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	<title>La revue Légion</title>
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		<title>L&#8217;issue à Kaboul: Partie 2 &#8211; Instruire l&#8217;armée Afghane</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 12:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[« Voyez-vous », dit le Canadien en jetant un coup d’œil au groupe de 30 recrues afghanes assises sur le gravier qui ont l’air de s’ennuyer, de mâcher quelque chose ou de jouer avec leur nouvelle casquette.

« C’est... » l’officier s’interrompt et, regardant toujours les Afghans, il lève les mains et émet un long soupir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Voyez-vous », dit le Canadien en jetant un coup d’œil au groupe de 30 recrues afghanes assises sur le gravier qui ont l’air de s’ennuyer, de mâcher quelque chose ou de jouer avec leur nouvelle casquette.</strong></p>
<p>« C’est&#8230; » l’officier s’interrompt et, regardant toujours les Afghans, il lève les mains et émet un long soupir.</p>
<p>Il est à côté d’une salle de classe improvisée, à l’air libre, au centre de Kaboul, capitale de l’Afghanistan, en plein cœur de la nouvelle et dernière chance qu’a l’OTAN de se sortir de cette guerre d’une manière qui puisse être un tant soit peu grâcieuse.</p>
<p>Il explique comment c’est que d’amener ce groupe d’Afghans inscrutables &#8211; des hommes que le général états-unien David Petraeus a surnommé des « caméléons professionnels » &#8211; , des civils indolents, à devenir des soldats prêts à être envoyés au combat pratiquement à la fin de l’instruction de base.</p>
<p>« C’est comme d’attrouper des chats », finit-il par conclure.</p>
<p>Il y a une machine immense, qu’il a fallu des années à fa-briquer, qui espère-t-on produira une force de sécurité afghane pouvant assumer la responsabilité du pays, presque entièrement toute seule, en 2014. Cette machine a beaucoup d’éléments mobiles et elle peut se détraquer à tout moment : le moment du recrutement; de l’alphabétisation; de l’instruction de base individuelle, de compagnie ou d’avant le déploiement; et, bien entendu, de la formation sur le tas, c’est-à-dire au combat.</p>
<p>Le rôle du Canada dans cette machine &#8211; la mission de formation de l’OTAN en Afghanistan &#8211; a été baptisé opération Attention et elle consiste en à peu près 950 militaires canadiens basés principalement à Kaboul et dans ses environs, mais aussi à Mazar-e-Sharif, au nord, et à Herat, à l’ouest.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1550" title="Les recrues afghanes obtiennent une instruction en  premiers secours à Kaboul, sous les yeux des Canadiens. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/05/TrainingInset1.jpg" alt="Les recrues afghanes obtiennent une instruction en  premiers secours à Kaboul, sous les yeux des Canadiens. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="324" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Les recrues afghanes obtiennent une instruction en  premiers secours à Kaboul, sous les yeux des Canadiens. </div>
</div>
<p>Cette machine a plusieurs parties clés. Le Centre consolidé de mise en service de l’équipement, près du chemin Jalalabad, à l’est de Kaboul, où les efforts de formation de l’OTAN convergent, en est un. C’est là où les compagnies de la nouvelle armée afghane sont mises à l’épreuve avant d’être envoyées dehors. À la fin de 2011, un groupe d’environ 100 soldats canadiens du 3e Bataillon de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (3PPCLI) était plus ou moins responsable de la supervision du Centre. Leur rôle, aux côtés de partenaires de la coalition provenant des États-Unis, de la Jordanie, de la Grande-Bretagne et de bien d’autres pays, se limitait à conseiller et à guider l’équipe afghane soi-disant responsable du Centre. Il s’agissait de former le formateur.</p>
<h2>Centre consolidé de mise en service de l’équipement</h2>
<p>Il reste à peu près deux mois au personnel de ce centre pour préparer des unités militaires au combat. En plus des compa-gnies de fantassins, ils forment aussi des unités d’ingénieurs, d’artilleurs, de nettoyeurs de routes, de service et de soutien.</p>
<p>Leur travail, à leurs yeux, n’est pas vraiment de créer des unités qui puissent assurer une population ou gagner une guerre, mais simplement de créer des unités qui puissent survivre jusqu’à l’endroit où elles sont déployées.</p>
<p>Le capitaine Al Younghusband, un des officiers canadiens qui travaillent au Centre, est un vétéran de Kandahar. « Nous bâtissons des unités qui peuvent se défendre pendant qu’elles se déploient. Quand elles arrivent [à leur destination], elles obtiennent une formation plus poussée. »</p>
<p>Younghusband dit que les priorités sont la formation des unités en mesures défensives &#8211; contre les EEI, les embuches, etc. &#8211; et l’enseignement des tactiques et des compétences en communication de base qu’il leur faut pour survivre. « Et ce n’est que pour leur faire atteindre leur corps », ajoute-t-il.</p>
<p>Il semble y avoir quelques problèmes qui tourmentent le Centre et, par extension, les forces de sécurité afghanes. Quiconque a passé un peu de temps avec l’armée ou la police afghane reconnaitra immédiatement ces problèmes. D’abord, le commandement est inconsistant. Ensuite, la discipline est sporadique et difficile à imposer.</p>
<p>Younghusband connait très bien ces problèmes. On pourrait dire qu’il vit avec ces problèmes au jour le jour.</p>
<p>Le dernier bataillon de fantassins qui est passé par le Centre « a été considéré comme reçu », mais tout juste, dit-il. Le problème résidait dans le commandement. « Dans beaucoup de cas, leurs commandants de compagnie, de divers milieux, sont choisis par le ministre de la Défense. Le gars le plus fort ici, nous l’avions conseillé en Kandahar en 2008, du 205e Corps, et il était énormément en avance sur les autres par rapport à son acquis tactique et à ses capacités de maintenir sa concentration. Tandis que beaucoup de ces gars, ils obtiennent leur poste parce qu’ils connaissent quelqu’un ou quelque chose comme ça. Ainsi, dans certains cas, on en a un bon, et dans d’autres, on a un gars qui a réussi à venir on ne sait comment et qui a beaucoup de difficulté. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1553" title="Les Afghans s’exercent aux opérations de convoi sur un plateau près de Kaboul. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/05/TrainingInset2.jpg" alt="Les Afghans s’exercent aux opérations de convoi sur un plateau près de Kaboul. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="343" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Les Afghans s’exercent aux opérations de convoi sur un plateau près de Kaboul. </div>
</div>
<p>Et ce n’est pas seulement les commandants de compagnies qui ont des problèmes. « La majorité des commandants de peloton arrivent directement de l’académie nationale de formation d’ici, alors ils n’ont pas beaucoup d’expérience quant à ce qui se passe vraiment ici, dit Younghusband. Le corps des sous-officiers, c’est pareil [...], je ne dirais pas vraiment que les sous-officiers sont sous-développés; je dirais plutôt qu’ils sont fragiles. Ils n’ont pas d’acquis tactique. C’est un défi, pour ne pas dire plus, quand on essaie de les perfectionner. Les unités sont simplement toutes neuves. Il n’y a personne qui ait des acquis. »</p>
<p>Bien que ce soit relativement facile pour les Canadiens de cerner les problèmes comme le patronage et le déficit dans le commandement qui en résulte, ce n’est pas facile de s’y attaquer, et cela ne cadre pas avec la politique de recul, de se tenir à distance qu’on suit pour faire en sorte que les Afghans soient vraiment capables d’acquérir l’indépendance en 2014.</p>
<p>Le deuxième problème, celui de la discipline, est plus ou moins relié au premier.</p>
<p>« Certains de ces gars ont l’impression que, comme ils sont officiers, ils n’ont pas besoin de prendre part à la formation, dit Younghusband. Alors on les voit apparaitre tout à coup juste avant la validation. Et leur rendement à la validation reflète bien la quantité d’instruction qu’ils ont reçue. Ils essaient de se justifier en disant : “J’ai du travail à faire; j’ai du travail à faire; j’ai du travail à faire”, mais en réalité, je pense savoir ce qu’ils font, et ce n’est pas grand-chose. »</p>
