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	<title>La revue Légion &#187; Sharon Adams</title>
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		<title>Bien recevoir la collectivité  à la filiale Chomedey</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 04:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[La filiale Chomedey de Laval, au Québec, a une formule élémentaire pour maintenir la stabilité du sociétariat : recevoir la collectivité entre ses murs pour s’amuser.
Une collectivité au nord de Montréal, « c’est un endroit où les gens peuvent se faire de nouveaux amis », dit le président, Christopher Wheatley. Les gens viennent lancer quelques fléchettes, jouer un peu au billard ou à quelques parties de cribbage, gouter au souper régulier du dimanche soir et danser; et certains deviennent membres.
« Je ne sais combien de membres nous avons recrutés grâce au souper dansant au cours des années, dit-il. La première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La filiale Chomedey de Laval, au Québec, a une formule élémentaire pour maintenir la stabilité du sociétariat : recevoir la collectivité entre ses murs pour s’amuser.</p>
<p>Une collectivité au nord de Montréal, « c’est un endroit où les gens peuvent se faire de nouveaux amis », dit le président, Christopher Wheatley. Les gens viennent lancer quelques fléchettes, jouer un peu au billard ou à quelques parties de cribbage, gouter au souper régulier du dimanche soir et danser; et certains deviennent membres.</p>
<p>« Je ne sais combien de membres nous avons recrutés grâce au souper dansant au cours des années, dit-il. La première fois que nous avons organisé la ligue de fléchettes de l’après-midi, 20 personnes sont venues et je pense que quatre sont devenues membres. »</p>
<p>Don Paradis, officier d’entraide, est d’accord avec lui. « Nous avons ouvert nos portes à tous, et nous avons réussi à empêcher le déclin du sociétariat. »</p>
<p>La filiale Chomedey, à l’instar de beaucoup d’autres, avait été instituée dans l’enthousiasme, mais, par la suite, elle fut menacée par la diminution du nombre de ses adhérents. Quand une charte lui a été accordée, en 1963, il n’y avait que 17 membres et pas d’endroit qui lui appartienne en propre, mais elle réussit à louer un local au bout de deux ans. Elle prit de l’ampleur au point où, peu après, les locaux qu’elle louait rue Principale ne lui suffisaient plus et, en 1972, elle avait amassé assez de fonds pour l’achat d’un édifice à deux étages au 2000 du boulevard Curé-Labelle.</p>
<p>Cependant, une décennie plus tard, les finances n’étant pas aussi roses, elle vendit son édifice en 1986, loua des locaux du nouveau propriétaire, et investit la recette de la vente. Mais « nous n’avons jamais déménagé », dit le président sortant, Howard Tyers.</p>
<p>Quand le nouveau propriétaire déclara faillite, en 1992, la fi­liale racheta l’édifice presque au même prix qu’elle l’avait vendu, et elle put profiter de l’intérêt touché pendant que ses fonds se trouvaient dans un compte à intérêt élevé.</p>
<p>La filiale loue maintenant le rez-de-chaussée, ce qui lui donne suffisamment de capital pour payer l’impôt foncier. Les membres ont fini de payer l’hypothèque en 1999. Au deuxième étage, la filiale a assez d’espace pour une grande cuisine, des bureaux, un entrepôt, une bibliothèque, une salle de réception de 2 500 pieds carrés et un vaste lieu de détente.</p>
<p>Helga Vézina a été témoin de bien des modifications à la fi­liale depuis qu’elle s’est inscrite aux dames auxiliaires (DA), en 1975, un an après que son mari eut adhéré à la filiale. « J’ai vu beaucoup de projets, dit-elle. À un moment donné, les choses n’allaient pas très bien, mais ça va bien maintenant. »</p>
<p>L’adhésion est aussi une affaire de famille pour les sœurs Claudette et Janet Adams, qui sont devenues dames auxiliaires au milieu des années 1990. Claudette était présidente en 2000. Comme Vézina, elles sont devenues membres de la filiale dix ans après, quand le sociétariat des DA est devenu trop petit.</p>
<p>Claudette règne encore dans la cuisine, où, avec l’aide d’une poignée de bénévoles enthousiastes, elle s’occupe des soupers du dimanche pour 60 à 80 personnes. Le menu est différent chaque semaine, et on invite un artiste musicien.</p>
<p>La cuisine bouillonne d’activités joyeuses quand les bénévoles se rassemblent. « On aime ça, affirme Claudette Adams. On s’amuse beaucoup, et c’est très important. On est tous des bénévoles, alors tout l’argent qu’on ramasse revient à la filiale. » Même au bar, le travail est fait par des bénévoles.</p>
<p>La filiale a beaucoup de projets en cours : elle appuie les bonnes œuvres locales, les groupes de jeunes, les scouts et les cadets, et elle contribue aux hôpitaux de l’endroit. Elle a organisé des collectes de fonds pour les œuvres de la communauté, y compris Le Réseau Enfants Retour Canada, la Starlight Foundation et la Société Alzheimer.</p>
<p>Les activités des membres ont changé au cours des années. Dans les années 1980, il y avait les quilles, les équipes de baseball et les « danses associées » populaires, appelées ainsi parce qu’elles attiraient les membres associés, plus jeunes, qui aimaient la musique rock forte. Le programme de sports des membres d’aujourd’hui comprend le jeu du huit, le bridge, le golf, les fléchettes et le cribbage.</p>
<p>La filiale a organisé les championnats de fléchettes provinciaux une fois et les Championnats nationaux de cribbage deux fois. Brigitte Bourbonnière, une des organisatrices de l’épreuve de cette année, qui s’occupe de la ligue de cribbage de la filiale depuis 2008 a recruté des joueurs jusqu’à ce que la ligue compte environ 70 joueurs. « Bien entendu, ils ne viennent pas tous à chaque réunion », dit-elle, mais il y en a suffisamment pour qu’on ait une bonne compétition chaque semaine.</p>
<p>Toutefois, c’est le service aux anciens combattants et le respect de la tradition commémorative qui motivent la filiale. Plus d’une demi-douzaine de membres vont voir, chaque mois, quelque 400 anciens combattants à l’Hôpital Ste-Anne de Ste-Anne-de-Bellevue. « Nous visitons toutes les pièces de tous les étages », et nous distribuons des gâteries, dit Paradis. L’invitation de deux dizaines d’anciens combattants de Ste-Anne à un repas accompagné de divertissements est un des moments les plus excitants de chaque année. On demande souvent à la filiale de fournir des gardes du drapeau à des funérailles.</p>
<p>La filiale est très fière de son nouveau cénotaphe qui a été dévoilé à la mairie de Laval en 2010. « Nous avons modernisé le cénotaphe original, ajouté des détails », nous explique l’ancien président, Les Stockwell.</p>
<p>C’était une idée de Kevin Gillan, un résident de Laval qui a déménagé à St. Marys (Ont.). Il avait été impressionné par la maçonnerie en pierre de sa nouvelle filiale et avait imaginé quelque chose de semblable à Laval. C’est ainsi qu’a commencé la collaboration interprovinciale des deux filiales séparées par 700 kilomètres. Le nouveau cénotaphe, conçu et construit en Ontario, est en granite donné par la ville, tandis que la filiale Chomedey s’est occupée des négociations avec la mairie et a coordonné le déménagement du vieux cénotaphe du 4e Bataillon au manège du Royal 22e Régiment situé à Laval.</p>
<p>Les élus de la localité et les représentants séniors de la Légion royale canadienne et du Royal 22e Régiment ont assisté à la cérémonie du dévoilement, qui comprenait un dépôt de couronnes, ainsi qu’au buffet qui suivit à la filiale.</p>
<p>Cette dernière organise aussi la cérémonie locale tous les 11 novembre. « Le Royal 22e Régiment défile avec nous », dit Paradis. Et ensuite, la filiale les reçoit à bras ouverts. « Il y en a 150 ou 200 qui acceptent de se joindre à nous » pour le buffet. Il y en a quelques-uns qui, chaque année, les gratifient en faisant augmenter le nombre de membres.</p>
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		<title>De jeunes écrivains et artistes s’inspirent d’histoires familiales</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 04:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[L’affiche en noir et blanc qui a décroché le premier prix aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l’œil larmoyant d’une personne âgée. Dans cet œil est profilé un soldat en tenue de combat sur un fond d’explosion. À cette image s’ajoute un poème : « Au champ de bataille autrefois piétiné coulent ces larmes commémoratives que nous devrions tous verser. » 

Son créateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.), élève de 12e année âgé de 18 ans dont l’œuvre est passée par la filiale Pugwash, dit qu’il a « délibérément omis d’indiquer une guerre ou un conflit en particulier ». Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n’appartiennent pas qu’à une seule guerre ni à une seule génération. Mais, ajoute-t-il, « on pourrait dire que, d’une génération à l’autre, les souvenirs s’estompent; soit les histoires ne sont pas racontées, soit personne n’écoute ». 

Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 œuvres ont été présentées, ont raconté des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d’un membre de leur propre famille, et d’autres ont rendu hommage à ceux qui ont payé, et ceux qui paient encore, le prix de notre liberté à tous.  

MacDonald dit que « les jeunes d’aujourd’hui [captivés par la télévision, les ordinateurs et les messages textes] n’écoutent plus autant qu’avant les ainés qui ont été les témoins de tout cela, qui l’ont vécu. J’essaie d’encourager les gens à y réfléchir, et au moins à verser une larme avec ceux qui l’ont enduré ou en l’honneur de ces derniers. » 

Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l’ultime sacrifice à un jeune âge : les frères Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppléant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tué à la bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917, à l’âge de 28 ans, git au cimetière canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des féroces combats qui eurent lieu à la colline 70, près de Lens, Burton fut aveuglé et blessé par une bombe à gaz moutarde. Rapatrié en Nouvelle-Écosse, il mourut des séquelles du gaz deux ans plus tard, à l’âge de 21 ans et fut enseveli au cimetière de Malagash. 

Laura Howells, élève âgée de 16 ans, en 11e année au St. Bonaventure’s College de St. John’s (T.-N.), qui a obtenu la première place de la catégorie poésie séniore, a aussi tiré parti des expériences d’un membre de sa famille : son grand-père, David Stinson, vétéran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John’s avait soumis son œuvre. 

Le meilleur ami de Stinson est mort le jour où naissait la mère de Laura. « Il ne parle jamais de ses expériences militaires, dit Howells. Il ne révèle que ceci : […] son meilleur ami, atteint d’une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d’en dire plus. » Quoi qu’il en soit, Howells interprète les sentiments profonds dans son poème sur « l’hommage singulier à son passé sombre et tabou », dans une salle où « entouré de médailles et de fierté, le précieux drapeau est en berne ». ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’affiche en noir et blanc qui a décroché le premier prix aux concours littéraires et d’affiches de la Légion royale canadienne de 2011 comporte en gros plan l’œil larmoyant d’une personne âgée. Dans cet œil est profilé un soldat en tenue de combat sur un fond d’explosion. À cette image s’ajoute un poème : « Au champ de bataille autrefois piétiné coulent ces larmes commémoratives que nous devrions tous verser. » </strong></p>
<p>Son créateur, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.), élève de 12e année âgé de 18 ans dont l’œuvre est passée par la filiale Pugwash, dit qu’il a « délibérément omis d’indiquer une guerre ou un conflit en particulier ». Le sacrifice et le service, tout comme le chagrin, n’appartiennent pas qu’à une seule guerre ni à une seule génération. Mais, ajoute-t-il, « on pourrait dire que, d’une génération à l’autre, les souvenirs s’estompent; soit les histoires ne sont pas racontées, soit personne n’écoute ».</p>
<p>Plusieurs des gagnants des concours de 2011, dans le cadre desquels plus de 100 000 œuvres ont été présentées, ont raconté des histoires personnelles sur le service et le sacrifice d’un membre de leur propre famille, et d’autres ont rendu hommage à ceux qui ont payé, et ceux qui paient encore, le prix de notre liberté à tous.</p>
<p>MacDonald dit que « les jeunes d’aujourd’hui [captivés par la télévision, les ordinateurs et les messages textes] n’écoutent plus autant qu’avant les ainés qui ont été les témoins de tout cela, qui l’ont vécu. J’essaie d’encourager les gens à y réfléchir, et au moins à verser une larme avec ceux qui l’ont enduré ou en l’honneur de ces derniers. »</p>
<p>Deux grands-oncles de MacDonald ont fait l’ultime sacrifice à un jeune âge : les frères Beldon et Burton Treen. Beldon, sergent suppléant des First Canadian Mounted Rifles du Saskatchewan Regiment, tué à la bataille de la crête de Vimy, le 9 avril 1917, à l’âge de 28 ans, git au cimetière canadien no 2 de Neuville-Saint-Vasst, en France. Quatre mois plus tard, lors des féroces combats qui eurent lieu à la colline 70, près de Lens, Burton fut aveuglé et blessé par une bombe à gaz moutarde. Rapatrié en Nouvelle-Écosse, il mourut des séquelles du gaz deux ans plus tard, à l’âge de 21 ans et fut enseveli au cimetière de Malagash.</p>
<p>Laura Howells, élève âgée de 16 ans, en 11e année au St. Bonaventure’s College de St. John’s (T.-N.), qui a obtenu la première place de la catégorie poésie séniore, a aussi tiré parti des expériences d’un membre de sa famille : son grand-père, David Stinson, vétéran du Vietnam. La filiale Pleasantville de St. John’s avait soumis son œuvre.</p>
<p>Le meilleur ami de Stinson est mort le jour où naissait la mère de Laura. « Il ne parle jamais de ses expériences militaires, dit Howells. Il ne révèle que ceci : […] son meilleur ami, atteint d’une balle au visage, lui saignait dessus. Il refuse d’en dire plus. » Quoi qu’il en soit, Howells interprète les sentiments profonds dans son poème sur « l’hommage singulier à son passé sombre et tabou », dans une salle où « entouré de médailles et de fierté, le précieux drapeau est en berne ».</p>
<p>Elle a été heureusement surprise d’entendre un ami de son grand-père, un autre ancien combattant, lui dire qu’il a aussi trouvé son poème prenant. « J’ai été très touchée que ce poème puisse avoir de la signification pour d’autres anciens combattants, qu’il puisse les émouvoir. »</p>
<p>Ses propres idées sur l’importance du souvenir ont été façonnées par l’expérience de son grand-père. « Peu importe si vous croyez à la guerre ou pas, ou si vous êtes pour ou contre ce pour quoi les gens se battent, dit-elle. Le simple fait que des gens risquent leur vie et font de tels sacrifices de façon désintéressée […]. Si on l’oublie, on oublie une très grande partie de notre histoire et de notre culture. Toutes ces vies […], c’est vraiment inacceptable. »</p>
<p>Une élève de 12e année de St. Brieux (Sask.), Katelyn Major, gagnante du concours de composition sénior âgée de 17 ans, dont l’œuvre a été inscrite à la filiale Pathlow, écrit à propos de son grand-père qui a servi en tant qu’ingénieur. « Et comme c’est le cas pour beaucoup de soldats qui y ont survécu, il a été marqué par la guerre. » Bien qu’on lui ait parlé des épreuves et de la tristesse qu’il a endurées, elle n’a « pas vu les épreuves dans ses yeux. [Elle a] vu la fierté et elle pouvait entendre l’honneur » dans le cliquetis de ses médailles lorsqu’il participait aux services du jour du Souvenir.</p>
<p>Plusieurs autres jeunes artistes et écrivains ont été inspirés par leur grand-père.</p>
<p>Les gagnants de la première et de la deuxième place en composition intermédiaire ont écrit à propos de leur grand-père. La première, Katrina Laing d’Unity (Sask.), écrit : « Je ne pourrai jamais vraiment savoir ce que tu as enduré, grand-papa, mais je te serai toujours reconnaissante. » Il a été blessé et a perdu un bon ami en débarquant à la plage Juno. La lettre que Jayna Butler a écrite à son arrière-grand-père lui a valu la deuxième place au concours intermédiaire de composition. L’élève de Gilbert Plains (Man.) l’a remercié de ses histoires militaires « qui étaient peu nombreuses, mais qui [l’ont] aidée à comprendre [ses] expériences et comment était la guerre. Elle [sait qu’il aurait] voulu que les gens apprennent les leçons des deux premières guerres mondiales afin que […] les soldats canadiens ne soient pas obligés d’aller se battre en Afghanistan. »</p>
<p>« Ma famille m’a dressé le portrait d’un homme qui est allé à une guerre qu’il n’a jamais comprise », écrivait Céline Dubeau de Penetanguishene (Ont.) à propos de son grand-père, Marcel DeVillers, qui fut sous les drapeaux à partir de 1942. Il disait qu’au menu quotidien, il y avait « de l’agneau, du bélier ou du mouton » et que les soldats, ne le prisant guère, le donnaient aux enfants affamés qui « avaient si faim qu’ils mangeaient sans mâcher ni respirer ». Les histoires de guerre de son grand-père concernent surtout les enfants, « jamais les batailles ». Bien qu’il ait combattu en Italie, en Hollande et en Allemagne, DeVillers ne parlait pas de ses expériences dangereuses. La famille se pose donc toujours des questions à propos de l’histoire racontée par un ancien combattant comme quoi il est le seul de son régiment qui aurait survécu à une certaine bataille. « L’histoire ne sera jamais prouvée puisque Marcel n’en a jamais touché mot et, étant donné qu’il est décédé en 1990, il n’y a pas moyen d’aller au fond des choses », écrivait-elle dans la copie pour laquelle elle a obtenu la deuxième place du concours de composition sénior.</p>
<p>« Je n’ai jamais eu d’expérience guerrière », dit Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.), lauréate de 15 ans qui a obtenu le premier prix du concours d’affiches couleurs sénior, « toutefois, les guerres nous ont tous affectés, que nous y ayons pris part ou pas. C’est grâce aux braves soldats qui ont offert leur vie pour nous que nous pouvons vivre en paix au Canada aujourd’hui, et je pense que, des fois, c’est facile de tenir ça pour acquis. » Au centre de son affiche intitulée Remember the Sacrifice, une femme et son enfant marchent main dans la main avec le mari et père représenté par un personnage au corps composé de coquelicots. En haut de la peinture se trouvent les yeux d’un vieil ancien combattant et, en bas, deux personnes qui se serrent la main « comme pour dire que nous faisons tous partie de cela et que nous sommes tous à l’unisson », dit Shi.</p>
<p>La talentueuse Shi s’inscrivait pour la quatrième fois au concours. En 2010, elle s’est classée deuxième de sa province dans la catégorie intermédiaire des affiches en couleurs, un des six prix qu’elle a obtenus pendant l’année, dont la première place dans sa catégorie aux Peace Pals International Art Awards and Exhibition et à la compétition Canadian Naval Centennial pour les enfants. Shi, qui est en 11e année à l’école secondaire Burnaby North, a l’intention de faire carrière dans les arts.</p>
