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	<title>La revue Légion &#187; Tom MacGregor</title>
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		<title>Mouvement d’adieu</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 04:01:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[À un moment donné, Patty Braun a semblé perdre son calme à la Chapelle du Souvenir. Là, sur la Colline du Parlement, dans la Chapelle consacrée aux militaires décédés du Canada, elle regardait le Septième Livre du Souvenir où est inscrit le nom de son fils : Caporal Braun, David Robert William, 22 aout 2006, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.1px;"><strong>À un moment donné, Patty Braun a semblé perdre son calme à la Chapelle du Souvenir. Là, sur la Colline du Parlement, dans la Chapelle consacrée aux militaires décédés du Canada, elle regardait le Septième Livre du Souvenir où est inscrit le nom de son fils : Caporal Braun, David Robert William, 22 aout 2006, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry.<br />
</strong></span><br />
<span style="letter-spacing: -0.1px;">Entourée de jeunes gens représentant la jeunesse du Canada et leur famille, elle contemplait le livre qu’elle n’avait vu qu’une seule fois auparavant, dans une exposition itinérante. Dans le Septième Livre du Souvenir, <em>Au Service du Canada</em>, sont inscrits les noms des membres des forces armées qui ont donné leur vie en service depuis octobre 1947, exception faite de ceux qui sont inscrits dans le <em>Livre du Souvenir de la guerre de Corée</em>.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Avant qu’elle ne quitte la Chapelle du Souvenir, la sergente Lyne Tremblay du Service de sécurité de la Chambre des communes lui a remis une copie encadrée de la page. « Savez-vous, les choses que je pensais qui allaient être dures sont faciles et celles que j’aurais cru faciles sont vraiment dures », dit la Mère de la Croix d’argent de 2011, qui était à Ottawa pour assister à la cérémonie du jour du Souvenir.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Elle allait y passer deux jours, accompagnée de sa fille Daina et portant la Croix du Souvenir, qui en est le nom officiel, pour visi-ter les édifices du Parlement et le Musée canadien de la guerre et déposer une couronne au Monument commémoratif de guerre du Canada de la part de toutes les mères qui ont perdu un fils ou une fille dans les Forces canadiennes et de leurs familles.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Braun, assistante en éducation à l’école Raymore de Raymore, en Saskatchewan, située à 115 kilomètres au nord de Regina, dit que son fils a toujours été passionné par l’armée et qu’il regardait souvent des films et des documentaires. Une fois, à l’occasion d’un voyage à Regina, elle l’avait déposé à un bureau de recrutement où les recrues les plus vieilles lui avaient dépeint une vie militaire plutôt dure. « À 17 ans, c’était un garçon fluet, se rappelle-t-elle. Je pense que ça lui a fait un peu peur. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1251" title="La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset1.jpg" alt="La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="475" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La mère de la Croix d’argent, Patty Braun, reçoit une page d’un Livre du Souvenir. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Après avoir reçu son diplôme d’études secondaires et travaillé quelques années à Watson, en Saskatchewan, le gout militaire de David s’est amplifié et il s’est enrôlé dans la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. « David n’était pas du genre à afficher ses émotions, mais je pense que le jour qu’il en a montré le plus et le plus de fierté, c’est le jour où il m’a dit qu’il allait servir en Bosnie », dit-elle.</span></p>
<p>Le jeune caporal aimait les affectations à l’étranger. « Il lisait un livre sur la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) en revenant de la Bosnie. Avant ça, je n’étais jamais arrivé à lui faire lire un livre. Tout à coup, il aimait lire », dit-elle.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Étant revenu d’une zone de service spécial, le soldat tenait à aller en Afghanistan. « Il devait être affecté au bataillon du poste de commandement, alors je pensais que ce ne serait pas trop dangereux », dit Braun, dont le mari, Blaine, est mort en 1994.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le caporal Braun faisait partie d’un convoi de ravitaillement à une base d’opérations avancée quand une bombe humaine a attaqué. Un autre soldat et lui étaient dans la tourelle d’un VBL III. Le bombardier n’a pas frappé le VBL. Il s’en est seulement approché et a fait exploser la bombe.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">La Mère de la Croix d’argent dit qu’aucune explication officielle ne lui a été donnée, mais qu’elle a ouï dire qu’un petit éclat a frappé son fils en dessous du casque et l’a tué instantanément. L’autre soldat n’a été blessé que légèrement. « Au début, je me demandais pourquoi ce n’était pas mon fils qui avait été blessé légèrement. Et puis j’ai réalisé que si ça avait été le cas, quelqu’un aurait quand même perdu un enfant. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1254" title="Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset2.jpg" alt="Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="507" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, et la présidente nationale Pat Varga. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le jour de l’attaque, s’en allant à Regina, elle a dépassé une fourgonnette bleue. « Je me demandais où elle allait. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Dans la salle d’attente de son chiropraticien, Braun a remarqué qu’elle avait manqué un appel sur son téléphone mobile. « J’ai appelé ma fille et mes autres fils, mais aucun d’eux ne m’avait appelée. Ensuite, j’ai appelé ma mère.</span></p>
<p>« Quand ma mère a répondu, il n’y avait que du silence. Ensuite, il y a eu une voix à l’appareil : il était si contrit. Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai perdu mes esprits et  je lui ai dit : “Soyez direct! Est-il mort?” »</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">C’est par la suite qu’elle a réalisé que la fourgonnette qu’elle avait dépassée en chemin vers Regina transportait les soldats qui allaient lui apprendre la nouvelle. Ne l’ayant pas trouvée chez elle, ils s’étaient rendus, non loin, chez ses parents.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Braun a assisté à un diner au Château Laurier, un hôtel de Fairmont, offert par la présidente nationale de la Légion royale canadienne, Pat Varga. La Légion, organisation qui règle le service annuel devant le Monument commémoratif de guerre, désirait offrir sa reconnaissance aux participants des deux côtés, militaire et civil.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1255" title="Les représentants de la jeunesse. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset3.jpg" alt="Les représentants de la jeunesse. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="405" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les représentants de la jeunesse. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Des plaques d’appréciation ont été remises aux gagnants nationaux des catégories sénior des concours annuels littéraires et d’affiches de la Légion. Le voyage à Ottawa et l’occasion de déposer la couronne de la part de la jeunesse canadienne pendant la cérémonie étaient leur prix. Les gagnants étaient Atalanta Shi de Burnaby (C.-B.) pour son affiche en couleurs, Tim MacDonald de Malagash (N.-É.) pour son affiche en noir et blanc, Katelyn Major de St. Brieux (Sask.) pour sa composition et Laura Howells de St. John’s (T.-N.) pour son poème.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Les récipiendaires du prix de la Légion aux cadets exceptionnels de l’année ont aussi assisté à la cérémonie, en tant que porteurs de couronnes. Il s’agissait de la première maitresse de 1<sup>re</sup> classe Laura Hood, du peloton Nipigon des cadets de la marine d’Oromocto (N.-B.); l’adjudant-maitre Kyle Ryan, du Corps des cadets affilié à l’Ontario Regiment, de Pickering (Ont.); et l’adjudante de 2<sup>e</sup> classe Emily Hodgson, d’Hudson (Qc), membre de l’Escadron des cadets de l’Air Lakeshore.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Pendant les conversations précédant la cérémonie, les jeunes se sont dits chanceux de pouvoir prendre part à la cérémonie nationale à la 11<sup>e</sup> heure du 11<sup>e</sup> jour du 11<sup>e</sup> mois de la 11<sup>e</sup> année de ce siècle.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1258" title="Des militaires canadiens. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset4.jpg" alt="Des militaires canadiens. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="670" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Des militaires canadiens. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le temps était frais et sec en ce jour du Souvenir à Ottawa. La pluie que l’on prévoyait n’est pas tombée, et la température n’a pas dépassé les trois degrés Celsius. Le vent vif a refroidi la foule de quelque 25 000 personnes, dont beaucoup étaient arrivées tôt pour avoir une place d’où elles pourraient bien voir.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">La Musique centrale des Forces canadiennes et le Chœur d’enfants d’Ottawa ont pris place pendant que le carillonneur national, Andrea McCrady, jouait des airs sombres à la Tour de la Paix.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Des contingents d’anciens combattants, d’élèves officiers du Collège militaire royal de Kingston (Ont.) et des membres de la marine, de l’armée, de l’aviation, des pelotons de cadets et de la Gendarmerie royale du Canada ont défilé à partir du Manège militaire Cartier. Le défilé des anciens combattants était dirigé par Léonce Leblanc, qui s’acquitte de cette tâche depuis 1990. La garde du drapeau nationale de la Légion était dirigée par Jim Wiles qui joue ce rôle dans les manifestations importantes depuis 1986.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">La foule a été accueillie par le maitre de cérémonie et directeur du Bureau national des services, Pierre Allard. Le premier maitre de 2<sup>e</sup> classe, Jason Bode, a placé les sentinelles, qui représentaient l’armée, la marine, l’aviation, la GRC et les infirmières, autour du grand monument.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1260" title="Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset5.jpg" alt="Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="326" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Une foule s’assemble autour de la Tombe du Soldat inconnu. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le groupe vice-royal, qui est arrivé tout juste avant 11 h, a été accueilli par la présidente nationale, Pat Varga, et par le secrétaire national, Brad White. Le général et chef d’état-major de la défense, Walter Natynczyk, était arrivé plus tôt pour bavarder avec les anciens combattants.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Il a été rejoint par le ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, et par le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer. Le premier ministre, Stephen Harper, et son épouse, Laureen, sont arrivés peu après, suivis du gouverneur général, David Johnston, et de son épouse, Sharon.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">C’est la première fois que Johnston apparaissait en uniforme de l’armée, en l’honneur de son rôle de commandant en chef des Forces canadiennes.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">À 11 h exactement, une cloche de la Tour de la Paix a sonné l’heure et le 30<sup>e</sup> Régiment d’artillerie de campagne, de l’Artillerie royale du Canada, a tiré le premier des 21 coups de canon. La sergente Marthe Jobidon a joué la dernière sonnerie au clairon, qui a été suivie par deux minutes de silence.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1261" title="Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset6.jpg" alt="Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="757" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Des enfants déposent leur coquelicot sur la Tombe. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le silence a duré jusqu’à ce que le cornemuseur-major Thomas Brown joue la complainte et puis le clairon a joué la diane.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Un défilé aérien formé de deux CF-18 et de sept hélicoptères Griffon a eu lieu pendant la cérémonie. Les hélicoptères volaient en Formation en hommage aux pilotes disparus qui est habituellement alignée par des avions à réaction. Quand les hélicoptères ont survolé le Monument commémoratif de guerre, un d’entre eux s’est séparé des autres, en symbole de ceux qui ont disparu au combat.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Varga a lu l’Acte du souvenir en anglais, le grand président de la Légion, Larry Murray, l’a lu en français et Percy Joe l’a lu en nlaka’ pamux, une langue autochtone du sud de la Colombie-Britannique.</span></p>
<p>Le bridadier-général Karl McLean, aumônier général des Forces canadiennes et aumônier honoraire de la Direction nationale, a récité une prière, puis la première couronne de la cérémonie a été déposée par le gouverneur général et la deuxième, par la Mère de la Croix d’argent.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Ils ont été suivis de Harper, Scheer, Blaney, Natynczyk, la jeunesse du Canada et Varga, qui a déposé la sienne de la part des anciens combattants du Canada. Ensuite, des dizaines de couronnes ont été déposées par des dignitaires.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1262" title="Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/01/NationalInset7.jpg" alt="Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" width="515" height="347" />
<div class="credit">PHOTO : METROPOLIS STUDIO</div>
<div class="caption">Les anciens combattants défilent devant le gouverneur général. </div>
</div>
<p></span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">L’aumônier honoraire de la Direction nationale, le rabbin Reuven Bulka, a prononcé la bénédiction, et la cérémonie s’est terminée par le défilé des anciens combattants et des contingents militaires. Le gouverneur général et la Mère de la Croix d’argent les ont passés en revue sous les applaudissements de la foule. C’est pour le groupe d’anciens combattants les plus vieux qui représentaient ceux de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée, des opérations de maintien de la paix, de l’Afghanistan et du service en temps de paix que les applaudissements ont été les plus enthousiastes.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Quand les barrières ont été enlevées, des centaines de spectateurs se sont avancés vers la Tombe du Soldat inconnu, où beaucoup ont perpétué la tradition annuelle du dépôt des coquelicots à épingle, chacun représentant un moment de commémoration et d’adieu personnel.</span><span style="white-space: pre;"> </span></p>
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		<title>Tant à apprendre</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2011/11/tant-a-apprendre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 13:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Les 26 membres du Pèlerinage du souvenir de la jeunesse de la Légion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l’autocar parmi les innombrables rangées de pommes de terre et de légumes, en Belgique. Il ne s’agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes à gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le pèlerinage du souvenir des leadeurs de la Légion royale canadienne de 2011</strong></p>
<p><strong>Les 26 membres du Pèlerinage du souvenir de la jeunesse de la Légion royale canadienne entendaient des coups de feu tonnant au loin quand ils sont descendus de l’autocar parmi les innombrables rangées de pommes de terre et de légumes, en Belgique. Il ne s’agissait pas des armes des batailles anciennes, mais simplement des armes à gaz propane qui tirent au hasard pour effrayer les oiseaux autour des cultures croissant dans les champs de bataille de la Première Guerre mondiale.</strong></p>
<p>Les sons de bataille étaient quand même à l’esprit des pèle­rins quand le guide touristique, John Goheen, se tint sous une affiche modeste servant à commémorer les évènements du bois des Kitcheners à la Grande Guerre.</p>