<p>Bien que des efforts aient été entrepris pour corriger la discipline militaire afghane, c’est encore un problème que Younghusband n’a simplement pas les outils pour régler, de sorte que, dit-il, « c’est un problème auquel nous sommes confrontés actuellement. Je ne pense pas qu’il y ait encore une vraie solution à l’élément qu’est la discipline. Les gars arrivent et s’en vont, selon s’ils partent sans permission en vacances ou quelque chose comme ça; on essaie encore de découvrir comment ils disciplinent leurs propres soldats. Évidemment, on essaie de minimiser l’élément culturel selon lequel il leur est permis de tout simplement frapper un de leurs gars. Ça ne se fait pas. Mais en ce qui concerne de les tenir responsables &#8211; la prison, les amendes, les mesures administratives &#8211; je pense qu’ils peuvent déduire leur paie, et c’est à peu près tout. »</p>
<p>« Même ici, je ne sais pas pourquoi, mais on doit escorter tout le monde pratiquement partout pour savoir où ils se trouvent à n’importe quel moment, parce que si on les perd de vue, ils disparaissent. C’est un problème institutionnel qu’ils doivent régler. Attrouper des chats : c’est à peu près ça. »</p>
<h2>Le cœur de la machine</h2>
<p>Le Centre de formation militaire de Kaboul (CFMK) est en plein centre de la machine bruyante. C’est là où de grands nombres de nouvelles recrues reçoivent leur instruction de base sur les armes, les techniques de survie et même, dans certains cas, des cours d’alphabétisation. Plus de 200 Canadiens s’y trouvent pour superviser le processus. L’endroit est des plus animés. Il y a des groupes d’Afghans portant un nouvel uniforme qui courent le long des routes à n’importe quelle heure.</p>
<p>« Le CFMK est le premier centre de formation en Afghanistan, dit le colonel Mike Minor, le Canadien responsable des forces de la coalition du camp. Ils font passer quelque 60 000 soldats, c’est-à-dire à peu près le nombre de militaires dans les Forces canadiennes, chaque année. Ils forment des soldats, des sous-officiers et des officiers, et à cause de la quantité, la qualité de la formation n’est pas vraiment optimale, mais comme le disaient les Russes, des fois, la quantité même est une qualité. Et c’est juste. Quand on a au moins 7 000 recrues en formation, les ressources risquent de manquer. Le cours ne dure que huit semaines, alors le temps vient à manquer. Le rapport instructeur-étudiant n’est pas le meilleur. »</p>
<p>Le nombre total des forces de sécurité afghanes prévu pour 2014 n’est pas toujours le même, mais il devrait être d’environ 300 000. En attendant, c’est le sprint pour se préparer à la transition. « Une course vers 2014, ce n’est peut-être pas la manière la plus juste d’appeler ça, dit Minor. Comme on vient de nous en faire part, pour 2013; un raccourci d’un an. Le créneau s’est rapproché un petit peu; on leur aura remis la sécurité et les institutions comme celle-ci, donc toutes les fonctions de la formation. Mais il pourrait y avoir des opérations en cours pour surveiller ce qu’ils font. C’est ce que nous comprenons sur le plan militaire. Il y aura quelque chose ici, que ce soit de l’OTAN, des Américains, ou des autres pays, peut-être du Canada, si le Canada décide d’allonger la mission. »</p>
<p>Les Afghans eux-mêmes sont vraiment conscients des implications de 2014. Non seulement les soldats de l’OTAN partiront-ils en grande partie, mais il y aura inévitablement une réduction de l’aide et des fonds de reconstruction, une source de revenus qui constitue actuellement un immense pourcentage du budget du gouvernement afghan. « C’est un point important parce que les Afghans perçoivent aussi que nous partons tous et que, tout d’un coup, ils se retrouveront tout seuls. Ce qui a malheureusement donné un climat où ils ressentent le besoin de s’attrouper : ils se préparent à un avenir sans nous. Et dans un certain sens, ça nuit un peu à la mission parce qu’ils ne comprennent pas qu’il devrait y avoir un soutien international pendant un certain temps, dit Minor. C’est évident à tous les niveaux. Une partie de l’augmentation de la corruption pourrait provenir de ça, les gens essaient de se préparer à un avenir pire.</p>
<p>En attendant, le travail se poursuit sur le terrain au Centre de formation. D’une manière très semblable à celle du centre de mise en service, les Canadiens n’ont pas vraiment un rôle direct dans la formation des recrues afghanes, tout au moins formellement. « Il y a un tout petit peu plus de 400 conseillers, de 10 pays, qui travaillent pour moi directement, dont environ 200, je dirais&#8230; 210 Canadiens, mais il y en a environ 280 dans le camp à ce moment-ci. Mais notre rôle est consultatif, alors actuellement, nous sommes comme une force fantôme qui offre des conseils. La seule manière de faire ça efficacement, c’est de créer de très bonnes relations, et pour faire ça, il faut passer du temps avec eux.</p>
<p>Le travail de Minor comprend aussi la consultation de son homologue afghan au niveau du commandement (actuellement le brigadier-général Patiani) sur les problèmes qu’il doit régler pour diriger un grand établissement d’instruction.</p>
<p>« Le temps en quantité finit par mener à un temps de qualité, dit-on, et ils commencent à écouter, ils commencent à poser des questions. Mais la réalisation de notre plan de transition ici même commence l’été prochain et il doit durer à peu près un an, pendant lequel le CFMK sera transmis à Patiani, et je suis pas mal certain qu’ils seront prêts à ce moment-là. Le CFMK est une nouvelle vraiment bonne. »</p>
<p>En attendant, Minor se concentre sur l’amélioration de la qualité du commandement afghan autant que possible, selon les paramètres qu’on lui a donnés. « En ce qui concerne la formation des officiers, on a déjà vu une amélioration subite de la qualité des officiers, dont le nombre aux cours est tombé d’environ 150 à 50 parce que leur sélection était devenue plus rigoureuse et que le rapport instructeur-élève s’était amélioré. Voyez-vous, les Afghans ne sont pas incapables d’apprendre, ils peuvent même exceller, mais l’importance de la tâche veut dire que leur qualité est suffisante plutôt qu’excellente.</p>
<p>« Quant au brigadier-général Patiani, il sait comment il veut mener son monde, et il n’a pas besoin d’énormément de conseils. Quoi qu’il en soit, je passe quelques heures par jour avec lui. Le système judiciaire de l’Armée nationale afghane (ANA) est un domaine que j’aborde avec lui ces temps-ci. Il ne comprend pas très bien les pouvoirs qu’il a en tant que commandant pour instiller la discipline par des moyens autres que d’enfermer les gars ou de les envoyer à Kandahar, ou à l’occasion, de les gifler. Pas de violence, les soldats ne sont pas battus ni rien de ça, mais les commandants afghans ont l’impression d’être restreints par leur système judiciaire, alors, actuellement, on fait venir des spécialistes de l’école de droit de l’ANA pour les en informer, lui et son personnel; pour leur faire comprendre qu’il existe un tout nouveau système judiciaire qu’ils peuvent utiliser pour discipliner les soldats : des méthodes moins draconiennes que celles d’autrefois.</p>
<p>Il va sans dire que Minor ressent les mêmes frustrations que Younghusband au Centre de mise en service de l’équipement et, comme lui, il a l’espoir que les choses s’amélioreront. Le code de la discipline, dit-il, « n’est pas compris. Ils en ont un maintenant, mais pas dans l’arrière-pays ».</p>
<p>Chose intéressante, au niveau de Minor, un tout autre défi se précise : les capacités des Afghans relativement aux approvisionnements et à la logistique sont, dirait-on, notoirement sous-développées. « Il nous faut nous appliquer beaucoup en ce qui concerne leurs propres systèmes et leurs propres processus, de façon à améliorer leur efficacité. La logistique est un véritable problème; c’est là où je fais le plus d’efforts en ce moment-ci. C’est drôle, mais quand je vois des soldats passer trois ou quatre semaines en petites sandales et en habits civils sur un cours de huit semaines, je trouve que ça ne va pas assez bien. Et nous avons la responsabilité morale de les aider, parce que certains de ces soldats vont au corps et au combat au bout de huit semaines alors qu’ils ne sont pas prêts. »</p>
<h2>La vengeance du caméléon</h2>
<p>Il y a un autre problème qui complique les efforts d’instruction actuels que déploie le Canada : les forces de sécurité afghanes ont une propension à attaquer leurs alliés de l’OTAN avec n’importe quelle arme qui leur tombe sous la main. Cela ne va pas exactement changer la donne, mais on peut dire sans crainte de se tromper que c’est un important sujet de préoccupation pour tout Canadien entouré d’Afghans en possession d’armes à feu.</p>
<p>Il y a eu au moins 40 incidents de violence d’Afghans contre alliés au cours des cinq dernières années. La France a même décidé de retirer des troupes après un incident, en janvier, où quatre ressortissants français sont morts.</p>