<p>Le thème de l’affiche couleurs intermédiaire pour laquelle Mu Qing Kuang de Surrey (C.-B,) a remporté le premier prix est le sacrifice désintéressé. L’œuvre de l’élève de l’école se­condaire Elgin Park comprend un soldat portant un collègue, du sang dégoulinant au bout de ses doigts. Les gouttes rouges se transforment en coquelicots, ce qui correspond bien aux mots de l’affiche : « Du sang aux souvenirs, Nous nous sou­viendrons d’eux… ».</p>
<p>Lin Han, de la Gordon A. Brown Middle School de Toronto et Bruce Gifford David Marpole, de Banff (Alb.), se sont concentrés sur les deux minutes de silence lors des services du jour du Souvenir. « Ils ont donné toute leur vie, tandis que nous ne donnons que deux minutes », écrivait Han dans le poème qui lui a mérité la deuxième place dans la catégorie intermédiaire. « Prendre le temps de rendre hommage aux soldats qui ont combattu et qui sont morts au combat, c’est quelque chose que nous pouvons faire pour nous assurer que leurs sacrifices ne soient jamais oubliés », écrivait Marpole dans la composition junior pour laquelle il a obtenu la première place et qui reflète les 11 années où il a assisté aux cérémonies et observé le silence pendant deux minutes. « Ce jour du Souvenir, j’ai pensé aux nombreuses personnes affectées par la guerre, dont les civils, les prisonniers militaires et les enfants comme moi […]. J’espère que la paix aura lieu dans tous les pays avant la fin de ma vie, et prendre le temps de respecter nos anciens combattants, ce n’est qu’un petit pas dans cette direction. »</p>
<p>La Légion royale canadienne organise son concours de composition depuis les années 1950. Le programme a pris peu à peu de l’ampleur en intégrant les compétitions annuelles pour les meilleurs poèmes, compositions et affiches en couleurs et en noir et blanc. Les concours ont trois catégories : juniors (4e à 6e année), intermédiaires (7e à 9e année) et séniors (10e à 12e année). Il y a aussi une catégorie primaire (de la maternelle à la 3e année) qui ne s’applique qu’aux affiches.</p>
<p>Les œuvres sont jugées au niveau de la collectivité par des bénévoles, aux filiales de la Légion, et les gagnantes font leur chemin jusqu’au niveau divisionnaire. Les créations qui gagnent à ce niveau sont envoyées à Ottawa où l’on choisit les gagnants nationaux. Deux élèves de l’école secondaire De Mortagne de Boucherville (Qc) ont obtenu une mention hono­rable pour des œuvres soumises à la dure compétition séniors : Philippe Desjardins pour une composition et Laurie Desmarais pour une affiche en noir et blanc. Les deux inscriptions étaient passées par la filiale Pierre Boucher de Boucherville.</p>
<p>Les œuvres des grands gagnants à l’échelle nationale des concours d’affiches, de composition et de poésie sont exposées au Musée canadien de la guerre du mois de juin au mois de mai de l’année suivante. Celles qui se sont mérité la deu­xième place ou une mention honorable sont exposées au foyer des édifices du Parlement pendant la semaine du Souvenir, au mois de novembre.</p>
<p>La Légion offre un voyage à Ottawa aux gagnants séniors des quatre compétitions. Ils assistent aux cérémonies natio­nales du jour du Souvenir, où ils déposent une couronne de la part de la jeunesse canadienne, et visitent le Musée canadien de la guerre et la Colline du Parlement.</p>
<p><strong>Résultats nationaux de 2011</strong></p>
<p><strong>Séniors</strong></p>
<p>Affiches en couleurs—première : Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.); deuxième : Hermina Paull de Summerberry (Sask.); mention honorable : Brett Halland de Ponoka (Alb.).</p>
<p>Affiches en noir et blanc—premier : Tim MacDonald de Malagash (N.-É.); deuxième : Sienna Cho de Surrey (C.-B.); mention honorable : Laurie Desmarais de Varennes (Qc).</p>
<p>Composition—première : Katelyn Major de St. Brieux (Sask.); deuxième : Céline Dubeau de Penetanguishene (Ont.); mention honorable : Philippe Desmarais de Varennes (Qc).</p>
<p>Poésie—première : Laura Rhiannon Howells de St. John’s (T.-N.); deuxième : Kelsey Lee Adler de Lacombe (Alb.); mention honorable : Serena Ambler de Clinton (C.-B.).</p>
<p><strong>Intermédiaires</strong></p>
<p>Affiches en couleurs—première : Mu Qing Kuang de Surrey (C.-B.); deuxième : Lauren McCracken de Kingsville (Ont.); mention honorable : Aadyn Oleksyn de Prince Albert (Sask.).</p>
<p>Affiches en noir et blanc—première : Iris Shen de Markham (Ont.); deuxième : Joy Penpenia de Surrey (C.-B.); mention honorable : Erika Stonehouse de Baddeck (N.-É.).</p>
<p>Composition—première : Katrina Laing d’Unity (Sask.); deuxième : Jayna Butler de Gilbert Plains (Man.); mention honorable : Shanna Réhel de Saint-Georges-de-Malbaie (Qc).</p>
<p>Poésie—première : Madison Boon de Maryfield (Sask.); deuxième : Lin Han de Toronto; mention honorable : Ryan Michael O’Connor de Gaspé (Qc).</p>
<p><strong>Juniors</strong></p>
<p>Affiches en couleurs—première : Kelaiah Quinn Guiel de Bailieboro (Ont.); deuxième : Torri Jamel Person de Marwayne (Alb.); mention honora­ble : Katya Winters d’Oak Lake (Man.).</p>
<p>Affiches en noir et blanc—première : Colleen Hallett de Boissevain (Man.); deuxième : Melody Chen de Richmond (C.-B.); mention honorable : Cassandra Stubbington de Nine Mile River (N.-É.).</p>
<p>Composition—premier : Bruce Gifford David Marpole de Banff (Alb.); deuxième : David « Bailey » Clark d’Indian River (Î.-P.-É.); mention honora­ble : Chloe Mailloux de Sturgeon Falls (Ont.).</p>
<p>­Poésie—première : Madeleine Crawford de Cornwall (Î.-P.-É.); deuxième : Cole Stephenson de Wakefield (N.B.); mention honorable : Marissa Hope Mueller de Petrolia (Ont.).</p>
<p><strong>Primaires</strong></p>
<p>Affiches en couleurs—première : Madison Bolyea de Shanty Bay (Ont.); deuxième : Ruby Kinash de Wishart (Sask.); mention honorable : Lillie Lax de Keewatin (Ont.).</p>
<p>Affiches en noir et blanc—premier : Terrence Chase G. Hill de Clairmont (Alb.); deuxième : Daniel Rust de Petrolia (Ont.); mention honorable : Dylan Anderson de Surrey (C.-B.).</p>
<p><strong>Composition—première : </strong>Katelyn Major</p>
<p><strong>Le prix de la liberté</strong></p>
<p>Oui, une voix nous demande d’écouter<br />
Et voilà! Le texte est simple.<br />
« Nous avons payé pour la liberté,<br />
Que ce ne soit pas en vain! »<br />
-Un extrait du poème de Don Crawford L’homme que nous n’avons jamais connu</p>
<p>Quel est le prix de la liberté? De quoi pourrait-on se défaire pour avoir le droit de vivre? Le 11 novembre, chaque année, nous rendons hommage à ceux qui ont payé le prix de notre liberté. Ces gens sont les braves hommes et femmes qui se sont battus dans les tranchées, dans les hôpitaux et dans les champs de bataille ensanglantés. Ce sont des gens qui ont quitté leur foyer, leur famille et tout ce qui leur était familier pour aller dans des endroits effrayants ravagés par la guerre en Europe, en Asie et en Afrique. Ils ont donné leur vie et leur innocence afin que nous puissions vivre dans un monde en paix.</p>
<p>Beaucoup de ces hommes et femmes héroïques sont en train de s’éteindre au bout d’une longue vie de service à la patrie. Ce sont leurs souvenirs qui maintiennent la flamme du souvenir. Or, sans ces souvenirs, la flamme commence à vaciller. Comment pourrait-on le laisser mourir, ce feu qui a recollé un monde si brisé et fatigué au bout de plusieurs années de guerre? Comment pourrait-on le laisser se consumer et permettre à la guerre de recommencer? Il ne le faut pas.</p>
<p>Il ne faut pas oublier. Il faut que ces souvenirs restent gravés dans toutes nos mémoires. Il faut se souvenir du son des balles rompant l’air silencieux, et la plainte des sirènes annonçant les bombardements nocturnes. Il faut se souvenir de ce qu’on ressent face à l’ennemi froidement haineux et plein de préjugés, et de ce qu’on ressent en voyant son meilleur ami tomber. Même si on n’était pas là soi-même, il ne faut pas laisser les souvenirs de ceux qui y étaient se perdre comme les murmures dans le vent.</p>
<p>Il faut aussi se souvenir des cris de joie quand la reddition a été déclarée, et des millions de remerciements, de larmes et d’éloges offerts aux soldats quand ils sont finalement rentrés. Il faut se souvenir de l’air qu’avaient les prisonniers de guerre quand ils ont été relâchés, et des cris d’exultation quand des pays entiers ont été libérés.</p>
<p>C’est le jour du Souvenir que je pense à mon grand-père. Il était ingénieur durant la Seconde Guerre mondiale. Et comme c’est le cas pour beaucoup de soldats qui y ont survécu, il a été marqué par la guerre. Je ne me souviens pas de la tristesse ni des épreuves qu’il a supportées après la guerre. Même quand on m’en a parlé, même quand je le voyais aux services du jour du Souvenir, je ne voyais pas les épreuves dans ses yeux. Je voyais la fierté quand, en costume bleu marine, il marchait dans l’allée centrale de l’église. J’entendais l’honneur à chaque pas accompagnant le cliquetis de ses médailles, et à chaque note de la dernière sonnerie. Je n’ai pas vu de cicatrices.</p>
<p>Il faut honorer ces hommes et ces femmes, et la meilleure manière de le faire, c’est de ne jamais oublier ce qu’ils ont fait pour nous. Souvenez-vous de leur sacrifice, sinon vous risquez de perdre une importante partie de notre histoire et la fierté nationale. Se souvenir, ce n’est pas seulement lire les batailles dans les livres d’histoire. C’est porter le coquelicot sur le cœur, et baisser la tête pendant un moment de silence. Se souvenir, c’est visiter les monuments militaires disséminés autour du monde. Se souvenir, c’est ne plus jamais permettre aux jeunes hommes et femmes de donner leur vie pour une telle cause.</p>
<p>Le jour du Souvenir ne concerne pas seulement la commémoration de ceux qui ont fait le sacrifice suprême; il s’agit de lutter pour leur cause, ce pour quoi ils ont donné leur vie. Oublier cela, oublier la raison, mais se souvenir du combat, oublier les victimes, mais se souvenir de la gloire, c’est les oublier. Nous nous souviendrons de ceux qui ont payé le prix de notre liberté.</p>
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		<title>Les cartes de la victoire aux Championnats de cribbage</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 18:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chiffre deux était à l’honneur aux Championnats nationaux de cribbage de 2011, qui ont eu lieu à la filiale Chomedey de Laval (Qc) du 29 avril au 1er mai. Deux équipes du Canada atlantique ont remporté un trophée national pour la deu­xième fois et c’est la deuxième fois que la filiale Chomedey organisait les compétitions, l’ayant fait pour la première fois en 2002.
L’équipe envoyée par la filiale Marysville de Fredericton, qui avait gagné dans la catégorie des équipes en 2010, a obtenu le titre des doubles en 2011.
« Si vous avez la chance [d’assister aux championnats nationaux] une fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le chiffre deux était à l’honneur aux Championnats nationaux de cribbage de 2011, qui ont eu lieu à la filiale Chomedey de Laval (Qc) du 29 avril au 1er mai. Deux équipes du Canada atlantique ont remporté un trophée national pour la deu­xième fois et c’est la deuxième fois que la filiale Chomedey organisait les compétitions, l’ayant fait pour la première fois en 2002.</p>
<p>L’équipe envoyée par la filiale Marysville de Fredericton, qui avait gagné dans la catégorie des équipes en 2010, a obtenu le titre des doubles en 2011.</p>
<p>« Si vous avez la chance [d’assister aux championnats nationaux] une fois dans votre vie, c’est déjà génial », dit Roger LeBlanc de la filiale Marysville. « Nous sommes chanceux d’avoir pu venir, et encore plus deux années de suite », ajoute Dean McLaughlin, son partenaire dans la catégorie des doubles. C’est la troisième fois d’affilée que la filiale envoie une équipe à la compétition nationale.</p>
<p>La filiale Dermot Lee Memorial a envoyé une équipe aux championnats nationaux cinq fois depuis 2003, qui toutes comprenaient des membres du clan Corcoran de St. Mary’s Bay (T.-N.). L’équipe de 2011 était composée de Brian Hayward ainsi que de William, Wayne et Paul Corcoran. William et son neveu Paul étaient également deux des champions de l’équipe en 2005. Quand on lui a demandé à quoi il attribuait la victoire, Wayne a ri et répondu du tac au tac : « Le rhum Lamb’s », mais il s’est tout de suite repris et dit que c’est grâce à tout le temps que ses membres ont passé à jouer ensemble.</p>
<p>Plusieurs joueurs et des membres de leur famille, venant de tous les coins du pays, ont atterri le vendredi à Montréal où les attendaient les chauffeurs bénévoles pour les conduire à 20 kilomètres de là, à leur hôtel et à la filiale hôtesse Chomedey. Les visiteurs ont eu la chance de revoir leurs amis et de s’en faire de nouveaux le vendredi soir autour de la table de billard de la filiale, et au déjeuner, le lendemain, avant le début du programme officiel. Après le défilé, aux cérémonies d’ouverture, des couronnes ont été déposées par le président,</p>
<p>Christopher Wheatley, et le représentant du Comité national des sports, Paul Poirier, qui a aussi lu l’Acte du souvenir.</p>
<p>Les jeux ont commencé peu après. Chaque équipe a joué neuf matchs de deux parties. Une victoire donnait un point, avec un autre point pour un sconse et encore un pour le sconse double; « ça mène tout droit aux égalités », dit Poirier. En effet, à la fin de la huitième partie de chaque compétition, il semblait qu’une série éliminatoire aurait lieu, car il y avait trois équipes à égalité chez les simples et chez les équipes, ainsi que des égalités pour les première et deuxième places chez les doubles. Mais l’équipe gagnante, dans chaque cas, est parvenue à remporter le match final en inscrivant deux points.</p>
<p>Les jeux avaient commencé le samedi matin par la compétition des doubles. L’équipe de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest, provenant de la filiale Bashaw, et celle de la Saskatchewan, de la filiale Carrot River, menaient à neuf points chacune au moment médian, et elles étaient suivies par celles du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador qui en avaient huit chacune. Mais les choses ont changé peu après le diner, quand les Néo-Brunswickois LeBlanc et McLaughlin ont remporté les quatre matchs restants, et fini en première place à 15 points.</p>
<p>« On a perdu les deux premières parties (avec le Québec) et on a dû se rattraper après ça », dit LeBlanc. Au moment médian, « l’Alberta et la Saskatchewan avaient neuf points chacune et on n’en avait que six, mais l’important, c’est qu’on les a battues quand on a joué avec les deux ».</p>
<p>Jim Sisson de la Saskatchewan n’a pas boudé à la besogne le samedi : il a joué trois douzaines de parties d’affilée, finissant en deuxième place chez les doubles avec son partenaire Ken Campbell avant de remporter le championnat chez les simples grâce à un total de 15 points. Il a dépassé Robert Michaud de la filiale Hon. John Diefenbaker de Laval, même si Michaud l’avait battu 2-1 quand ils s’étaient mesurés l’un à l’autre.</p>
<p>« J’ai joué avec constance toute la journée », dit Sisson, qui travaille dans une mine d’or de Dawson (Yukon). C’est la première fois qu’il participait aux championnats provinciaux et nationaux, et il s’est tellement amusé qu’il va réunir une équipe pour l’an prochain afin de pouvoir entrer en lice à nouveau.</p>
<p>La compétition par équipe, le dimanche, « a été très serrée », dit Larry Belyea de la filiale Marysville, qui avait espéré remporter le trophée des équipes deux fois d’affilée avec ses coéquipiers, mais qui a dû se contenter de la deuxième place. C’est la deuxième fois qu’il prenait part aux nationaux. « La première fois que j’ai joué, c’était à Moncton, et 21 ans ont passé avant que je revienne. »</p>
<p>Les équipes de quatre personnes étaient partagées en divisions A et B pour la compétition par équipe, puis leurs scores étaient additionnés. Les Terre-Neuviens ont inscrit leur seul zéro au premier match de la journée et, au milieu de la journée, ils étaient loin derrière l’équipe britanno-colombienne de la fi­liale Lumby, qui se trouvait en première place grâce à ses 16 points, deux de plus que celle du Nouveau-Brunswick dont la performance avait été constante.</p>
<p>Par contre, le tableau n’avait plus le même ordre en après-midi. Une série de victoires doubles et plusieurs sconses dans les quatre dernières parties ont donné 27 points aux Terre-Neuviens, et la victoire. Bien que ses résultats se soient améliorés constamment après la pause, la C.-B. s’est mise à inscrire des zéros et elle a terminé en troisième place avec un score de 24 points, derrière le Nouveau-Brunswick qui en avait 25.</p>
<p>Comme à toutes les épreuves nationales de la Légion, les championnats de cribbage de 2011 ont compté des moments excitants, drôles et conviviaux.</p>
<p>L’excitation a eu lieu lorsque le Terre-Neuvien Wayne Corcoran et la Québécoise Madonna Boch ont eu des mains de 28 points, un seul point de moins que la main parfaite, ce qui n’arrive que très rarement dans la vie d’un joueur de cribbage.</p>
<p>Carl McNea de la filiale néoécossaise Stewiacke avait apporté la médaille qu’il avait obtenue pour une main parfaite pour qu’elle lui en donne une autre, mais cela ne s’est pas produit. Il s’est plutôt réjoui d’une réunion inattendue avec sa cousine par alliance Dorothy MacNutt, qui faisait partie de l’équipe de la filiale ontarienne Mackenzie de Woodbridge. Ils ne s’étaient pas vus depuis au moins cinq ans. « Je ne savais même pas qu’elle était membre de la Légion », dit McNea, bien que MacNutt soit légionnaire depuis 34 ans alors que lui l’est depuis 20 ans. Le clan Corcoran aussi s’est réuni : le fils de William, Keith, était venu de Fort McMurray (Alb.) en avion et l’homonyme de Wayne, de Guelph en voiture.</p>
<p>Nombre d’équipes ont profité des pauses entre les parties pour visiter Laval ou Montréal, souvent conduits par les chauffeurs bénévoles de la filiale. Albert Rose de la filiale ontarienne Kenora a remercié le chauffeur bénévole de Chomedey, Dean McKay, qui a fait beaucoup pour que l’équipe du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario ait du bon temps. « Dean nous a très gentiment transportés partout en ville. » Les femmes, particulièrement, ont pro­fité de la promenade en calèche dans le vieux Montréal et tous ont bien mangé « au meilleur kiosque à hotdogs de la ville, le Montreal Pool Room » qui existe depuis 1912.</p>
<p>Les évènements se sont terminés par un banquet dansant où les visiteurs ont été encouragés à danser le continental, une danse de groupe évocatrice de la danse en ligne western. Poirier a remercié le Comité des préparatifs locaux présidé par Bob Graves et composé de Les Stockwell, Wheatley, McKay, Maurice Fortin, Pat Vezina, Janet Adams et Brigitte Bourbonnière. Cette dernière, qui a servi dans les Forces canadiennes de 1989 à 2005, dirigeait les compétitions les samedi et dimanche avec le concours de Poirier et de Norman Shelton de la Division du Québec. Poirier a aussi remercié le commanditaire Bicycle Cards qui a fourni les cartes et les tableaux pour les compétitions et donné 1 500 $ à la filiale pour l’aider à défrayer les couts.</p>