<p>Quand les Allemands se sont servi de gaz pour la première fois à la guerre, ils visaient les Français et les troupes coloniales qui furent incapables de maintenir leurs lignes. Une brèche de six kilomètres s’ouvrit dans la ligne des alliés servant à la protection de la ville d’Ypres dont la tour de la salle du tissage était visible au loin.</p>
<p>À cause de cette brèche, les Allemands réussirent à entrer dans le bois des Kitcheners, baptisé ainsi non pas en l’honneur d’un chef militaire, mais parce que les Français y avaient leurs cuisines (kitchen signifie cuisine en anglais, n. d. t.). C’est là que, le 22 avril 1915, les Canadiens reçurent l’ordre de refermer la brèche. En courant pendant la nuit, ils tombèrent sur des haies entrelacées de fils de fer qu’ils devaient traverser en se servant de leur crosse de fusil. La surprise fut gâchée et l’ennemi ouvrit le feu. Les Canadiens restèrent quand même sur leur lancée et se rendirent maitres de la position.</p>
<p>« C’est stupéfiant qu’ils aient réussi ne serait-ce qu’à atteindre les Allemands et qu’après ça, ils se sont battus au corps à corps » dit Goheen. Ils résistèrent à deux contrattaques le lendemain.</p>
<p>Non loin de là, le 24 avril, les Allemands utilisaient de nouveau le gaz toxique, cette fois-là prenant la ligne canadienne pour cible. Les Canadiens maintinrent leur position, mais les pertes se comptèrent par milliers. « Les Canadiens ont sauvé Ypres. Si ce n’avait été des Canadiens, durant ces quelques jours-là en avril 1915, la guerre aurait été tout autre, c’est sûr », nous expliqua Goheen.</p>
<p>La même journée, les pèlerins allèrent voir le fameux Mémorial de Saint-Julien, au coin de Vancouver, où les Canadiens résistèrent à l’attaque au gaz. Il s’agit d’une escape en granite qui s’élève à 11 mètres au-dessus du sol et se termine en un soldat sombre baissant la tête et posant les mains sur une crosse de fusil.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1186" title="Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset1.jpg" alt="Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="464" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Près de l’administratrice Arlene King au Mémorial de Beaumont Hamel, les Terre-Neuviens (de g. à d.) Silas et Jacqueline Thompson, et Ed Fewer. </div>
</div>
<p>Le groupe alla aussi visiter le cimetière d’Essex Farm où un médecin militaire épuisé et attristé, du nom de John McCrae, écrivit In Flanders Fields après la mort de son ami, le lieutenant Alexis Helmer de l’Artillerie canadienne.</p>
<p>C’était à la saillie d’Ypres, défendue par les alliés durant toute la guerre. Bien que les Allemands s’approchèrent jusqu’à à peu près deux kilomètres de la ville d’Ypres, ils ne la conquirent pas. Toutefois, à la fin de la guerre, elle était en ruines à cause des bombardements incessants.</p>
<p>La terre est plate dans toute la région, de sorte que même les plus petites crêtes étaient défendues férocement pour l’avantage qu’elles donnaient. « C’est plat comme la Saskatchewan, dit le cultivateur Joe Wilson de Carlyle, en Saskatchewan. C’est la seule province où l’on peut voir sa fille fuguer pendant deux semaines. »</p>
<p>Le commentaire cocasse de Carlyle était adressé aux participants du pèlerinage qui eut lieu du 9 au 23 juillet.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1189" title="Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset2.jpg" alt="Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="228" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Au mémorial de Vimy (de g. à d.) Jacqueline Thompson, Joyce Phillips, Patricia Duffy, Scott Briand, Jean-Pierre Asselin, vice-président national Tom Eagles, Bill Maxwell, George DeRabbie, Dorothy Butler, Connie Wilson, Sheila Donner et Aaron Bedard. </div>
</div>
<p>Le groupe, dirigé par le vice-président national Tom Eagles de Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, qui était l’un des pèlerins en 1992 et qui est président actuel du Comité national du coquelicot et du souvenir, se composait de 10 représentants, un de chaque division, ainsi que de leurs conjoints et d’hôtes payants, et voyagea par autocar de Paris à Oosterbeek, dans les environs d’Arnhem, aux Pays-Bas. La troupe de pèlerins s’arrêta dans des champs, au bord de chemins ruraux, devant des mémoriaux et à des cimetières militaires du Commonwealth, pour se colleter avec les évènements de deux guerres mondiales qui avaient attiré tant de jeunes Canadiens.</p>
<p>Les visiteurs avaient pris l’avion à Toronto pour Paris, puis l’autocar jusqu’à Caen. Pendant le souper, Eagles et le coordonnateur du voyage, Bill Maxwell de la Direction nationale, avaient fait les présentations. Eagles a donné le ton en parlant des premières expériences qu’il a faites à ce genre de lieux en Europe. Il a ensuite pris un court instant pour remplir un devoir de la part du gouverneur général, David Johnston.</p>
<p>Ayant lu une introduction du gouverneur général, Eagles a remis au représentant de la Division de la Colombie-Britannique–Yukon, Aaron Bedard, une Mention élogieuse du commandant en chef à l’intention des unités. « Entre janvier et aout 2006, le groupement tactique du 1er Bataillon de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) a livré un combat presque incessant avec une force d’insurgés bien préparée et décidée en Afghanistan, a lu Eagles. Pendant 29 opérations majeures, la souplesse et la cohésion remarquable dont ont fait preuve les membres du groupement tactique leur ont permis de surmonter nombre d’épreuves pour réprimer les activités des talibans, assurer la liberté de mouvement des forces de la coalition, et procurer une aide humanitaire partout au Kandahar. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1195" title="Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset31.jpg" alt="Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="361" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Scott Briand lit la prière navale à Dieppe. </div>
</div>
<p>Bedard n’est plus militaire à cause d’une blessure à l’épine dorsale, mais il passe une grande partie de son temps à parler aux jeunes des expériences qu’il a eues en génie de combat et à la PPCLI.</p>
<p>Parmi les pèlerins se trouvaient aussi Sheila Donner de Medicine Hat, représentante de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest; Connie Wilson de Tisdale, en Saskatchewan; Dorothy Butler de Winnipeg; George DeRabbie d’Acton, en Ontario; Jean-Pierre Asselin de Chicoutimi, au Québec; Patricia Duffy de Bathurst, au Nouveau-Brunswick; Joyce Phillips de Breadalbane, à l’Île-du-Prince-Édouard; Scott Briand de Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse; et Jacqueline Thompson de Grand Falls-Windsor, à Terre-Neuve.</p>
<p>Comme hôtes payants, il y avait Clayton et Cindy Saunders, président et secrétaire respectifs de la Division du Nouveau-Brunswick; Wayne Donner, mari de Sheila et premier vice-président de la Division de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest; et Jack Wilson, père de Connie. Joyce Phillips était accompagnée de son mari, Gord Phillips, et George et Estelle Dalton qui siègent au Lest We Forget Committee (comité Nous nous souviendrons d’eux, n. d. t.) de l’Île-du-Prince-Édouard réunissant anciens combattants et élèves. Alice DeRabbie et Silas Thompson étaient accompagnés de leurs conjoints. Ed Fewer de Grand Falls–Windsor, à Terre-Neuve, en était à son troisième pèlerinage de la Légion.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1198" title="Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset4.jpg" alt="Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="400" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Les pèlerins se promènent le long de la plage Juno. </div>
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<p>Les premiers jours comportèrent des thèmes triomphants alors que le groupe visitait la plage Juno, au nord de Caen, où quelque 14 500 Canadiens ont atterri le jour J, c’est-à-dire le 6 juin 1944. Bien qu’ils aient réussi à établir une tête de pont, il y eut 1 074 victimes parmi les Canadiens ce jour-là. Trois-cent-cinquante-neuf d’entre elles étant décédées.</p>
<p>Les pèlerins ont déambulé le long des plages près de Bernières-sur-Mer où ils ont observé la maison caractéristique qui a servi de jalon aux soldats prenant pied ferme. Aujourd’hui, elle sert à commémorer la bravoure des Queen’s Own Rifles of Canada.</p>
<p>À Courseulles-sur-Mer, le groupe est allé au Centre de la plage Juno où est racontée l’histoire de la participation canadienne à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>L’humeur est devenue sombre en après-midi, à l’abbaye d’Ardenne, dans le jardin de laquelle un monument sert à rendre hommage aux 20 membres des North Nova Scotia Highlanders, du 27e Régiment blindé canadien et des Stormont, Dundas and Glengarry Highlanders qui furent faits prisonniers et exécutés par les Allemands peu après le jour J.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1201" title="La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset51.jpg" alt="La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="506" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La maison repère de la plage Juno rend hommage aux Queen’s Own Rifles of Canada. </div>
</div>
<p>C’est là que le groupe célébra sa première cérémonie commémorative. La soirée précédente, il avait répété les règles des 13 cérémonies qu’il allait régler. Tous auraient l’occasion de remplir chacun des rôles cérémoniels. Il y aurait un sergent d’armes et une garde du drapeau pour porter l’unifolié, le Red Ensign, et l’Union Jack, ainsi que les drapeaux des Nations Unies, de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et de la Légion. Au moins une couronne serait déposée à chaque service. Un enregistrement de l’O Canada, de la dernière sonnerie, du silence, de la complainte et de la diane serait joué et quelqu’un réciterait l’Acte du souvenir.</p>
<p>Le groupe s’est ensuite attardé au désastre de Dieppe de 1942. Le pèlerinage, partant de Caen, alla directement à Pourville et à Puys, les plages des deux côtés de Dieppe qui devaient être prises tôt le matin du 19 aout pour neutraliser les défenses des Allemands avant l’assaut à la plage principale. Malheureusement, les défenses ne furent pas neutralisées, ce qui rendit inéluctable le massacre de ceux qui atterrirent.</p>
<p>Il suffit de marcher le long de la plage caillouteuse de Dieppe et d’étudier les falaises imposantes où l’on peut encore voir les restes des bunkeurs en béton armé pour imaginer le feu pro­venant des armes sur ceux qui touchaient terre. Bedard a remarqué que « vu les feux croisés provenant de trois angles, c’était une parfaite zone de massacre ».</p>
<p>C’est à Dieppe que les pèlerins ont rendu hommage à ceux qui furent perdus en mer. Une cérémonie simple sur la jetée offrait une vue excellente de la plage et des promontoires. Butler, qui a servi dans le Service féminin de la Marine royale du Canada après la guerre, a lancé une couronne à la mer pendant le service. Les autres pèlerins ont ensuite lancé dans l’eau agitée des petites croix de bois faites et peintes par les élèves de l’école Aurora Charter d’Edmonton. Au début, la couronne et quelques-unes des croix qui semblaient vouloir l’encercler se sont dirigées vers la terre ferme, puis le tout est parti à la dérive dans la Manche.</p>
<p>Tôt le matin, Goheen a rejoint quelques membres du groupe sur la plage et, à 5 h 20, ils ont levé leur verre aux Canadiens qui atterrirent en 1942, à la même heure. Leur verre d’alcool tenu en haut alors que la lumière poignait à l’est, ils lancèrent « aux hommes de Dieppe ».</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1200" title="Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2011/11/RCLPILInset6.jpg" alt="Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="425" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le groupe prend la pose à côté d’un char Sherman à Oosterbeek. </div>
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<p>En partant de Dieppe, les pensées du groupe se sont tournées vers la Première Guerre mondiale et la bataille de la Somme qui eut lieu il y a 95 ans.</p>
<p>La tragédie de la Somme n’est nulle part rappelée plus solennellement qu’à Beaumont-Hamel. Le 1er juillet 1916, le premier jour de la bataille, le Newfoundland Regiment reçut l’ordre de se lancer à l’attaque d’un ennemi bien retranché en plein jour. Sur les 801 qui prirent part à l’attaque, 68 seulement pouvaient répondre à l’appel le lendemain. La plupart avaient été tués ou blessés durant le premier quart d’heure.</p>
<p>Ce champ de bataille est aujourd’hui un parc national canadien. Le paysage, aujourd’hui vert et luxuriant, a été laissé tel qu’il était : défoncé par les trous d’obus et les tranchées. Un caribou de bronze, symbole du régiment, domine le tout sur un tertre.</p>
<p>Les pèlerins ont été rejoints dans leur service commémoratif par Arlene King, conseillère de programme d’Anciens Combattants Canada pour les opérations européennes, et par un guide canadien. La garde du drapeau, augmentée pour cette unique occasion par Bedard portant le drapeau terre-neuvien, a suivi la tranchée préservée jusqu’à la base du monument. Après la lecture de l’Acte du souvenir, les pèlerins ont été surpris d’entendre King et le guide se mettre à chanter Ode To Newfoundland. « Cela a donné quelque chose de spécial au service », a affirmé Silas Thompson.</p>
<p>Le groupe a visité les attractions touristiques de la Somme pendant plusieurs jours, finissant au monument commémoratif du Canada à Vimy où eut lieu le pinacle cérémoniel du pèlerinage. Là, sous le monument de pierres blanches, le groupe a réglé une cérémonie solennelle. Les noms de 11 285 Canadiens morts au combat en France et dont le lieu de sépulture est inconnu sont inscrits sur le monument.</p>
<p>Les pèlerins ont été rejoints par la suite par le contingent militaire canadien de la marche de Nimègue. Chaque année, la Direction nationale verse un octroi aux Forces canadiennes afin que les Canadiens puissent aller au mémorial déposer une couronne. Les marcheurs étaient très heureux de se faire prendre en photo avec les pèlerins.</p>
<p>À Ypres, le groupe a assisté à une cérémonie sous la porte de Menin en commémoration des presque 55 000 morts des armées du Commonwealth tombés en Belgique et sans sépulture connue. Parmi eux, les Canadiens étaient au nombre de 6 940. Tous les jours, à la tombée de la nuit, la circulation à la porte est stoppée pendant que des clairons du service d’incendie jouent la dernière sonnerie et leur propre version du réveil. En cette occasion se sont assemblés plusieurs milliers de spectateurs, surtout des groupes d’écoliers britanniques.</p>
<p>La garde du drapeau de la Légion et le reste de la délégation ont défilé jusqu’au centre de la place et prirent leurs positions. Les clairons ont joué, puis Eagles s’est avancé pour lire l’Acte du souvenir, les mots solennels résonnant sous les grandes arches. La Légion déposa la première couronne, suivie des vagues d’élèves apportant des couronnes de la part de leur école.</p>
<p>Les pèlerins reprirent l’histoire de la Seconde Guerre mon­diale quand ils se sont dirigés vers les Pays-Bas, où ils ont réglé des cérémonies aux cimetières de Bergen-op-Zoom, de Holten et de Groesbeek. Au cimetière militaire canadien de Holten, Eagles et son épouse, Cheryl, firent une reproduction par frottement de la pierre tombale de Samuel Glazier Porter du Carleton and York Regiment. « C’était l’oncle de Cheryl, et ça a été une expérience très émouvante pour elle, quelque chose qu’elle n’oubliera jamais » dit Tom. Porter est mort le 15 avril 1945, quelques semaines à peine avant la fin de la guerre en Europe.</p>
<p>Au souper d’adieu, à Paris, Ed Fewer a déclaré : « Je sais ce que j’ai ressenti lors de mon premier pèlerinage. On rentre chez soi et, un jour, peu de temps après, on se demande “Qu’est-ce qui vient de m’arriver?” On a tellement appris, et pourtant il y a tellement plus à apprendre. »</p>
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		<title>Les vétérans d’Afghanistan commémorés à l’aide du chêne et de l’inukshuk</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 12:43:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le service et le sacrifice des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi en Afghanistan seront commémorés à jamais par un chêne et un inukshuk devant la maison de la Légion à Kanata, en Ontario.