<p>Les causes de la violence sont variées et souvent abstruses. Des fois, les talibans s’attribuent le mérite et prétendent que le tireur était un des leurs qui s’était infiltré; des fois, il semble qu’il s’agit d’un grief personnel. Quoi qu’il en soit, il est clair que les Canadiens se méfient beaucoup. Minor, par exemple, a déjà ressenti le besoin de débloquer son étui à pistolet lors d’une confrontation avec un militaire haut gradé dans une salle de conférence. Un autre officier canadien qui se rend régulièrement à un stand de tir avec des Afghans dit qu’il est toujours prêt à tirer et qu’il avertit les Afghans que s’ils lui font face avec une arme chargée, il leur tirera dessus. Le major Travis McKeen du 3PPCLI a rapporté qu’au Centre de l’équipement, ils ne donnent des munitions aux Afghans que juste avant leur départ au camp et que, durant cette période, tous les Canadiens ont des armes chargées en plus de porter leurs vêtements pare-balles et leurs casques. « Le moment le plus dangereux pour la coalition, dit McKeen, c’est probablement quand on donne aux Afghans leurs munitions, juste avant leur départ. À cause de ce risque, on porte tous nos vêtements pare-balles les soirs de déploiement. »</p>
<h2>Le moment de partir</h2>
<p>La question fondamentale vise à savoir si cette armée que le Canada contribue à former sera en mesure d’assurer l’Afghanistan. Personne ne le sait. Ce dont on est à peu près certain, c’est qu’il y a peu de risques d’une défaite catastrophique. Malgré ce que prédisent les prophètes de malheur, par exemple, il est difficile d’imaginer les talibans prendre Kaboul par la force en 2016; il y a trop de militaires de l’ANA bien armés pour que cela puisse se produire. Comme dit Minor, la quantité même est une qualité.</p>
<p>En outre, le débat qui tourne autour de la date de la fin, en 2014, est un peu trompeur. Selon des entrevues qui ont eu lieu en Afghanistan et ailleurs, il semblerait que, tout comme l’arrivée de 2014 signalera une nouvelle dynamique de la guerre terrestre &#8211; la guerre menée par l’OTAN deviendra une guerre menée par l’Afghanistan &#8211; elle signalera aussi une nouvelle stratégie des États-Unis envers l’Afghanistan. La stratégie de stabilisation de l’Afghanistan au moyen d’un déploiement d’un grand nombre de soldats a été difficile à mettre en œuvre; après plus de 10 ans, il n’y a aucune indication que la violence s’atténue. Le changement de stratégie en est donc un d’engagement politique, spécialisé en assistance militaire des alliés afghans et, nul n’en doute, dans la rétention de la capacité de mener des raids et même des bombardements si la situation devenait incontrôlable. Bref, la stratégie en 2014 en sera une d’étouffement.</p>
<p>Mais, même là, l’issue est incertaine. Ce que sera le contexte politique à Kaboul en 2018 est imprévisible : les droits des femmes, l’éducation des enfants, la démocratie elle-même, rien n’est sûr à la suite de la nouvelle stratégie. Tant que le gouvernement afghan fait de son mieux pour obéir aux lois internationales, c’est-à-dire pas de cerveaux ou de camps d’instruction du terrorisme, la nouvelle stratégie sera dite triomphale.</p>
<p>Ce sera la période du jugement dernier pour l’Afghanistan. Les temps où il était conseillé, ou même rentable, de se faire caméléon professionnel touchent à leur fin. Ce sera aux Afghans de décider de leur propre sort.</p>
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		<title>Éditorial : Se préparer à décider</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/05/editorial-se-preparer-a-decider/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 04:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.legionmagazine.com/fr/?p=1605</guid>
		<description><![CDATA[Il ne reste que quelques semaines aux légionnaires pour se rendre à Halifax, au 44e Congrès national qui doit se tenir du 10 au 13 juin. L’assemblée nationale, comme d’habitude, sera un mélange de cérémonie poignante, de camaraderie joyeuse et d’affaires sérieuses. Plus de 1 450 délégués, invités et observateurs devraient y assister et, le lundi matin de bonne heure (le 11 juin, après le défilé et la cérémonie d’ouverture du dimanche), les délégués se mettront au travail au vaste Halifax Metro Centre. Ils auront de tout à considérer, des questions concernant entre autres l’adhésion et les finances de l’organisation, les Forces canadiennes, le Souvenir et les services aux anciens combattants : 86 motions et 18 rapports. Les affaires du Congrès devraient aussi comprendre une vingtaine de discours et de présentations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne reste que quelques semaines aux légionnaires pour se rendre à Halifax, au 44<sup>e </sup>Congrès national qui doit se tenir du 10 au 13 juin. L’assemblée nationale, comme d’habitude, sera un mélange de cérémonie poignante, de camaraderie joyeuse et d’affaires sérieuses. Plus de 1 450 délégués, invités et observateurs devraient y assister et, le lundi matin de bonne heure (le 11 juin, après le défilé et la cérémonie d’ouverture du dimanche), les délégués se mettront au travail au vaste Halifax Metro Centre. Ils auront de tout à considérer, des questions concernant entre autres l’adhésion et les finances de l’organisation, les Forces canadiennes, le Souvenir et les services aux anciens combattants : 86 motions et 18 rapports. Les affaires du Congrès devraient aussi comprendre une vingtaine de discours et de présentations.</p>
<p>Les congrès nationaux, de tout temps, offrent un forum national à la Légion lui permettant de s’exprimer d’une voix commune et forte. Et bien qu’il y ait souvent des accords et des désaccords, l’organisation profite des débats nationaux engagés et féconds. L’important quand on débat, quand on discute d’une question, bien sûr, c’est de commencer par comprendre l’enjeu aux niveaux local, divisionnaire et national. Les rapports au Congrès national offrent beaucoup d’informations, comme le font les préambules, les alinéas des motions commençant par « attendu que ». Les discussions auxquelles participe l’auditoire apportent aussi des idées et des opinions nouvelles sur ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire.</p>
<p>Les réunions des directions permettent aussi aux délégués de discuter des questions que les directions désirent présenter en faisant front commun. Après tout, les décisions sont prises par les délégués dans l’auditoire.</p>
<p>Les congrès nationaux, de tout temps, offrent un forum national à la Légion lui permettant de s’exprimer d’une voix commune et forte.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">L’organisation nationale qui s’appelle maintenant Légion royale canadienne existe depuis 86 ans. Les affaires décidées non seulement aux congrès nationaux, mais au niveau de la division ou de la filiale sont grandement attribuables à son succès. Ces affaires, ou services, sont un terrain d’entente qui renforce une pierre angulaire de l’organisation : que la Légion existe pour servir tous les anciens combattants et leur famille. La voix nationale du service de la Légion s’élèvera sans doute de nouveau à Halifax, surtout quand les délégués seront prêts à prendre des décisions.</span></p>
<p style="text-align: center; "><span style="letter-spacing: -0.1px;">=======</span></p>
<p><span style="letter-spacing: 0.4px;"><strong>Planifier<br />
</strong></span><span style="letter-spacing: -0.2px;">Planifier des funérailles présente des avantages : cela évite à la famille de préparer la charge compliquée et dispendieuse à un moment pénible.<br />
</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le tout dernier partenaire du Programme de bénéfices pour membres de la Légion royale canadienne (LRC) est Arbor Memorial Services Inc., une société fièrement canadienne qui offre des droits d’inhumation, des incinérations, des funérailles et des marchandises et des services afférents depuis 1947. Arbor offre aux membres de la Légion et à leur famille proche un rabais de 10 pour 100 sur des funérailles, une inhumation ou une incinération si elles sont arrangées d’avance et un rabais de 5 pour 100 si elles ne le sont pas. De plus, les membres pourront utiliser gratuitement ses salons, s’ils </span>sont libres, y compris les services d’une hôtesse, du thé et du café : une épargne de 500 $ à 600 $ par arrangement. Pour de plus amples renseignements, veuillez ouvrir ce numéro à la page 5, consulter le dernier partenaire du PBM à plantoday.ca ou composer le 1-877-301-8066.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Onze autres partenaires font partie du PBM et chacune de ces sociétés offre un avantage aux membres et à leur famille proche. Certains offrent un rabais direct, d’autres procurent un appui à la filiale et d’autres encore prennent part aux programmes nationaux de la Légion.</span><span style="letter-spacing: -0.2px;"> Voir l’annonce ci-contre pour leurs coordonnées. En plus de Arbor, vous y trouverez Ancestry.ca</span><span style="letter-spacing: -0.1px;">, Dell Canada Inc., Connect Hearing, Medipac Travel Insurance, Travelodge </span><span style="letter-spacing: 0.1px;">Canada, Home Hardware, Carlson</span><span style="letter-spacing: -0.1px;"> Wagonlit Travel, Philips Lifeline Canada, ICI Paints and Bétonel stores, Relocation Services Group et MBNA Canada Bank. Pour de plus amples renseignements sur les bénéfices offerts par ces entreprises, veuillez consulter <a href="http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/vers-le-secces-en-partenaires/" target="_blank">http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/vers-le-secces-en-partenaires/</a></span><span style="letter-spacing: -0.2px;">.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Toutes ces entreprises sont fières de leur partenariat avec la Légion royale canadienne, et grâce à votre appui, la PBM ne peut que s’améliorer.</span></p>