<p>Plusieurs orateurs ont félicité le personnel cuisinier, dirigé par les sœurs Claudette et Janet Adams, pour les bons déjeuners et diners ainsi que le banquet final. L’équipe de Terre-Neuve surtout a apprécié la mortadelle servie au déjeuner.</p>
<p>Poirier a remis à cette équipe une affiche servant à l’annonce du championnat qu’avaient signée tous les participants. Darrell Webster de l’équipe saskatchewannaise a offert un drapeau de la ville de Melville pour accompagner le drapeau provincial à l’honneur à la filiale depuis 2002. Son coéquipier Harry Parachoniak, qui avait joué à la filiale en 2002, a aussi offert à cette dernière une plaque d’immatriculation de Melville.</p>
<p>Le Terre-Neuvien Wayne Corcoran a résumé la fin de semaine ainsi : « La camaraderie était parfaite. »</p>
<h2>Résultats</h2>
<p><strong>ÉQUIPES :</strong> T.-N.-et-Lab. (fil. Dermot Lee Memorial de Riverhead), 27; N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 25; C.-B.–Yn (fil. Lumby), 24; Î.-P.-É. (fil. Kingston de New Haven), 23; N.-É.–Nt (fil. Stewiacke), 23; Man.–N.-O. O. (fil. Kenora de l’Ont.), 23; Sask. (fil. Robert Combe VC de Melville), 21; Ont. (fil. Mackenzie de Woodbridge), 19; Qc (fil. Hon. John Diefenbaker de Laval), 17; Alb.–T. N.-O. (fil. Bashaw), 17.</p>
<p><strong>DOUBLES :</strong> N.-B. (Dean McLaughlin et Roger LeBlanc, fil. Marysville), 15; Sask. (Ken Campbell et Jim Sisson, fil. Carrot River), 14; Qc (Madonna Boch et Mike Norton, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; Alb.–T. N.-O. (Tyler Schicke Rowsky et Eldon Schicke Rowsky, fil. Bashaw), 13; T.-N.-et-Lab. (Paul Corcoran et Brian Hayward, fil. Dermot Lee Memorial),12; Man.–N.-O. O. (Lorne Morrison et Raymond McConnell, fil. Flin Flon du Man.), 7; C.-B.–Yn (William Miron et Eric Nielsen, fil. Cloverdale de Surrey), 6; Î.-P.-É. (Linus Alchorn et Ray Tremere, fil. Kingston), 8; N.-É.–Nt (Larry Collier et Alma Paul, fil. Stewiacke), 7; Ont. (Leone Zerafa et Dorothy MacNutt, fil. Mackenzie), 7.</p>
<p><strong>SIMPLES :</strong> Sask. (Jim Sisson, fil. Carrot River), 15; Qc (Robert Michaud, fil. Hon. John Diefenbaker), 13; T.-N.-et-Lab. (Wayne Corcoran, fil. Dermot Lee Memorial), 12; N.-B. (Larry Belyea, fil. Marysville), 12; C.-B.–Yn (Frederick Maniak, fil. Comox), 11; N.-É.–Nt (Carl McNea, fil. Stewiacke), 11; Man.–N.-O. O. (Pete Peters, fil. Morden du Man.), 10; Ont. (Bob Delahunt, fil. Mackenzie), 10; Î.-P.-É. (Charles MacKinnon, fil. Kingston), 5; Alb.-T. N.-O. (Tyler Sc</p>
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		<title>Le Gardien</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 04:01:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Les premiers mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, sont « énergie contrôlée ». Bien qu’il s’exprime avec la diplomatie et la sérénité auxquelles on s’attend de quelqu’un qui a conseillé des chefs militaires du plus haut grade, ses yeux brillent souvent d’excitation. Grâce aux années passées en recherche et sauvetage militaires, il a une présence et un aspect terre-à-terre qui vous mettraient en confiance si vous étiez blessé, car il prendrait les choses en main instantanément et vous donnerait les premiers sECOURS avec les fournitures de bureau qu’il a sous la main. On sent, au-delà des atours de sa fonction, qu’il s’agit d’un homme capable d’agir rapidement et efficacement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les premiers mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire l’ombudsman des vétérans, Guy Parent, sont « énergie contrôlée ». Bien qu’il s’exprime avec la diplomatie et la sérénité auxquelles on s’attend de quelqu’un qui a conseillé des chefs militaires du plus haut grade, ses yeux brillent souvent d’excitation. Grâce aux années passées en recherche et sauvetage militaires, il a une présence et un aspect terre-à-terre qui vous mettraient en confiance si vous étiez blessé, car il prendrait les choses en main instantanément et vous donnerait les premiers sECOURS avec les fournitures de bureau qu’il a sous la main. On sent, au-delà des atours de sa fonction, qu’il s’agit d’un homme capable d’agir rapidement et efficacement.</strong></p>
<p>Ce sont des qualités utiles pour quelqu’un qui doit ai-der et représenter les anciens combattants en plus de scruter le ministère qui constitue leur soutien principal. L’approche diplomatique de Parent l’amène à « régler les différends plutôt qu’à engendrer des conflits », affirme Steward Hyson, professeur de l’Université du Nouveau-Brunswick et expert sur les ombudsmans, bien que, ajoute-t-il, certains anciens combattants préfèreraient une attitude plus combattive dans les échanges avec Anciens Combattants Canada (ACC).</p>
<p>L’ombudsman qui se rapporte au ministre des Anciens Combattants a pour mandat de s’occuper des plaintes de particuliers concernant les avantages et les services offerts aux anciens combattants et aux personnes à leur charge, de cerner les problèmes systémiques qui entravent l’obtention de ces services et de formuler des recommandations pour les régler. Près de 10 000 personnes ont communiqué avec le Bureau de l’ombudsman des vétérans (BOV) en 2010. La plupart des appels ont donné lieu à des références ou à la fourniture d’information sur les programmes et les avantages d’ACC, mais quelques milliers d’entre eux ont mené à une aide directe du BOV, surtout à la médiation pour des problèmes entre les anciens combattants et ACC ou quelque autre fournisseur de service. Ces plaintes, dit Parent, sont « au cœur de nos activités. Elles nous fournissent les données brutes qui nous servent à cerner les problèmes systémiques ».</p>
<p>Parent est conscient des critiques qu’il peut essuyer. « Je sais qu’il y a des gens qui disent que je ne devrais pas parler à ACC, dit-il. Mais sans les gens d’ACC, je ne pourrais pas m’occuper de ces 2 000 plaintes annuelles. Notre mandat ne nous permet pas d’ordonner à quelqu’un de faire ceci ou cela. On règle les choses avec leur coopération; ça ne fonctionnerait pas si les fonctionnaires d’ACC nous prenaient pour des détracteurs. Je ne pourrais pas œuvrer en tant qu’ombudsman si je ne jouissais pas d’une crédibilité aux yeux des deux parties. »</p>
<p>Cela ne veut pas pour autant dire qu’il ne critique jamais. À son avis, de nombreux changements sont nécessaires, y compris aux critères d’admissibilité afférents aux avantages et à la pape­rasserie qui en résulte. La première fois qu’il s’est présenté devant le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes, en février, Parent a dit que les gens qui portent l’uniforme ne remettent pas en cause l’endroit ni le moment de leur service, alors c’est « injuste au plus haut point » qu’ACC et la GRC basent le degré de leur soutien sur des détails comme ceux-là. « Il n’y a pas de différence entre les anciens combattants », nous dit-il, et il ajoute que les processus seraient simplifiés si l’on observait le principe de « l’indifférenciation des anciens combattants » à ACC, parmi les organisations d’anciens combattants et dans la recherche, et que les couts seraient moins élevés et les services aux anciens combattants, améliorés.</p>
<p>Il a l’intention d’observer ACC de près lors de la transition du service aux anciens combattants traditionnels à celui aux anciens combattants modernes. En même temps, la population d’anciens combattants augmente de plus de 4 000 par année. « Une grande partie d’entre eux sont libérés pour raison médicale », déclare Parent, et leurs besoins changeront aussi au fil du temps. Il s’inquiète du manque de stratégie liée aux soins de longue durée pour les anciens combattants modernes et pour les anciens combattants sans abri.</p>
<p>Les modifications à la nouvelle Charte des anciens combattants constituent un premier pas non négligeable vers un meilleur soutien aux 30 000 anciens combattants modernes qu’elle sert, et l’ajout d’une disposition exigeant une révision dans les deux ans en fera aussi un document vivant, dit-il. Il a l’intention de surveiller la mise en application des modifications en suivant le nombre d’anciens combattants qui obtiennent des avantages et en cherchant des lacunes qui perdurent dans les services. Il a déjà avisé ACC qu’il faudrait clarifier pour les anciens combattants et leur famille les critères d’admissibilité aux allocations pour déficience permanente et pour incapacité exceptionnelle, ainsi qu’aux nouveaux suppléments mensuels afin de contrer les renseignements imprécis qui circulent dans les médias.</p>
<p>Il a aussi l’intention de faire pression pour que les réservistes obtiennent un meilleur accès aux avantages. « J’ai rencontré des réservistes qui ont un emploi mieux rémunéré que leur travail de réserviste, mais ils se portent volontaires dans les Forces canadiennes (FC) parce qu’ils sont engagés et dévoués. Alors si quelque chose leur arrive au travail qui leur rapporte 3 000 $ par mois, ils perdent aussi un emploi [civil] où ils ga­gnent 7 000 $ par mois », mais ils ont droit à un soutien financier inférieur à celui de leurs confrères des forces régulières. Cela était peut-être logique dans le temps où la milice était formée strictement pour la réserve, dit-il, mais « maintenant, 22 p. 100 des forces que nous déployons sont des réservistes [...]. Le concept de responsabilité illimitée s’applique tout autant aux réservistes qu’aux réguliers, alors pourquoi traiterait-on les réservistes blessés différemment? » Parent s’inquiète aussi des dispositions pour les réservistes de la GRC et des polices municipales dont la blessure ne se manifeste que plusieurs années après leur service militaire.</p>
<p>Toutefois, ce n’est là que le début de la longue liste de ses préoccupations. Il s’inquiète aussi du fait qu’ACC ne répond pas toujours en temps opportun aux anciens combattants en détresse pour lesquels la paperasserie est un obstacle particulièrement difficile à contourner. Il nous donne des exemples : un double amputé qui doit remplir trois demandes distinctes pour blessure reliée au même incident, et des gens souffrant du syndrome de stress post-traumatique dont la détresse s’aggrave pendant que leur demande est en cours de traitement. Il est aussi en faveur d’un plus grand soutien pour les familles, de meilleurs avantages liés aux funérailles et aux enterrements, et d’un meilleur accès aux cliniques de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel.</p>
<p>Comme Pat Stogran avant lui, Parent croit qu’il devrait y avoir un mandat législatif rendant le bureau plus indépendant et influent. À l’heure actuelle, l’ombudsman rend des comptes au ministre des Anciens Combattants, qui établit le budget du bureau et dépose son rapport annuel au Parlement. « Ce serait un atout, dit Parent, mais je suis d’avis qu’on doit utiliser les outils qu’on nous a donnés. » Sa capacité de faire rapport sur les problèmes systémiques est l’un de ces outils. Il prévoit produire trois de ces rapports par année pendant son mandat, laissant comme legs une recherche sur 15 problèmes importants et des recommandations pour les régler. « Nos critères concernent la détermination du nombre de personnes affectées et le degré. » Il considère, entre autres, la santé financière, l’impact sur la famille et le cout de ne rien faire. D’abord, il y a les dépenses d’enterrement et de funérailles et le Programme d’autonomie des anciens combattants. « J’ai cinq ans et une bonne équipe [d’une trentaine de personnes à Ottawa et à Charlottetown], dit Parent. Je vais les tenir occupés. »</p>
<p>Si ce programme ressemble un peu à un plan de campagne, c’est peut-être en raison de la longue expérience militaire de Parent. Il est entré dans l’Aviation en 1964, tout de suite après l’école secondaire, quand il avait 17 ans, et il y a été formé en tant que technicien de systèmes de sécurité. « C’était un travail intéressant, mais pas très enrichissant », dit-il. Recherchant plus de défis, il fut admis en 1972 dans l’équipe élitaire de sauvetage paras des Forces canadiennes, qu’on appelle ces jours-ci les techniciens en recherche et en sauvetage (tech SAR), où on lui conféra les qualités d’ambulancier paramédical, de maitre parachutiste, de maitre plongeur, et d’instructeur d’alpinisme et de survie.</p>
<p>Chaque année, les techs SAR sauvent des centaines de Canadiens militaires et civils; ils doivent avoir un bon esprit d’équipe, mais ils doivent aussi pouvoir réfléchir de manière indépendante. Parent est laconique à propos des trois décennies qu’il a passées à porter, au besoin, un parachute, un scaphandre autonome ou des crampons d’escalade pour sauver des gens en difficulté ou sinistrés dans tous les environnements canadiens. « J’ai trouvé très enrichissant d’aider les gens, dit-il. J’ai eu de bonnes expériences. »</p>
<p>Les techs SAR « n’hésitent pas à sauter d’un avion en parachute au-dessus de l’océan dans des vents de 40 milles à l’heure », dit le général et chef d’état-major de la défense des FC à la retraite Maurice Baril. « Guy risquait sa vie au jour le jour […], mais il le faisait comme métier, pas lors d’opérations. On ne peut douter de son courage physique. »</p>
<p>Parent a grimpé les échelons jusqu’à celui d’adjudant, puis en 1989 à la base de Summerside, en Î.-P.-É, celui d’adjudant-chef (adjuc). Les adjudants représentent le personnel non officier et ils sont responsables du moral des soldats. Quand ils obtiennent le grade de chef, ils sont un intermédiaire clé entre les commandants et les soldats et leur famille. Étant donné qu’ils ont un pied à la caserne et l’autre à l’état-major, leurs conseils sont aussi bien reçus chez les officiers que leur sagesse l’est chez les simples soldats. Parent dit que peu avant qu’il délaisse l’aide directe aux gens pour se consacrer à leur représentation, il s’est « aperçu que les représenter, c’est les aider ». En 1991, il a été nommé adjuc du Commandement aérien et, en 1995, adjuc des Forces canadiennes, représentant 47 000 sous-officiers et simples soldats, et il a été conseiller auprès de plusieurs chefs d’état-major.</p>
<p>« Guy était l’adjuc des Forces à un moment très important, alors qu’il y avait des changements sans précédent et que l’on devait accélérer le rythme opérationnel dans un contexte de réductions budgétaires considérables et de restructuration », dit le vice-amiral à la retraite Larry Murray qui était chef d’état-major de la défense intérimaire en 1996 et 1997. Il attribue à Parent le mérite de s’être fait le champion du perfectionnement professionnel des militaires et de s’être battu pour que l’on écoute leur famille davantage.</p>
<p>Parent a participé à la conception de plans de restructuration sous Murray, et à leur mise en œuvre sous Baril. « Je n’aurais jamais pris de décision concernant les troupes […] sans lui en parler avant », dit Baril. Parent accompagnait les CEMD partout : visites des troupes, témoignages devant les comités parlementaires et sénatoriaux, voyages à l’étranger.</p>
<p>Ses deux anciens patrons disent de lui qu’il est compatissant et calme, efficace mais tranquille, et ils louent sa manière d’utiliser son influence pour obtenir des résultats. Baril nous en donne un exemple. À l’occasion de plusieurs voyages vers la fin des années 1990, des gens de sociétés plus stratifiées que la nôtre ont essayé de dissuader Baril de se faire accompagner par son adjuc parce que « le personnel non officier n’a aucun prestige dans le réseau social de leurs forces pour autant qu’on sache ». Mais Baril a insisté et Parent, par l’exemple, a convaincu des officiers militaires supérieurs de l’utilité d’un partenariat entre officier et personnel non officier. Un grade équivalant à celui de l’adjuc a été créé par la suite dans plusieurs de ces pays et Baril en attribue le mérite à Parent. « Il leur a vendu l’idée en douce. »</p>
<p>En 1999, Parent a été posté en Égypte où il dit qu’il a « acquis la capacité de comprendre les problèmes, de les analyser et de se pencher sur les solutions diplomatiques de longue durée ». Quand il était sergent-major, il a dû désamorcer des conflits entre les militaires de 14 pays qui défendaient le Sinaï conformément aux accords de Camp David.</p>
<p>Il s’est retiré des Forces en 2001 et s’est fait engager au Bureau de l’ombudsman de la Défense nationale et des Forces canadiennes, où il a été enquêteur, directeur des enquêtes et, finalement, directeur de l’Équipe d’intervention spéciale de l’ombudsman. Il a été recruté par le BOV en 2008 en tant que directeur des recherches et des enquêtes.</p>
<p>Hyson dit que Parent a plusieurs avantages par rapport à son prédécesseur. Tout d’abord, le mandat de cinq ans de Parent est « une période plus longue pour établir de bonnes relations de travail avec les anciens combattants et le gouvernement ». Il a aussi pris les rênes d’une opération établie; il n’a donc pas été obligé de recruter, d’organiser et de former le personnel, ni d’installer les bureaux.</p>
<p>Étant donné toutes ces expériences, Murray est d’avis que Parent saura bien servir en tant qu’ombudsman. « Il comprend les blessures, le danger et […] les répercussions sur les familles. » Parent et son épouse, Helena Morris, ont élevé trois fils pendant qu’il était militaire. « Il parle aux puissants et utilise les moyens nécessaires, et il le fait d’habitude dans la tranquillité et avec efficacité, et à l’occasion dans les coulisses. »</p>
<p>Son travail tranquille dans les coulisses a été couronné de succès peu après sa nomination. À la suite d’une offre de services gratuits provenant d’une société d’avocats, il a écrit aux associations d’avocats provinciales et fédérales pour leur exposer le besoin qu’ont les anciens combattants de services juridiques gratuits lors des requêtes en révision judiciaire en Cour fédérale. Bien que les anciens combattants qui n’obtiennent pas gain de cause devant le Tribunal des anciens combattants (révisions et appels) puissent demander un contrôle judi­ciaire, peu nombreux sont ceux qui le font, surtout à cause des dépenses que cela représente.</p>
<p>En décembre 2010, l’Ontario Trial Lawyers Association a annoncé l’institution d’un programme de services juridiques gratuits pour les anciens combattants ontariens demandant des avantages fédéraux liés à une invalidité. On s’attend à ce que d’autres associations lui emboitent le pas. Il s’agit là d’une réussite tranquille, le résultat de son énergie contrôlée et de l’utilisation calme de s</p>
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		<title>CHEZ SOI À VIE : PARTIE 2, GADGETS ET MACHINS</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 04:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À L’AUTOMNE DERNIER, HAROLD STEPHENSON, ÂGÉ DE 89 ANS ET SOUFFRANT DE DÉMENCE, A ÉTÉ TROUVÉ, CONFUS, SANS MANTEAU, À L’EXTÉRIEUR DE SA MAISON RURALE DE MOUNT PLEASANT, AU NOUVEAU-BRUNSWICK. SA FAMILLE AVAIT TOUJOURS CRAINT QUE CELA ARRIVE LA NUIT, OU DANS LE FROID, QUAND CHAQUE MINUTE LE RENDRAIT PLUS DIFFICILE À TROUVER. MÊME AVEC L’AIDE D’UN TRAVAILLEUR DE SOINS À DOMICILE, D’UNE NIÈCE QUI PASSE LE VOIR TOUS LES JOURS ET DE DEUX FILS QUI LE VISITENT PLUSIEURS FOIS PAR SEMAINE, ON S’INQUIÉTAIT CONSTAMMENT QUE HAROLD TOMBE OU QU’IL S’ÉGARE, ET QUE PLUSIEURS HEURES S’ÉCOULENT AVANT QUE QUELQU’UN S’EN APERÇOIVE.  

