En accord avec sa destinée, cette terre est sienne.</p>
<p>Que se souvienne son village.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1057" title="Le sergent James Prowse tient des myosotis délicatement. [PHOTO : SHARON ADAMS]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/09/BeaumontInset21.jpg" alt="Le sergent James Prowse tient des myosotis délicatement. [PHOTO : SHARON ADAMS]" width="515" height="778" />
<div class="credit">PHOTO : SHARON ADAMS</div>
<div class="caption">Le sergent James Prowse tient des myosotis délicatement. </div>
</div>
<p>Bien que les sentiments soient vifs, 95 longues années ont permis aux souvenirs de s’estomper. Le programme de commémoration d’Anciens Combattants Canada sert à maintenir la vitalité des souvenirs. Hynes s’est renseigné sur son grand-oncle George Emberly de Fortune Bay (T.-N), tué le 8 octobre 1917, en consultant le Mémorial virtuel de guerre du Canada, à http://www.veterans.gc.ca/fra/sub.cfm?source=collections/monumentvirtuel. Pendant le voyage, la présidente nationale a visité le cimetière Drummond qui est entretenu par la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth. Il est situé sur la route Arras-Cambrai près de Raillencourt, en France, et entouré par des champs paisibles où poussent des coquelicots sauvages. L’arrière-grand-père de Varga, le sergent suppléant Patrick Rudden des 2nd Canadian Mounted Rifles, est enterré « en compagnie de 87 autres […] qui furent tous tués le 29 septembre 1918. »</p>
<p>La cérémonie réglée en l’honneur du 95e anniversaire de la bataille eut lieu au Mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel, à neuf kilomètres à peu près au nord d’Albert, en France. Il y a, sur un tertre, un grand caribou en bronze, emblème du Royal Newfoundland Regiment, qui défie l’ennemi. À la base du tertre, le nom des 820 membres du Newfoundland Regt., de la Newfoundland Royal Naval Reserve et des marins marchands morts, dont la sépulture est inconnue, est inscrit sur trois tablettes en bronze. William Jones de Pilley’s Island, qui s’est enrôlé dans la Naval Reserve à 23 ans et qui a disparu en mer lors d’une tentative de sauvetage en décembre 1915, est l’un d’entre eux. Son arrière-arrière-petite-fille, la guide de Beaumont-Hamel âgée de 21 ans, Shaundel Leamon de Little Rapids (T.-N.), a raconté son histoire à l’occasion de la cérémonie.</p>
<p>Des couronnes ont été déposées par Blaney, ainsi que par la première ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Kathy Dunderdale, les représentants d’organisations d’anciens combattants et les représentants de la jeunesse Redmond et Sydnie D’Aoust de London (Ont.). « C’était une perte ressentie dans tous les coins de Terre-Neuve; on ne peut que s’imaginer à quel point ce jour-là était sombre partout dans l’ile », dit Blaney à la foule. Le 1er juillet est célébré par les autres Canadiens, mais « à Terre-Neuve, les cérémonies sont marquées par la joie ainsi que par la tristesse. Nous nous réjouissons de la nationalité canadienne, mais dans notre cœur il y a aussi le souvenir des jeunes garçons perdus […] à la guerre ».</p>
<p>« Nous revenons ici pour rendre hommage à ces braves jeunes hommes qui ont donné leur avenir pour les générations futures. L’histoire de Beaumont-Hamel ne survivra que si nous rappelons l’évènement et écrivons à son sujet. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1061" title="Les Terre-Neuviens Maurice Hynes et Andrew Redmond au pied du Mémorial de Beaumont-Hamel. [PHOTO : SHARON ADAMS]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/09/BeaumontInset4.jpg" alt="Les Terre-Neuviens Maurice Hynes et Andrew Redmond au pied du Mémorial de Beaumont-Hamel. [PHOTO : SHARON ADAMS]" width="515" height="601" />
<div class="credit">PHOTO : SHARON ADAMS</div>
<div class="caption">Les Terre-Neuviens Maurice Hynes et Andrew Redmond au pied du Mémorial de Beaumont-Hamel. </div>
</div>
<p>Dunderdale a remercié ceux qui ont payé un prix démesuré pour mettre fin à la tyrannie, ceux qui se sont battus avec détermination et courage, et les centaines de familles qui ont payé le prix en entendant « la nouvelle bouleversante que leur fils ne reviendrait jamais ».</p>