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		<title>Un championnat de curling serré</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 04:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le championnat national de curling a été une bataille classique, du 18 au 23 mars, à Saskatoon, quand deux équipes, toutes deux nouvelles au tournoi de la Légion, se sont mesurées lors d’une partie des plus serrées le dernier jour des jeux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le championnat national de curling a été une bataille classique, du 18 au 23 mars, à Saskatoon, quand deux équipes, toutes deux nouvelles au tournoi de la Légion, se sont mesurées lors d’une partie des plus </span><span style="letter-spacing: -0.2px;">serrées le dernier jour des jeux.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le matin du premier jour, tout a commencé par la couture traditionnelle des écussons et la réunion des capitaines, et puis il y a eu une petite cérémonie de dépôt de couronnes à la filiale Nutana, suivie par la cérémonie d’ouverture au Nutana Curling Club. La présidente nationale, Pat Varga, et le président du Comité national des sports, Dave Flannigan, ont déposé des couronnes et prononcé les déclarations de bienvenue.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le tournoi, qui a eu lieu dans les trois </span><span style="letter-spacing: -0.2px;">filiales de Saskatoon (Saskatoon, Nutana et Dr. Harold Anderson Memorial TVS), avait été organisé par le Comité des préparatifs locaux présidé par Marie Schmidt.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Le début a été difficile, en ce qui concerne la logistique, car les services d’Air Canada avaient été perturbés par un personnel mécontent. Beaucoup d’équipes ont été retardées, et c’est celle de Terre-Neuve-et-Labrador qui l’a été le plus. Cette équipe, venant de la filiale de Stephenville, formée du capitaine Dennis Byrne, du troisième Barry Lomond, du second Tom Gallant et du premier Wayne Deaves, avait pris le départ le vendredi, mais elle est arrivée à Saskatoon le lundi matin bien après le début du tournoi.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Elle n’est arrivée sur la glace que peu après 11 h, un peu plus d’une heure et demie après le début des jeux. Ses adversaires de la filiale Langley qui représentaient la Division de la Colombie-Britannique–Yukon, le capitaine Darren Frycz, le troisième Steve Claxton, le second Kelly Fold et le premier Bill Nickerson, avaient gracieusement </span><span style="letter-spacing: -0.1px;">accepté d’attendre.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">La filiale saskatchewannaise Meadow </span>Lake (c’est-à-dire le capitaine Dan<span style="letter-spacing: -0.2px;"> Mazuren, le troisième Kevin Valliere, le second Peter Mazuren, la première Dianne Sergeew et la cinquième Linda Ellenor) avait la seule équipe invaincue autre que celle de la Colombie-Britannique–Yukon. Elle avait obtenu une exemption le matin et allait essayer d’inscrire 4-0 devant Terre-Neuve en après-midi.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Nul n’a été surpris que la Saskatchewan et la Colombie-Britannique–Yukon</span> menassent au championnat de 2012, car les deux équipes avaient battu les anciens champions lors des finales provinciales, et elles étaient arrivées au tournoi très confiantes.</p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Malheureusement, ces messieurs de Terre-Neuve avaient autre chose en vue. Bien qu’il leur ait fallu une manche de plus, le capitaine Dennis Byrne et son équipe ont coiffé l’équipe de Meadow Lake au poteau. Le jeu des Terre-Neuviens avait été constant et agressif, mais en réalité, ils ont aussi été aidés lors des deux dernières manches quand la Saskatchewan a eu le malheur de faire quelques mauvais choix qui ont fait glisser leurs pierres à la dérive.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le mercredi matin, la lutte allait plein gaz. En même temps que l’équipe de la Colombie-Britannique se mesurait à celle de la Nouvelle-Écosse–Nunavut formée du capitaine Ed Comeau, du troisième Jimmy Doucet, du second Walter Coggins et du premier Pete Comeau de la filiale Weymouth, l’équipe de la Saskatchewan affrontait, deux pistes plus loin, celle du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario formée du capitaine Blair Goethals, du troisième Lorne Sambrook, du second Barry Sunaert, du premier Dale Goethals et du cinquième Doug Morningstar de la filiale manitobaine Deloraine.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Tout allait bien pour la Colombie-Britannique jusqu’à la septième manche. Elle avait six pierres dans la maison et il lui suffirait d’en enlever une de la Nouvelle-Écosse avec son dernier coup pour inscrire un gros total. Malheureusement, ce dernier lancer a fini par rapprocher la pierre de la Nouvelle-Écosse du centre, et la Colombie-Britannique a fini la manche en perdant un point plutôt qu’en obtenant un score très élevé. La Nouvelle-Écosse a alors pris les devants à 5-4. La Colombie-Britannique s’est rattrapée en inscrivant deux points à la manche suivante, ce qui lui donnait 6-5. Après quelques jeux serrés, on en était à 7-7 et le capitaine de la Colombie-Britannique devait se placer sur le bouton dans une maison encombrée pour pouvoir rester dans la partie, mais sa pierre a été trop longue et la Nouvelle-Écosse réussit à s’imposer par un point d’avance.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Pendant ce temps, la Saskatchewan luttait sur la piste n˚3. Le Manitoba était en avance à 7-5 à la fin de la neuvième manche quand la Saskatchewan a </span><span style="letter-spacing: -0.1px;">inscrit deux points pour l’égalité. Bien que le Manitoba eût le marteau au début de la dernière manche, une pierre bien placée par le capitaine de la Saskatchewan, Mazuren, a provoqué une erreur chez le Manitoba et les dés étaient joués.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Ainsi, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique étaient bien en avant du peloton à 4-1 chacune, et il ne restait qu’un tour de parties à faire. Le tout se jouerait sur le dernier match du dernier jour des jeux ordinaires : la Saskatchewan contre la Colombie-Britannique.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">La partie était tendue à partir de la première pierre. Après cinq manches, le score était à 4-3 pour la Saskatchewan et pas grand-chose n’avait été décidé. Après huit manches, il était à 5-5 et pas grand-chose n’avait encore été décidé. Au début de la neuvième, à 6-5 pour la Saskatchewan, la Colombie-Britannique avait le marteau et la conclusion se faisait encore attendre.</span></p>
<p>Alors qu’il ne restait que deux pierres <span style="letter-spacing: -0.1px;">à jouer, le capitaine britanno-colombien,</span> Frycz, a raté la montée d’une pierre d’un poil, et ce poil lui a tout couté. La Saskatchewan avait le marqueur à l’abri d’un mur de pierres. Il restait un autre lancer à Frycz, mais c’était pratiquement impossible. C’était fini. Les joueurs saskatchewannais étaient les champions de 2012.</p>