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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="../../en/wp-content/uploads/2011/05/GizmoLead.jpg"></a></p>
<p><strong>À L’AUTOMNE DERNIER, HAROLD STEPHENSON, ÂGÉ DE 89 ANS ET SOUFFRANT DE DÉMENCE, A ÉTÉ TROUVÉ, CONFUS, SANS MANTEAU, À L’EXTÉRIEUR DE SA MAISON RURALE DE MOUNT PLEASANT, AU NOUVEAU-BRUNSWICK. SA FAMILLE AVAIT TOUJOURS CRAINT QUE CELA ARRIVE LA NUIT, OU DANS LE FROID, QUAND CHAQUE MINUTE LE RENDRAIT PLUS DIFFICILE À TROUVER. MÊME AVEC L’AIDE D’UN TRAVAILLEUR DE SOINS À DOMICILE, D’UNE NIÈCE QUI PASSE LE VOIR TOUS LES JOURS ET DE DEUX FILS QUI LE VISITENT PLUSIEURS FOIS PAR SEMAINE, ON S’INQUIÉTAIT CONSTAMMENT QUE HAROLD TOMBE OU QU’IL S’ÉGARE, ET QUE PLUSIEURS HEURES S’ÉCOULENT AVANT QUE QUELQU’UN S’EN APERÇOIVE.</strong></p>
<p>Toutefois, après l’installation, à l’automne dernier, d’un appareillage de surveillance, si Harold ouvre sa porte pendant la nuit, son fils Lyndon en est averti et il peut vérifier en ligne si son père a simplement laissé le chien sortir ou bien s’il s’est éloigné et s’il faut qu’un membre de la famille aille l’aider. « On se sent tellement soulagés », dit Lyndon, qui habite à 20 minutes en voiture de là, à Wicklow. Cette technologie sert à rallonger le temps que Harold peut rester dans l’environnement auquel il est habitué.</p>
<p>On s’attend à ce que les babyboumeurs répandent cette technologie dans les domiciles canadiens, disent les spécia­lis­tes du vieillissement chez soi. Elle servira de plus en plus aux gens qui s’occupent de parents âgés et qui compteront eux-mêmes sur la technologie de la « maison intelligente » pour rester chez eux le plus longtemps possible, ce qui augmentera le recours aux soins à domicile et servira à retarder ou même à éviter carrément le placement en établissement de soins de longue durée. Les gadgets et machins servant à accroitre la sécurité, à surveiller la santé, à stimuler la mémoire, à gérer les conditions médicales chez soi et à maintenir le contact avec la famille et avec les amis sont une tendance mondiale.</p>
<p>Il y a des systèmes de surveillance au Canada qui servent à avertir les soignants quand un ainé est tombé, qu’il a omis de prendre un médicament, qu’il a laissé la porte du frigo ouverte, ou qu’il ne l’a pas ouverte de la journée. Les soignants peuvent être avertis par téléphone, par appareil sans fil ou par courriel, où qu’ils se trouvent, même dans une autre province, et ils peuvent vérifier le registre des détecteurs et se servir de caméras vidéos pour vérifier ce qu’il se passe. Il y aura bientôt des systèmes automatiques avertissant que des aliments sont décomposés dans le réfrigérateur, d’autres qui guideront les ainés souffrant de démence, des fours à microondes qui parleront et des pèse-personne pour les gens dont la vue baisse. L’élaboration de robots compagnons qui prendront en charge les tâches ménagères et apporteront un soutien personnel est en cours.</p>
<p>La plupart des clients canadiens sont des familles comme celle des Stephenson, situées dans la « génération sandwich », qui élèvent leurs propres enfants tout en s’occupant de parents âgés, souvent en travaillant à temps plein. D’après Statistique Canada, 2,7 millions de Canadiens de plus de 45 ans soignent des ainés sans être rémunérés; un quart de ces soignants sont des ainés et de plus en plus s’occupent de parents souffrant de démence.</p>
<p>La plupart des Canadiens veulent vieillir dans leur propre maison, et la plupart d’entre eux peuvent le faire de manière autonome la plupart du temps. On peut s’attendre à vivre quelque 20 ans après l’âge de 65 ans, surtout en santé. Mais les dernières années sont caractérisées par un certain degré d’invalidité lorsque les maladies chroniques comme l’arthrite, l’hypertension artérielle, la cardiopathie, la perte de la vue et le diabète exercent leurs ravages. Un ainé sur cinq entre 65 et 74 ans vivant chez lui rapporte souffrir d’une invalidité, et ce chiffre monte à 28 p. 100 chez les 75 à 85 ans, et à 45 p. 100 chez les plus de 85 ans, nous dit Santé Canada.</p>
<p>Il y en a beaucoup qui ont besoin d’aide à un moment donné. En outre, il y a déjà des dizaines de milliers de Canadiens sur les listes d’attente des établissements de soins de longue durée et on s’attend à ce que le nombre de places manquantes augmente alors que les provinces se débattent avec une demande croissante et un budget serré. De surcroit, le nombre d’employés pouvant répondre à la demande de services d’appoint à domicile est insuffisant.</p>
<p>« Il faut être créatifs », dit Barb Burnett, directrice générale de l’Institut Atlantique des soins aux personnes âgées, qui mène un projet pilote dans le but de décider si le Nouveau-Brunswick ajoutera la surveillance électronique au menu de ses services sociaux. « En voyant ce système, j’ai compris qu’il y avait là une occasion d’aider les gens à rester chez eux plus longtemps. » La technologie peut nous aider à colmater la brèche dans les soins qu’entraine la diminution proportionnelle du nombre de jeunes gens et à éviter l’épuisement des soignants, dit-elle. L’armée de soignants du Canada, surtout la famille, dispense des services gratuitement, dont la valeur est estimée à quelque 25 milliards de dollars par année.</p>
<p>Plus longtemps les ainés restent chez eux, moins grand sera le besoin de bâtir et de doter en personnel des établissements de soins de longue durée publics. Selon l’Association canadienne des soins de santé, ces établissements coutent actuellement environ 15,5 milliards de dollars par année. Cependant, il existe aussi une incitation financière pour les familles. Selon la province, le revenu de l’ainé et les services inclus, un résidant paie entre 540 $ et 2 800 $ par mois dans les établissements de soins de longue durée, et encore plus dans les établissements privés. Toutefois, certains ainés et leur famille pourraient se débrouiller chez eux avec un soutien technologique, dit la Dre Atiya Mahmood, professeure adjointe du département de gérontologie de l’Université Simon Fraser (USF) de Vancouver.</p>
<p>L’Alberta étudie la technologie qui aide à vieillir chez soi. Dans un projet de deux ans coutant 1,9 million de dollars, des ainés essaient des systèmes de gestion d’égarés, des programmes d’intervention d’urgence personnelle et des systèmes de gestion de la pharmacothérapie de CareLink Advantage, de MedSignals et de Priority Care Call. « Ces technologies procurent davantage de dignité et d’autonomie aux ainés, tout en réduisant le stress des soignants », dit le ministre de la Santé et du Bienêtre, Gene Zworzdesky. La technologie, si elle est utile, pourrait être répandue en Alberta au cours des deux ou trois prochaines années.</p>
<p>La technologie « ne remplace pas le contact humain, dit Burnett. Mais nous savons aussi qu’il est rare que quelqu’un soit disponible 24 heures sur 24. Cela sert au soutien quand il n’y a pas d’interaction humaine ou qu’elle est impossible. »</p>
<p>Les familles prenant part au projet pilote du Nouveau-Brunswick, y compris celle des Stephenson, doivent payer 180 $ par mois pour le système CareLink Advantage, qui comprend normalement un panneau de commande et une connexion Internet sans fil, des détecteurs pour le lit, plusieurs détecteurs de mouvement, des détecteurs pour la porte et des moniteurs médicaux, ainsi que des caméras stationnaires et de balayage panoramique basculantes que l’on peut fixer afin de prendre des séquences vidéos dans le domicile de l’ainé.  Il faut aussi des services Internet dans les logements des ainés et des soignants.</p>
<p>Le système est conçu de sorte à être discret et facile à utiliser par les soignants, dit le président John Whitehead de CareLink Advantage. « Nous voulions que les soignants soient avertis des anomalies de comportement, afin qu’ils n’aient pas besoin de se mettre à leur recherche, ajoute-t-il. Il était inconcevable que les gens s’arrêtent deux, trois, quatre fois par jour pour ouvrir une session et voir s’il y a des problèmes. » En outre, « le rôle de l’ainé devait être passif. Il était important qu’il puisse continuer de vivre comme d’habitude ».</p>
<p>Les systèmes néobrunswickois ont été personnalisés pour chaque famille participante. Les détecteurs sans fil placés partout dans la maison transmettent des données en continu à carelinkadvantage.com. La surveillance se fait en fonction de ce qui inquiète : la chute, la prise du bon médicament au coucher, l’égarement. Le système n’avertit les soignants, automatiquement, que s’il y a un problème; si un détecteur indique qu’il n’y a pas de mouvement quand il devrait y en avoir, qu’un médicament n’a pas été pris ou qu’il a été pris quand il ne fallait pas, qu’une porte donnant sur l’extérieur a été ouverte pendant la nuit. La famille et les soignants peuvent ouvrir une session sur le site Web pour consulter le registre des détecteurs et faire fonctionner les caméras vidéos pour observer l’ainé chez lui. Il existe aussi des détecteurs pour surveiller les médicaments, des alertes d’urgence personnelles et des détecteurs pour la porte de frigo et le garde-manger. Les systèmes concurrents visant le marché du luxe offrent aussi une communication bidirectionnelle télévisuelle, des avertisseurs pour les soignants et des sites Web pour la famille.</p>
<p>En ce qui a trait aux systèmes de réponse aux urgences personnelles, Whitehead a accepté de se familiariser avec la technologie qui apporterait de l’aide pour ses propres parents dont la santé est fragile. « Avant de faire installer ce système, on s’inquiétait au lever et on s’inquiétait au coucher, dit-il. C’était le jeu de la culpabilité : maman est peut-être par terre, je devrais peut-être l’appeler. »</p>
<p>Une telle inquiétude mène à l’épuisement des soignants, dit Burnett. En plus d’apaiser l’inquiétude, le système dissémine la charge de travail. « Si quelqu’un habitant à Fredericton a des enfants ici et un enfant à Edmonton, ce dernier peut jouer un rôle actif », dit-elle.</p>
<p>Les critiques s’inquiètent de la possibilité d’abus et d’invasion de la vie privée. Le droit, la politique et les discussions publiques n’ont pas progressé au rythme de la technologie, dit Charmaine Spencer du Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aîné(e)s et chercheuse du centre de recherche en gérontologie de l’USF. En tant que société, nous devrions discuter de ce que cette technologie a d’approprié et d’inapproprié.</p>
<p>Vu qu’elle est si nouvelle, il y a un danger que les gens ne s’aperçoivent pas qu’on en abuse, ou qu’ils ne sachent pas où le rapporter. Et même dans les quelques provinces disposant d’une loi qui protège les adultes, le premier recours en cas de négligence ou de mauvais traitement d’un ainé « ironiquement, c’est l’hébergement dans un établissement de soins de longue durée », dit-elle.</p>
<p>Les systèmes devraient être conçus pour protéger la vie privée, dit le Dr Alex Mihailidis de l’Université de Toronto et du Toronto Rehabilitation Institute. Les ainés devraient donner un consentement éclairé avant que l’on installe le matériel chez eux, et ce sont eux aussi qui devraient décider qui a accès au système et à l’information, et quelle utilisation on pourrait en faire, dit Michelle Chibba, directrice des politiques du bureau du Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario.</p>
<p>Les ainés acceptent d’abandonner une certaine part d’intimité pour accroitre leur autonomie et leur sécurité. « Il ne faut pas oublier que les ainés perdent une partie de leur vie privée quand des soignants rémunérés s’introduisent chez eux », dit Burnett. La vie privée est aussi grandement réduite dans un établissement résidentiel. « Les seules personnes qui ont accès à l’information, dans ce système, ce sont les membres de la famille », dit-elle. Lyndon Stephenson dit que Harold a pris part à la décision concernant le placement des caméras afin qu’il n’y ait pas intrusion dans sa vie privée, par exemple dans la chambre et dans la salle de bain. Et bien qu’ils s’inquiètent de la possibilité que les soignants rémunérés s’opposent au système, il n’y a eu aucune plainte. « Ce n’est pas un secret », nous explique Whitehead.</p>
<p>D’aucuns s’inquiètent que le système de surveillance remplace les visites. Toutefois, les chercheurs n’ont remarqué aucune réduction du nombre de visites par la famille. « Nous avons découvert une prime formidable à laquelle nous ne nous attendions pas », dit Whitehead, qui a installé plus de 100 systèmes dans des résidences privées et des centres de soins de santé partout au pays. Il dit qu’avant l’installation, les visites et les appels de la famille n’étaient ni plus ni moins que des interrogatoires : L’ainé avait-il pris ses médicaments? À quelle heure s’était-il levé? S’était-il souvenu d’un rendez-vous? Qu’avait-il pris au déjeuner? « Après l’installation du système, les visites de la famille redeviennent des évènements sociaux », dit-il.</p>
<p>Les soignants peuvent aussi détecter les changements dans le comportement et en chercher les causes. Lyndon Stephenson a découvert que son père partageait ses repas avec son chien. Maintenant, il appelle pour qu’on fasse sortir le chien avant que son père prenne ses repas. Les données des détecteurs du frigo et du garde-manger ont averti Whitehead que sa mère souffrante d’Alzheimer oubliait de diner; la famille a alors fait des arrangements pour que l’un de ses membres aille diner avec elle chaque jour. « Si vous remarquez des changements de comportement, vous pouvez vous en occuper avant que ça devienne un problème », dit-il.</p>
<p>Les coordonnateurs des soins du ministère étatsunien des anciens combattants utilisent des systèmes de surveillance à distance pour ce faire. À la suite du triplement du nombre de clients de 85 ans et plus que l’on prévoyait, 17 025 anciens combattants souffrant de maladies chroniques ont été surveillés, et il y a eu une réduction de 20 p. 100 du nombre d’hospitalisations, ainsi qu’une réduction de 25 p. 100 quant à leur durée. Le cout annuel de la surveillance est de 1 600 $ par patient, alors que celui des soins de santé primaires est de 13 121 $ et celui des soins infirmiers en résidence, de 77 745 $. Le programme est actuellement offert à d’autres anciens combattants américains. Anciens Combattants Canada considère à présent le soutien des systèmes de surveillance à domicile au cas par cas, selon les besoins.</p>
<p>Les systèmes de CareLink Advantage coutent entre 130 $ et 190 $ par mois, selon que le client achète ou pas son propre matériel (au cout d’environ 1 000 $). Les compétiteurs dans le marché de consommation de luxe établissent des devis de 3 000 $ à 9 000 $ pour le matériel, plus des frais d’accès mensuels, pour les systèmes où tout est inclus. Mais il existe aussi des possibilités pour les budgets plus modestes, dit Mahmood. « Ce n’est pas tout le monde qui a besoin de tout. »</p>
<p>Il y a des familles qui achètent et installent des cybercaméras indépendamment, dit Ursula Lebana de SPY TECH de Toronto. Ces caméras coutent entre 500 $ et 1 000 $; le modèle le plus cher offre des avertissements par courriel ou par téléphone et l’enregistrement vidéo.  Des détecteurs de mouvement de périmètre, à partir de 79,99 $, donnent l’alerte si l’ainé s’en va, et il existe des localisateurs SPP (système de positionnement planétaire) portés à la ceinture qui servent à retrouver les égarés plus facilement, dit-elle.</p>
<p>Non seulement les babyboumeurs pourront-ils utiliser davantage de gadgets et de machins, mais les dispositifs seront de plus en plus intelligents, abordables et faciles à utiliser, dit le Dr Rafik Goubran, doyen de l’ingénierie et de la conception de l’Université Carleton d’Ottawa. Il nous montre un détecteur, sur le bout du doigt, qui est plus petit que la gomme d’un cra­yon. Ce détecteur peut être placé n’importe où, dans un coussinet sur le lit, un tapis par terre, la porte d’un frigo, pour détec­ter des choses comme une différence de pression ou de température, ou encore un gaz. Un ordinateur peut analyser ces données et avertir un soignant d’un changement important tel qu’un plus grand risque de chute s’il note un changement de la force avec laquelle un ainé s’agrippe à une barre d’appui. Les détecteurs peuvent être connectés à des microphones et à des hautparleurs pour rappeler à quelqu’un de refermer la porte du frigo ou pour avertir les résidants qu’un aliment n’est plus comestible. Bientôt, les détecteurs pourront déceler si le lait ou la viande ne sont plus comestibles. Ils peuvent aussi déceler quand quelqu’un se lève pendant la nuit, et allumer automatiquement la voie jusqu’à la salle de bain.</p>
<p>Les consommateurs peuvent acheter des dispositifs de la technologie des maisons intelligentes pour contrôler le chauffage, la lumière et les chaines audiovisuelles, et le jour viendra où les maisons intelligentes comprendront une technologie pour appuyer le vieillissement chez soi « sans comp­ter sur un membre de la famille, un soignant ou un travailleur de la santé, dit Mihailidis. Tout peut être incorporé dans l’environnement afin que le résidant ne soit pas obligé de porter quoi que ce soi, d’appuyer sur un bouton ni de se souvenir d’allumer un système. »</p>
<p>Mihailidis a testé un système informatisé utilisant l’intelligence artificielle pour guider les gens souffrant de démence pendant les activités quotidiennes comme le brossage des dents. Les cybercaméras surveillant l’ainé n’interviennent, en donnant des instructions, que si c’est nécessaire. « Un souffleur informatisé peut dire la même chose 100 fois sans s’impatienter », dit Mihailidis. Non seulement la charge de surveillance du soignant est allégée, mais l’aptitude de l’ainé aux occupations de tous les jours est maintenue.</p>
<p>Les Canadiens n’adoptent pas la technologie afférente au vieillissement sur place rapidement, mais Burnett prédit que cela va changer. « Nous recevons des commentaires favorables de la part des familles », à la suite du test pilote, qui rapportent que le soutien technologique les a aidés à retarder le placement dans un établissement. « Nos familles étant moins nombreuses et bien plus dispersées, les options reliées au soutien de quelqu’un dans la communauté sont moins nombreuses. Cela en fait une de plus. »</p>
<p>Burnett réalise néanmoins que ce n’est pas tout le monde qui admire la nouvelle technologie. « Il a fallu du temps pour trouver la bonne population qui l’adopterait. Mais ceux qui l’aiment s’en font les porte-paroles. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-879" title="Le petit Nao est un des très nombreux robots que l’on est en train de mettre au point. Ces robots pourront préparer le déjeuner, sortir les ordures, aider les gens à entrer dans une baignoire ou à en sortir, leur rappeler qu’ils ont un rendez-vous ou qu’il est temps de prendre leurs médicaments. [PHOTO : ALDEBARAN ROBOTICS]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/05/GizmoInset1.jpg" alt="Le petit Nao est un des très nombreux robots que l’on est en train de mettre au point. Ces robots pourront préparer le déjeuner, sortir les ordures, aider les gens à entrer dans une baignoire ou à en sortir, leur rappeler qu’ils ont un rendez-vous ou qu’il est temps de prendre leurs médicaments. [PHOTO : ALDEBARAN ROBOTICS]" width="515" height="859" />