L’arbre a été planté cérémonieusement devant l’édifice, le 10 septembre, par la présidente nationale Pat Varga et par le général Walter Natynczyk, chef d’état-major de la défense, dans le parterre appelé dorénavant le jardin du souvenir. La Musique centrale des Forces canadiennes avait joué pendant que les membres du Conseil exécutif national (CEN), des politiciens locaux et des invités prenaient place sur les sièges placés sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le service et le sacrifice des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi en Afghanistan seront commémorés à jamais par un chêne et un inukshuk devant la maison de la Légion à Kanata, en Ontario.</p>
<p>L’arbre a été planté cérémonieusement devant l’édifice, le 10 septembre, par la présidente nationale Pat Varga et par le général Walter Natynczyk, chef d’état-major de la défense, dans le parterre appelé dorénavant le jardin du souvenir. La Musique centrale des Forces canadiennes avait joué pendant que les membres du Conseil exécutif national (CEN), des politiciens locaux et des invités prenaient place sur les sièges placés sur le gazon. Près de là se trouve l’arbre planté l’an dernier par la princesse Margriet des Pays-Bas en l’honneur du 65e anniversaire de la libération.</p>
<p>« Le chêne est un arbre qui se tient fièrement droit comme se tenaient nos femmes et nos hommes durant leur service en Afghanistan », dit Natynczyk.</p>
<p>« Les mots ne suffisent pas à montrer combien nous leur sommes reconnaissants. Nous espérons que ces symboles démontreront aux vétérans d’Afghanistan que nous les remercions du travail qu’ils ont fait », dit Varga.</p>
<p>Ils étaient assistés à la cérémonie par les commandants des trois services des Forces canadiennes : le vice-amiral Paul Maddison de la Marine royale du Canada, le lieutenant-général Peter Devlin de l’Armée canadienne et le lieutenant-général André Deschamps de l’Aviation royale du Canada. La surintendante de police en chef Barbara Fleury de la Gendarmerie royale du Canada et le premier vice-président national Gordon Moore assistaient aussi à la cérémonie.</p>
<p>Sur une plaque à la base de l’arbre est inscrit dans les deux langues officielles : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».</p>
<p>Après la plantation de l’arbre, Varga et Natynczyk ont dévoilé un inukshuk avec Claire et Richard Léger. Le fils des Léger, le sergent Marc Léger de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, était l’un des quatre Canadiens tués en Afghanistan lors d’un incident de tir ami, le 18 avril 2002, au champ de tir de la ferme Tarnack. Claire Léger était mère de la Croix d’argent nationale en 2005.</p>
<p>L’inukshuk, cairn de pierres à forme vaguement humaine de tradition inuite, souvent utilisé pour diriger les voyageurs, a été construit par Richard Léger. Il s’agit d’une copie de celui qui se trouve actuellement au terrain d’aviation de Kandahar, érigé en 2002 en l’honneur de ceux qui avaient trouvé la mort au champ de tir de Tarnack. Il avait été devant la maison des Léger, près de Stittsville, pendant des années, et ces derniers l’ont donné à la Maison de la Légion où il sera exposé en permanence.</p>
<p>L’inscription sur la plaque placée devant l’inukshuk est simple : « En l’honneur des Canadiens morts au champ d’honneur en Afghanistan ».</p>
<p>Un simple service commémoratif a suivi où Varga et Natynczyk ont déposé une couronne au pied de l’inukshuk.</p>
<p>La cérémonie a eu lieu pendant une pause du CEN dont la réunion a duré toute la journée. Avant l’évènement à l’extérieur, le grand président Larry Murray a installé Natynczyk en tant que vice-président national honoraire, un honneur réservé au chef d’état-major de la défense, au surintendant de la GRC et au filleul de la Légion, le prince Flo des Pays-Bas.</p>
<p>« C’est avec beaucoup de fierté que j’accepte cette nomination au nom de tous les hommes et de toutes les femmes en uniforme que vous appuyez, dit Natynczyk aux membres du CEN. Je me souviens de ma première expérience liée à la Légion, quand j’avais 16 ans. On était à la Rocky Mountain House, en Alberta, et la neige avait bloqué l’autoroute. Ma première expérience liée à la Légion, c’est donc d’avoir dormi là-bas, sur un lit de camp. »</p>
<p>Le général a parlé au CEN à propos du Navire canadien de Sa Majesté Charlottetown qu’il a reçu à son retour à Halifax après une mission de soutien des civils en Libye. « Une fusée lui avait été tirée dessus, qui avait amerri à quelque 300 mètres derrière le navire. C’est la première fois qu’on tirait sur un navire canadien depuis la guerre de Corée », dit-il.</p>
<p>Il dit aussi qu’il était allé voir le 425e Escadron d’appui tactique qui avait volé en mission au-dessus de la Libye. « C’est le même escadron d’Alouette qui volait autrefois à partir d’Afrique du Nord, mettant le cap sur le mont Etna pour larguer ses bombes sur l’Italie, et qui a volé ensuite à partir de la Sicile, larguant ses bombes en Afrique du Nord et mettant le cap sur le mont Etna pour rentrer au bercail. »</p>
<p>Après le service réglé à l’extérieur, les invités ont été conviés à l’intérieur de la Maison de la Légion où on leur a montré des œuvres créées dans le cadre du Programme d’arts des Forces canadiennes. La Direction de l’histoire et du patrimoine a fait don de trois peintures qui seront exposées à jamais à la Maison de la Légion, où à l’avenant, d’autres œuvres se trouvent exposées à titre temporaire.</p>
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		<title>Financement disponible pour de nouveaux cénotaphes</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2011/03/financement-disponible-pour-de-nouveaux-cenotaphes/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 15:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Anciens Combattants Canada (ACC) allouera un million de dollars pour que les collectivités et les organisations de bénévoles puissent ériger de nouveaux cénotaphes ou faire d’importants ajouts aux cénotaphes actuels.
« On demande aux Canadiens et aux Canadiennes de ne pas simplement se laisser toucher par les activités du Souvenir, mais d’en faire partie, a déclaré le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. Avec ce nouveau programme, les collectivités pourront montrer qu’elles se souviennent en édifiant de nouveaux monuments commémoratifs en l’honneur des héros de notre pays, nos anciens combattants et nos vétérans. »
Le Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Anciens Combattants Canada (ACC) allouera un million de dollars pour que les collectivités et les organisations de bénévoles puissent ériger de nouveaux cénotaphes ou faire d’importants ajouts aux cénotaphes actuels.</p>
<p>« On demande aux Canadiens et aux Canadiennes de ne pas simplement se laisser toucher par les activités du Souvenir, mais d’en faire partie, a déclaré le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. Avec ce nouveau programme, les collectivités pourront montrer qu’elles se souviennent en édifiant de nouveaux monuments commémoratifs en l’honneur des héros de notre pays, nos anciens combattants et nos vétérans. »</p>
<p>Le Programme d’aide à l’édification de monuments commémoratifs de guerre fournira jusqu’à 50 p. 100 du cout total du projet, jusqu’à un montant maximum de 50 000 $, à des organisations sans but lucratif, telles que les filiales de la Légion. Les provinces, les territoires et les municipalités pourront présenter une demande dans le cadre du programme. Les particuliers, les entreprises à but lucratif et les ministères, agences et sociétés d’État fédéraux n’y auront pas droit.</p>
<p>Pour les besoins du programme, on entend par cénotaphe ou monument une statue ou une structure érigée à la mémoire de soldats canadiens morts à la guerre ou d’anciens combattants, ou commémorant un évènement lié à une opération militaire à laquelle le Canada a participé depuis 1867.</p>
<p>On entend par ajout important un élément ajouté directement à un cénotaphe ou à un monument actuel ou en complémentarité avec ce dernier et dont le coût en capital est supérieur à 25 000 $. Les ajouts à un cénotaphe ou à monument actuel dont le coût en capital est inférieur à 25 000 $ ne sont pas admissibles, bien que des fonds pourraient être octroyés dans le cadre du Programme de restauration de cénotaphes et de monuments.</p>
<p>C’est le programme de restauration, lancé en 2006, qui a servi de modèle au nouveau programme, dit John Desrosiers, gestionnaire de l’engagement communautaire au sein de la Direction générale du programme d’ACC le Canada se souvient.</p>
<p>« Le programme de restauration de cénotaphes existe depuis cinq ans. Nous avons subventionné quelque 300 projets totalisant environ 2,8 millions de dollars, a affirmé Desrosiers. « Il y avait toujours des gens faisant des demandes liées à la construction de nouveaux cénotaphes, que nous refusions en raison des critères du programme. »</p>
<p>Certains des projets de restauration concernaient la modernisation de monuments pour y inclure le service ayant eu lieu après la guerre de Corée. « Je pense que notre participation en Afghanistan a servi à vraiment faire progresser ça. Beaucoup de gens veulent reconnaitre l’Afghanistan et les efforts de maintien de la paix que le Canada a déployés partout dans le monde », a déclaré Desrosiers.</p>
<p>Les formulaires de demande se trouvent dans la partie Le Canada se sou­vient du site Web d’ACC &lt;www.vac-acc.gc.ca/renseignements&gt;. Les demandeurs doivent déposer un document expliquant de quelle façon le monument sera entretenu, un autre indiquant qui sera propriétaire ou responsable du nouveau monument, ainsi que des photo­graphies du site proposé pour la construction. En aucun cas le gouvernement du Canada n’assumera-t-il la responsabilité liée à la propriété des monuments construits dans le cadre du programme.</p>
<p>Ce dernier ne servira à financer ni la construction de monuments honorant un particulier, ni ceux qui seront situés à l’étranger, ni ceux d’importance nationale. Le financement d’édifices, de parcs, ou de la création ou de la restauration d’artefacts ou de répliques comme ceux d’avions, de navires ou de chars d’assaut ne sera pas offert non plus.</p>
<p>ACC insiste aussi que les inscriptions soient toutes dans les deux langues officielles, quel que soit l’endroit où le cénotaphe sera construit.</p>
<p>Chaque demande sera évaluée par un comité de révision externe d’après tous les renseignements et documents justificatifs qui leur auront été soumis. « Le comité s’apparentera à celui qui a été créé pour le programme de restauration. Il y aura des représentants d’organisations d’anciens combattants et un employé de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada qui servira de conseiller relativement à la conservation », a ajouté Desrosiers.</p>
<p>Ce comité, qui siègera tous les trois mois, comprendra un représentant de la Direction nationale de la Légion royale canadienne. « On sait que la Légion est habituellement partie prenante importante dans des projets communautaires comme ceux-là », a renchéri Desrosiers.</p>
<p>La contribution d’ACC sera l’entière contribution fédérale permise. Les octrois des autres ministères ou orga­nismes fédéraux ne pourront pas y être ajoutés. Cependant, les gouvernements provinciaux ou municipaux pourront contribuer au projet.</p>
<p>Après l’approbation d’un projet, un accord officiel sera signé dans lequel seront stipulées les contributions et res­ponsabilités de chaque partie. Toutes les organisations qui recevront des fonds devront remettre un rapport final à la fin du projet.</p>
<p>Desrosiers affirme que le ministère a reçu six demandes entre le jour de l’annonce du programme, en novembre, et le début du mois de janvier. La plupart d’entre elles serviraient à reconnaitre le service après la guerre de Corée.</p>
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		<title>La célébration du 65e anniversaire de la victoire au Japon</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/11/la-celebration-du-65e-anniversaire-de-la-victoire-au-japon/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 14:58:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mauvais temps n’avait rien de nouveau pour les 100 anciens combattants et invités qui, le 15 aout à Ottawa, célébraient le 65e anniversaire du jour de la victoire au Japon.