<p>Le voyage de commémoration commença, le 30 juin, par une cérémonie au cimetière du Cabaret rouge, près de la crête de Vimy. Une tombe y marque le lieu de repos du Soldat inconnu du Canada dont les restes ont été rapatriés en 2000 et transportés à Ottawa, où ils gisent dans un sarcophage devant le Monument commémoratif de guerre du Canada. Plusieurs pèlerins allumèrent des cierges en mémoire des presque 40 000 Français enterrés au cimetière militaire français de Notre-Dame-de-Lorette. La première journée se termina par une cérémonie de dépôt de couronnes au Monument commémoratif du Canada à Vimy, où, en 1917, les quatre divisions canadiennes se sont battues ensemble pour la première fois.</p>
<p>Le 2 juillet, les délégués et les invités des collectivités environnantes prirent part à des cérémonies au mémorial de Courcelette et au Monument aux morts de Courcelette. La bataille de Flers-Courcelette préludait à la dernière grande tentative entreprise dans le but de faire une brèche dans les lignes ennemies. Le 15 septembre 1916, les 2e et 3e divisions canadiennes se lançaient à l’assaut aux côtés de neuf divisions britanniques. Suivant un barrage rampant sur un front de deux kilomètres et appuyés par des chars d’assaut, les 22e (Canadien français) et 25e (Nova Scotia) bataillons reprirent Courcelette. Le commandant du 22e, le lieutenant-colonel Thomas Tremblay, dit ceci sur les féroces combats de Courcelette : « Si l’enfer est aussi terrible que ce que j’ai vu à Courcelette, je ne voudrais pas que mon pire ennemi y aille. » Plus de 300 soldats du 22e furent tués ou blessés. « C’est là que la renommée du 22e a débuté », dit Mario Forest, représentant de l’Association du 22e. « Ils repoussèrent 13 contrattaques. »</p>
<p>Après Flers-Courcelette, les combats passèrent à la tranchée Regina, la tranchée allemande la plus longue du front occidental, où plusieurs vagues d’attaquants canadiens furent décimées l’une après l’autre. La tranchée finit par tomber en novembre 1916. En quatre mois et demi de combats, à la Somme, le front n’avait avancé que d’à peu près 10 kilomètres, au prix de plus de 620 000 victimes alliées, dont plus de 24 000 canadiennes.</p>
<p>Les restes des Canadiens dans les champs de bataille et les petits cimetières près de Courcelette furent transportés au Cimetière militaire d’Adanac après la signature de l’armistice. Ici, après la cérémonie commémorative du 3 juillet, la représentante de la jeunesse D’Aoust a raconté l’histoire de James Cleland Richardson : un cornemuseur âgé de 20 ans du 16th Scottish Battalion (canadien) à qui fut décernée la Croix de Victoria pour actes insignes de bravoure à la bataille de l’Ancre. Il jouait quand ses camarades se lancèrent à l’attaque pour la première fois, le 9 octobre. Les lourdes pertes, y compris la mort de leur commandant, démora­-li­sèrent les attaquants. Richardson se porta donc volontaire pour jouer à nouveau, marchant calmement à l’extérieur des barbelés, inspirant ses camarades à attaquer de nouveau.</p>
<p>Le cornemuseur de la délégation, le sergent William MacDougall des Queen’s Own Cameron Highlanders d’Ottawa, joua les airs choisis par Richardson en ce jour fatidique. « Comme c’est inspirant de se trouver sur le même sol que les hommes de notre régiment […] c’est la dernière chose que certains d’entre eux ont vue », dit MacDougall.</p>
<p>Le dernier service du voyage fut celui au Mémorial terre-neuvien de Gueudecourt, lieu de la bataille de Transloy et de la capture de la tranchée allemande Hilt, le 12 octobre 1916, au cout de 239 victimes.</p>
<p>Le régiment se rebâtit après Beaumont-Hamel et, dit Prowse, « c’était la bataille suivante du régiment : une victoire. Il y retournait en octobre, c’est une des rares unités qui ont atteint leur objectif ce jour-là. » Prowse voudrait que davantage de Canadiens le sachent. « Il y a tellement d’histoires de bravoure et de victoire qui concernent le Royal Newfoundland Regt., mais celle qu’on entend surtout, c’est que 68 soldats ont répondu à l’appel après Beaumont-Hamel. Le régiment s’est toutefois battu jusqu’à la toute fin de la guerre. »</p>
<p>« Je croyais que je savais ce qu’était la commémoration […] jusqu’à ce que je vienne ici pour la première fois, dit Varga, que je me promène dans les cimetières, et que j’entende les histoires. Je pense qu’on ne voit plus ça de la même manière après. Quand on associe des visages aux gens, ce ne sont plus seulement que des chiffres, des statistiques et des dates. »</p>
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		<title>Renouez vos liens avec la communauté des FC</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 04:01:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Direction des services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (DSSPFFC) a mis sur pied, en janvier, à Ottawa, le programme Renouez les liens.