<div class="credit">PHOTO : ALDEBARAN ROBOTICS</div>
<div class="caption">Le petit Nao est un des très nombreux robots que l’on est en train de mettre au point. Ces robots pourront préparer le déjeuner, sortir les ordures, aider les gens à entrer dans une baignoire ou à en sortir, leur rappeler qu’ils ont un rendez-vous ou qu’il est temps de prendre leurs médicaments. </div>
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		<title>CHEZ SOI À VIE: PARTIE 1, LA MAISON DE SOUTIEN</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 04:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Chez Derek et Maria Lunden, à North Vancouver, ou chez Alison et Peter Faid, à Edmonton, on est émerveillé par les cuisines et salles de bains spacieuses, les portes et couloirs larges, la finition exquise et une lumière naturelle abondante. Ce qui est moins évident, c’est que ces demeures ont été conçues pour que leurs propriétaires puissent s’y mouvoir pendant les derniers stades de la vie, quoi qu’il advienne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chez Derek et Maria Lunden, à North Vancouver, ou chez Alison et Peter Faid, à Edmonton, on est émerveillé par les cuisines et salles de bains spacieuses, les portes et couloirs larges, la finition exquise et une lumière naturelle abondante. Ce qui est moins évident, c’est que ces demeures ont été conçues pour que leurs propriétaires puissent s’y mouvoir pendant les derniers stades de la vie, quoi qu’il advienne.</strong></p>
<p>Les Lunden et les Faid sont des pionniers quand il s’agit d’adapter un logement pour pouvoir vieillir chez soi, un concept qui se répandra largement au cours des prochaines années à mesure que les babyboumeurs prendront leur retraite. « La tendance démographique probablement la plus importante des 50 dernières années concerne le fait que les gens vivent seuls et plus longtemps, dit le Dr Andrew Sixsmith, directeur du Gerontology Research Centre de l’université Simon Fraser de Vancouver. Les babyboumeurs sont sur le point de changer les manières de vivre plus longtemps et seul, en toute sécurité et dans le confort.</p>
<p>Le logement qui aide à rester chez soi en vieillissant est un phénomène amorcé au Canada par les babyboumeurs, dit le Dr Don Shiner de l’université Mount Saint Vincent de Halifax. Les babyboumeurs canadiens se préparent à la retraite en adaptant leur chalet, en rénovant leur domicile ou en construisant une maison. Ces maisons ont de plus en plus souvent des caractéris­tiques permettant à toute personne, quels que soient son âge, sa taille ou ses capacités physiques, d’utiliser facilement toutes les pièces. On s’attend à ce que, vu leur indépendance d’esprit, leurs connaissances en technologie et leur richesse (supérieure à celle des générations précédentes prenant leur retraite), les babyboumeurs adoptent non seulement le logement construit ou rénové pour leurs besoins physiques changeants, mais un nombre croissant d’accessoires et d’appareils fonctionnels servant à compenser les capacités physiques ou mentales qui s’amoindrissent en vieillissant.</p>
<p>Mais qu’en est-il des gens qui ont déjà pris leur retraite? « Environ 94 p. 100 des ainés restent dans leur propre domicile, se contentant, des fois, d’un espace terriblement mal conçu », dit Shiner. Tout le monde ne peut pas se permettre de dessiner et construire une maison de rêve ou de faire des rénovations importantes, mais même les gens qui n’ont que de maigres moyens peuvent copier les idées de ceux qui le peuvent, dit l’architecte edmontonien Ron Wickman, spécialiste de la conception accessible et universelle et dont le père se déplaçait en fauteuil roulant quand il était petit.</p>
<p>Selon les articles, la conception universelle, incorporée au stade de la planification, augmente le cout d’un nouvel édifice entre moins d’un pour cent et trois pour cent à peu près « et ce, que la maison coute un million de dollars ou un quart de million de dollars », dit Wickman. Par exemple, quelqu’un sans restrictions financières pourrait rendre la maison entière accessible à tous en y installant un ascenseur, tandis que quelqu’un dont le budget est moins important pourrait dessiner une maison sans étage ou élargir l’escalier au cas où il voudrait ajouter un monte-escalier par la suite; une troisième personne pourrait construire une maison dont le rez-de-chaussée comprendrait une chambre à coucher et une salle de bain universellement accessibles pour satisfaire les besoins d’occupants âgés. De façon parallèle, un gros budget de rénovation permettrait l’accès à la maison à tout le monde grâce à un ascenseur extérieur à l’entrée alors qu’une rampe jusqu’à la porte d’entrée convien­drait mieux à un budget plus modeste. L’important, c’est de planifier selon les besoins que l’on prévoit.</p>
<p>La maison neuve de 600 000 $ des Faid comprend beaucoup de fanfreluches dans la conception universelle; pour leur part, les Lunden ont acheté une maison plus vieille située sur un terrain plat et dépensé 120 000 $ en trois étapes de rénovation en dix ans. Leurs idées, indiquées dans ce texte en gris, correspondent aux photos qui illustrent comment les propriétaires ont incorporé la conception universelle à leur domicile.</p>
<p>Après que Derek eût reçu un diagnostic de sclérose en plaques progressive, les Lunden achetèrent un modeste bungalow au cout de 275 000 $, en 1998, et le rénovèrent par stades, quand leur budget le leur permettait et que les besoins de Derek croissaient. Ils aplanirent les seuils des portes extérieures, élargirent les portes intérieures, ajoutèrent un revêtement de sol en bois dur et installèrent des douches accessibles en fauteuil roulant. Dans la cuisine, la préparation et la cuisson des repas ainsi que le nettoyage ont été rendus plus facile pour quelqu’un en fauteuil roulant grâce à des tiroirs roulants et une surface de travail plus basse, y compris une simple planche à découper rentrante. De petits creux dans les placards du bas permettent à Derek de mettre ses genoux sous l’évier pour faire la vaisselle; quand il a terminé, il referme les placards et la cuisine ressemble à n’importe quelle autre. Les dépenses ont été maitrisées, lors de la rénovation de la cuisine, en adaptant des placards standards.</p>
<p>Un ajout de 400 pieds carrés rend la chambre des maitres spacieuse, où le matériel de soutien est escamotable. Bien que Derek, âgé de 54 ans, se déplace actuellement en fauteuil roulant, il ne voulait pas que la maison ait l’air d’avoir été conçue pour quelqu’un en fauteuil roulant. Un grand nombre des éléments de la conception universelle qui aident à vieillir chez soi sont constatables chez les gens frappés d’invalidité. La différence, c’est que les concepts liés au vieillissement chez soi servent à n’importe qui vivant dans n’importe quel type de logement, pas seulement les logements accessibles ou les établissements de soins de longue durée. « Ma maison est conçue de telle sorte que toutes les caractéristiques dont j’ai besoin s’y trouvent, mais ce sont des caractéristiques dont quiconque peut profiter. »</p>
<p>Les Lunden ont l’intention d’en faire leur dernière maison. Il y a des ainés prenant leur retraite qui emménagent dans un condo pour vivre dans un endroit qu’ils aiment, pour avoir une demeure plus accessible ou plus petite, pour faire moins d’entretien, ou pour profiter d’un plus grand luxe. Les Lunden ont tout cela maintenant. « Quand on me demande si je vais déménager dans un condo, je réponds que j’habite déjà dans un “condo”, un condo de 1 700 pieds carrés, avec un beau jardin et sans charges communes. »</p>
<p>Si les Lunden ont fait des rénovations pour répondre à leurs besoins, les Faid, eux, ont construit la maison de leurs rêves en fonction de ce dont ils pensent avoir besoin à l’avenir, mais qui leur est utile aujourd’hui.</p>
<p>Peter Faid, un conseiller qui prend part à la création de la stratégie du vieillissement chez soi d’Edmonton, s’est aperçu, en tenant des réunions dans l’ancienne maison de sa famille — laquelle avait cinq étages et 62 marches — que « la seule manière dont les gens en fauteuil roulant ou avec des cannes pouvaient entrer dans la maison, c’était de s’y faire porter ». Conscients qu’ils pouvaient avoir des difficultés de déplacement un jour, les Faid décidèrent de construire une nouvelle maison de rêve pour leurs derniers jours.</p>
<p>Le bas des fenêtres est à 18 pouces du plancher, ce qui leur procure amplement de lumière naturelle : précieux pour les gens dont la vue baisse, ou qui veulent une vue panoramique en fauteuil roulant. Ils firent installer des planchers douillets en liège et enlever les petits tapis pour diminuer les risques de trébucher et avoir une surface dure pour les déambulateurs et les fauteuils roulants. Les poignées de porte de type levier sont moins dures pour les mains arthritiques; les gens ayant des difficultés de déplacement utilisent les toilettes hautes plus aisément que les basses; les gens qui ont des problèmes d’équilibre peuvent s’assoir sur le banc en tek élégant pour se doucher. « Nous étions décidés à avoir une maison entièrement accessible », nous dit Faid. Mais le terrain de 225 000 $ qu’ils ont acheté ne pouvait pas servir à la construction d’un grand bungalow, alors ils firent bâtir une demeure à plusieurs étages et aux seuils extérieurs nivelés. Ils ont installé un ascenseur de 22 000 $, au cas où quelqu’un se mettrait à éprouver des difficultés de déplacement, mais ils se sont aperçus qu’ils l’utilisent au jour le jour pour les tâches ménagères comme monter les emplettes à la cuisine, descendre la lessive au sous-sol et transporter les meubles.</p>
<p>Faid croit que la conception universelle finira par devenir la norme. « C’est comme le cas du vieil éplucheur. Il était étroit et en métal, et en vieillissant et en développant l’arthrite, on ne pouvait plus le tenir. Quelqu’un a donc inventé la poignée plus large et tout le monde trouve son utilisation plus facile. C’est maintenant la norme. »</p>
<p>La demande de nouveaux logements et de rénovations incorporant la conception universelle a augmenté partout au pays au cours des cinq dernières années, dit Peter Briand, président du conseil des rénovateurs de la Nova Scotia Homebuilder’s Association et président d’Econo Renovations Ltd. de Dartmouth. La cité haut de gamme Fairwinds, à Nanoose Bay — au nord de Nanaimo (C.-B.), sur l’ile de Vancouver — offrait des options liées au vieillissement chez soi comme les placards superposés qui peuvent être transformés en cage d’ascenseur. À Winnipeg, la province travaille avec les promoteurs de Bridgewater Lakes dans le quartier Waverly West pour intégrer à au moins la moitié des 1 100 maisons que l’on peut visiter des entrées nivelées, des corridors larges et des salles de bain accessibles. Un projet domiciliaire à 19 maisons de Lawrencetown, à Dartmouth (N.-É.), offre des logements à câblage réseau servant aux dispositifs de divertissement, à accessoires fonctionnels et à dispositifs de gestion de patients. Les maisons couteront entre 275 000 $ et 350 000 $ à peu près, selon les ajouts.</p>
<p>De plus en plus d’architectes, de promoteurs, de cons­tructeurs, de rénovateurs et de professionnels de la santé reçoivent une formation sur les principes de la conception universelle. Beaucoup d’entre eux, formés aux États-Unis, deviennent des spécialistes du vieillissement chez soi agréés. La Nova Scotia Homebuilders Association espère offrir des cours pour spécialistes en vieillissement chez soi dans moins d’un an, dit Paul Pettipas, directeur administratif de l’association.</p>
<p>Vancouver, considérée comme la Mecque de la retraite, compte un très grand nombre d’architectes, de promoteurs, de rénovateurs et de chercheurs qui s’intéressent à la promotion de la conception universelle et de la technologie d’assistance au vieillissement chez soi. En 2004 était fondée la SAFERhome Society, dans le but d’établir des normes de construction pour les logements accessibles universels. « En plus de ce qui a trait au vieillissement et à l’accessibilité, dit Patrick Simpson, directeur administratif de la société, ces logements sont plus sécuritaires pour tous. » Près de 80 p. 100 des admissions à l’hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique sont attribuables à des accidents au foyer qui auraient pu être évités, dit-il. Les blessures liées aux chutes chez les plus de 65 ans coutent 2,8 milliards de dollars par an, et l’Agence de la santé publique du Canada estime que réduire le nombre de chutes d’un cinquième diminuerait les hospitalisations de 7 500 et le nombre d’ainés invalides de 1 800, et cela engendrerait des économies de 138 millions de dollars par an.</p>
<p>Les normes SAFERhomes « se fondent sur les codes de bâtiments provinciaux et nationaux », ajoute Simpson. Il en coute très peu pour introduire des éléments de la conception universelle en dressant les plans d’une maison : « à peu près ce qu’il en coute pour surclasser la moquette », croit-il. Il y a beaucoup de modifications qui ne coutent rien ou pas grand-chose, au stade de la planification, comme baisser ou lever les interrup­teurs, les prises électriques et la plomberie, ou grouper les services de sécurité, de câble, de téléphone et d’électricité. Il y en a d’autres qui sont relativement peu couteuses, comme l’ajout de portes plus larges (les portes elles-mêmes sont plus chères, mais leur cout est contrebalancé par la diminution des couts de l’ossature et des panneaux muraux).</p>
<p>La société permet aux consommateurs d’avoir l’esprit tranquille, dit-il, car si les normes SAFERhomes sont stipulées dans les contrats de construction, elle peut inspecter le travail pour s’assurer que les normes sont respectées et ainsi certifier la maison.</p>
<p>Dave MacDonald, conseiller du Centre d’excellence du logement de la Légion, dit qu’il est intéressant de noter que la conception universelle est une composante des logements de la Légion pour ainés et anciens combattants. La Légion appuie l’incorporation de ces éléments dans les constructions privées aussi, et elle recommande aux gouvernements d’augmenter les fonds qu’ils destinent à l’adaptation du domicile pour l’autonomie des ainés. Elle plaide aussi pour l’augmentation du nombre de logements de soutien abordables.</p>
<p>En attendant, les gens qui désirent construire ou rénover des maisons incorporant des éléments de la conception universelle peuvent trouver des renseignements utiles dans les pu­blications produites par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Des publications à télécharger se trouvent sur le site Web de la SCHL, y compris une série sur Bâti-Flex, des logis adaptatifs selon les besoins changeants de la famille, ainsi qu’Une habitation accessible dès la conception qui comprend des articles sur la planification de rénovations, les caractéristiques de la conception universelle pièce par pièce et la domotique.</p>
<p>Les Canadiens sont déjà habitués à la rénovation. Il est dit dans le Rapport sur la rénovation et l’achat de logements de 2010 de la SCHL que plus de 2,1 millions de ménages ont dépensé 25,8 milliards de dollars en 2009 pour rénover, et 30 p. 100 des ménages dont le chef de famille a 65 ans ou plus avaient l’intention de rénover en 2010. Les propriétaires peuvent faire des économies en incorporant des caractéristiques de la conception universelle au plan de leurs rénovations et en choisissant les options qui répondent à leurs besoins particuliers et que leur budget admet. Mais d’abord, ils doivent savoir ce qui est au menu, dit John H. Friswell, président de CCI Renovations de North Vancouver et professionnel agréé en vieillissement chez soi, qui croit qu’il vaut mieux, quand on envisage des rénovations, communiquer avec un professionnel qui s’y connait en vieillissement chez soi. Très peu de ses clients demandent la conception universelle, mais ils l’incorporent quand ils apprennent qu’elle sert à faciliter le vieillissement chez soi et qu’elle accroît la valeur de leur habitation et en facilite la vente.</p>
<p>« Les babyboumeurs voient les choses ainsi et ils ont les ressources nécessaires à l’incorporation de la conception universelle et de la technologie d’assistance dans leurs rénovations », affirme Nancy Paris de Peak Interiors, ingénieure biomédicale qui s’occupe de technologie d’assistance depuis 20 ans. « J’ai des clients qui se disent : “Cette année, plutôt que d’aller à Hawaï, je vais faire des rénovations pour pouvoir vivre dans ma maison pendant les prochains 20, 30, 40 ans”. » On peut faire des économies en planifiant, dit-elle. Mettre du contreplaqué derrière la cloison sèche dans la cuisine et la salle de bain lors des rénovations permet d’épargner des milliers de dollars par la suite s’il faut ajouter des barres d’appui dans la salle de bains ou des armoires de cuisine supérieures qui montent et descendent mécaniquement. Cela ne coute pas cher de planifier des armoires sur plancher à diverses hauteurs, et les lavabos et comptoirs à hauteur réglable peuvent y être inclus au même prix qu’un ilot de cuisine, dit Paris. Comme ajout bon marché, il y a l’élévation du lave-vaisselle et des laveuse et sécheuse, l’abaissement du four à microondes et le remplacement d’électroménagers par d’autres qui ont des éléments de la conception universelle : un réfrigérateur dont le congélateur intégré est en bas, un four dont la porte s’ouvre de côté, des laveuse et sécheuse à chargement frontal. L’adaptation des armoires standards et l’achat d’unités de garde-manger ou d’armoires sur plancher à tiroir plutôt qu’à tablettes permettent aussi de faire des économies. (Les programmes qu’offre la SCHL, comme les programmes d’aide à la remise en état des logements pour les gens à faible revenu et les invalides, servent à couvrir le cout de certaines rénovations.)</p>
<p>Ces experts nous mettent aussi en garde que nous n’avons pas tous besoin de tous les machins dans toutes les pièces. Shiner dit que beaucoup de gens vont avoir besoin d’une entrée aplanie, d’une salle de bain accessible au rez-de-chaussée et d’une salle au rez-de-chaussée convertible en chambre à coucher. Wickman conseille à quiconque pense construire ou rénover une maison de consulter d’abord le site Web de la SCHL pour déterminer quelles caractéristiques conviennent à leur budget et à leurs besoins, et ensuite de chercher un architecte et un maitre d’œuvre s’y connaissant en conception universelle et en vieillissement chez soi.</p>