<p>Après le match, le capitaine de la<span style="letter-spacing: -0.1px;"> Saskatchewan Mazuren a parlé un peu de ce à quoi il pensait pendant cette dernière manche. « On a dû voler. On n’avait qu’un seul point d’avance — pas assez pour être assurés de la victoire — et le seul moyen de voler, c’est de tout brouiller. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">L’équipe a bien joué, ajoute Mazuren. « La force de nos lancers était bonne. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Il est à noter que, bien que l’équipe de Mazuren soit un peu affaire de famille (son frère Peter et son épouse Dianne sont tous deux dans l’équipe), ils ne jouent pas souvent ensemble. « C’est déjà assez dur de se voir tout le temps chez nous, dit Mazuren en plaisantant, alors ce serait trop d’être toujours ensemble dans l’équipe.”</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Ailleurs, il y avait encore le trophée de la deuxième place à essayer d’obtenir. L’équipe de Buckingham, au Québec (le capitaine Grant MacLennan, le troisième Robert Periad, le second Dan deWaard fils, le premier Dan deWaard père) s’était glissée à la deuxième place à côté de la Colombie-Britannique. Le jeudi matin, les deux équipes ont eu un bris d’égalité qui s’est terminé très rapidement : la Colombie-Britannique étant en avance à 10-4 après six manches, le Québec a décidé de tirer sa révérence.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Au banquet de fermeture, à la filiale Nutana, ont eu lieu les réjouissances, dont la cérémonie de remise des prix et les petits discours prononcés par Varga et Flannigan.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Tous les prix distribués et tout le monde de bonne humeur, il ne restait plus qu’à repartir chacun chez soi.<span style="white-space: pre;"> </span></span></p>
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		<title>Nous Vous Remercions: Les résultats du sondage des lecteurs de 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 04:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jennifer Morse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je ne peux pas y croire! dit Jean-Pierre Isoré d’un accent mélodieux. Je commence par la première page quand je lis la Revue Légion, et je lis chaque page jusqu’à [...] la toute dernière. » ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Je ne peux pas y croire! dit Jean-Pierre Isoré d’un accent mélodieux. Je commence par la première page quand je lis la Revue Légion, et je lis chaque page jusqu’à [...] la toute dernière. » </strong></p>
<p>Isoré a obtenu le premier prix du son-dage des lecteurs de la Revue Légion de 2012 : il a gagné un voyage de huit jours pour deux personnes à un lieu de villégiature luxueux du Mexique. Quinze minutes après le premier appel, la revue l’a rappelé pour lui dire que Carlson Wagonlit Travel, fournisseur du grand prix et partenaire du Programme de bénéfices pour membres de la Légion royale canadienne, prendrait bientôt contact avec lui pour organiser son voyage. Isoré dit qu’il avait « téléphoné à [son] épouse Natacha pour le lui dire et elle a dit : “Je ne peux pas y croire!” »</p>
<p>Maintenant, ils y croient.</p>
<p>Il y a eu 10 gagnants en tout : trois dont le prix était de 150 $, trois, de 100 $ et trois, de 50 $. Ceux qui ont reçu 150 $ sont Edward Reich de Brookside (N.-É.), William McLachlan d’Ottawa et H.A. Lefever de Nanaimo (C.-B.). Les gagnants du prix de 100 $ sont William Hough de Vanier (Ont.), Tom Grundy de Sussex Corner (N.-B.) et John Cramsie d’Halifax. Les trois derniers gagnants, qui ont reçu 50 $ chacun, sont le capitaine R. et Mme J. Procter de Comox (C.-B.), Dwayne Patterson de Paisley (Ont.) et Edward Town de Port Hope (Ont.).</p>
<p>Et aux autres 1 876 sondés, nous disons : merci! Non seulement vos répon-ses nous servent-elles de guide pour préparer le contenu éditorial, elles servent à bâtir un profil démographique de notre lecteur moyen qui nous est indispen-sable quand il s’agit d’encourager les entreprises à annoncer dans notre revue.</p>
<p>Le sondage comprenait 29 questions, dont quels sujets vous intéressent le plus. Vous avez aussi classé les chroniques, les articles de fond et les sections; le Souvenir, la Seconde Guerre mondiale et les nouvelles ont reçu une cote d’approbation de plus de 90 pour 100 en tant qu’articles préférés. La popularité du dossier santé a augmenté, de la 13e à la 3e place. Nous vous invitons à jeter un coup d’œil aux tableaux qui suivent.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1567" title="Readershipchart-fr" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/05/Readershipchart-fr.jpg" alt="Readershipchart-fr" width="515" height="712" /></p>
<p>Le sondage nous a aussi révélé que chaque exemplaire est lu par 2,54 lecteurs, ce qui donne en moyenne 635 384 lecteurs par année, et nous n’avons pas été surpris du tout d’apprendre que nos abonnés sont indépendants et généreux : 60 pour 100 d’entre vous possédez un domicile sans hypothèque, et 48 pour 100 avez acheté un produit ou un service dont nous avons publié l’annonce. Quarante-six pour cent d’entre vous avez l’intention de faire des réservations pour vos vacances dans un centre de villégiature tout-inclus, et 26 pour 100 d’entre vous êtes intéressés aux voyages organisés par la Légion.</p>
<p>Nous avons eu des nouvelles de toutes les régions du Canada, plus de la moitié d’entre vous ayant pris le temps de faire des commentaires. Quatre-vingt-dix-huit pour cent de ces commentaires étaient positifs. Mais comme il s’agissait d’un sondage auprès des lecteurs, il est préférable de vous citer :</p>
<p><strong>Les médailles de mon père ont été volées lors d’un cambriolage chez nous. Un article de la Légion nous conseillait de les rempla-cer et nous donnait l’adresse à Ottawa. Ça a marché. </strong>–Kathleen Hughes de Vancouver</p>
<p><strong>Vous faites du bon travail, mais vous devriez viser les lecteurs plus jeunes. </strong>–Thomas L. Pilgrim de Kelowna (C.-B.)</p>
<p><strong>Le format et le contenu se sont immensément améliorés au cours des années, et la Revue Légion est une des meilleures! Les renseignements sur l’histoire militaire sont superbes! </strong>–Lloyd Leugneh de Cochrane (Alb.)</p>
<p><strong>Je suis membre à vie; je lis la revue de la première à la dernière page et j’ai toujours hâte au prochain numéro. [...] Je n’avais que 13 ans quand la guerre s’est terminée (la Seconde Guerre mondiale), mais je m’en souviens bien. N’oublions pas les sacrifices de tous ceux qui y ont pris part. </strong>–Rolland Inman de Bonnyville (Alb.)</p>
<p><strong>J’aime vos articles. Je les trouve très intéressants et instructifs. </strong>–Alison Thierin d’Estevan (Sask.).</p>
<p><strong>Dans le numéro de janvier 2012 sur la guerre de 1812, j’ai appris davantage sur elle dans un numéro que dans toutes mes études primaires et secondaires. À l’école, je ne me rappelle pas d’avoir étudié les guerres mondiales. </strong>–Rick Kokiw de Rossburn (Man.)</p>
<p><strong>Nous (surtout moi) aimons toutes les informations bien documentées que vous nous donnez dans la Légion depuis plus de 50 ans. Puisque nous avons plus de 80 ans, nous sommes bien au fait des deux guerres mondiales et de la guerre froide&#8230; </strong>–Richard et Evelyn Howard de Winnipeg</p>
<p><strong>En tant que président du coquelicot de ma filiale, je trouve que la Revue Légion est une excellente source d’images et d’autres affaires que j’utilise pour faire des affiches et des expositions à la filiale pendant le mois de novembre dans le but de conscientiser davantage nos anciens combattants. Il y a très peu d’anciens combattants (ou même de personnes de moins de 60 ans) dans ma ville, mais nous engageons encore les enfants dans les concours littéraires et d’affiches et nous dirigeons une campagne du coquelicot très réussie chaque année. </strong>–Carol Simonson de Gillam (Man.)</p>
<p><strong>La revue m’a procuré, enseignant à la retraite, l’histoire militaire dont j’ai fait part aux écoliers et à mes compagnons membres de la Légion qui n’étaient pas au courant des efforts que nos vaillants militaires ont faits pendant à peu près deux siècles et dans de nombreuses zones de combats. </strong>–Richard N. Goodfellow de Deseronto (Ont.)</p>
<p><strong>Mon père est ancien combattant et il reçoit votre revue. Je prends toujours plaisir à la lire quand je rentre chez nous, et les choses que j’y lis me rendent un peu plus fière de lui chaque fois. Merci pour les excellents articles, les photos superbes et les souvenirs qu’ils nous créent, à mon père et à moi. </strong>–Sarah Lever de Shelburne (Ont.)</p>
<p><strong>C’est une des meilleures revues sur l’histoire canadienne. Je l’achèterais même si elle ne faisait pas partie de mon adhésion à la Légion. J’ai acheté deux abonnements en cadeaux&#8230; et vous pourriez en augmenter le prix!! </strong>–Jan Briggs-McGowan de Norland (Ont.)</p>
<p><strong>Je pense que la Revue Légion fait un excellent travail en ce qui concerne la manière dont les articles sont présentés. Je demande aux 178 membres de ma filiale de déposer leur exemplaire à la filiale pour que je puisse les distribuer dans les maisons de repos et de soins infirmiers de ma région. [...] Vous pourriez peut-être promouvoir cette idée. </strong>–John Greenfield de Bowmanville (Ont.)</p>
<p><strong>La revue est excellente! Je passe la section française à un vétéran de la Seconde Guerre mondiale : un fusilier vétéran de la Normandie né à Saint-Jean, au Québec. Il y prend plaisir. </strong>–J.P. André Belzile de Dolbeau-Mistassini (Qc)</p>