Arthur Adams, vétéran du 436e Escadron, se rappelle avoir transporté des approvisionnements à la Seconde Guerre mondiale pour les troupes britanniques et indiennes qui retenaient les envahisseurs japonais. « Je me souviens qu’on nous avait dit que, quand la mousson arriverait, on ne devrait plus voler, mais notre commandant d’escadre, Ralph Gordon, nous dit qu’on volerait quand même. »
Adams est l’un des vétérans de l’Aviation royale du Canada qui sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mauvais temps n’avait rien de nouveau pour les 100 anciens combattants et invités qui, le 15 aout à Ottawa, célébraient le 65e anniversaire du jour de la victoire au Japon.</p>
<p>Arthur Adams, vétéran du 436e Escadron, se rappelle avoir transporté des approvisionnements à la Seconde Guerre mondiale pour les troupes britanniques et indiennes qui retenaient les envahisseurs japonais. « Je me souviens qu’on nous avait dit que, quand la mousson arriverait, on ne devrait plus voler, mais notre commandant d’escadre, Ralph Gordon, nous dit qu’on volerait quand même. »</p>
<p>Adams est l’un des vétérans de l’Aviation royale du Canada qui sont venus à Ottawa lors d’une fin de semaine de commémoration. Des anciens du navire canadien de Sa Majesté Uganda et des survivants de la cruelle bataille de Hong Kong, où 290 Canadiens furent tués et les autres faits prisonniers, se sont joints à eux.</p>
<p>La cérémonie devait avoir lieu au Monument commémoratif de guerre du Canada, mais Anciens Combattants Canada a décidé d’avoir les activités au Centre de conférences du gouvernement (l’ancienne gare d’Ottawa) à cause des averses incessantes et, ce qui était bien plus dangereux, des éclairs. Là, les tables ont été déplacées pour faire la place à une petite cérémonie en l’honneur du 65e anniversaire du jour où l’empereur Hirohito a annoncé à la radio que le Japon se rendait, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Adams, âgé de 86 ans, de Greensville, en Ontario, est un des aviateurs qui furent envoyés à Gujrat, en Inde, pour renforcer l’armée britannique engagée dans de féroces combats avec les Japonais le long de la frontière monta­gneuse entre l’Inde et la Birmanie. Il n’y avait pratiquement pas de routes, alors il fallait approvisionner les soldats par la voie des airs.</p>
<p>Adams fut surnommé « le bombardier briques » à la suite d’un incident où il convainquit son pilote de voler à basse altitude au-dessus d’un avion japonais posé sur une plage. Adams ouvrit la trappe et largua la cargaison de briques que l’avion transportait sur l’avion ennemi, réduisant ce dernier en morceaux.</p>
<p>Le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, était assis à la table d’honneur avec le chef d’état-major de la défense, le général Walter Natynczyk. La présidente nationale de la Légion, Pat Varga, et le secrétaire national, Brad White, avaient été invités en tant que représentants de la Légion royale canadienne.</p>
<p>L’acoustique dans la vieille gare a rendu la dernière sonnerie et la complainte encore plus lugubres que d’habitude.</p>
<p>L’<em>Acte du Souvenir</em> fut lu en français et en anglais. Francis Agnes, président de la filiale Eastern Ontario de la Burma Star Association, lut l’épitaphe de Kohima.</p>
<p><em>« Quand vous rentrerez chez vous,<br />
Parlez-leur de nous et dites-leur<br />
Pour vos lendemains<br />
Nous avons donné notre aujourd’hui. »</em></p>
<p>L’épitaphe est inscrite, en Inde, sur le mémorial du cimetière militaire de Kohima qu’entretient la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth. Ces vers sont attribués au professeur d’anglais classique J.M. Edmonds, qui a traduit plusieurs épitaphes écrites en vers classiques, après la Première Guerre mondiale.</p>
<p>Ensuite, Blackburn et Natynczyk ont déposé une couronne, comme l’ont fait les représentants des escadrons de Birmanie et de Hong Kong et du NCSM Uganda.</p>
<p>L’interprète et compositrice Loreena McKennitt, colonel honoraire de l’incarnation moderne du 435e Escadron, le 435e Escadron de transport et de sauvetage, basé à Winnipeg, déposa une couronne de la part de ce dernier. McKennitt a fondé le Cook-Rees Memorial Fund for Water Search and Safety en 1998, à la suite de l’accident, à la baie Georgienne, où sont morts noyés son fiancé, le frère de ce dernier et leur ami. McKennitt, accompagnée par la Musique centrale des Forces canadiennes, chanta Amazing Grace en l’honneur des vétérans.</p>
<p>Il continua de pleuvoir pendant tout l’après-midi, ce qui obligea les organisateurs à annuler la deuxième cérémonie qui avait été planifiée au Mur commémoratif des vétérans de Hong Kong.</p>
<p>Certains s’y rendirent quand même, y compris la présidente nationale Varga, qui devait y déposer une couronne. « Il fallait que je vois le mur », dit-elle.</p>
<p>Le Mur commémoratif des vétérans de Hong Kong n’était pas encore fini lors de son dévoilement en aout 2009 (« Granite Memorial Recalls Hong Kong Sacrifices » [non traduit], novembre/décembre 2009). Carol Hadley de Winnipeg, présidente du comité du mur commémoratif, était ravie de voir que le monument et l’aménagement paysagé avaient été parachevés.</p>
<p>Hadley est l’un des premiers membres de la Hong Kong Veterans Commemorative Association, un groupe formé principalement d’enfants de vétérans de Hong Kong. « Il nous fallait faire quelque chose pour sauvegarder le souvenir de ce que ces hommes ont subi. »</p>
<p>Le monument, achevé, servira à cette fin.</p>
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		<title>La reine dévoile le huard naval</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 18:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des premiers devoirs qu’a eus la reine lors de sa visite à Halifax en l’honneur du centenaire de la Marine canadienne était de dévoiler la nouvelle pièce de 1 $ frappée d’une image de frégate de classe Halifax.
L’image du nouveau huard a été dévoilée le 29 juin par la reine et le premier ministre Stephen Harper, au carré des officiers de la Base des Forces canadiennes Halifax, lors d’un diner auquel quelque 300 personnes avaient été invitées. À la suite du diner, la reine, le prince Philip et Harper ont fait le tour de la revue navale internationale composée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un des premiers devoirs qu’a eus la reine lors de sa visite à Halifax en l’honneur du centenaire de la Marine canadienne était de dévoiler la nouvelle pièce de 1 $ frappée d’une image de frégate de classe Halifax.</p>
<p>L’image du nouveau huard a été dévoilée le 29 juin par la reine et le premier ministre Stephen Harper, au carré des officiers de la Base des Forces canadiennes Halifax, lors d’un diner auquel quelque 300 personnes avaient été invitées. À la suite du diner, la reine, le prince Philip et Harper ont fait le tour de la revue navale internationale composée de 28 navires canadiens et alliés stationnés dans le bassin de Bedford dans le cadre des célébrations.</p>
<p>Le carré des officiers est situé dans la tour Juno qui sert de mess et de logement pour les officiers ainsi que pour les chefs et les officiers mariniers. Le ministre du Revenu, Keith Ashfield, servait d’hôte, en remplacement du ministre de la Défense, Peter MacKay, qui se trouvait à Trenton (Ont.). MacKay assistait au rapatriement des dépouilles de la caporale-chef Kristal Giesebrecht et du soldat Andrew Miller, deux infirmiers tués par un dispositif explosif de circonstance, au sud-ouest de Kandahar, le 26 juin.</p>
<p>Au revers de la pièce se trouve la frégate en arrière-plan et deux personnages de la marine qui saluent au premier plan. Le premier porte un uniforme de 1910 et la deuxième est une officière navale de ces jours-ci. Une ancre en haut du dessin symbolise le service naval du Canada.</p>
<p>Le dessin a été créé par l’artiste néo-écossaise Bonnie Ross, qui a conçu plusieurs pièces de collection pour la Monnaie royale du Canada, y compris celles d’un trois-mâts et d’un brigantin de la collection des Grands voiliers (2005-2007). Elle a aussi conçu plusieurs timbres-postes pour la Société canadienne des postes.</p>
<p>Sur l’avers se trouve l’effigie de la reine créée par la portraitiste canadienne Susanna Blunt qui apparait sur les pièces canadiennes depuis 2003.</p>
<p>« La Monnaie est très heureuse d’émettre une pièce de circulation commémorative soulignant les 100 années de loyaux services de la Marine canadienne et rendant hommage aux hommes et aux femmes qui ont servi et qui continuent de servir avec bravoure au sein du service naval canadien », déclare Ian E. Bennett, président de la Monnaie. « Des millions de Canadiens collectionneront cette pièce pour commémorer un siècle de réalisations. »</p>
<p>Le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, a indiqué que « la pièce de circulation commémorative du Centenaire sensibilisera le grand public au rôle joué par la Marine canadienne au cours des 100 dernières années. La pièce témoigne d’une manière visible et utile que les hommes et les femmes de la Marine sont au service de notre pays, en temps de guerre comme en temps de paix, et qu’ils protègent le Canada et ses valeurs. »</p>
<p>Deux jours après le dévoilement, le public était invité à échanger ses huards contre les nouvelles pièces à un évènement de la fête du Canada, à la place du Canada, à Vancouver.</p>
<p>La Monnaie royale du Canada avait fait paraitre plus tôt cette année une collection de pièces en argent sterling à tirage limité frappé à l’image du navire canadien de Sa Majesté Sackville, la seule corvette de la Seconde Guerre mondiale encore en exis­tence, qui sert aujourd’hui de mémorial naval du Canada. Les pièces de collection comprenaient un dollar épreuve numismatique 2010 en argent de 52,95 $, un dollar brillant en argent hors circulation de 46,95 $ et un dollar en argent avec plaquage d’or sélectif, offert exclusivement avec l’ensemble épreuve numismatique 2010, de 109,95 $.</p>
<p>Les pièces de collection sont à vendre à la Monnaie au 1-800-267-1871, en ligne à www.mint.ca/navy ou en personne aux magasins de la Monnaie à Ottawa et à Winnipeg.</p>
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		<title>Où gisent les héros &#8211; 65 Ans de Libération</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 04:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le maire Fred de Graaf, dans le nouveau Omnisportcentrum (un stade de 5 000 sièges à Apeldoorn, aux Pays-Bas) bondé, s’adresse aux anciens combattants canadiens et aux gens qui s’y sont assemblés pour les honorer. « Nous savions que nous ne pourrions plus continuer d’honorer vos camarades disparus. Il fallait qu’on transmette l’information. Il fallait qu’on fasse savoir à la prochaine génération la souffrance que nous avons subie. Et c’est ce que nous avons fait. » ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[</p>
<p><strong>Le maire Fred de Graaf, dans le nouveau Omnisportcentrum (un stade de 5 000 sièges à Apeldoorn, aux Pays-Bas) bondé, s’adresse aux anciens combattants canadiens et aux gens qui s’y sont assemblés pour les honorer. « Nous savions que nous ne pourrions plus continuer d’honorer vos camarades disparus. Il fallait qu’on transmette l’information. Il fallait qu’on fasse savoir à la prochaine génération la souffrance que nous avons subie. Et c’est ce que nous avons fait. »</strong></p>
<p>Le maire Fred de Graaf, dans le nouveau Omnisportcentrum (un stade de 5 000 sièges à Apeldoorn, aux Pays-Bas) bondé, s’adresse aux anciens combattants canadiens et aux gens qui s’y sont assemblés pour les honorer. « Nous savions que nous ne pourrions plus continuer d’honorer vos camarades disparus. Il fallait qu’on transmette l’information. Il fallait qu’on fasse savoir à la prochaine génération la souffrance que nous avons subie. Et c’est ce que nous avons fait. »</p>
<p>Sa déclaration est intrépide, mais personne ne peut la contester. Les anciens combattants canadiens viennent tout juste de traverser la ville, à bord de vieux véhicules militaires, sous les acclamations, les cris et les baisers lancés par la foule dont on estime le nombre à 150 000 personnes : plus que la population de la ville. Pour certains, c’est comme la victoire aux Pays-Bas d’il y a 65 ans qu’ils sont venus célébrer.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Des enfants déposent des fleurs sur les tombes du cimetière militaire canadien de Holten. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset1.jpg" alt="Des enfants déposent des fleurs sur les tombes du cimetière militaire canadien de Holten. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="342" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Des enfants déposent des fleurs sur les tombes du cimetière militaire canadien de Holten. </div>
</div>
<p>Pour d’autres, c’est une appréciation de leurs actes d’autrefois comme ils n’en ont jamais fait l’expérience.</p>
<p>Il s’agit du dernier évènement du pèlerinage, qui a eu lieu du 1er au 10 mai, organisé par Anciens Combattants Canada en l’honneur du 65e anniversaire de la libération de la Hollande. La députation, dirigée par le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, comprend des représentants des vétérans de la campagne des Pays-Bas.</p>
<p>Parmi eux se trouvent Jack Ambler de Regina qui était dans l’Aviation royale lorsqu’elle larguait des approvisionnements pour ceux qui participaient à la tentative manquée de la prise du pont d’Arnhem, pendant l’opération Market Garden; Elsie Dandy, une infirmière de Fergus (Ont.); Ron Monkman de Victoria Beach (Man.), qui a servi dans les Winnipeg Rifles; André Rousseau de la Marine royale du Canada; le lieutenant-général Gilles Turcot de Magog (Qc), qui commandait une compagnie du Royal 22e Régiment lors de la libération; et Robert Wilson de Victoria qui servait dans la marine marchande.</p>
<p>La Légion royale canadienne est représentée par son président national, Wilf Edmond. Il est accompagné de Gordon Marsh des Army, Navy and Air Force Veterans in Canada (ANAVETS) et de Jan de Vries du Conseil national des associations d’anciens combattants, vétéran de la campagne de la libération lui aussi. Les Forces canadiennes sont représentées par Dave Munro de Chemainus (C.-B.), membre de l’Association canadienne des vétérans pour le maintien de la paix.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Gordon Marsh (à g.) des ANAVETS et le président national Wilf Edmond observent le silence. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset2.jpg" alt="Gordon Marsh (à g.) des ANAVETS et le président national Wilf Edmond observent le silence. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="313" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Gordon Marsh (à g.) des ANAVETS et le président national Wilf Edmond observent le silence. </div>
</div>
<p>Deux élèves du secondaire qui ont participé au programme Rencontres du Canada, Fannie Simon de Kedgwick (N.-B.) et Eric Dalshaug de Saskatoon, représentent la jeunesse du Canada. Les sénateurs Fred Dickson et Tommy Banks, le député libéral Rob Oliphant et le député du Bloc québécois Guy André font aussi partie de la députation.</p>
<p>Le groupe, de l’aéroport Schiphol d’Amsterdam où il a atterri, se rend à Apeldoorn, à quelque 80 kilomètres au sud, en autocar. Cette ville de 135 000 habitants étant une agglomération centrale, elle est, depuis des années, le lieu des célébrations de la victoire en Europe, y compris de l’énorme défilé de la libération.</p>
<p>L’appui de la famille royale et son engagement à rendre hommage aux libérateurs canadiens sont évidents depuis le début, le 3 mai. La reine Beatrix qui, avec sa mère la princesse Juliana, s’est réfugiée au Canada lors de la Seconde Guerre mondiale, assiste à la toute première cérémonie des Pays-Bas : le cimetière militaire canadien à Groesbeek. Elle est accompagnée de sa sœur, la princesse Margriet, qui est née à Ottawa pendant l’occupation.</p>