<p>Vieillir chez soi ne concerne pas seulement les préférences; il s’agit aussi d’un problème de santé publique. En plus d’éliminer beaucoup de risques d’accident, les normes de la conception universelle pourraient faire épargner des millions de dollars en soins de longue durée à notre réseau de soutien social. Selon les projections de Statistique Canada, en 2031, un quart de la population du Canada, soit quelque neuf-millions de personnes, aura au moins 65 ans. Environ 7 p. 100 des adultes les plus âgés demeurent actuellement dans un établissement de soins de longue durée. Il y a quelque 280 000 places dans ces établissements. On s’attend à avoir besoin de 690 000 places en 2038, et la Société Alzheimer du Canada croit qu’il y aura quand même une pénurie de 157 000 places. Cette pénurie pourrait être réduite en aidant les gens à rester chez eux le plus longtemps possible. « Les gens souffrant de déficience cognitive ou ayant des problèmes de mobilité et de vue se débrouillent plus longtemps dans un environnement qu’ils connaissent », dit Gloria Gutman, professeure émérite et doyenne du département de gérontologie de l’université Simon Fraser de Vancouver entre 1982 et 2005. « Je dis aux gens de rester chez eux le plus longtemps possible; c’est comme ça que l’on conserve le contrôle de ses biens et de son style de vie, déclare Gutman. Mais si l’on dit aux gens de rester chez eux, il faut leur dire que s’ils ont des économies, il n’y a pas de mal à faire des dépenses pour des aménagements qui les aident à faire ce qui les intéresse et à rester indépendants. »</p>
<p>Selon Wickman, le gouvernement fédéral devrait offrir des incitatifs fiscaux pour la rénovation relative à la conception universelle. « Il y a des incitatifs pour aider les gens à rendre leur maison plus efficace sur le plan énergétique. Le gouvernement comprend que si nos maisons sont plus efficaces sur le plan énergétique, notre société dans son ensemble en profitera; c’est pareil en ce qui a trait au vieillissement chez soi. »</p>
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		<title>Ils Vivent Dans Notre Mémoire</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 04:01:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la première fois, les Canadiens ont célébré le jour du Souvenir sans vétéran canadien de la Première Guerre mondiale. Les souvenirs vivants de la Grande Guerre qu’avaient ceux qui ont porté l’uniforme en ce temps-là ont disparu lors du décès de John Babcock, le dernier soldat canadien qui y avait survécu. Toutefois, les Canadiens n’oublient pas : au Monument commémoratif de guerre du Canada, plus de 30 000 d’entre eux sont venus honorer le service et les sacrifices de toutes les générations d’hommes et de femmes qui se sont battus pour faire, sauvegarder ou maintenir la paix. C’était la même histoire partout au Canada; des foules immenses ont tenu à leur rendre hommage dans les grandes villes comme dans les petites.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour la première fois, les Canadiens ont célébré le jour du Souvenir sans vétéran canadien de la Première Guerre mondiale. Les souvenirs vivants de la Grande Guerre qu’avaient ceux qui ont porté l’uniforme en ce temps-là ont disparu lors du décès de John Babcock, le dernier soldat canadien qui y avait survécu. Toutefois, les Canadiens n’oublient pas : au Monument commémoratif de guerre du Canada, plus de 30 000 d’entre eux sont venus honorer le service et les sacrifices de toutes les générations d’hommes et de femmes qui se sont battus pour faire, sauvegarder ou maintenir la paix. C’était la même histoire partout au Canada; des foules immenses ont tenu à leur rendre hommage dans les grandes villes comme dans les petites.</strong></p>
<p>Les gens se sont déplacés pour honorer les camarades perdus ou en souvenir de proches qui ont servi. Un vétéran de la marine marchande âgé de 80 ans, James Hodgetts, résidant de Barrière, en Colombie-Britannique, a servi dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’il ait assisté au service au Monument commémoratif de guerre du Canada « pour rendre hommage aux gars de la marine marchande qui ont servi et qui sont morts dans le service brutal dans l’Atlantique », il était là aussi pour honorer l’oncle de son voisin, mort à la Première Guerre mondiale.</p>
<p>Roly Armitage de Dunrobin (Ont.), observateur d’artillerie qui s’est battu en Normandie, en Belgique, en Hollande et en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, y assiste tous les ans. « Je pense à tous ceux qui ont perdu la vie. »</p>
<p>John Eggenberger, qui a servi dans les forces de l’OTAN en France, en Allemagne et au Canada, était là pour rendre hommage à son oncle, Laurence Thordarson, du Corps royal du génie canadien, qui git au cimetière militaire de Ravenna, en Italie.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Les spectateurs montrent leur appréciation. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National2.jpg" alt="Les spectateurs montrent leur appréciation. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="767" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les spectateurs montrent leur appréciation. </div>
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<p>Certains étaient venus en groupe. Maryellen Gibson, âgée de 16 ans, de l’école secondaire Lacombe Composite High School de Lacombe, en Alberta, était une des élèves de 11e et 12e années venus en visite commémorative à la capitale. Elle a bien passé le temps, notamment en visite à Bibliothèque et Archives Canada où elle a fait des recherches sur Charles Frank Gibson, son parent mort en Italie vers la fin de la Seconde Guerre mondiale. « J’ai perdu des parents à la guerre et le jour du Souvenir est le moment d’y réfléchir. »</p>
<p>Son camarade de classe Justin Dutchak, quant à lui, honorait James Pratt, le grand-père d’un ami. « J’ai vu les larmes lui venir quand il se souvenait des amis et des parents qu’il a perdus. » L’enseignante Christa Henderson voulait remercier la filiale Lacombe de la Légion et la Division de l’Alberta–Territoires-du-Nord-Ouest pour les dons qui, chaque année, aident sa classe à faire ce voyage. L’équipe de hockey Canucks de Vancouver, qui avait annulé l’entrainement précédant la partie pour que les joueurs et le personnel puissent venir, assistait aussi à la cérémonie. « Il y a des choses dans la vie qui sont plus importantes que le patinage du matin », nous dit l’entraineur adjoint, Rick Bowness.</p>
<p>Beaucoup de gens étaient venus avec leurs enfants.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Un garçon passe un moment solennel. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National3.jpg" alt="Un garçon passe un moment solennel. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="349" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Un garçon passe un moment solennel. </div>
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<p>« Je suis né à Hong Kong », dit Willie Wong qui, avec son fils de 10 ans, Russell, avait trouvé un endroit pour bien voir. « J’ai toujours ressenti quelque chose de spécial envers les soldats. » Ils avaient l’intention d’aller voir aussi le Mur commémoratif de Hong Kong et le Musée canadien de la guerre.</p>
<p>Certains sont venus en tant qu’observateurs respectueux des anniversaires importants. Parmi eux se trouvait le vétéran de la Guerre de Corée Robert Ranger, de Richmond (Ont.). Il était ému de se trouver à la cérémonie lors du 60e anniversaire de cette guerre. « J’ai été là-bas pendant 14 mois. Pendant un certain temps, on l’appelait la guerre oubliée, mais maintenant les gens apprécient ce qu’on a fait, ce qui n’était pas le cas avant. » La perception a changé, selon lui, et « les gens plus jeunes comprennent maintenant ce qu’était la guerre de Corée. Le petit-fils de Ranger, Eric, est revenu depuis peu d’Afghanistan où il était en service; c’est la cinquième génération de Ranger qui a pris du service.</p>
<p>Le matelot-chef Sean Preston était content d’avoir été affecté dans la région afin de pouvoir assister à la cérémonie. « Je suis très fier de servir pendant le 100e anniversaire de la marine et très fier aussi d’être ici. »</p>
<p>Ces gens faisaient partie des milliers de personnes « qui se sentent toujours impressionnés par les Canadiens d’autrefois qui ont tout lâché et pris tous les risques pour combattre la tyrannie », dit le rabbin Reuven Bulka, aumônier honoraire de la Direction nationale de la Légion royale canadienne, lors de sa bénédiction.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Des moments de réflexion personnelle au Monument commémoratif de guerre du Canada. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National10.jpg" alt="Des moments de réflexion personnelle au Monument commémoratif de guerre du Canada. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="378" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Des moments de réflexion personnelle au Monument commémoratif de guerre du Canada. </div>
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<p>L’horloge de la Tour de la Paix s’est mise à sonner la 11e heure du 11e jour du 11e mois alors que la dernière note du dernier clairon résonnait encore. Un tir d’obusier du 30e Régiment d’artillerie de campagne a marqué le début du silence, un silence si profond qu’on entendait les drapeaux agités par la brise.</p>
<p>Un deuxième coup de feu annonça la fin du silence et quatre Hornet CF-18 volèrent en formation en hommage aux pilotes disparus pendant qu’un cornemuseur jouait la complainte. Après l’éveil, la présidente nationale Pat Varga lut l’Acte du Souvenir en anglais, le grand président de la Légion, Larry Murray, le lut en français et l’ancien combattant Norman Henderson le lut en cri.</p>
<p>Ses mots ponctués par la salve de 21 coups de canon, l’aumônier général des Forces canadiennes, le révérend Karl McLean, a précédé sa prière du poème d’Alexandria Grace Parker, la fille du colonel Geoff Parker tué en Afghanistan. « Nous nous souvenons et remercions ces braves Canadiens qui […] ont tout donné pour la liberté, la justice et la paix », dit-il.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Le gouverneur général David Johnston et la mère de la Croix d’argent Mabel Girouard. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National4.jpg" alt="Le gouverneur général David Johnston et la mère de la Croix d’argent Mabel Girouard. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="433" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le gouverneur général David Johnston et la mère de la Croix d’argent Mabel Girouard. </div>
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<p>Le gouverneur général, David Johnston, a déposé la première couronne pendant que les membres du Chœur d’enfants d’Ottawa chantaient le poème impérissable du lieutenant-colonel John McCrae, In Flanders Fields. Ensuite, la mère de la Croix d’argent, Mabel Girouard de Bathurst (N.-B.), a déposé une couronne au nom des mères de ceux qui sont morts pour la patrie. John Baird, leadeur du gouvernement à la Chambre des communes; Noël Kinsella, président du Sénat; Jean-Pierre Blackburn, ministre des Anciens Combattants; et le chef d’état-major de la défense, le général Walter Natynczyk, lui ont emboité le pas.</p>
<p>Par la suite, les lauréats des concours littéraires et d’affiches de la Légion, Shea Goreham de Bridgetown (N.-É.), Michael Sullivan de St. John’s (T.-N.-L.), Jan Sobotka de l’ouest de Vancouver et Jonathan Brown de Guelph (Ont.), ont déposé une couronne au nom des jeunes Canadiens. Les porteurs de couronne étaient les récipiendaires du prix du cadet de l’année de la Légion : la cadette de la Marine, maitresse de première classe Nadine Kelly de Old Perlican (T.-N.-L.), la cadette de l’armée, adjudante-chef Ashley Linehan de Mt. Carmel (T.-N.-L.) et l’adjudant de 2e classe des cadets de l’air Sadiq Valliani de Calgary.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Le défilé des anciens combattants est applaudi. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National5.jpg" alt="Le défilé des anciens combattants est applaudi. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="349" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le défilé des anciens combattants est applaudi. </div>
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<p>La présidente nationale fut la dernière personne du groupe vice-royal à déposer une couronne au nom des anciens combattants et de la Légion royale canadienne. Elle fut suivie des représentants du Corps diplomatique d’Ottawa et d’un grand nombre de représentants d’organisations d’anciens combattants. « Nous nous souvenons du sacrifice suprême que tant de Canadiens ont fait, dit le rabbin Bulka lors de la bénédiction. […] Aujourd’hui, il s’agit de se souvenir; demain et par la suite, il s’agira de convertir le souvenir en célébration comme acceptation de la gratitude et de la vénération, et de s’en servir en tant qu’accueil chaleureux du retour du front […]. » Il dit que la commémoration est « une obligation sacrée : notre impératif immuable, irrévocable, permanent […]. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, assisté par la cadette Nadine Kelly, rend hommage aux morts de guerre. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National8.jpg" alt="Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, assisté par la cadette Nadine Kelly, rend hommage aux morts de guerre. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="358" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, assisté par la cadette Nadine Kelly, rend hommage aux morts de guerre. </div>
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<p>Après le service, les membres du groupe vice-royal ont salué les anciens combattants et se sont dirigés vers la rue Wellington où ils ont regardé le défilé des anciens combattants. Pendant ce temps, des milliers de personnes attendaient leur tour pour aller déposer leur coquelicot sur la Tombe du Soldat inconnu.</p>
<p>C’est malheureux que le sacrifice doive être nécessaire pour défendre notre pays et la paix, nous dit la mère de la Croix d’argent. « Je me sens très honorée » de représenter d’autres mères qui ont éprouvé une perte. « Je voudrais leur dire : Utilisez votre courage et votre force; ça devient plus facile (avec le temps), bien qu’ils vous manqueront toujours. »</p>
<p>« Il y aura toujours un jour du Souvenir », dit-elle, car il y aura toujours des hommes et des femmes prêts à faire le même sa­crifice. Robert Girouard, âgé de 46 ans, sergent-major régimentaire du 1er Bataillon du groupement tactique du Royal Canadian Regiment, fut tué près de Kandahar, en Afghanistan, le 27 novembre 2006. Et elle sait qu’il y aura toujours des gens qui se dévoueront au service, pas seulement parce que les trois enfants de Robert ont choisi la carrière militaire, mais parce qu’elle rencontre d’autres gens comme la sergente Renay Groves, avec qui elle a lié connaissance la veille du jour du Souvenir.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Les lauréats séniors du concours littéraire et d’affiches de la Légion déposent une couronne. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National9.jpg" alt="Les lauréats séniors du concours littéraire et d’affiches de la Légion déposent une couronne. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="488" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les lauréats séniors du concours littéraire et d’affiches de la Légion déposent une couronne. </div>
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<p>Ce jour-là, la mère de la Croix d’argent et les représentants de la jeunesse ont visité les édifices du Parlement et le Musée canadien de la guerre, et ils ont accepté l’invitation à un diner que la présidente nationale de la Légion donnait en leur honneur.</p>
<p>Ils sont allés à la Chapelle du Souvenir où les Girouard ont vu le nom de leur fils dans un Livre du Souvenir. Le sergent d’armes adjoint de la Chambre des communes, André Boivin, leur a remis une copie encadrée de la page où est inscrit le nom.</p>
<p>Au Musée canadien de la guerre, la mère de la Croix d’argent en pleurs a embrassé la sergente Groves qui a donné son livre Notes From Home au musée. Le livre est épais de plus de 30 cm, pèse à peu près 20 kilogrammes et contient des messages de 80 000 Canadiens aux soldats en service en Afghanistan. Parmi les messages se trouvent ceux de l’ancien chef d’état-major de la défense Rick Hillier et du premier ministre Stephen Harper, mais la signature qui est peut-être la plus précieuse est la dernière, celle de Ry Secours-Francis, âgé de 4 ans, dont le père, le capitaine Jefferson Francis, est mort quand son véhicule blindé a été détruit par une mine en Afghanistan en 2007.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle; border: 0px initial initial;" title="Les coquelicots adornent la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2011/01/National1.jpg" alt="Les coquelicots adornent la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="768" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les coquelicots adornent la Tombe du Soldat inconnu. </div>
</div>
<p>Le diner au Château Laurier a donné l’occasion à la présidente nationale de remercier les Girouard. « Nous rendons hommage à leur courage et à leur bravoure, dit-elle. Nous les remercions de leur sacrifice; ils nous ont prêté leur fils. Je promets aujourd’hui que nous ne l’oublierons jamais. »</p>
<p>Les gagnants des concours et les cadets ont reçu des plaques et des bourses au diner. Des témoignages de reconnaissance ont aussi été rendus aux sentinelles qui ont monté la garde pendant le service du jour du Souvenir; au sergent d’armes adjoint Boivin, qui prenait sa retraite, et à une poignée de bénévoles de la Légion qui ont pris part à l’organisation de la cérémonie nationale depuis des dizaines d’années. Au cours de la semaine, une présentation avait été faite à l’employé de Travaux publics, Wilf Leblanc, qui a participé aux préparatifs de la cérémonie pendant 34 ans.</p>
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		<title>Dépôt des modifications de LA nouvelle Charte des anciens</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 04:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après une série d’annonces faites au compte-goutte pendant tout l’automne, le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), Jean-Pierre Blackburn, a déposé un projet de loi, le 17 novembre, dans le but d’apporter des améliorations à la nouvelle Charte des anciens combattants d’après les demandes soumises par plusieurs organisations d’anciens combattants, y compris la Légion royale canadienne.
Intitulé Loi améliorant la nouvelle charte des anciens combattants, le projet de loi rassemble plusieurs de ces annonces et sert notamment à modifier la manière dont la somme forfaitaire de l’indemnité d’invalidité est administrée.