<p><strong>La Revue Légion devrait être envoyée à toutes les écoles secondaires du Canada. Ce que les services canadiens ont fait est remarquable. Je donne grâce à Dieu pour ces braves gens. –</strong>Eva Shinniman Michaud de Laval (Qc)</p>
<p><strong>La couverture de la guerre en Afghanistan était remarquable. Mieux que dans certaines des revues militaires d’aujourd’hui. Bravo! (P.S. la revue est relativement nouvelle pour moi.) </strong>–Luc Poitras de Pierrefonds (Qc)</p>
<p><strong>L’article de Donald Graves The War That Saved Canada devrait se trouver dans toutes les écoles du Canada (janvier/février 2012). Il est excellent. Je vais envoyer des courriels à mes amis et partager ma revue! </strong>–Ray Comeau de Saint John (N.-B.)</p>
<p><strong>La Revue Légion s’est développée jusqu’à devenir l’une des premières publications du Canada qui intéressent un grand nombre de lecteurs. La conception et le contenu sont de premier ordre et les articles, opportuns, sont écrits par des écrivains et des commentateurs militaires et politiques reconnus. Quel plaisir de les lire. </strong>–Len Canfield d’Halifax</p>
<p><strong>La Revue Légion procure toujours une couverture excellente sur les sujets relatifs à l’histoire militaire canadienne, son importance pour les Canadiens, les anciens combattants des conflits passés ou présents et les questions de défense. J’ai commencé à lire les exemplaires de mon père il y a presque 45 ans, et elle est tout aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était alors. </strong>–Terence McGaughey de Charlottetown</p>
<p><strong>Pas grand-chose à dire. C’est la meilleure revue que j’aie jamais lue. Il y en a un peu pour tout le monde, qu’on soit membre de la Légion ou pas. </strong>–Donald Carew de Cape Broyle (T.-N.)</p>
<p><strong>En tant que Britannique/Canadien vivant au Royaume-Uni, je pense que la Revue Légion est mon point de contact et ma référence sur l’histoire du Canada. J’ai cherché, mais je n’ai pas encore trouvé une meilleure publication concernant cela. C’est une revue dans laquelle j’ai beaucoup de facilité à « me perdre ». Bravo! </strong>–Ray Portlock (Royaume-Uni)</p>
<p><strong>J’avais 16 ans quand j’ai traversé le pont Ambassador pour aller de Détroit, au Michigan, à Windsor, en Ontario, afin de m’engager dans l’armée canadienne où j’ai servi pendant quatre ans. Au Royaume-Uni, en Italie et en Europe du Nord-Ouest. Merci Canada! </strong>–Hank Wilhems du Nevada (É.-U.)</p>
<p>Vous nous avez décerné une cote d’approbation de 88 pour 100, soit sept de plus que lors de notre dernier sondage. Merci. Vos impressions nous sont nécessaires. Vos réponses réfléchies nous aideront à continuer de publier la revue que vous voulez lire, et nous continuerons de faire de notre mieux pour que, comme le gagnant de notre premier prix, vous vouliez lire la Revue Légion de la première à la dernière page.</p>
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		<title>La présentation des premières médailles du jubilé de diamant</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/05/la-presentation-des-premieres-medailles-du-jubile-de-diamant/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 04:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier ministre, Stephen Harper, s’est joint au gouverneur général, David Johnston, le lundi 6 février pour célébrer, lors d’une matinée ensoleillée, le 60e anniversaire de l’accession au trône d’Elizabeth II, en décernant la nouvelle Médaille du jubilé de diamant à 60 Canadiens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier ministre, Stephen Harper, s’est joint au gouverneur général, David Johnston, le lundi 6 février pour célébrer, lors d’une matinée ensoleillée, le 60<sup>e</sup> anniversaire de l’accession au trône d’Elizabeth II, en décernant la nouvelle Médaille du jubilé de diamant à 60 Canadiens.</p>
<p>« Le 6 février 1952, le Canada, en tant que membre du Commonwealth, était fier de proclamer « Reine du Canada et chef du Commonwealth » celle qui était alors la princesse Elizabeth, dit Johnston à la foule rassemblée à la résidence du gouverneur général, à Ottawa. Aujourd’hui, nous affirmons de nouveau notre lien avec la Couronne, laquelle aide à définir notre pays et ce que signifie être Canadien. »</p>
<p>La Médaille du jubilé a été décernée à des Canadiens qui ont fait d’importantes contributions à leur collectivité, ou qui ont fait honneur au Canada. La présidente nationale de la Légion royale canadienne, Pat Varga, en était une des récipiendaires « pour le soutien et les services continus qu’elle offre à nos<br />
anciens combattants ».</p>
<p>Johnston dit qu’il « y a soixante ans, une jeune reine entamait son règne, un règne axé sur le service à autrui. Sa Majesté a vécu de nombreuses difficultés et a été témoin de nombreux mal-heurs, mais elle a aussi connu beaucoup de joies. Malgré les hauts et les bas, elle n’a jamais manqué à son devoir envers la Couronne et envers les peuples<br />
du Commonwealth. »</p>
<p>« Vous tous qui êtes ici parce que vos pairs ou vos collègues ont proposé votre candidature pour l’octroi de cette médaille, vous avez changé le Canada pour le mieux. Individuellement, vous avez amélioré le bienêtre de tant de gens dans nos collectivités et, ensemble, vous avez aidé à créer une nation plus avertie et plus bienveillante. »<br />
<span style="letter-spacing: -0.1px;"> </span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Outre Varga, un grand nombre de Canadiens remarquables ont reçu une médaille, dont Darrell Fox, frère cadet du grand symbole canadien, Terry Fox; Leslie Natynczyk, épouse du chef d’état-major de la Défense Walter Natynczyk, pour son dévouement envers les familles militaires; et beaucoup de membres des Forces canadiennes comme le capitaine Simon J. Mailloux, pour ses qualités de chef dans les Forces canadiennes et pour les efforts qu’il a faits dans le but d’aider les soldats blessés pendant la guerre en Afghanistan, l’adjudant-maitre Jean-Claude Parent, pour ses contributions à la Croix-Rouge canadienne et au Centre de ressources pour les familles des militaires de sa communauté, et le caporal Ryan Doherty, pour sa direction continue et son dévouement aux Forces canadiennes, ainsi que pour ses connaissances techniques extraordinaires.<br />
</span></p>
<p>« Vous incarnez les vertus qui ont fait notre pays, les principes qui le guident, et l’espoir qui le pousse vers l’avenir, dit Harper aux récipiendaires. Lorsque je réfléchis à l’avenir du Canada, à l’esprit de service qui anime les personnes présentes ici aujourd’hui, et aux milliers d’autres Canadiens qui recevront la Médaille du jubilé de diamant au cours de l’année, je suis rempli d’espoir pour notre grand pays. Comme premier ministre, au nom de tous les Canadiens, je vous remercie et je vous félicite. »</p>
<p>Sur la médaille qui a été créée par l’Autorité héraldique du Canada figure la reine Elizabeth II et les mots latins <em>Vivat Regina</em> (Vive la reine). Le ruban est bleu, rouge et blanc, couleurs des rubans de la Médaille du couronnement de 1953, de la Médaille du jubilé d’argent de 1977 et de la Médaille du jubilé d’or de 2002.</p>
<p>En tout, 60 000 personnes recevront la Médaille du jubilé cette année. Et le processus de demande se poursuit. Pour vous renseigner sur la manière de nommer quelqu’un, veuillez con<span style="letter-spacing: 0.1px;">sulter <a href="http://www.gg.ca/document.aspx?id=14019&amp;lan=fra" target="_blank">http://www.gg.ca/document.</a></span><a href="http://www.gg.ca/document.aspx?id=14019&amp;lan=fra" target="_blank">aspx?id=14019&amp;lan=fra</a>.<span style="white-space: pre;"> </span></p>
<img src="http://www.legionmagazine.com/fr/?ak_action=api_record_view&id=1589&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>À Votre Service : Vacances pour les anciens combattants : un répit pour les anciens combattants malades ou blessés</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/05/a-votre-service-vacances-pour-les-anciens-combattants-un-repit-pour-les-anciens-combattants-malades-ou-blesses/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/05/a-votre-service-vacances-pour-les-anciens-combattants-un-repit-pour-les-anciens-combattants-malades-ou-blesses/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 May 2012 04:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.legionmagazine.com/fr/?p=1584</guid>
		<description><![CDATA[Le programme Vacances pour les anciens combattants permet aux anciens combattants blessés ou atteints d’une maladie grave de prendre des vacances bien méritées en compagnie de leur famille. Présenté par Shell Vacations Club Canada et les Services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (SSPFFC), ce programme est conçu dans le but d’offrir une escapade à prix abordable aux militaires et de les remercier de leur service.