Le programme pilote vise une participation soutenue des anciens militaires et de leur famille aux programmes de moral et de bienêtre afin qu’ils puissent bénéficier de certains aspects des avantages sociaux, physiques, de détail et financiers qu’on leur procurait en service. Les initiatives comprennent des occasions de vie active, de relations sociales et de maintien de contact avec les FC. Le programme sert aussi à communiquer des renseignements sur les services actuellement offerts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Direction des services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (DSSPFFC) a mis sur pied, en janvier, à Ottawa, le programme Renouez les liens.</p>
<p>Le programme pilote vise une participation soutenue des anciens militaires et de leur famille aux programmes de moral et de bienêtre afin qu’ils puissent bénéficier de certains aspects des avantages sociaux, physiques, de détail et financiers qu’on leur procurait en service. Les initiatives comprennent des occasions de vie active, de relations sociales et de maintien de contact avec les FC. Le programme sert aussi à communiquer des renseignements sur les services actuellement offerts dans la communauté, comme les CANEX et les services financiers du Régime d’assurance-revenu militaire (RARM).</p>
<p>Le Programme de bienêtre et de maintien du moral pour les membres libérés des Forces canadiennes et leur famille servira à favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté en multipliant les occasions d’améliorer la qualité de vie et le bienêtre en général.</p>
<p>Le programme Renouez les liens est un portail d’information et de liaison avec les services et les programmes existants, une occasion de se faire des relations et de retrouver les vieux amis, et une manière gratifiante de participer à la collectivité, de partager des opinions, d’aider la DSSPFFC à subvenir aux besoins et de mieux vous servir.</p>
<p>Le programme pilote de deux ans n’est offert que dans la région de la capitale nationale et, s’il est couronné de succès, il pourrait donner lieu à une stratégie nationale servant à la mise sur pied d’un programme national.</p>
<p>Les services sont fournis au tout nouveau Centre pour la communauté des Forces canadiennes, au 1223, rue Michael, à Ottawa.</p>
<p>Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Lesley Lehman à Lehman.lesley@cfpsa.com ou au 613-998-6241.</p>
<p>\Pour des renseignements sur le programme ou pour vous inscrire, consultez le site www.bk.cfpsa.com/montrealpub/index.asp ou www.cfcommunitygateway.com/fr/index.asp.</p>
<p>Le Programme de reconnaissance des FC a aussi été lancé au mois de juin. Il s’agit d’un programme servant à offrir à la collectivité des FC des rabais sur des produits et services internationaux, nationaux et locaux, concernant surtout les voyages d’agrément, ainsi que beaucoup d’autres biens et services intéressants.</p>
<p>Les membres de la communauté des FC ayant accès au programme comprennent actuellement les réguliers et les réservistes et leur famille, les anciens militaires et leur famille, les employés civils du ministère de la Défense nationale, des FC et des organismes sans financement de l’État, ainsi que le personnel militaire étranger servant dans les FC.</p>
<p>Pour plus de renseignements sur le Programme de reconnaissance des FC, veuillez consulter www.reconnaissancefr.ca ou communiquer avec Colin Bayne à Bayne.Colin@cfpsa.com.</p>
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		<title>Un accueil bien sincère</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 04:01:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Beaucoup de filiales de la Légion royale canadienne ont organisé des évènements spéciaux dans tous les coins du pays pour faire bon accueil à nos soldats qui ont servi en Afghanistan avec tant de professionnalisme et de courage.
Il y a 10 ans, ce mois-ci, le monde a été ébranlé par les attaques stupéfiantes aux États-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone. Les Canadiens n’auraient pas cru, quelques jours auparavant, qu’ils allaient bientôt envoyer des soldats de l’autre côté du monde, en Afghanistan, pour défendre les libertés et les valeurs que nos anciens combattants avaient acquises pour nous.