<p>La présence royale sert à resserrer les liens qui ont été tissés entre les deux pays pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Canada était un refuge sûr pour la famille royale pendant que les jeunes Canadiens avaient pour mission de nettoyer la côte nord, après que les alliés eurent remporté la bataille de la Normandie. Ils ont donc libéré les Pays-Bas et apporté de la nourriture à la population affamée, mais au prix de 7 600 vies canadiennes.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="La reine Beatrix rend hommage au cimetière militaire canadien de Groesbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset3.jpg" alt="La reine Beatrix rend hommage au cimetière militaire canadien de Groesbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="539" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La reine Beatrix rend hommage au cimetière militaire canadien de Groesbeek. </div>
</div>
<p>Il y a 2 338 tombes de Canadiens à Groesbeek, dont celles de 141 aviateurs. Le cimetière est près de Nimègue, où a débuté la bataille de la Rhénanie, la dernière de la guerre. La sépulture du sergent Aubrey Cosens des Queen’s Own Rifles of Canada en est une. Dans son discours, Blackburn rappelle ce qu’a fait Cosens pendant la nuit du 25 au 26 février 1945, les actes pour lesquels la Croix de Victoria lui a été décernée de façon posthume. Cosens est entré tout seul dans trois édifices d’une ferme près du hameau de Mooshof et y a tué ou capturé les occupants. Cependant, un tireur d’élite l’a atteint d’une balle qui l’a tué instantanément.</p>
<p>Pour les Hollandais, le 4 mai est un jour très solennel. C’est ce jour-là qu’ils commémorent les hommes, les femmes et les enfants morts pendant l’occupation, y compris les soldats, les marins et les aviateurs qui sont morts pour leur rendre la li­berté. Un silence de deux minutes s’établit partout : dans les restaurants, dans les bureaux, dans les rues.</p>
<p>À Apeldoorn, environ 3 000 personnes, quelques membres de la députation canadienne compris, s’assemblent au parc central pour entendre les discours, mais quand huit heures sonnent à l’horloge, la foule se fait silencieuse. On n’entend plus rien dans la ville.</p>
<p>Le matin, au cimetière militaire canadien de Holten, les Canadiens assistent à une cérémonie organisée par la Welcome Again Veterans Foundation à laquelle sont aussi présents la princesse Margriet et son époux Pieter van Vollenhoven.</p>
<p>Le cimetière de Holten a été institué après la guerre pour servir de lieu de repos aux militaires canadiens morts aux Pays-Bas ou en Allemagne. Mille-trois-cent-cinquante-cinq Canadiens, dont trois aviateurs et un marin, y sont enterrés.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, signe le livre des invités à Groesbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset4.jpg" alt="Le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, signe le livre des invités à Groesbeek. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="475" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, signe le livre des invités à Groesbeek. </div>
</div>
<p>Le cimetière se trouve dans une région forestière, au sommet d’une colline, faisant contraste à la partie occidentale du pays qui n’est que paysage plat. La plupart des tombes sont situées sur un terrain plat au bas d’une pente et la Croix du Sacrifice se trouve sur une partie plus élevée du terrain. C’est là que le clairon Cameron Walker des Governor General’s Foot Guards et le cornemuseur Bill MacDougall, sergent des Cameron Highlanders of Ottawa, jouent la dernière sonnerie et la complainte lors d’une cérémonie du souvenir solennelle.</p>
<p>Près d’eux, quelque 100 enfants hollandais attendent patiemment leur partie de la cérémonie. Après le défilé aérien de quatre avions Harvard et une cérémonie de dépôt de couronnes et de fleurs, les enfants répondent à un signe en sautant en l’air. Ensuite, ils prennent tranquillement leur place devant les rangées de tombes.</p>
<p>Ils ramassent les petits bouquets qui ont été placés au bout de chaque rangée et courent à une tombe où ils en déposent un, puis ils reculent en silence pour réfléchir un instant au soldat qui repose là. Ils vont ensuite à une autre rangée, jusqu’à ce que des fleurs aient été déposées devant toutes les tombes. Quand ils retournent à leur place, un hélicoptère largue des centaines de coquelicots en papier qui sont attrapés avec enthousiasme par les enfants qui se trouvent dans la foule. « Ce qui est incroyable, c’est la manière dont les enfants ont appris les guerres, dit le président national de la Légion, Wilf Edmond. Notre pays serait meilleur si nous pouvions enseigner ça à la jeunesse canadienne. »</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Elsie Dandy et Jack Ambler déposent une couronne. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset5.jpg" alt="Elsie Dandy et Jack Ambler déposent une couronne. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="512" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Elsie Dandy et Jack Ambler déposent une couronne. </div>
</div>
<p>Après la cérémonie solennelle, les représentants de la jeunesse canadienne font chacun une présentation sur un soldat de leur province, debout devant les tombes bien soignées.</p>
<p>Le lendemain, l’humeur du pays est à la célébration. Une des célébrations les plus exubérantes a lieu à Wageningen, où, le 5 mai 1945, à l’hôtel de Wereld, le lieutenant-général canadien Charles Foulkes, accompagné du prince Bernhard des Pays-Bas, a accepté la reddition officielle du colonel-général Johannes Blaskowitz, commandant des forces allemandes aux Pays-Bas. L’hôtel est encore là, qui donne sur la place nommée Place du Cinq mai. La voie principale qui y aboutit a été rebaptisée Generaal Foulkesweg.</p>
<p>Pendant que le reste de la députation observe le défilé dans les gradins à côté de l’hôtel, les anciens combattants sont à bord des véhicules militaires d’époque fournis par l’association de passionnés de véhicules antiques Keep Them Rolling (Les maintenir en état de fonctionnement). « Le défilé de la libération est une des principales raisons pour lesquelles Wageningen est une ville si spéciale. Il y a des gens par rangées si nombreuses qu’on ne peut les compter, ils bordent les toits, ils se penchent aux fenêtres, pour montrer leur appui », dit Blackburn à la foule avant que le secrétaire de la défense hollandais Jack de Vries se joigne à lui à la tribune.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le premier ministre Stephen Harper à Bergen-op-Zoom. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset6.jpg" alt="Le premier ministre Stephen Harper à Bergen-op-Zoom. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="675" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le premier ministre Stephen Harper à Bergen-op-Zoom. </div>
</div>
<p>Les enfants lâchent des ballons blancs gonflés à l’hélium et des colombes blanches volent au-dessus du paysage urbain. L’inscription 65 ans de liberté se fait en feu d’artifice.</p>
<p>Des milliers d’élèves d’écoles secondaires canadiennes participant à des voyages des EF Educational Tours sont au bout du défilé. Pendant la semaine, la députation a souvent rencontré les plus de 2 400 élèves et enseignants de 85 écoles de tous les coins du Canada qui sont venus participer aux évènements. Chaque élève avait eu comme devoir de faire des recherches sur un militaire en particulier.</p>
<p>Le lendemain, la députation se lève tôt pour se rendre au cimetière militaire canadien de Bergen-op-Zoom, près de la frontière belge. Situé au nord de l’Escaut, le cimetière est le lieu de repos d’une grande partie des morts de la bataille de l’Escaut qui s’est passée en automne 1944. Il y a 968 tombes canadiennes, y compris 64 de membres de l’Aviation royale canadienne.</p>
<p>La ville belge d’Anvers, avec ses 45 kilomètres de quais, était indispensable lors de l’approvisionnement des troupes pour l’ultime avancée en Rhénanie. Mais bien que les alliés contrôlaient le port, les Allemands occupaient l’estuaire de l’Escaut par où devaient passer les navires pour atteindre Anvers.</p>
<p>Les Allemands avaient inondé la région pour défendre leurs positions, mais les Canadiens firent plusieurs percées : des attaques amphibies qui ont été parmi les batailles les plus couteuses menées par les Canadiens pendant la guerre. C’est là qu’André Rousseau, âgé de 86 ans aujourd’hui, a combattu à bord d’une vedette rapide de la 29e Flottille canadienne de vedettes-torpilleurs. « On allait trois vedettes à la fois à la chasse des navires allemands pour protéger la région. On pouvait pas les battre par bordées, alors on les chargeait tout droit », dit-il.</p>
<p>Le premier ministre Stephen Harper assiste au service de Bergen-op-Zoom aux côtés du premier ministre Jan Peter Balkenende des Pays-Bas et du général Walter Natynczyk, chef d’état-major du Canada.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="John Gray de la filiale Fredericton salue la foule. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset7.jpg" alt="John Gray de la filiale Fredericton salue la foule. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="394" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">John Gray de la filiale Fredericton salue la foule. </div>
</div>
<p>Harper, à propos de la Première armée canadienne, dit : « Cette armée de plus de 175 000 Canadiens, aidée des Néerlandais et des forces alliées, s’est frayée un chemin de la Normandie à Rotterdam, traversant champ après champ, canal après canal et digue après digue. Elle a marché dans la boue épaisse ainsi que sur des mines terrestres. Elle a traversé des basses terres inondées où les eaux étaient parfois trop hautes pour les hommes, mais trop basses pour les bateaux. Et tout autour sifflait le terrible crépitement des mitrailleuses. »</p>
<p>À la jeunesse, il dit « voulez-vous savoir ce qu’est l’héroïsme? Regardez ici. Souhaitez-vous savoir ce que signifie être un citoyen? Regardez ici. Souhaitez-vous savoir comment vivre la longue vie qui vous attend? Regardez donc ici et autour de vous. Où seuls les héros reposent, qui ont bu jusqu’à la lie la coupe de la citoyenneté. »</p>
<p>La députation va ensuite au point cinglé par les vents près de la ville de Middleburg, au bord de la mer du Nord. Blackburn représente le ministre de l’Environnement Jim Prentice, mini­stre responsable de Parcs Canada, lorsque Richard Alway, président de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada et lui, avec le concours des dignitaires de l’endroit, dévoilent une plaque expliquant le rôle des Canadiens à la bataille de l’Escaut; une bataille qui a fait rage entre le mois de septembre et le 8 novembre 1944.</p>
<p>Le lendemain, Blackburn ayant pris le départ vers le Canada pour assister aux commémorations du jour de la victoire en Europe, le sénateur Dickson prend la tête de la députation. Le groupe se rend au Kamp Westerbork, un camp de transition où des milliers de juifs, de gitans et de résistants ont été séquestrés avant leur transport par train à Auschwitz ou aux autres camps d’extermination ou de concentration.</p>
<p>Les chemins de fer que prenaient les trains pleins de gens aux camps de concentration ont été arrachés et pliés vers le ciel, afin qu’aucun autre train ne s’en serve à nouveau. Il s’agit d’un puissant mémorial. « Ici, à Westerbork, un passé funèbre nous est rappelé. Nous ressentons les pertes et les horreurs qui sont arrivées ici. De cet endroit, 93 trains ont transporté 100 000 personnes aux camps d’extermination en Europe de l’Est, dit Dickson. Parmi les morts, bien entendu, il y avait l’intimiste Anne Frank. »</p>
<p>La commémoration finale du groupe, le défilé d’Apeldoorn, a lieu le 9 mai. La foule longe les rues et des exclamations de joie, d’enthousiasme, sont dirigées vers les anciens combattants, dont beaucoup se trouvent sur les dizaines de véhicules militaires restaurés. À la tête de l’entourage se trouve la Musique de l’Artillerie royale canadienne venue d’Edmonton.</p>
<p>L’excitation et l’appréciation donnent au maire la confiance qu’il faut pour déclarer que sa génération a réussi à transmettre le message du souvenir à une génération nouvelle qui n’a pas connu la répression ni la faim pendant les années de la guerre.</p>
<h2>Réunis</h2>
<p>Il s’agissait d’une promesse désavouée et d’un trajet qu’il aura fallu 65 ans pour parcourir, mais en cet après-midi pluvieux et froid du 3 mai, Jean-Marie Leroy retourne à côté de son copain, le simple soldat Joseph Conrad Montcalm. La réunion a lieu au cimetière militaire canadien de Groesbeek, aux Pays-Bas, lorsque les cendres de Leroy sont enterrées à côté de la tombe de Montcalm, lors d’un service émouvant auquel assistent le ministre des Anciens Combattants Jean-Pierre Blackburn, le frère cadet de Montcalm, André, et des membres de la famille.</p>
<p>Leroy, né en Belgique en 1924, avait déménagé au Canada quand il avait six ans et il s’était engagé dans les Fusiliers Mont-Royal pendant la Seconde Guerre mondiale. Montcalm et lui se sont vite liés d’amitié dans cette unité. « Jean-Marie était petit, à peu près 5 pi. 4 po. et 125 livres, alors que Conrad mesurait 6 pi. 1 po. et pesait 225 livres. À l’instruction de base, Jean-Marie avait peur que Conrad, qui couchait dans le lit du haut, tombe sur lui pendant la nuit, alors ils ont changé de place », raconte André Montcalm lors du panégyrique à côté de la tombe.</p>
<p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="André Montcalm à la tombe de son frère. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/06/VACInset8.jpg" alt="André Montcalm à la tombe de son frère. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="635" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">André Montcalm à la tombe de son frère. </div>
</div>
<p>Ils ont servi ensemble en Normandie et puis en Belgique et aux Pays-Bas. Leur amitié a été mise à l’épreuve le 28 janvier 1945, lors des féroces combats près de Groesbeek. Montcalm, qui avait alors 20 ans, fut blessé d’une balle de mitrailleuse et il appela Leroy à l’aide. La bataille faisait rage tout autour de lui, alors Leroy ne put prendre le temps d’y aller, mais il lui promit de le faire dès que possible. Ce n’est que lorsque les combats se sont terminés que Leroy apprit que son ami était mort.</p>
<p>Il repartit au Canada et vécut à Trois-Rivières, au Québec, mais la promesse lui est restée en mémoire tout au long de sa vie. Il est décédé en janvier 2009 et, dans son testament, il demandait que ses cendres soient déposées près de son ami.</p>
<p>Après que Blackburn et André Montcalm se soient exprimés, le plus jeune Montcalm verse les cendres d’une fiole dans un petit trou fait dans la terre près de la tombe de son frère. Ensuite, il prend un peu de terre dans un sceau et en couvre les cendres. Il est suivi par Blackburn et Guy Bordeleau, l’ami de Leroy qui a organisé la cérémonie. L’aumônier des Forces canadiennes, le capitaine Charles Deogratias, dit la bénédiction d’inhumation et la réunion prend fin.</p>
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		<title>Les champions du cribbage sont encore des joueurs des Maritimes</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 15:21:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors des Championnats nationaux de cribbage, les auspices étaient favorables aux équipes des Maritimes qui ont tout remporté aux dépens des joueurs de cribbage de partout au pays réunis à la filiale Sussex du Nouveau-Brunswick.