« Nous sommes heureux d’offrir le programme Vacances pour les anciens combattants aux militaires des Forces canadiennes et aux anciens combattants », déclare Nancy Branco, gestionnaire des  SSPFFC responsable des relations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="letter-spacing: -0.1px;">Le programme <em>Vacances pour les anciens combattants</em> permet aux anciens combattants blessés ou atteints d’une maladie grave de prendre des vacances bien méritées en compagnie de leur famille. Présenté par Shell Vacations Club Canada et les Services de soutien au personnel et aux familles des Forces canadiennes (SSPFFC), ce programme est conçu dans le but d’offrir une escapade à prix abordable aux militaires et de les remercier de leur service.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">« Nous sommes heureux d’offrir le programme <em>Vacances pour les anciens combattants</em> aux militaires des Forces canadiennes et aux anciens combattants », déclare Nancy Branco, gestionnaire des  SSPFFC responsable des relations avec le secteur privé. « Grâce au programme <em>Vacances pour les anciens combattants</em>, certains membres des Forces canadiennes et leur famille peuvent bénéficier d’un séjour gratuit d’une semaine dans l’un des 24 centres de villégiature de Shell Vacations Club en Amérique du Nord. »</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Shell Vacations Club offre une vaste gamme d’options de vacances des plus relaxantes, que l’on préfère faire du ski à Whistler, en Colombie-Britannique, ou se prélasser sur les plages de Puerto Vallarta, au Mexique.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;"> </span><span style="letter-spacing: -0.2px;">Depuis le lancement du programme <em>Vacances pour les anciens combattants</em> en janvier 2012, non moins de 27 voyages ont été organisés, et les demandes se poursuivent. Les commentaires élogieux fusent au sujet de ce programme, dans le cadre duquel des voyages ont été organisés pour des militaires en service ainsi que pour des anciens combattants. Il donne aux participants l’occasion de voyager en compagnie de leurs conjoints et de leurs enfants, et même avec des parents éloignés.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Toute demande de réservation doit être accompagnée d’une lettre d’Anciens Combattants Canada précisant que le demandeur reçoit des prestations découlant d’un service militaire dans une zone de service spécial ou dans une opération de service spécial (cela comprend tous les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre de Corée qui reçoivent des prestations d’invalidité se rapportant au service à la guerre). Les anciens combattants peuvent soit soumettre leur lettre d’admissibilité aux prestations soit communiquer directement avec Anciens Combattants Canada au numéro sans frais 1-866-522-2022 (français) / 1-866-522-2122 (anglais) pour obtenir une lettre de confirmation qui ne renferme aucun détail au sujet des prestations. Les demandeurs peuvent numériser le formulaire de demande et l’envoyer par courriel à </span><span style="letter-spacing: -0.2px;">branco.nancy@aspfc.com.</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;">Pour obtenir plus d’information au sujet du programme ou se procurer une demande de réservation, visitez www.aspfc.com/fr/corporate/NewsCentre/Support/VacationsForVets_f.asp. La demande de réservation renferme également la liste des centres de villégiature de Shell Vacations Club dont on peut voir des photos à www.shellvacationsclub.com (en anglais seulement).</span></p>
<p><span style="letter-spacing: -0.2px;"><br />
</span></p>
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		<title>Vimy &#8211; Une Bataille Remémorée, Côte 70: Une Bataille Oubliée</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 12:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tim Cook</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La bataille de la crête de Vimy est un évènement fondamental de l’histoire canadienne. Cette bataille qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917 imprègne la culture populaire : elle est célébrée dans les livres d’histoire et la conscience canadienne en est empreinte. Le champ de bataille demeure lieu de souvenir, de deuil, de victoire et de commémoration grâce à l’érection, en 1936, du monument grandiose créé par Walter Allward. Des milliers de Canadiens y ont effectué un pèlerinage et, au fil du temps, malgré les dangers pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la France a été envahie et que les intempéries ont causé des ravages, il est resté au cœur de la commémoration canadienne de la guerre. Le dévoilement du monument remis à neuf fut célébré fièrement et en grande pompe en 2007. La reine, le premier ministre Stephen Harper et plus de 3 000 Canadiens ont assisté à la cérémonie où ont été vendus des T-shirts et des chapeaux portant le slogan The birth of a nation (la naissance d’une nation, n.d.t.).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La bataille de la crête de Vimy est un évènement fondamental de l’histoire canadienne. Cette bataille qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917 imprègne la culture populaire : elle est célébrée dans les livres d’histoire et la conscience canadienne en est empreinte. Le champ de bataille demeure lieu de souvenir, de deuil, de victoire et de commémoration grâce à l’érection, en 1936, du monument grandiose créé par Walter Allward. Des milliers de Canadiens y ont effectué un pèlerinage et, au fil du temps, malgré les dangers pendant la Seconde Guerre mondiale, quand la France a été envahie et que les intempéries ont causé des ravages, il est resté au cœur de la commémoration canadienne de la guerre. Le dévoilement du monument remis à neuf fut célébré fièrement et en grande pompe en 2007. La reine, le premier ministre Stephen Harper et plus de 3 000 Canadiens ont assisté à la cérémonie où ont été vendus des T-shirts et des chapeaux portant le slogan The birth of a nation (la naissance d’une nation, n.d.t.).</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1417" title="Un soldat blessé et ses copains près de la côte 70, en aout 1917. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001596]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset1.jpg" alt="Un soldat blessé et ses copains près de la côte 70, en aout 1917. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001596]" width="515" height="375" />
<div class="credit">PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001596</div>
<div class="caption">Un soldat blessé et ses copains près de la côte 70, en aout 1917. </div>
</div>
<p>Vimy éclipse tous les autres évènements de l’expérience canadienne à la Grande Guerre, et surtout les batailles qui ont eu lieu après, au cours des deux dernières années de la guerre. Les Canadiens n’ont perdu aucune opération offensive d’envergure après celle de Vimy. Ces campagnes ont rehaussé la réputation des Canadiens en tant que soldats de choc qu’on envoyait en première ligne aux champs de bataille les plus difficiles. Ils ont crié victoire à Passchendaele en octobre et en novembre 1917, et à la campagne des cent jours durant les derniers mois de la guerre. La première bataille a été ramenée récemment à la mémoire du grand public grâce au film de Paul Gross sorti en 2008, mais la campagne des cent jours demeure relativement inconnue, même si les Canadiens y ont combattu bien au-dessus de leur catégorie.</p>
<p>C’est ainsi que la bataille livrée à la côte 70 en aout 1917, après celle de Vimy et avant les combats dans les marais de Passchendaele, demeure inconnue de presque tous les Canadiens. Cette bataille planifiée, orchestrée et livrée presque entièrement par des Canadiens a été l’une des batailles canadiennes les plus importantes de la Grande Guerre.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1425" title="Les Canadiens prennent place dans une tranchée capturée à la côte 70. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-686]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset2.jpg" alt="Les Canadiens prennent place dans une tranchée capturée à la côte 70. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-686]" width="515" height="378" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-686</div>
<div class="caption">Les Canadiens prennent place dans une tranchée capturée à la côte 70. </div>
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<p>La bataille de la Somme, de juillet à novembre 1916, avait été une gigantomachie entre les forces alliées et les Allemands. Malgré le fait que les Britanniques précipitaient au front des divisions nouvellement levées qui étaient appuyées par une puissance de feu énorme, les Allemands avaient été presque impossibles à déloger des abris profonds enchevêtrés de leur système défensif. Quand les tranchées ennemies étaient prises, des unités de réserve contrattaquaient et repoussaient les forces britanniques, australiennes ou canadiennes épuisées.</p>
<p>Les Canadiens avaient gagné du terrain pendant les trois mois qu’avaient duré les combats, mais très peu et cela leur avait couté plus de 24 000 hommes. En faisant le point après la dévastation, ils comprirent qu’il leur fallait une nouvelle manière de se battre pour atteindre leur prochain objectif, la forteresse qu’était la crête de Vimy, dans le Nord de la France.</p>