Le sérieux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Beaucoup de filiales de la Légion royale canadienne ont organisé des évènements spéciaux dans tous les coins du pays pour faire bon accueil à nos soldats qui ont servi en Afghanistan avec tant de professionnalisme et de courage.</p>
<p>Il y a 10 ans, ce mois-ci, le monde a été ébranlé par les attaques stupéfiantes aux États-Unis contre le World Trade Center et le Pentagone. Les Canadiens n’auraient pas cru, quelques jours auparavant, qu’ils allaient bientôt envoyer des soldats de l’autre côté du monde, en Afghanistan, pour défendre les libertés et les valeurs que nos anciens combattants avaient acquises pour nous.</p>
<p>Le sérieux de la situation s’est révélé aux yeux des Canadiens en avril 2002, quand quatre jeunes membres des Forces canadiennes ont été tués accidentellement lors d’un incident de tir ami. Le nombre de victimes était relativement peu élevé jusqu’en 2005, quand le Canada s’est proposé pour faire ce que plusieurs de nos alliés de l’OTAN avaient déjà refusé de faire : envoyer des soldats à la province extrêmement inflammable de Kandahar.</p>
<p>Nos soldats ont obtenu peu à peu la confiance de la population locale. C’était une confiance boiteuse que les talibans essayaient constamment de miner. Notre équipe de reconstruction provinciale entreprenait en même temps la construction d’écoles et de routes. Elle participait aussi, ce qui était le plus important, à la construction du barrage Dahla pour procurer, au district d’Arghandab du Kandahar, l’eau dont le peuple et les cultures avaient tant besoin.</p>
<p>En tout, notre passage en Afghanistan, de 2002 à aujourd’hui (début aout), nous a couté 158 vies (cf. Fallen in Afghanistan [en anglais seulement]) et beaucoup de blessures. Et bien qu’il n’y ait peut-être pas de paix durable en Afghanistan, notre présence là-bas y a apporté un peu de stabilité, a donné des chances aux enfants de grandir et d’être éduqués, et au commerce de reprendre son cours normal. La démocratie, aussi fragile soit-elle, a au moins commencé à se développer dans un pays où ne régnaient que des seigneurs de guerre et l’intolérance religieuse. Par-dessus tout, le monde a bien vu que le Canada répond agressivement et puissamment quand un de ses alliés est attaqué sans raison valable.</p>
<p>La mission de combat du Canada se termine cet été. Une nouvelle étape s’amorce, celle où l’expertise et la formation canadiennes sont dispensées aux ressortissants afghans. Pendant les mois à venir, ce nouveau rôle va sans doute poser des défis au personnel des Forces canadiennes, mais ces hommes et ces femmes en sont certainement capables. Par ailleurs, tous les Canadiens qui ont servi en Afghanistan devraient être fiers, et nous, au pays, devons continuer de trouver des moyens de leur montrer que nous leur sommes reconnaissants de leur service, de leurs sacrifices, et du travail difficile et dangereux qu’ils ont réalisé. Nous souhaitons donc la bienvenue chez nous à ceux qui sont revenus et offrons notre appui à ceux qui continuent de servir en Afghanistan.</p>
<h1>Quelques bonnes modifications</h1>
<p>À la Revue Légion, nous sommes fiers de nos articles sur l’histoire militaire du Canada ainsi que sur les Forces canadiennes d’aujourd’hui. Nous avons donc décidé de renchérir sur ce que nous vous offrons déjà en ligne et sur papier. En plus de nos articles sur l’histoire militaire rédigés par les historiens renommés Terry Copp, Marc Milner et Hugh A. Halliday, nous présentons deux nouvelles chroniques et, pour nos lecteurs en ligne, un nouveau carnet Web excitant (en anglais seulement).</p>
<p>Le carnet Web que nous lançons au début septembre présentera d’abord les lettres écrites à la guerre par le simple soldat Bill Cameron, un des nombreux jeunes Canadiens qui se sont portés volontaires à la Seconde Guerre mondiale. Le soldat Bill, qui a été blessé en France en 1944, avait commencé à écrire à ses proches peu après son arrivée en Angleterre. Dans ses lettres, il raconte en détail sa vie à l’étranger. Leur publication dans notre nouveau carnet Web (www.legionmagazine.com/blog) est une occasion pour vous de prendre part à une collectivité en ligne où non seulement vous pourrez lire les lettres de Bill, mais y répondre en nous disant ce que vous pensez de son vécu.</p>
<p>Notre carnet Web comprendra, plus tard, une sélection de nouvelles et de renseignements sur les affaires et l’histoire militaires.</p>
<p>Notre désir de nous concentrer davantage sur l’histoire militaire nous a incités à présenter deux nouvelles chroniques que nous intitulons The Home Front et Travelling About. La première comprendra des articles sur les évènements historiques qui ont eu lieu au Canada en temps de guerre. Notre premier choix (page 26 de la partie anglaise) est une rétrospective sur le trafic ferroviaire transcanadien de dizaines de milliers de Chinois allant travailler au front occidental. Quant à notre série Travelling About (page 104), nous y offrons à nos lecteurs cinq endroits d’intérêt qui leur permettront d’en apprendre davantage au sujet de l’histoire militaire canadienne.</p>
<p>Afin de faire place à ces articles, nous avons retiré les séries Celebrating Canada et Canadian Reflections qui ont eu leur raison d’être au fil des années. Toutefois, il est temps de leur dire adieu et d’accueillir les nouvelles.</p>
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		<title>Modifications à l’insigne de service des Forces canadiennes</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 19:03:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis sa création, le 19 aout 1985, l’insigne de service des Forces canadiennes (FC) est décerné aux militaires admissibles lors de leur libération. Les insignes sont un moyen d’identifier les anciens des FC, et de les encourager à continuer de respecter la philosophie militaire des Forces dans le civil.