L’Île-du-Prince-Édouard a remporté la compétition des simples alors que la Nouvelle-Écosse a triomphé aux doubles et la province hôtesse, le Nouveau-Brunswick, s’est emparée du titre le plus important, celui des équipes, lors d’un combat exténuant avec la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique.
Pour l’équipe néo-brunswickoise formée de Paul Calhoun, Carl Nash, Roger LeBlanc et Dean McLaughlin, de la filiale Marysville de Fredericton, la victoire a été douce. Calhoun et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors des Championnats nationaux de cribbage, les auspices étaient favorables aux équipes des Maritimes qui ont tout remporté aux dépens des joueurs de cribbage de partout au pays réunis à la filiale Sussex du Nouveau-Brunswick.</p>
<p>L’Île-du-Prince-Édouard a remporté la compétition des simples alors que la Nouvelle-Écosse a triomphé aux doubles et la province hôtesse, le Nouveau-Brunswick, s’est emparée du titre le plus important, celui des équipes, lors d’un combat exténuant avec la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique.</p>
<p>Pour l’équipe néo-brunswickoise formée de Paul Calhoun, Carl Nash, Roger LeBlanc et Dean McLaughlin, de la filiale Marysville de Fredericton, la victoire a été douce. Calhoun et Nash avaient fait partie de l’équipe du Nouveau-Brunswick l’an dernier, au tournoi d’Aldergrove, en Colombie-Britannique. Ils y avaient talonné l’équipe gagnante de l’Î.-P.-É.</p>
<p>« J’ai dit aux gars qu’on venait ici pour terminer en première position, dit Calhoun. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu’on a eu un petit coup de main. » Calhoun croit qu’une partie de sa chance lui venait de feu Lena MacDonald, sa compagne pendant six ans. « Elle m’a dit qu’elle s’occuperait de nous si elle pouvait. »</p>
<p>La camaraderie a été magnifique toute la fin de semaine. Les chauffeurs attendaient les équipes et les invités à l’aéroport de Moncton. Fredericton, surnommée la porte de Fundy, est une attraction touristique située près de la baie de Fundy.</p>
<p>Faire office d’hôtesse était toute une réalisation pour la filiale Sussex. L’édifice a failli être entièrement détruit il y a quelques années : un incendie s’est déclaré dans la cuisine, le 17 décembre 2007 (« Fire Destroys New Brunswick Legion Branch Building ») [non traduit], mars/avril 2008.</p>
<p>« Plusieurs facteurs ont contribué à l’incendie », dit le premier vice-président Anthony de Hoog. L’accident a eu lieu après une tempête de verglas, quand un camion a heurté un câble électrique. Le câble est tombé sur trois bonbonnes de propane derrière l’édifice, près de la cuisine. L’une d’elles a explosé et une boule de feu est entrée dans l’édifice. Trois personnes étaient à l’intérieur à ce moment-là. « Nous sommes chanceux que personne ne soit mort. Les gens à l’intérieur préparaient un repas pour les ainés. »</p>
<p>Il a fallu détruire le toit pour s’attaquer au feu, mais, à la fin, trois des quatre murs étaient encore d’aplomb. Les pompiers ont sauvé presque tous les souvenirs et la filiale a pu reconstruire.</p>
<p>Le président Ervin Ellis a fait allusion à l’incendie lors de la réception des joueurs de cribbage aux cérémonies d’ouverture, le samedi matin, à la filiale. Les joueurs, qui portaient leur drapeau provincial en entrant, s’étaient alignés dans la salle. Un simple service commémoratif a été réglé et puis le vice-président du Comité national des sports, Ed Pigeau, qui est aussi président de la Division de l’Ontario, et le président du Nouveau-Brunswick, Clayton Saunders, leur ont offert leurs vœux.</p>
<p>Quand les cérémonies se sont terminées, le membre de la filiale Lancaster de Saint John et coordonnateur du tournoi, Barry McManus, a invité les joueurs des doubles à commencer les parties. Le tournoi des simples a commencé une demi-heure après, de sorte que les deux tournois avaient lieu en même temps.</p>
<p>La compétition se faisait en poule. Dans chaque catégorie, les joueurs jouaient neuf tours de deux parties chacun. Une simple victoire méritait un point, une partie se terminant par un skunk en valait deux et le skunk double, trois. Les divisions avaient le droit d’envoyer des joueurs différents pour les simples, les doubles et les équipes et c’est ce qu’ont fait celles de la Colombie-Britannique–Yukon et du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario. La plupart d’entre elles n’ont envoyé qu’une équipe de quatre personnes parmi lesquelles ont été choisis les joueurs des simples et des doubles.</p>
<p>Cathy Kerr de la filiale Charlottetown était la seule femme dans la catégorie des simples. « J’ai joué avec des hommes et je les ai battus », dit-elle, ravie.</p>
<p>Constamment en première position, Kerr se faisait talonner par ses camarades des Maritimes, Roger LeBlanc, du Nouveau-Brunswick, et Chris Lutley, de la filiale Fairview d’Halifax.</p>
<p>À la fin du septième tour, Kerr avait 11 points alors que LeBlanc et Lutley en avaient 10 chacun. L’Albertain Jack Eby, de la filiale Cremona et le Saskatchewanais Peter Piper, de la filiale Tecumseh Stoughton, en avaient neuf chacun. Piper étant président de la Division de la Saskatchewan, il y avait, chose rare lors d’une épreuve sportive des membres, trois présidents divisionnaires sur place.</p>
<p>Kerr a ensuite obtenu un skunk et une victoire au huitième tour, le Nouveau-Brunswick y inscrivant deux points. Kerr n’a obtenu qu’un seul point à la dernière partie. La Nouvelle-Écosse en a inscrit deux, mais ce n’était pas assez. L’Î.-P.-É. est donc arrivée en première place, à 15 points, le Nouveau-Brunswick en deuxiè­me, à 13 points, et la Nouvelle-Écosse, à 12 points, était troisième. L’Alberta, la Saskatchewan et Terry Hancock de la filiale Botwood de Terre-Neuve-et-Labrador ont tous obtenu 11 points.</p>
<p>« Je ne regardais pas le tableau du tout. Ce n’est que vers le huitième tour, quand je me suis aperçue que tout le monde m’observait, que je me suis dit que j’étais bien placée pour gagner », dit Kerr, qui est aussi commander de la zone Queen’s Country.</p>
<p>Chez les doubles, Rick Walkden et Cyril Slade de la Nouvelle-Écosse–Nunavut ont inscrit trois points aux deux premières parties. Ils ont maintenu leur avance, mais Calhoun et Nash du Nouveau-Brunswick les ont défiés à nouveau. Les deux duos se sont mesurés à la huitième partie, où la Nouvelle-Écosse a marqué trois points, ce qui a pratiquement mis fin à la compétition. La Nouvelle-Écosse a donc terminé en première place, à 17 points, et le Nouveau-Brunswick, en deuxième, à 14 points.</p>
<p>C’est le lendemain qu’a eu lieu la compétition des équipes. Chaque équipe de quatre membres était divisée en deux sections, A et B.</p>
<p>L’équipe albertaine formée d’Eby, Anthony Cusson, Jim Barbaro et Lois Barbaro a pris une avance au début grâce à deux skunks devant la section B de la Saskatchewan et deux points devant la section A. Toutefois, pendant la journée, le match s’est transformé en un affrontement à trois durant lequel Pigeau et McManus se demandaient comment ils allaient jouer la belle s’il devait y en avoir une.</p>
<p>À la huitième partie, le Nouveau-Brunswick, à 21 points, s’est mesuré à la Nouvelle-Écosse car Lutley, Walkden et Slade, à qui s’était jointe Audrey McNeil, le talonnaient à 20 points. La section A a terminé par un point de chaque côté, mais, à la section B, la Nouvelle-Écosse a inscrit deux points.</p>
<p>L’équipe de la Colombie-Britannique, formée de Dave Daskoch, Rick Ward, Walter Millar et John Williston de la fi­liale Arrowsmith de Parksville, en arrière à 18 points, a fait un retour en force. Le terrain était ainsi préparé pour la dernière partie où la Nouvelle-Écosse avait 23 points, le Nouveau-Brunswick, 22, et la Colombie-Britannique, 21.</p>
<p>La section A du Nouveau-Brunswick n’a obtenu qu’un seul point, mais LeBlanc et McLaughlin ont inscrit deux skunks d’affilée chez les B, ce qui leur donnait quatre points. C’est ainsi que le Nouveau-Brunswick a terminé premier à 27 points, la Nouvelle-Écosse, deuxième à 26 points et la Colombie-Britannique, troisième à 25 points.</p>
<p>Il ne restait plus qu’à se rendre au banquet de clôture. Pigeau a remercié la filiale, surtout les gens du Comité des préparatifs locaux présidé par Cindy Coates. Plusieurs orateurs ont fait des remarques sur l’efficacité des bénévoles et sur la qualité de la nourriture offerte au banquet et tout le long du tournoi. Harley Geldart, âgé de 92 ans, a aussi été félicité d’avoir suggéré que sa filiale offre d’accueillir le tournoi.</p>
<p>En fin de compte, les joueurs ont tous eu le sentiment de s’être fait des amis avant de s’en aller, et d’avoir passé une bonne fin de semaine. « C’est simplement pour s’amuser, mais ça nous donne le droit de nous vanter pendant un an », dit Calhoun.</p>
<h2>Résultats</h2>
<p><strong>Équipes :</strong> N.-B. (fil. Marysville de Fredericton), 27; N.-É./Nt (fil. Fairview d’Halifax), 26; C.-B./Yn (fil. Mount Arrowsmith de Parksville), 25; Alb./T. N.-O. (fil. Cremona), Man./N.-O. O. (fil. Elmwood de Winnipeg), 22; T.-N.-Lab. (fil. Botwood), 21; Î.-P.-É. (fil. Charlottetown) et Sask. (fil. Tecumseh Stoughton de Stoughton), 18; Ont. (fil. Temagami), 17; Qc (fil. Montcalm Memorial de Rawdon), 13.</p>
<p><strong>Doubles :</strong> N.-É. (Rick Walkden et Cyril Slade, fil. Fairview), 17; N.-B. (Paul Calhoun et Carl Nash, fil. Marysville), 14; Alb.-T. N.-O. (Jim Barbaro et Lois Barbaro, fil. Cremona), 11; T.-N.-Lab. (Bill Flynn et Bill Chayter) et Ont. (Claude Landry et Aldege Montreuil, fil. Temagami), 10; Î.-P.-É. (Jitter Coyle et Cy Burke), C.-B./Yn (Bob Porter et Phil Easdown, fil. Delta), 9; Qc (Ann Cormack et Doreen Rourke, fil. Montcalm Memorial) et Sask. (Eleanor Adams et Linda Beckman, fil. Tecumseh Stoughton), 8; Man.-N.-O. O. (Barry O’Donnell, et Ronald Davies, fil. Monte Cassino de Winnipeg), 7.</p>
<p><strong>Simples :</strong> Î.-P.-É. (Cathy Kerr, fil. Charlottetown), 15; N.-B. (Roger LeBlanc, fil. Marysville), 13; N.-É./Nt (Chris Lutley, fil. Fairview), 12; T.-N.-Lab. (Terry Hancock, fil. Botwood), Sask. (Peter Piper, fil. Tecumseh Stoughton) et Alb./T. N.-O. (Jack Eby, fil. Cremona), 11; Man./N.-O. O. (Ronald Pottinger, fil. Henderson Highway de Winnipeg), 10; Qc (John Garner, fil. Montcalm Memorial) et Ont. (Carmen Sargent, fil. Temagami), 9; C.-B./Yn (Andy Osteom, fil. Diamond Head de Squamish), 4.</p>
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		<title>Une ère touche à sa fin quand s’éteint le dernier vétéran de la Première Guerre mondiale</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 04:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Canadiens de partout ont pris le temps d’envoyer des messages par Internet et de signer des Recueils de pensées en l’honneur de la dernière connexion vivante à la Grande Guerre, qui a rendu l’âme. John Babcock, âgé de 109 ans, le dernier vétéran canadien de cette guerre, est mort paisiblement le 18 février.