Selon le projet de loi, un ancien combattant ayant droit à l’indemnité d’invalidité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après une série d’annonces faites au compte-goutte pendant tout l’automne, le ministre d’Anciens Combattants Canada (ACC), Jean-Pierre Blackburn, a déposé un projet de loi, le 17 novembre, dans le but d’apporter des améliorations à la nouvelle Charte des anciens combattants d’après les demandes soumises par plusieurs organisations d’anciens combattants, y compris la Légion royale canadienne.</p>
<p>Intitulé Loi améliorant la nouvelle charte des anciens combattants, le projet de loi rassemble plusieurs de ces annonces et sert notamment à modifier la manière dont la somme forfaitaire de l’indemnité d’invalidité est administrée.</p>
<p>Selon le projet de loi, un ancien combattant ayant droit à l’indemnité d’invalidité d’au plus 276 000 $, pourrait, à son choix, la recevoir en une somme forfaitaire; en des versements annuels égaux étalés sur un certain nombre d’années, choisi par lui, avec intérêt; ou en un versement forfaitaire partiel et le solde en versements annuels pendant un certain nombre d’années, avec intérêt. Si l’ancien combattant choisissait d’abord d’étirer les paiements, il pourrait prendre la somme restante à n’importe quel moment.</p>
<p>Blackburn avait dit au Sous-comité des anciens combattants du Sénat pendant la journée : « Nous avons fait une étude parmi ceux qui ont reçu la somme forfaitaire et nous avons constaté que 31 p. 100 n’en étaient pas satisfaits et que 67 p. 100 l’étaient. Mais enfin, trois anciens combattants sur 10 qui ne sont pas contents, c’est un nombre considérable. »</p>
<p>Le projet de loi marque les premières modifications à la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, appelée plus souvent la nouvelle Charte des anciens combattants, depuis sa mise en vigueur en 2006.</p>
<p>« Ce projet de loi, en tant que première étape, sert beaucoup à améliorer la nouvelle Charte des anciens combattants et il embrasse nombre de recommandations faites par le Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants et par le Comité permanent des anciens combattants (de la Chambre des communes) », dit la présidente nationale de la Légion, Pat Varga. « La Légion croit qu’il faut d’autres améliorations à la charte, à propos desquelles nous serons heureux de poursuivre notre dialogue avec le ministre Blackburn. »</p>
<p>La Légion pense que le ministère doit encore se pencher sur la somme du versement forfaitaire. Au Canada, le montant des dommages-intérêts généraux fixé par les tribunaux pour les travailleurs invalides s’élève en moyenne à 329 000 $, affirme Varga. Les militaires australiens reçoivent à peu près 325 000 $ et, en Grande-Bretagne, l’octroi est de presque 1 million de dollars.</p>
<p>Les améliorations proposées équivalent à 2 milliards de dollars d’augmentation dans les dépenses qui a été annoncée en septembre.</p>
<p>Elles comprennent un octroi supplémentaire taxable « pour dommages catastrophiques » allant jusqu’à 1 000 $ par mois pour les 500 anciens combattants qui devraient prendre leur retraite à cause de blessures reçues en service; pour les anciens combattants grièvement blessés, des conditions plus souples d’admissibilité à l’allocation pour déficience permanente, dont le montant taxable varie entre 536 $ et 1 609 $ par mois et qui devrait être versée à 3 500 anciens combattants; et l’amélioration de l’avantage sur le manque à gagner pour assurer un revenu annuel minimal d’environ 40 000 $ aux anciens combattants en réadaptation, qui devrait profiter à 2 320 anciens combattants au cours des cinq prochaines années.</p>
<p>Les modifications vont de pair avec les dépenses de 52,4 millions de dollars en cinq ans liées à cinq nouvelles initiatives concernant la « tradition de soins » pour aider le personnel des Forces canadiennes et leurs familles à affronter les difficultés exceptionnelles auxquelles ils se heurtent, ont annoncé Blackburn et le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay.</p>
<p>Une promesse a été faite selon laquelle les militaires blessés auront accès à des logements de transition sans obstacles et à des services de soutien, pour eux et pour leur famille, près des centres de réadaptation qu’utilisent les bases situées à Esquimalt, en Colombie-Britannique; à Edmonton; à Shilo-Winnipeg, au Manitoba; à Petawawa, en Ontario; à Valcartier, au Québec; à Gagetown, au Nouveau-Brunswick; et à Halifax. Les logements répondront aux besoins des personnes en fauteuil roulant électrique : des portes larges, des rampes roulantes, ainsi que des salles de bain et cuisines accessibles. Les services comprendront le répit pour les soignants, la garde d’enfants et la livraison des fournitures médicales et des provisions.</p>
<p>Une promesse a été faite aux militaires blessés de rembourser les couts et de permettre à davantage de conjoints d’obtenir de l’aide pour parfaire leur éducation. Le remboursement des dépenses des soignants associées aux soins qu’ils donnent, jusqu’à un maximum de 100 $ par jour, « fournit un soutien financier à ces personnes incroyables qui soutiennent les militaires en réadaptation, dit MacKay.</p>
<p>L’admissibilité au programme d’instruction d’ACC à l’intention des conjoints a été élargie pour y inclure les survivants des membres des Forces canadiennes tués après le 7 octobre 2001 ainsi que les conjoints des militaires handicapés en permanence. Le programme sert à rembourser les frais de scolarité jusqu’à 20 000 $ par personne à charge ou survivant.</p>
<p>ACC augmente également de 20 le nombre de gestionnaires de cas, ainsi que l’autorité de ces derniers, afin qu’ils puissent prendre rapidement les décisions qui s’imposent pour le rétablissement et la transition à la vie civile.</p>
<p>Parmi les premières annonces, il y eut celle selon laquelle les anciens combattants souffrant de sclérose latérale amyotrophique (SLA), appelée aussi maladie de Lou Gehrig, ont maintenant droit aux avantages d’invalidité, aux soins et au soutien à domicile. La SLA est une maladie neuromusculaire mortelle qui cause la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau et de la moelle ép­inière. Aux États-Unis, des statistiques compilées attestent que les militaires courent un plus grand risque de développer la maladie et on y donne les avantages aux anciens combattants souffrant de SLA depuis 2001, mais ACC attendait que la science prouve le lien avant de l’ajouter aux maladies donnant droit aux avantages.</p>
<p>Blackburn déclara au comité : « Aujourd’hui, nous écrivons un nouveau chapitre de la charte. Nous espérons que cela servira d’indication que nous écoutons les anciens combattants et leurs défenseurs. »</p>
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		<title>Le ministre d’Anciens combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn: Soulèvement de grands espoirs</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 04:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La première année de Jean-Pierre Blackburn au poste de ministre des Anciens Combattants fut marquée par une courte lune de miel et un apprentissage chargé. Il a notamment parcouru des dizaines de milliers de kilomètres : deux voyages de commémoration en Europe, un voyage tendu au Moyen-Orient ponctué par un incident diplomatique où l’on refusa à son avion d’atterrir à Dubaï et, en Afghanistan, par des rafales de mitrailleu-ses, au loin, lorsqu’il montait dans un hélicoptère alors qu’il rendait visite aux troupes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La première année de Jean-Pierre Blackburn au poste de ministre des Anciens Combattants fut marquée par une courte lune de miel et un apprentissage chargé. Il a notamment parcouru des dizaines de milliers de kilomètres : deux voyages de commémoration en Europe, un voyage tendu au Moyen-Orient ponctué par un incident diplomatique où l’on refusa à son avion d’atterrir à Dubaï et, en Afghanistan, par des rafales de mitrailleu-ses, au loin, lorsqu’il montait dans un hélicoptère alors qu’il rendait visite aux troupes.</strong></p>
<p>Sa vie au Canada n’a guère été plus calme. À part les innombrables activités de commémoration, y compris celles du jour du Souvenir et, en 2009, de l’évènement La fin d’une époque en l’honneur du décès du dernier vétéran canadien de la Première Guerre mondiale, il y eut un torrent de reportages critiquant la manière dont Anciens Combattants Canada (ACC) traitait certains cas et faisait fi des recommandations.</p>
<p>Puis, en septembre, la commissaire à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, affirma que des gens du ministère avaient violé le droit à la vie privée d’un ancien combattant. Le tumulte médiatique qui s’en est suivi sapa la confiance de certains anciens combattants envers ACC et plusieurs critiques affirmèrent que le ministère était « brisé ».</p>
<p>Malgré sa lourde charge de travail, Blackburn, âgé de 62 ans, ne semblait ni éreinté ni débordé lors de notre entretien en octobre, une semaine après son retour du Moyen-Orient et au milieu d’une multitude de communiqués concernant les modifications proposées à la nouvelle Charte des anciens combattants.</p>
<p>Le ministre n’éprouva aucune difficulté à décrire sa réaction initiale au nouveau poste. « Je ne m’imaginais pas [...] qu’il y avait [...] tant de problèmes au ministère », dit-il.</p>
<p>« Ce ministre-ci est en présence d’excellentes occasions pour améliorer radicalement le traitement des anciens combattants et de leurs familles au cours des 20 ou 30 prochaines années », dit le grand président de la Légion, Larry Murray, qui était sous-ministre d’ACC de 1999 à 2003. « Il est arrivé à un tournant (du changement) et bon nombre de ses outils, bien qu’ils ne soient pas parfaits, sont en place. »</p>
<p>Et Blackburn a montré qu’il avait l’intention de s’en servir.</p>
<p>À l’automne, la commissaire à la protection de la vie privée a rapporté qu’une enquête avait confirmé une violation à la vie privée de l’ancien combattant Sean Bruyea. Selon son rapport, cela pouvait avoir été le résultat d’un problème systémique. C’est arrivé en 2005, 2006 et ça se produit peut-être encore.</p>
<p>En plus d’accepter toutes les recommandations de la commissaire, soit d’améliorer les politiques immédiatement, de réviser les pratiques en matière de gestion de l’information et de consentement et de former les employés, Blackburn déclara qu’il allait « faire davantage » pour ajouter le licenciement à la gamme de sanctions disciplinaires, dont la plus dure est une suspension de cinq jours.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-692" title="Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, dans l’antichambre de la Chambre des communes. Derrière lui se trouve une statue du lieutenant-colonel George Harold Baker, le seul député tué en service commandé à la Première Guerre mondiale. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2010/12/VAC1.jpg" alt="Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, dans l’antichambre de la Chambre des communes. Derrière lui se trouve une statue du lieutenant-colonel George Harold Baker, le seul député tué en service commandé à la Première Guerre mondiale. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="783" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, dans l’antichambre de la Chambre des communes. Derrière lui se trouve une statue du lieutenant-colonel George Harold Baker, le seul député tué en service commandé à la Première Guerre mondiale. </div>
</div>
<p>La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, applaudit à cet acte du ministre. Une telle violation est « tout à fait inacceptable. Elle est intolérable. Nous ne [...] connaissons pas encore les résultats de l’enquête, mais je crois que le ministre aussi pense que c’est intolérable. »</p>
<p>Si ACC se trouve à un tournant, le ministre y est peut-être aussi. Son éducation, ses antécédents en affaires, son expé­rience dans le secteur privé et ses défis sur le plan politique lui ont fourni des outils qui lui seront utiles dans le cadre de ses fonctions. Il détient un diplôme en administration des affaires et un autre en études et interventions régionales. Entre 1974 et 1984, il fut président-directeur général de la Société d’initiatives et de développement des artères commerciales, à Chicoutimi, au Québec, qui favorisait la création d’entreprises. Entre les périodes où il était politicien, il dirigea Blackburn Communications Inc., une société de relations publiques et de communications.</p>
<p>Élu au Parlement pour la première fois en 1984, à Jonquière-Alma, il s’est fait les dents en politique dans le gouvernement de Mulroney et il fait partie du conseil des ministres depuis l’élection, en 2006, du gouvernement conservateur actuel. Ses principaux portefeuilles au conseil des ministres ont été ceux du travail et du revenu national.</p>
<p>La vie privée de Blackburn lui a permis de comprendre les problèmes qui risquent d’affecter les Forces canadiennes et les anciens combattants. Son épouse Ginette et lui ont élevé leurs enfants, Charles et Marie-Christine, qui sont mainte­nant adultes, à Jonquière. « Quand Charles s’est engagé dans l’armée, j’étais très fier. » Mais la carrière militaire de son fils n’a pas fait long feu à cause d’une blessure au genou qui l’a empêché de se conformer à l’universalité du service des Forces canadiennes. Blackburn a vu son fils essayer de se réadapter après la perte de la carrière qu’il avait choisie.</p>
<p>En octobre, une visite au personnel des Forces canadiennes, en Afghanistan, renforça son expérience sur le plan personnel. La discipline et le dévouement des membres l’ont impressionné. « Ils sont si fiers de faire partie de l’armée canadienne », déclara-t-il. Cependant, il s’est aperçu qu’ils connaissaient mal les services et les avantages d’Anciens Combattants Canada. Il a l’intention de visiter toutes les bases du pays pour en parler. « Si les militaires se font blesser, ils ne devraient pas s’inquiéter de leur avenir. Toutefois, ajoute-t-il, nous ne sommes pas tout à fait prêts à leur offrir, de manière appropriée, tous les services dont ils auront besoin. » Il se penche aussi sur les écarts qui existent entre la Loi sur les pensions et la nouvelle Charte des anciens combattants.</p>
<p>Les modifications étaient attendues depuis longtemps. La frustration chez les anciens combattants et les groupes de revendication ne cessait de croître depuis la mise en vigueur de la NCAC, en 2006. L’objectif en était de mieux servir les nouveaux vétérans grâce à un ensemble de programmes visant leur mieux-être. Les écarts dans les services ont émergé en moins d’un an (Le comité demande des modifications à la nouvelle Charte des anciens combattants, septembre/octobre 2010). On s’inquiétait des compensations pour perte de revenus et du paiement forfaitaire pour la douleur et la souffrance ainsi que de la mauvaise compréhension qui pouvait régner chez les personnes visées par la NCAC, soit les militaires actuellement en service et les anciens depuis la guerre de Corée.</p>
<p>Le ministère affirmait alors « se pencher activement » sur ces problèmes. Toutefois, le public ne voyait aucune suite aux recommandations faites dans les nombreux rapports. En 2010, le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes et le Sous-comité des anciens combattants du Sénat ont tous deux tenu des audiences sur la NCAC et entendu des témoignages concernant la prise de bec entre ACC et l’ombudsman des vétérans quant à la coopération et l’accès à l’information. Il y eut de nombreux reportages sur la longueur des attentes et sur l’accès aux avantages pour les anciens combattants traditionnels et leurs épouses ainsi que pour ceux visés par la NCAC.</p>
<p>Lorsque Blackburn prit la parole au Congrès national de la Légion royale canadienne, en juin dernier (Sur la voie du service, septembre/octobre 2010), beaucoup éprouvaient de la frustration. Le ministre annonça qu’il allait obtenir un rapport sur l’examen quinquennal de la NCAC en décembre, mais qu’il y avait « tant de problèmes qu’il ne voulait pas attendre ce rapport ».</p>
<p>La première annonce sur les dernières modifications proposées eut lieu à la mi-septembre. Les avantages accrus s’élèveraient à deux milliards de dollars. Elles comprendraient le versement d’un supplément de 1 000 $ par mois aux blessés graves, leur assurant un revenu annuel minimal de 40 000 $ pendant leur réadaptation, ou à vie s’ils ne pouvaient pas retourner au travail. Les conditions d’admissibilité à l’allocation pour déficience permanente devaient aussi être améliorées.</p>
<p>Des annonces sur la « tradition de soins » ont suivi : 52,5 millions de dollars en cinq ans pour mettre à la disposition des blessés des logements de transition sans obstacle pendant leur traitement, une allocation quotidienne de 100 $ pour les aidants, un accès accru au perfectionnement professionnel pour les conjoints, un nombre plus important de gestionnaires de cas, ainsi que des avantages aux anciens combattants souffrant de la maladie mortelle SLA.</p>
<p>« Je n’ai aucun doute que le ministre Blackburn se soucie sincèrement des anciens combattants, dit la présidente nationale. Je crois que ce qu’il a fait est un début. Mais, ajoute-t-elle, je lui ai dit que je ne m’éclipserai pas. Il y a encore du travail à faire. » Bien que les annonces aient concerné certains problèmes liés aux avantages financiers soulevés dans le rapport du Comité consultatif de la nouvelle charte des anciens combattants, dont la Légion est membre, il y a beaucoup d’autres recommandations auxquelles on n’a pas donné de suite. Le rapport contient une bonne douzaine de recommandations sur la nécessité d’un plus grand soutien aux familles et aux survivants des anciens combattants, le besoin de mettre un terme à « l’approche inspirée des comp­a­gnies d’assurances » concernant les avantages économiques, la modernisation du programme de réadaptation, la sensibilisation des anciens combattants à la NCAC et la mesure des résultats des programmes et des services.</p>
<p>Varga dit qu’il est impossible de déterminer ce qui devrait avoir priorité parce que « nous croyons que tous les points sont importants ». Certains des problèmes dont la Légion s’est fait la championne n’ont pas encore été réglés, comme les dépenses liées aux funérailles et les soins de longue durée pour les anciens combattants modernes.</p>
<p>Tout comme Varga, Lorne McCartney, secrétaire-trésorier national des Army, Navy and Air Force Veterans in Canada, estime que les modifications sont « un bon début ». Mais un changement dans l’attitude du gouvernement en ce qui concerne les dépenses touchant les anciens combattants est un de ses désirs les plus chers. Même avec les avantages financiers accrus, « au bout d’une vie entière, ils seront perdants ».  Non seulement certains avantages financiers offerts en vertu de la NCAC prennent fin quand l’ancien combattant atteint 65 ans, mais on s’inquiète de la disponibilité à venir des installations de soins de longue durée.</p>
<p>D’après Murray, la communication, y compris communiquer les besoins du ministère à ses collègues au conseil, est une difficulté importante pour Blackburn. « D’après ce que je sais de lui, il travaille vraiment fort. » Mais il va lui falloir travailler encore plus pour défendre efficacement les anciens combattants auprès de ses collègues au conseil, pour faire comprendre la raison d’être de la NCAC à un public pour qui le débat se résume au versement d’une somme forfaitaire contre la pension, et pour faire en sorte que les employés du ministère répondent aux besoins des anciens combattants modernes aussi bien qu’à ceux des anciens combattants traditionnels.</p>
<p>Blackburn est d’avis qu’il n’a achevé qu’environ 40 p. 100 des modifications qu’il aimerait apporter. Il a assuré les anciens combattants participant à une manifestation à l’échelle du pays au début de novembre que « d’autres améliorations, notamment concernant le temps d’attente et la paperasserie, verront le jour ».</p>
<p>L’obsolescence est la cause fondamentale des problèmes du ministère, affirme Blackburn. Le ministère a vieilli en même temps que les anciens combattants […] mais « nous ne nous sommes pas actualisés ». À l’heure actuelle, leur nombre ne s’élève qu’à 155 000 sur les quelque 700 000 anciens combattants potentiellement prestataires des services et des programmes d’ACC. L’une des priorités est de modifier « la culture du ministère; il ne faudrait pas qu’on prenne six mois pour répondre à une question. Un de nos employés pense que nous devrions agir, mais il faut que cela aille à un autre niveau, et puis à un autre niveau, et encore à un autre […] On n’en finit plus. »</p>
<p>Murray dit qu’avant la NCAC, « nous avions des outils conçus pour bien s’occuper d’octogénaires ». Les nouveaux vétérans sont non seulement plus jeunes, ils ont aussi été soldats professionnels, contrairement aux anciens combattants traditionnels dont la plupart étaient des civils. La NCAC a été conçue pour combler des besoins qui sont fort différents. Il va falloir modifier la culture, dit Murray, éducation et formation incluses, mais le moment est favorable au changement étant donné le grand nombre de babyboumeurs près de la retraite.</p>
<p>Blackburn reconnait que le processus ne se fera pas sans peine pour les employés. « C’est très difficile pour eux », dit-il. La rapidité du changement aggravera la difficulté, mais quand les modifications auront été faites, « ils verront bien que nous prenons la meilleure voie pour nos anciens combattants et que les choses seraient bien pires si nous n’avions rien fait. »</p>
<p>De nouvelles façons de faire seront parfois nécessaires, par exemple offrir des avantages aux anciens combattants souffrant de SLA et dont les cas sont analysés un à la fois. « Il est important de trouver des solutions pour aider nos anciens combattants, pas pour compliquer les choses », dit-il. Ayant appris que les anciens combattants souffrant de SLA ne pouvaient s’attendre à vivre qu’entre deux et cinq ans après le diagnostic, il a réalisé que, pour eux, le temps presse. Environ 67 cas seulement ont été relevés depuis la Seconde Guerre mondiale. « J’ai posé des questions au ministère. Pourquoi ne dispense-t-on pas les services si le nombre n’est pas énorme? La réponse : le ministère attendait que preuve soit faite de l’existence du lien entre le service militaire et le développement de la maladie. Mais s’il fallait 100 ans aux scientifiques pour se mettre d’accord (sur le problème), nos anciens combattants devraient-ils attendre 100 ans? »</p>
<p>La présidente nationale espère que trouver un moyen de faire de la nouvelle Charte des anciens combattants un document vraiment vivant fera partie des nouvelles approches du mini­stre. « On nous a promis que la charte serait un document vivant et nous voulons que cette promesse soit tenue, qu’on la modifie quand on y découvre des problèmes. Le ministre dit qu’il est conscient de ça et qu’il s’efforce de le faire. »</p>
<p>Blackburn tient aussi à rassurer les critiques : bien que le ministère ait annoncé les modifications une à une, les modifications elles-mêmes n’ont pas été décidées de façon fragmentaire. « Les décisions ont été prises dans un ensemble, dit-il. Tout se tient » : la nouvelle charte, le désir des militaires blessés de prendre part entièrement à la vie quand ils reviennent chez eux, les modifications qu’il faut pour qu’ils « prospèrent » dans l’après-service. Et n’oublions pas le devoir de commémorer leur service et leur sacrifice.</p>
<p>Au moment de l’entrevue, Blackburn se penchait sur un programme ayant pour objet d’appuyer les collectivités qui désirent bâtir de nouveaux monuments commémoratifs en l’honneur de ceux qui sont morts depuis la guerre de Corée. Il se peut qu’il n’y ait pas suffisamment de monuments en l’honneur des anciens combattants modernes, mais cela ne veut pas dire que leur service et leurs sacrifices n’ont pas été remarqués. « Chaque fois que je dépose une couronne, je me souviens […]. Et je parle de l’Afghanistan, des soldats qui sont morts jusqu’à aujourd’hui. »</p>
<p>À la suite de sa visite au Monument commémoratif du Canada à Vimy, il dit mieux comprendre la commémoration pour tous les Canadiens. « Je pense que chaque Canadien devrait y aller au moins une fois dans sa vie. C’est le monument par excellence. » Il parle, d’une voix émue, de la première fois qu’il a aperçu les deux piliers de Vimy au loin. « On ne peut pas y être insensible. » L’expérience l’a aidé à prendre une décision dans le débat à savoir si le monument devrait être reproduit au Canada. « On ne devrait pas faire ça. Il devrait rester là-bas […] Il doit être unique au monde. »</p>
<p><strong>Un coup d’œil sur Anciens combattants Canada</strong></p>
<p>155 700  vétérans de la Seconde Guerre mondiale et de celle de Corée, 86 ans en moyenne</p>
<p>314 200 vétérans des forces régulières, 56 ans en moyenne</p>
<p>279 600 vétérans de la première réserve, 52 ans en moyenne</p>
<p><strong>Total : 749 500 le nombre d’anciens combattants au Canada</strong></p>
<p>66 202 vétérans de la Seconde Guerre mondiale et de celle de Corée</p>
<p>65 310 membres/vétérans des Forces canadiennes</p>
<p>8 580 membres/vétérans de la GRc</p>
<p>78 363 survivants d’anciens combattants</p>
<p><strong>Total : 218 455 le nombre de clients d’ACC (en septembre 2010)</strong></p>
<p>1,8 milliard de dollars en pensions invalidité</p>
<p>579,1 millions de dollars EN services DE SOINS DE SANTÉ et DE traitements</p>
<p>353,9 millions de dollars EN soins de longue durée</p>
<p>338 millions de dollars POUR LE Programme  D’autonomie des anciens combattants (PAAC)</p>
<p>299 millions de dollars EN indemnités  d’invalidité</p>
<p>50 millions de dollars POUR LES programmes de commémoration, y compris la restauration des cénotaphes et le Fonds du Souvenir</p>
<p><strong><br />
Total : 3,4 milliards de dollars POUR LES  dépenses d’ACC en 2009-2010</strong></p>
<p><em>*Source : Anciens Combattants Canada, 2010</em></p>
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		<item>
		<title>Les futurs chefs de file brillent aux championnats d’athlétisme de la Légion</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/11/les-futurs-chefs-de-file-brillent-aux-championnats-d%e2%80%99athletisme-de-la-legion/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 14:22:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Que ce soit dans la chaleur et l’humidité, dans des conditions parfaites ou sous une pluie battante, les athlètes de tous les coins du Canada ont montré leurs qualités incontestables, du 5 au 9 aout 2010, aux Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes Canadiens organisés par la Légion. Ce faisant, ils ont battu 14 records de jeunes Canadiens et, en tout, 24 records de la Légion.