Tous les militaires détenteurs de la Décoration des Forces canadiennes (CD) lors de leur libération y ont droit, qu’ils soient réguliers ou réservistes. Les facteurs d’admissibilité et les trois catégories de l’insigne de service des Forces sont toujours les mêmes :
• bronze — une CD est décernée à la retraite;
• argent — [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa création, le 19 aout 1985, l’insigne de service des Forces canadiennes (FC) est décerné aux militaires admissibles lors de leur libération. Les insignes sont un moyen d’identifier les anciens des FC, et de les encourager à continuer de respecter la philosophie militaire des Forces dans le civil.</p>
<p>Tous les militaires détenteurs de la Décoration des Forces canadiennes (CD) lors de leur libération y ont droit, qu’ils soient réguliers ou réservistes. Les facteurs d’admissibilité et les trois catégories de l’insigne de service des Forces sont toujours les mêmes :</p>
<p>• bronze — une CD est décernée à la retraite;<br />
• argent — une CD et une première agrafe sont décernées à la retraite;<br />
• or — une CD et la deuxième agrafe, et les agrafes subséquentes, sont décernées à la retraite.</p>
<p>Cependant, si un militaire passe de la force régulière à la première réserve, au Service d’administration et d’instruction des organisations de cadets (SAIOC), ou aux Rangers canadiens (RC), la remise de l’insigne de service n’a lieu que s’il quitte les FC ou s’il est transféré à la Réserve supplémentaire ou à la liste inactive du SAIOC. La même règle est observée lorsqu’un réserviste passe à la force régulière, au SAIOC ou aux Rangers.</p>
<p>Les initiative que sont la Direction de la qualité de la vie et son aide-mémoire Départ dans la dignité sont à l’origine d’une révision de la trousse reliée à la reconnaissance du service. Des modifications y ont déjà été faites dans le but d’améliorer l’attrait visuel du certificat qu’on fixe au mur, et l’on considérait aussi approprié d’actualiser l’insigne de service étant donné que l’on a rapporté des problèmes comme les agrafes de mauvaise qualité, les clous qui se brisent et le ternissement.</p>
<p>Les membres des FC libérés à compter du 1er avril 2011 recevront le nouvel insigne.</p>
<p>Les personnes qui voudraient remplacer leur insigne par un autre du nouveau modèle devraient en faire la demande à l’aide du formulaire concernant le certificat de service qui se trouve sur le site de la Légion, à www.legion.ca, Bureau d’entraide, Conseiller–Médailles. (Nota : Les renseignements sur les couts seront très bientôt ajoutés à ce formulaire. Les insignes de remplacement ne seront livrés qu’après versement. Les renseignements personnels à la partie 1 sont nécessaires afin de confirmer l’admissibilité et la couleur. L’insigne sera envoyé au domicile du membre une fois que la recherche aura été faite.)</p>
<p>Le demandeur doit verser des frais de remplacement de 10 $ par insigne. Une personne ne peut pas commander plus de deux insignes. La commande doit être accompagnée d’un chèque ou d’un mandat libellé au receveur général du Canada.</p>
<p>Le formulaire de demande et le chèque ou le mandat doivent être envoyés à la Direction — Administration des carrières militaires, édifice Mgén George R. Pearkes, 101, promenade Colonel By, ON, K1A 0K2.</p>
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