« La Première Guerre mondiale représente une partie importante du Canada d’aujourd’hui et il faut en préserver l’héritage pour les générations futures, dit le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. […] nous n’arrêterons pas pour autant d’encourager les jeunes du pays à se souvenir ».
Blackburn a annoncé les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Canadiens de partout ont pris le temps d’envoyer des messages par Internet et de signer des Recueils de pensées en l’honneur de la dernière connexion vivante à la Grande Guerre, qui a rendu l’âme. John Babcock, âgé de 109 ans, le dernier vétéran canadien de cette guerre, est mort paisiblement le 18 février.</p>
<p>« La Première Guerre mondiale représente une partie importante du Canada d’aujourd’hui et il faut en préserver l’héritage pour les générations futures, dit le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn. […] nous n’arrêterons pas pour autant d’encourager les jeunes du pays à se souvenir ».</p>
<p>Blackburn a annoncé les évènements qui auraient lieu, le 9 avril, en l’honneur de tous ceux qui ont servi à la Grande Guerre. Les cérémonies se sont déroulées au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, au Monument commémoratif du Canada à Vimy, en France et au Mémorial du Canada à Londres. Des Recueils de pensées ont aussi été placés au Musée de la guerre, à Rideau Hall et dans les capitales des provinces. Anciens Combattants Canada a établi une connexion Internet à www.vac-acc.gc.ca/souvenir pour qu’on présente ses condoléances.</p>
<p>Né le 23 juillet 1900, Babcock était le huitième de 10 enfants dans une ferme près de Sydenham (Ont.). Un de ses frères ainés et lui se sont fait recruter en 1915. Bien qu’il ait indiqué sa vraie date de naissance quand il a signé les documents d’enrôlement, le 4 février 1916, son « âge apparent » y est indiqué comme étant celui de 18 ans. Il avait les cheveux blonds et mesurait cinq pieds, quatre pouces et demi. Il fut affecté au 146e Bataillon d’outre-mer et envoyé à Halifax en train.</p>
<p>À Halifax, il devint débardeur jusqu’à ce qu’on demande 50 hommes pour le Royal Canadian Regiment. Il se porta volontaire, disant qu’il avait 18 ans, et fut stationné à Sussex, où son âge réel fut découvert à nouveau. Il s’entraina au combat aux côtés des autres soldats canadiens trop jeunes jusqu’à ce qu’arrive la nouvelle de l’armistice.</p>
<p>De retour au Canada, il eut de la difficulté à trouver un emploi régulier et, peu après, s’en alla aux États-Unis. C’est là qu’il a rencontré Elsie, qui fut sa première épouse. Le couple déménagea à Spokane en 1932 et y eut un garçon et une fille.</p>
<p>Il avait obtenu la citoyenneté américaine en 1946. Cependant, son pays d’origine lui a manqué vers la fin de sa vie. On lui a porté de plus en plus d’attention au fur et à mesure que le nombre de vétérans de la Première Guerre mondiale diminuait. Le ministre des Anciens Combattants d’alors, Greg Thompson, est allé à Spokane lui remettre la Mention élogieuse du ministre des Anciens Combattants le 19 avril 2008.</p>
<p>C’est durant cette visite que Babcock a dit vouloir recouvrer sa citoyenneté canadienne. Thompson lui suggéra d’écrire au premier ministre. Babcock prit une feuille de papier et écrivit sur le coup : « Cher PM, pourrais-je ravoir ma citoyenneté canadienne? Je vous serais reconnaissant de votre aide. Merci, John Babcock. »</p>
<p>Thompson a remis le message au premier ministre Harper à l’occasion d’une réunion du Cabinet et Harper s’y est employé tout de suite. « Je pense que tout le monde s’est concentré sur le fait qu’il y avait une certaine urgence, étant donné son âge, et voulait le faire le plus vite possible », dit Thompson au Canwest News Service.</p>
<p>La Légion royale canadienne l’a honoré d’une carte à vie. En octobre 2008, le président national, Wilf Edmond, et l’agent d’administration de la Direction nationale, Danny Martin, sont allés à Spokane la lui remettre. Profitant de l’occasion, ils ont filmé Babcock passant un flambeau.</p>
<p>La vidéo a été montrée à la cérémonie du jour du Souvenir tenue au Monument commémoratif de guerre du Canada le 11 novembre de la même année. Babcock y disait : « Il ne faut jamais oublier nos camarades disparus au champ d’honneur. Je passe ce flambeau du souvenir à mes camarades. Tenez-le bien haut. »</p>
<p>À la base du monument se trouvaient quatre hommes : un représentant des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, un de la guerre de Corée, un des déploiements au plateau du Golan et au désert du Sinaï et un des opérations actuelles du Canada en Afghanistan.</p>
<p>« Je n’ai participé à aucun maudit combat. Je me suis enrôlé et je serais allé en France si j’avais pu, mais on m’a mis dans un bataillon de jeunes soldats où on nous a entrainés sans arrêt. On s’est fait entrainer huit heures par jour; du vrai entrainement », a-t-il dit à Edmond.</p>
<p>Il s’exprimait clairement et a conservé la santé jusqu’à l’automne dernier, quand il a contracté une pneumonie et que son canal cholédoque s’est bloqué. Il a passé quelques semaines dans un hôpital pour anciens combattants et il est ensuite rentré chez lui où Dorothy, sa seconde épouse, a pris soin de lui.</p>
<p>Babcock a refusé une offre du gouvernement canadien pour des funérailles d’État, disant qu’il ne pensait pas les mériter car il n’avait pas combattu. Les funérailles privées ont eu lieu à Spokane le 27 février.</p>
<p>Blackburn a remis à Dorothy le drapeau unifolié qui flottait au-dessus de la Tour de la Paix le jour de sa mort.</p>
<p>Elle dit que ses cendres seraient dispersées dans les montagnes du Pacific Northwest.</p>
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		<title>Souvenir d’Italie</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/03/souvenir-d%e2%80%99italie/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 04:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Son corps gisait depuis 65 ans au cimetière militaire canadien de la Moro, près d’Ortona (Italie), sous une pierre portant l’inscription Known unto God (connu de Dieu seul). C’est à Ortona et dans ses environs qu’ont eu lieu certains des combats les plus terribles qu’ont endurés les Canadiens à la Seconde Guerre mondiale. Comme en témoignent les 1 614 autres tombes du cimetière.
En fait, bien que le corps git encore là-bas, il n’est plus inconnu.
Les membres du pèlerinage d’Anciens Combattants Canada, organisé en l’honneur du 65e anniversaire de la campagne d’Italie, et des élèves canadiens de l’école CCI Renaissance de Lanciano [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Son corps gisait depuis 65 ans au cimetière militaire canadien de la Moro, près d’Ortona (Italie), sous une pierre portant l’inscription Known unto God (connu de Dieu seul). C’est à Ortona et dans ses environs qu’ont eu lieu certains des combats les plus terribles qu’ont endurés les Canadiens à la Seconde Guerre mondiale. Comme en témoignent les 1 614 autres tombes du cimetière.</strong></p>
<p>En fait, bien que le corps git encore là-bas, il n’est plus inconnu.</p>
<p>Les membres du pèlerinage d’Anciens Combattants Canada, organisé en l’honneur du 65e anniversaire de la campagne d’Italie, et des élèves canadiens de l’école CCI Renaissance de Lanciano ont participé à la dédicace d’une nouvelle pierre tombale pour le sergent suppléant John Aubrey Matthew, lors d’une simple cérémonie des Forces canadiennes. Celle qu’elle remplaçait portait l’inscription suivante :</p>
<p><em>Un soldat de la guerre de 1939-1945<br />
Un sergent du Hastings and Prince Edward Regiment</em></p>
<p>Grâce aux recherches approfondies de la famille de Matthew et de la Direction de l’histoire et du patrimoine du ministère de la Défense nationale, il a été démontré catégoriquement que les restes ne peuvent être que ceux de Matthew, de Stayner (Ont.). Des témoins ont rapporté que Matthew avait été blessé au combat, le 30 janvier 1944, quand deux compa-gnies des Hastings soutenues par l’aviation et l’artillerie et par six chars d’assaut du Calgary Regiment ont essayé de traverser la plaine d’Arielli en plein jour. Cependant, à cause des combats, Matthew ne put être évacué.</p>
<p>Quand les porteurs de civière sont retournés, ils ne l’ont pas trouvé. Huit mois après, en septembre, le corps a été trouvé par d’autres Canadiens qui n’ont pu déterminer que son grade et son régiment.</p>
<p>Le capitaine aumônier Claude Lussier a dit des prières et puis le colonel John Mitchell, accompagné par l’infirmière Betty Brown, vétérane de la campagne d’Italie de 92 ans, a déposé des fleurs au pied de la nouvelle pierre tombale.</p>
<p>Une cérémonie à la chandelle a commencé au coucher du soleil. Chacun des délégués et des étudiants avait reçu une bougie en arrivant au cimetière. Les anciens combattants du voyage, Betty Brown, Henry Beaudry de la Saskatoon Light Infantry, Roland Demers du Corps royal du génie canadien, David Morton de l’Aviation royale du Canada et William Miller, surnommé Dusty, de la Marine royale canadienne, ont allumé les bougies des participants qui défilaient devant eux.</p>
<p>Les mots obsédants de Amazing Grace, sur une mélodie lancinante, ont été chantés par les élèves Brittany Tummers et Kay Petryk, pendant que les participants contemplaient les pierres. La sonnerie aux morts, le réveil et la complainte ont suivi. Les jeunes se sont rassemblés pour réciter l’Engagement au Souvenir :</p>
<p><em>Ils étaient jeunes, tout comme nous,<br />
Avec amour, ils ont servi leur patrie.<br />
Nous nous engageons envers eux à défier le temps qui passe,<br />
Et à tenir bien haut le flambeau du Souvenir.</em></p>
<p>La cérémonie était l’un des évènements les plus touchants du pèlerinage dirigé par le ministre des Anciens Combattants Greg Thompson du 26 novembre au 5 décembre. Les sénateurs Michael Meighen et Wilfrid Moore et les députés Rob Oliphant, Peter Stoffer et Guy André se sont joints aux anciens combattants et à leurs gar-diens. Parmi les dirigeants des principales organisations d’anciens combattants se trouvaient la première vice-présidente de la Légion royale canadienne Pat Varga, Robert Ross du Conseil national des associations d’anciens combattants et Gordon Marsh des Army, Navy and Air Force Veterans in Canada.</p>
<p>La délégation s’était rassemblée au Sunnybrook Health Sciences Centre, à Toronto, la ville canadienne où se trouve le plus grand nombre de personnes qui parlent italien, pour souhaiter bon voyage aux vétérans de la campagne d’Italie, aux anciens combattants du Sunnybrook et aux élèves de l’école secondaire Leaside.</p>
<p>Thompson rappela à l’audience que c’est Lady Nancy Astor qui a inventé le terme D-Day Dodgers (resquilleurs du jour J) pour décrire les soldats qui se battaient en Italie, comme s’ils avaient choisi de se battre là-bas plutôt qu’en Normandie. « Lady Astor était complètement dans l’erreur. […] 93 000 Canadiens y ont servi [...]; les combats, qui ont duré 20 mois, ont été les combats terrestres les plus longs de la Seconde Guerre mon­diale; trois Canadiens y ont mérité la Croix de Victoria; et 6 000 Canadiens y ont fait le sacrifice ultime : nos pertes les plus nombreuses de tous les pays […] à la guerre », dit-il.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les anciens combattants Dusty Miller et Roland Demers bavardent en attendant que commence la cérémonie. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/03/ItalyInset1.jpg" alt="Les anciens combattants Dusty Miller et Roland Demers bavardent en attendant que commence la cérémonie. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="376" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Les anciens combattants Dusty Miller et Roland Demers bavardent en attendant que commence la cérémonie. </div>
</div>
<p>Brown et le résident de Sunnybrook Don Stewart ont raconté leurs expériences aux élèves et puis ils ont répondu à leurs questions. Brown se souvenait du débarquement en Sicile. « On portait les uniformes des hommes et les gars ont trouvé des fournitures médicales que l’ennemi avait abandonnées. On a réussi à établir un hôpital en attendant qu’on nous apporte d’autres fournitures. »</p>
<p>La délégation a pris l’avion pour Rome à Toronto et puis l’autocar jusqu’à Cassino, à quelques heures plus loin. La première fois qu’il est allé en Italie, David Morton de Gibsons (C.-B.) ne s’y est pas rendu aussi vite. En tant qu’électricien d’aéronef de l’Aviation royale du Canada, il a suivi les troupes partout en Italie, mais c’est le voyage en bateau dont il se souvient le mieux. « Les quartiers étaient serrés. Il y avait des tables où deux gars se couchaient sur la longueur. Et puis il y avait des hamacs au-dessus », racontait-il.</p>
<p>La délégation n’est pas allée en Sicile, mais le début de la campagne d’Italie a été décrit lors des présentations de deux représentants de la jeunesse, Nolan Hill de Calgary et Mélanie Morin de Drummond (N-B.). Ils avaient participé tous deux à la semaine Le Canada se souvient dans le cadre du programme Rencontres du Canada, à Ottawa.</p>
<p>Bien avant le voyage, Hill et Morin avaient fait des recherches sur un soldat mort en Sicile dont la tombe est inconnue. Leurs présentations ont été faites à la première cérémonie du voyage, qui a eu lieu au monument de Cassino, au cimetière militaire du même nom.</p>
<p>L’élève Hill de l’école secondaire Bowness de Calgary, âgé de 16 ans, a raconté l’histoire de William Albert Gair, un jeune agriculteur de Strome (Alb.) qui s’est engagé dans le 49th Edmonton Regiment (dont le nom a changé à Loyal Edmonton Regiment par la suite).</p>