« C’est la troisième fois que cette compétition est le championnat officiel de la jeunesse canadienne », a dit le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David C. Onley, lors de la cérémonie d’ouverture. Bien que la Légion soit renommée pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que ce soit dans la chaleur et l’humidité, dans des conditions parfaites ou sous une pluie battante, les athlètes de tous les coins du Canada ont montré leurs qualités incontestables, du 5 au 9 aout 2010, aux Championnats nationaux d’athlétisme pour jeunes Canadiens organisés par la Légion. Ce faisant, ils ont battu 14 records de jeunes Canadiens et, en tout, 24 records de la Légion.</p>
<p>« C’est la troisième fois que cette compétition est le championnat officiel de la jeunesse canadienne », a dit le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, David C. Onley, lors de la cérémonie d’ouverture. Bien que la Légion soit renommée pour son soutien aux anciens combattants, la commémoration et le service communautaire, sa « contribution la plus importante concerne l’éducation et les réalisations culturelles pour les jeunes », a-t-il dit, à propos de la compétition, seule en son genre pour les athlètes de 12 à 17 ans.</p>
<p>Huit-cent-trente-quatre athlètes, nombre record, ont participé aux épreuves de 2010 qui ont eu lieu à l’Installation d’athlétisme Terry-Fox remise à neuf récemment. Athlétisme Canada et le Club d’athlétisme Ottawa Lions ont aidé le Comité des préparatifs locaux de la Légion à mettre sur pied la rencontre. La Légion a patronné environ 335 athlètes qui représentaient ses 10 divisions; les autres faisaient partie de la catégorie d’athlètes autofinancés, de partout au pays également. Le gagnant de la médaille d’or au sprint de 200 mètres chez les moins de 18 ans s’est dit heureux d’avoir eu l’occasion d’y participer. « Si elle n’avait pas été ouverte à tous, je n’aurais pas pu participer à cette rencontre », a dit Toluwalop Makinde, coureur de 16 ans du Club d’athlétisme Ottawa Lions. Il avait des conseils à donner aux autres compétiteurs. « Si on veut, si on s’efforce vraiment, on peut y arriver. »</p>
<p>« Pas moins de 80 p. 100 des athlètes canadiens qui ont pris part aux Olympiques et aux épreuves internationales sont passés par les championnats de la Légion », a affirmé Onley.</p>
<p>D’ajouter ensuite la présidente nationale Pat Varga : « C’est la première étape de votre parcours et nous espérons que vous allez continuer sur cette voie. »</p>
<p>« La compétition serrée, parrainée par la Légion, sert à encourager les bons athlètes à suivre ce parcours », a dit Jordan Young, membre de l’équipe de la Légion ontarienne de Windsor, qui a établi un record des jeunes Canadiens chez les garçons de moins de 18 ans au lancer du disque, grâce à un lancer de 60,74 mètres, le vendredi après-midi, soit le premier des 2 jours et demi de compétitions. Il a finalement remporté trois médailles d’or, ayant aussi eu des performances gagnantes aux lancers du poids et du marteau.</p>
<p>« La compétition était géniale… c’est bien qu’il y ait des gens qui me poussent, ça m’aide à me pousser moi-même à faire mieux. C’était si serré dans toutes les épreuves. Rivaliser avec des gens de tous les coins du Canada, ça aide à comprendre le genre de performance qu’il faut avoir, ce qu’il faut faire pour se préparer, pour être prêt à se mesurer à des gens qui sont vraiment forts », a-t-il dit.</p>
<p>Frédéric Demers-Forgues de Gatineau (Qc), âgé de 17 ans, a vécu une expérience complètement différente. En participant pour la première fois à une compétition nationale de la Légion, il a gagné la marche de 3 000 mètres chez les garçons de moins de 18 ans et obtenu un meilleur résultat personnel, mais c’était une épreuve solo. « C’est un peu ennuyant pour les spectateurs, et il n’y a personne qui me pousse. » Sans compétiteurs, il est allé trop vite à ses deux premiers tours de piste, a-t-il dit, et il lui était difficile d’estimer sa vitesse.</p>
<p>Deux autres records de la jeunesse canadienne ont été éta-blis lors de la première demi-journée de compétitions, chez les moins de 18 ans, aux relais de 100 mètres. L’équipe masculine ontarienne, formée de Devon Rettinger, Brandon Mcbride, Nienkel Paljola et Marion Laidlaw-Allen, et l’équipe féminine albertaine, composée de Nicky Charlesworth, Jennifer Fetaz, Isatu Fofanah et Leah Walkeden, sont arrivées au premier rang.</p>
<p>Ce jour-là, deux compétitrices ont aussi battu le record de la Légion au lancer du disque chez les moins de 18 ans. Sarah Moss a effectué un lancer de 44,80 mètres et Rayann Chin, un de 43,52 mètres : deux athlètes ontariennes qui ont pulvérisé le record de 43,47 mètres. Chez les garçons, Adam Keennan de la Colombie-Britannique a battu un record de la Légion par plus de trois mètres grâce à un lancer du disque de 57,44 mètres.</p>
<p>Il y eut un revirement au deuxième jour des compétitions.</p>
<p>« Cette compétition m’a appris à ne jamais abandonner », a déclaré Sage Watson, une athlète de 16 ans de Medicine Hat (Alb.) qui a participé à trois championnats nationaux de la Légion.</p>
<p>« Hier, après la course des 400 mètres, j’ai perdu connaissance… et aujourd’hui, j’ai battu un record. » Son résultat aux 300 m haies était de 43,28 secondes. En 2009, elle a fait partie de l’équipe détenant un record de la Légion au relais combiné chez les filles de moins de 16 ans.</p>
<p>Les records à l’octathlon masculin et à l’heptathlon féminin chez les jeunes établis en 2005 ont aussi été battus. James Turner de la Colombie-Britannique a remporté l’or grâce à un total de 6 006 points (l’ancien record était de 5 848) et les gagnantes des médailles d’or et d’argent, l’Albertaine Nicki Oudenaarden et la Britanno-Colombienne Zarria Storm, ont battu l’ancien record de 4 928 grâce à des résultats respectifs de 5 124 et de 5 006.</p>
<p>De nombreux records de la Légion ont été battus le samedi. À la course des 3 000 m chez les garçons de moins de 18 ans, le Torontois médaillé d’or, Eamonn Kichuk, des Phoenix Athletics a battu Xavier King, aussi de Toronto; leurs résultats respectifs de 8 min 25,99 s et de 8 min 26,31 s furent tous deux en dessous de l’ancien record de 8 min 28,09 s. Au relais de 4 x 400 m chez les filles de moins de 16 ans, l’équipe ontarienne formée de Christian Brennan, Alexis Marsh, Ashley Taylor et Christina Kyritsis a obtenu l’or en 4 min 6,08 s, soit 18/100 s de moins que le record de 2009 qui était de 4 min 6,26 s; l’équipe ontarienne masculine, composée d’Aaron Stemmler, Joseph Yazin, Jordan Sherwood et Alex Freemantle, a atteint le poteau d’arrivée en 3 min 35,3 s, brisant le record de 3 min 36,69 s fixé en 1998.</p>
<p>Quatre records de la jeunesse canadiens ont été établis le dimanche, dernier jour des compétitions, à commencer par la victoire de Watson aux 300 m haies chez les filles de moins de 18 ans. En après-midi, l’Ontarienne Alysha Newman a fait un saut à la perche de 3,91 m chez les moins de 18 ans, battant le record de 3,90 m fixé en 2004.</p>
<p>Ensuite, les épreuves se sont poursuivies après une courte trombe. Malgré le terrain détrempé, des records canadiens ont été battus au relais de 400 m chez les moins de 18 ans par les équipes féminines britanno-colombienne, albertaine et manitobaine et par les équipes masculines britanno-colombienne, albertaine et ontarienne.</p>
<p>Plusieurs records de la Légion ont été pulvérisés le dimanche, dont ceux du steeple-chase de 2 000 m chez les garçons et chez les filles de moins de 18 ans. La Britanno-colombienne Katelyn Hayward s’est emparée de l’or en 7 min 1,37 s, presque deux secondes de mieux que le record de 7 min 2,91 s fixé en 2004. Chez les garçons, le médaillé d’or Xavier King et le médaillé d’argent Ryan Cassidy du Nouveau-Brunswick ont tous deux battu le record de 2007, 5 min 59,42 s, l’un en 5 min 53,17 s et l’autre en 5 min 53,57 s.</p>
<p>En plus des compétitions, les 320 athlètes parrainés par la Légion ont participé à des ateliers de sports et la commémoration. La veille du début des compétitions, le conférencier invité, le coureur Glenroy Gilbert, cinq fois participant aux Olympiques et médaillé d’or, a dit aux jeunes athlètes que le talent ne suffit pas. « L’éthique du travail l’emporte toujours sur le talent », a-t-il affirmé, en plus d’ajouter qu’il s’agit de l’un des cinq ingrédients du succès en athlétisme, les autres étant l’engagement, la persistance, la confiance en soit et la confiance en son entraineur et en son équipe de soutien.</p>
<p>Ensuite, en soirée, les athlètes ont pris part à une veillée funèbre à la chandelle au Monument commémoratif de guerre du Canada, accompagnés par la Musique centrale des Forces canadiennes et, pour finir, par un cornemuseur qui a joué l’hymne Amazing Grace au coucher du soleil.</p>
<p>Les 34es championnats nationaux de la Légion servaient à commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale et le 65e anniversaire de la libération des Pays-Bas, a déclaré la présidente Varga aux athlètes. Erik Boer, chef de mission adjoint des Pays-Bas, et Bert Hilkes, expatrié hollandais, ont parlé des conditions terribles dans lesquelles les Hollandais ont vécu sous le joug allemand, pendant la Seconde Guerre mondiale, et ils affirmèrent qu’aujourd’hui encore, leur pays révère le Canada.</p>
<p>Des chandelles ont ensuite été allumées avec le flambeau du souvenir qui avait été transmis lors d’une cérémonie solennelle par le dernier vétéran canadien de la Première Guerre mondiale, John Babcock, à ses successeurs militaires, ainsi qu’à la jeunesse d’aujourd’hui. « Nous allumons le flambeau en souvenir de tous les Canadiens qui ont péri en défendant la liberté ici et à l’étranger », a déclaré Varga.</p>
<p>Puis les athlètes, les entraineurs, les chaperons et les représentants de la Légion ont marché en procession jusqu’au monument où Varga et John Ladouceur récitèrent l’Acte du Souvenir. Ensuite, les athlètes se sont rassemblés autour de l’aumônier honoraire de la Légion, le rabbin Reuven Bulka, qui fit le lien entre l’athlétisme et le sol sacré du monument aux morts. « Ils ont donné leur vie pour que leurs enfants et leurs petits-enfants puissent jouir des libertés pour lesquelles ils se battaient. Ils ne vous connaissaient pas et ça ne faisait rien : ils voulaient que leur pays en soit un où les gens seraient libres. »</p>
<p>Le même lien a été fait encore plus puissamment le lundi, dernier jour des activités pour les jeunes athlètes, à l’occasion d’une visite aux édifices du Parlement et à la Chapelle du Souvenir de la Tour de la Paix, où beaucoup se sont arrêtés pour réfléchir aux sept livres du Souvenir où sont inscrits les noms de plus de 100 000 Canadiens qui ont donné leur vie pour leur pays en service commandé à partir de 1884.</p>
<p>Le moral était bon au banquet de clôture, les athlètes ayant remplacé leur uniforme par leurs plus beaux vêtements en prévision de la danse de fin de soirée. Ils avaient tout à fait l’air des « chefs de file de demain », comme le dit la présidente Varga lors de ses dernières remarques. « La Légion royale canadienne se préoccupe des anciens combattants; elle se préoccupe des militaires en service; elle se préoccupe des collectivités; et elle se préoccupe de vous, les jeunes », a-t-elle affirmé.</p>
<p>Après avoir remercié les chaperons en chef Helen et John Ladouceur ainsi que tous les gens qui avaient aidé le président du Comité des préparatifs locaux, Barry Young, à organiser la manifestation sportive, elle a remercié les athlètes. « Rien qu’en venant ici, vous avez prouvé que vous êtes tous des gagnants. »</p>
<p>Le conférencier et adjudant, William MacDonald, détenteur de l’Étoile de la vaillance militaire et du prix Vimy de la Conférence des associations de la défense pour ses qualités de commandant en Afghanistan, a poursuivi dans la même veine. « L’important, ce n’est pas les médailles […], c’est de venir ici et de concourir. En fin de compte, tout le monde ne remporte pas une médaille, mais tout le monde fait partie de l’équipe. »</p>
<p>Le thème de son allocution était l’importance de la croyance. « Les gens qui sont partis en guerre […] croyaient qu’ils avaient le droit de leur côté. Ils croyaient en notre mode de vie et ils croyaient en la jeunesse de la nation. » Ceux qui servent actuellement en Afghanistan ont aussi cette croyance. « Je suis d’accord avec la présidente, comme quoi tous ici sont des gagnants.</p>
<p>Vous devez croire en vous-mêmes : c’est ce mot, croire, qui nous indique ce que nous devons faire et comment vivre notre vie.</p>
<p>« Quant à vous, futurs chefs de file [...], la croyance, le respect, la décence, la loyauté et l’humilité vous guideront le reste de votre vie. »</p>
<p>Les deux athlètes de l’année de la Légion ont obtenu leur prix, lors de la cérémonie de clôture, des mains du représentant de Rencontres du Canada, Erik Saxton. L’Ontarien Xavier King, qui avait gagné l’or chez les garçons de moins de 18 ans au steeple-chase de 2 000 m et deux médailles d’argent aux 3 000 m et aux 1 500 m chez les moins de 18 ans, a été choisi meilleur athlète masculin de la Légion.</p>
<p>Christian Brennan, âgée de 15 ans, de l’équipe ontarienne, attribue le mérite de ses cinq médailles d’or — incroyable, mais vrai — obtenues aux deuxièmes cham­­p­ionnats nationaux de la Légion auxquels elle a participé, à la patience, bien que, « évidemment, faire de son mieux, ça aide aussi ». Dans la catégorie des moins de 16 ans, elle a gagné le sprint de 100 m en 11,88 s et celui de 300 m en 37,17 s, et elle a réalisé une performance au saut en longueur de 5,73 m. Elle a aussi partagé l’or avec ses coéquipières Ashley Taylor, Nicole Setterington et Alexis Marsh pour leur performance de 48,48 s au relais de 100 m chez les moins de 16 ans et avec ses coéquipières Marsh, Taylor et Christina Kyritsis, au sprint combiné de 1 600 m en 4 min, 6,08 s, un record de la Légion.</p>
<p>Les nationaux de la Légion auront de nouveau lieu à Ottawa en aout 2011.</p>
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