<p>Il dit que la mort de Gair a été rapportée comme ayant eu lieu, au combat, dans la ville de Piazza Armerina, le 16 juillet 1943 : huit jours avant son 25e anniversaire.</p>
<p>Après les présentations, les délégués ont pris part à une cérémonie commémorative à la Croix du Sacrifice du cimetière. Sur les plus de 4 200 pierres tombales, 855 sont celles de Canadiens. L’endroit était couvert de brume pendant toute la matinée. Elle s’est dissipée en même temps que le sergent cornemuseur William MacDougall des Cameron Highlanders d’Ottawa jouait la complainte et la magnifique abbaye tout en haut du Monte Cassino paraissait à nos yeux. La construction originale a été détruite pendant la guerre.</p>
<p>La délégation a lié connaissance avec le professeur Gianni Blasi un peu plus tard. Né en Italie, il a grandi en Ontario et il est retourné en Italie où il est devenu professeur. Il se passionne pour l’histoire de la région et les contributions qu’y ont apportées les Canadiens pendant la guerre. Le professeur a guidé le groupe au musée avoisinant et, le lendemain, lui a montré où se sont battus les Canadiens. « Les Allemands s’étaient rendus maitres du terrain élevé et les Canadiens ont dû s’y battre », dit-il en pointant le doigt vers les montagnes des deux côtés de la vallée de la Liri. Sa voix trahissait l’amertume quand il parlait des troupes coloniales françaises qui se sont battues dans les montagnes et qui étaient notoires non seulement pour leur férocité au combat, mais aussi pour leur rapine et le viol des gens du coin. Il dit que sa mère et sa sœur s’étaient enfuies à l’arrivée des Marocains. Elles n’étaient pas assez bien chaussées. Elles sont tombées sur des soldats canadiens. « Un des Canadiens a attrapé sa sœur, ma tante, une femme pas très grande et l’a emmenée sous une tente. Ma mère était terrifiée et elle se demandait pourquoi les autres soldats canadiens ne manifestaient aucune inquiétude. Quand ils sont revenus, peu après, ma tante portait des bottes de soldat. C’est comme ça qu’on se souvient des Canadiens. On se souvient de leur bonté. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le sergent cornemuseur William MacDougall joue sur les murs de Pontecorvo, au-dessus de la vallée de la Liri. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/03/ItalyInset5.jpg" alt="Le sergent cornemuseur William MacDougall joue sur les murs de Pontecorvo, au-dessus de la vallée de la Liri. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="867" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le sergent cornemuseur William MacDougall joue sur les murs de Pontecorvo, au-dessus de la vallée de la Liri. </div>
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<p>À Ortona, la délégation est allée voir le monument Le Prix de la paix à la Piazza del Plebiscito, une place centrale qui a été un terrain d’abattage pendant les combats. Le monument représente un soldat qui soigne un camarade blessé.</p>
<p>C’est à Ortona que les Canadiens ont inventé la sorte de combat qu’on appelle le percement de trous de communication. Ils entraient dans un édifice et le débarrassaient des soldats ennemis. Ensuite, ils faisaient un trou dans un mur qui communiquait avec la maison voisine, au moyen d’explosifs et puis ils y entraient pour la nettoyer. Les soldats n’étaient donc pas obligés de descendre dans la rue où ils auraient été pris en cible. « C’est à Ortona que le courage et la détermination des Canadiens ont fusionné en une victoire vraiment remarquable : une victoire terriblement couteuse qui a été obtenue contre toute attente. C’est aussi l’endroit où l’Italie a subi l’une de ses pires dévastations, dit Thompson. Le prix de notre victoire est inscrit non loin, où presque 1 400 Canadiens sont enterrés. »</p>
<p>Francesca et Maria LaSorda, deux sœurs, s’étaient cachées près de la place avec 24 autres Italiens pendant l’occupation allemande. Depuis le dévoilement du monument, en 1999, elles y déposaient des fleurs lors d’un rituel quoti­dien. Maria est décédée en janvier 2009.</p>
<p>Thompson, l’ambassadeur du Canada en Italie James Fox et les dignitaires de la région ont déposé des couronnes de fleurs lors de cette cérémonie spéciale. Ensuite, Francesca LaSorda a été invitée à déposer la première fleur.</p>
<p>Dans la foule se trouvaient ce jour-là deux soldats en permission, les caporaux Kyle Yarston et Matt Swanston des Seaforth Highlanders of Canada d’aujourd’hui, qui servaient en Afghanistan. « On voulait venir à Ortona parce que les Canadiens, dont Smokey Smith [décoré de la Croix de Victoria], s’y sont tellement distingués », nous a expliqué Yarston.</p>
<p>Le lendemain, le groupe a pris le chemin de Rimini, mais sans oublier de faire une halte à la Casa Berardi. C’est là, le 14 décembre 1943, que le capitaine Paul Triquet, à la tête d’une compagnie du Royal 22e Régiment, a traversé le secteur qu’on appelait le ravin pour prendre le hameau de Casa Berardi et établir une tête de pont.</p>
<p>D’après la citation liée à la Croix de Victoria publiée dans la London Gazette, Triquet, la moitié de sa compagnie morte ou blessée, s’écria : « L’ennemi est devant nous, derrière nous et des deux côtés; le seul endroit sécuritaire, c’est l’objectif. »</p>
<p>Une plaque en son honneur est fixée à un mur extérieur de la maison de la famille Berardi et un monument en l’honneur du régiment est situé à quelques pieds de là, où la délégation a été reçue par le colonel Lanfranco Berardi. « Mon grand-père offrait aux soldats et aux officiers, en signe d’amitié, un excellent vin rouge qu’il tirait d’un grand tonneau. Ils tachaient souvent leurs vêtements, alors ils remplaçaient les uniformes tachés par des propres et jetaient les vieux. Ma mère ramassait ces uniformes […] des vêtements pour mon frère et pour moi. Je peux donc dire que j’avais l’honneur de porter l’uniforme canadien quand j’avais cinq ans. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="La première vice-présidente de la Légion Pat Varga dépose une couronne au cimetière militaire de Cassino, assistée par la représentante de la jeunesse Mélanie Morin. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/03/ItalyInset7.jpg" alt="La première vice-présidente de la Légion Pat Varga dépose une couronne au cimetière militaire de Cassino, assistée par la  représentante de la jeunesse Mélanie Morin. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="422" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">La première vice-présidente de la Légion Pat Varga dépose une couronne au cimetière militaire de Cassino, assistée par la  représentante de la jeunesse Mélanie Morin. </div>
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<p>La délégation a fait deux autres haltes pour commémorer les Canadiens qui ont obtenu la Croix de Victoria à la campagne d’Italie. Elle a honoré le major John Keefer Mahony du Westminster Regiment. Il avait traversé la rivière Melfa en plein jour avec sa compagnie, sous le feu nourri de l’ennemi et établi une tête de pont cruciale. Mahony a organisé ses hommes sans cesse pour résister aux contrattaques pendant plusieurs heures, même après avoir été blessé, une fois à la tête et deux fois à la jambe.</p>
<p>Avant de s’arrêter à Rimini, la délégation a fait une visite à Cesena et déposé une couronne devant une plaque dédiée au simple soldat Smokey Smith, à la Piazza del Popolo. La nuit du 21 au 22 octobre 1944, les Seaforth Highlanders of Canada ont traversé la rivière Savio grossie par les pluies torrentielles. Pendant les combats, Smith et deux autres soldats sont tombés sur des chars ennemis. Un de ses camarades ayant été blessé, Smith se leva et immobilisa un des chars, à 30 pieds seulement de ce dernier, en tirant dessus avec un PIAT (lance-bombes antichars d’infanterie). Quand des soldats sautèrent du char et coururent vers Smith, il fit feu de sa mitraillette Thompson, tuant quatre d’entre eux et dispersant les autres. « Presque immédiatement, est-il dit dans la citation de la Croix de Victoria de Smith, un autre char a ouvert le feu et d’autres fantassins se sont dirigés vers lui. Il a trouvé des magasins à Thompson abandonnés dans un fossé et a protégé ses camarades avec sa mitraillette jusqu’à ce qu’ils finissent par renoncer et qu’ils se retirent dans le désordre. »</p>
<p>La première vice-présidente nationale Pat Varga a eu le grand bonheur de le connaitre. « C’était un homme merveilleux qui a bien servi son pays », dit-elle.</p>
<p>La dernière cérémonie du voyage a eu lieu au cimetière militaire de la crête de Coriano, près de Rimini, où 427 Canadiens reposent parmi les 1 940 tombes du Commonwealth. Rimini était cruciale pour la défense allemande car ce port de mer était relié au nord industriel par la voie ferrée. Pour l’atteindre, il fallait faire une brèche dans la ligne Gothic. C’est pourquoi les Canadiens ont dû traverser une demi-douzaine de rivières, comme s’en souvient Roland Demers de Tecumseh (Ont.), ancien du Corps royal du génie canadien âgé de 87 ans. « Pour pouvoir construire les ponts, il fallait d’abord déminer. Quand on trouvait une mine, on la sortait de l’eau et on la neutralisait en lui enlevant le détonateur. Bien entendu, après un certain temps, l’ennemi s’est mis à les attacher deux par deux. Quand on tirait sur une d’elles, l’autre explosait. »</p>
<p>La ligne Gothic était fortement défendue depuis la crête. Deux divisions blindées, la 1re britannique et la 5e canadienne, se sont battues pendant une semaine pour pouvoir prendre la crête. Quand Rimini a finalement été rejointe, les Allemands s’en étaient enfuis, mais elle avait été presque détruite et plus de 1 000 de ses habitants avaient été tués. « La semaine passée, nous avons retracé les pas de Canadiens vraiment remarquables. Nous avons suivi le chemin de 93 000 Canadiens qui méritent vraiment qu’on les compte parmi les héros de notre pays, dit Thompson.</p>
<p>Un évènement inattendu a eu lieu lors de la lecture de l’Acte du souvenir : Pat Varga de la Légion et Ron Griffis de l’Association canadienne de Vétérans des forces de la paix des Nations Unies avaient accompagné au podium Henry Beaudry, résident de 88 ans de la réserve des Premières nations Sweetgrass (Sask.) et ancien prisonnier de guerre. La première vice-présidente nationale a d’abord lu l’Acte en anglais; ensuite, Griffis l’a lu en français et puis Beaudry a demandé à Varga s’il pouvait prendre la parole. Il s’est approché du microphone pour remercier le Créateur et le gouvernement de l’occasion de retourner à un pays où il a perdu tant de camarades.</p>
<p>La foule, surprise, s’est levée pour l’acclamer.</p>
<p>Les mots de Beaudry ont servi à résumer l’importance du long voyage et le besoin de ne jamais oublier ceux qui ont servi et ceux qui ne sont pas revenus de la campagne d’Italie.</p>
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<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le représentant de la jeunesse Nolan Hill à côté du monument Le Prix de la paix. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/03/StudentInset.jpg" alt="Le représentant de la jeunesse Nolan Hill à côté du monument Le Prix de la paix. [PHOTO : TOM MacGREGOR]" width="515" height="569" />
<div class="credit">PHOTO : TOM MacGREGOR</div>
<div class="caption">Le représentant de la jeunesse Nolan Hill à côté du monument Le Prix de la paix. </div>
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<h2><span style="white-space: pre;">Ma rencontre avec l&#8217;histoire</span></h2>
<p><strong>Nolan Hill</strong></p>
<p><strong>Au début d’un voyage en l’honneur du 65e anniversaire de la campagne d’Italie, l’ambassadeur de la jeunesse de Rencontres du Canada, Nolan Hill de Calgary, a été invité à écrire un compte rendu des expériences qu’il a eues pendant le pèlerinage d’Anciens Combattants Canada.</strong></p>
<p>Mon voyage en Italie, pour commémorer le 65e anniversaire de la campagne d’Italie, a été une expérience inoubliable. J’ai vu l’incidence de la Seconde Guerre mondiale sur le Canada, de mes propres yeux. L’occasion de parler avec des anciens combattants et d’écouter leurs histoires a été incroyablement instructive et enrichissante. J’ai entendu des histoires de camaraderie, de bravoure et de chances impossibles surmontées. Tout cela est encore présent à mon esprit.</p>
<p>Mes conversations avec les anciens combattants font partie des expé­rien­ces les plus enrichissantes que j’ai eues pendant le pèlerinage d’Anciens Combattants Canada, qui a eu lieu du 26 novembre au 5 décembre. Ils étaient si ouverts et honnêtes, et cela m’a donné un aperçu incroyable sur comment c’était en ce temps-là. J’ai plus appris sur l’histoire lors de mes conversations avec eux que dans n’importe quel livre d’histoire. Je n’oublierai jamais les anciens combattants et leurs histoires. Ils ont vraiment changé ma vie.</p>
<p>Mon expérience la plus mémorable a été la visite au cimetière militaire de Cassino, le deuxième cimetière en importance de la Seconde Guerre mondiale en Italie. Sur le panneau 15 du monument de Cassino, j’ai trouvé le nom du soldat William Albert Gair qui a été tué le 16 juillet 1943 en Sicile. J’avais fait des recherches sur lui avant de partir et j’ai eu le triste privilège, devant le panneau 15, au cimetière, de parler de sa vie et de son service. La cérémonie a été très émouvante, pour moi et pour tous les autres de la délégation.</p>
<p>Mes expériences en Italie seront gravées dans ma mémoire à tout jamais. Elles ont renforcé mon sentiment de responsabilité à « porter le flambeau » et j’ai l’intention de le faire. Je n’oublierai jamais les D-Day Dodgers (resquilleurs du jour J).</p>
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