<p>La formation terrestre principale du Dominion à la Grande Guerre était le Corps canadien. Sur les moins de huit millions d’habitants que comptait alors la nation, 620 000 se sont enrôlés pour servir le roi et la patrie, et la majorité d’entre eux sont passés par le Corps. Il s’agissait d’une armée de civils et bien rares étaient les collectivités qui ne comptaient pas de jeunes gens au sein de la force expéditionnaire.</p>
<p>À partir de mai 1916, les Canadiens étaient commandés par sir Julian Byng, général britannique très respecté qui fit d’eux une machine de guerre efficace. Après la Somme, Byng encouragea ses soldats à analyser les leçons du champ de bataille et à chercher des solutions pour minimiser la boucherie.</p>
<p>L’infanterie fut réformée en plusieurs occasions. À la Somme, au début des combats, quand les officiers étaient abattus, ce qui arrivait souvent, les survivants ne pouvaient pas aller de l’avant parce qu’ils manquaient de renseignements. Pour se préparer à l’offensive à Vimy, l’infanterie reçut des cartes, fut instruite dans des champs de bataille simulés, et eut pour consigne de poursuivre l’avancée même si ses officiers étaient mis à bat. Cette structure de commandement décentralisée, selon laquelle les sous-officiers et même les simples soldats pouvaient diriger les combats, était accompagnée d’une réorganisation de la structure des pelotons disposant de mitrailleuses Lewis et de grenades à fusil. Cette puissance de feu additionnelle allait permettre aux soldats affectés au front de poursuivre leur avancée.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1427" title="Un prisonnier allemand est questionné pendant la bataille de la côte 70. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset3.jpg" alt="Les équipes de servants de mitrailleuse Vickers se préparent à balayer le front à la crête de Vimy. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" width="515" height="447" />
<div class="credit">PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION</div>
<div class="caption">Les équipes de servants de mitrailleuse Vickers se préparent à balayer le front à la crête de Vimy. </div>
</div>
<p>L’artillerie aussi évolua pour qu’elle puisse relever les défis du champ de bataille. Le tir d’obus à la Somme avait été extraordinairement destructif, mais des centaines de milliers d’entre eux avaient été pratiquement inefficaces parce que leur détonateur n’était pas assez sensible pour exploser au contact des barbelés. Le nouveau détonateur du 106 servait à mieux battre en brèche les barbelés et les autres obstacles en préambule à la bataille de Vimy, et de nouveaux principes scientifiques, surtout le repérage par le son, amélioraient la précision du tir contre les pièces d’artillerie de l’ennemi. Un barrage rampant puissant avait également été prévu tout juste devant l’infanterie qui s’avançait. Il allait traverser les tranchées de l’ennemi en une rafale destructrice montant la côte, et soit tuer les défenseurs, soit les obliger à se terrer dans leurs abris profonds. De toute façon, il donnerait aux fantassins canadiens le temps de traverser le champ meurtrier qu’était le terrain neutre.</p>
<p>Cette nouvelle doctrine martiale donna aux gars de Byng, comme les Canadiens se plaisaient à s’appeler eux-mêmes, la confiance qu’il leur fallait pour prendre Vimy d’assaut. Mais la crête était une forteresse que les Allemands renforçaient depuis qu’ils l’avaient capturée, au début de la guerre. Les attaques que les Français et les Britanniques y avaient lancées avaient échoué, et des restes en décomposition jonchaient le versant ouest que les Canadiens devaient gravir. Même si la crête, de par son étroitesse, ne pouvait pas être occupée en profondeur, les Allemands l’avaient sillonnée de tranchées profondes, d’emplacements de mitrailleuses et de kilomètres de fils de fer barbelés.</p>
<p>Les Canadiens creusèrent de nouveaux trous à canon, percèrent des tunnels, menèrent des raids contre les lignes de l’ennemi et creusèrent même des fosses communes en prévision de la bataille. Personne ne s’attendait à ce que ce soit du gâteau. Pendant la semaine qui la précéda, l’artillerie effectua un bombardement terrible : des milliers de tonnes d’explosifs à grande puissance pilonnant les Allemands. De grandes parties des tranchées du front furent détruites; des défenseurs perdirent la tête; tous se tapissaient dans leurs abris, coupés du monde extérieur.</p>
<p>La nuit précédant la bataille, l’infanterie canadienne, quelque 15 000 hommes dans la première vague appuyée par 12 000 autres, emprunta des tunnels profonds cachés de l’ennemi et protégés de ses obus. D’autres s’infiltrèrent silencieusement dans les tranchées de devant et s’installèrent dans la boue. Les soldats serrèrent la main des camarades qui allaient attendre aux arrières pour rebâtir le bataillon s’il était anéanti. Presque tous écrivirent des lettres à leurs êtres chers, et beaucoup gravèrent leurs noms dans les murs des galeries en craie. Les Canadiens, confiants et prêts au combat, savaient que la victoire ne pourrait toutefois être remportée sans payer de leurs corps.</p>
<p>Les quatre divisions du Corps canadien étaient alignées sur un front de sept kilomètres. Du sud au nord, les hommes des 1re, 2e, 3e et 4e divisions étaient prêts à tuer ou à se faire tuer. C’était la première fois qu’ils allaient participer tous ensemble au même combat. Le plus haut de la crête était devant la 4e Division, la côte 145 surplombant la direction de son avancée. Par contre, au sud, des parties du front de la 1re Division étaient plates, ou même plus basses, et c’est elle qui avait la plus grande distance à parcourir : quelque 4 000 mètres.</p>
<p>À 5 h 30, 983 pièces d’artillerie et mortiers canadiens et britanniques émirent un grondement de fureur. Jamais auparavant un tir de barrage n’avait-il été aussi concentré. Les soldats auraient dit que les obus formaient un toit solide en passant au-dessus de leur tête. On ne pouvait pas entendre les officiers à cause de l’assaillement sonore. Malgré tout, au milieu du cataclysme, les fantassins s’avancèrent à un rythme modéré, certains d’entre eux suivant les éruptions à 100 mètres alors que d’autres se réconfortaient en détournant les yeux de la terreur vers laquelle ils marchaient.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1430" title="Les équipes de servants de mitrailleuse Vickers se préparent à balayer le front à la crête de Vimy. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-679]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset4.jpg" alt="Les équipes de servants de mitrailleuse Vickers se préparent à balayer le front à la crête de Vimy. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-679]" width="515" height="554" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-679</div>
<div class="caption">Les équipes de servants de mitrailleuse Vickers se préparent à balayer le front à la crête de Vimy. </div>
</div>
<p>La plupart des positions des Allemands furent désintégrées par les explosions, mais certaines y survécurent. Les fantassins canadiens se servirent de grenades, d’armes à feu et de baïonnettes pour les nettoyer. Il y eut beaucoup de luttes sauvages. L’infanterie canadienne gravit la crête sous la giboulée et le feu de l’artillerie, traversant un cratère d’obus après l’autre, perdant des hommes à cause du feu ami et des balles de l’ennemi.</p>
<p>La plupart des objectifs tombèrent pendant la journée, mais la 4e Division fut décimée sur les pentes les plus hautes de la crête, où le monument de Vimy serait construit par la suite. Trop d’Allemands avaient survécu au bombardement et ils y répondirent par un feu de balayage. Seuls les trous d’obus offraient une certaine protection, mais nombreux furent ceux qui servirent de tombe détrempée aux blessés graves.</p>
<p>La bataille étant presque perdue à cet endroit-là, un bataillon de montagnards inexpérimentés de la Nouvelle-Écosse fut envoyé au front. Mal entrainés et obligés de se préparer à avancer dans les tranchées délabrées pleines des restes d’unités ensanglantées, les soldats du 85th Highlanders se lancèrent quand même à l’assaut de la crête sans l’appui de l’artillerie. Leur férocité chassa les Allemands devant eux. À la fin de la journée, presque toute la crête était aux mains des Canadiens et le reste tomba au cours des trois jours suivants. Les Canadiens ne l’ont jamais lâchée.</p>
<p>Le commandement de la British Third Army qui pansait ses blessures après une série de batailles sans résultat concluant fut confié à Byng à la suite de sa victoire à Vimy. Le commandant en chef britannique, sir Douglas Haig, avait d’abord voulu nommer un autre général impérial profes-sionnel à la tête du Corps, mais Byng suggéra que le moment était venu de donner le commandement de la formation nationale à un Canadien. Sir Arthur Currie de Victoria, milicien né au Canada, l’obtint au bout d’une lutte avec des politiciens canadiens sectaires.</p>
<p>Currie avait déjà démontré qu’il était le meilleur commandant canadien au champ de bataille. Grand, maladroit même, le général dépassait les deux mètres et pesait plus de 110 kilogrammes. Il n’avait pas l’air d’un général britannique, mais il était vif d’esprit en ce qui concernait la guerre. Il avait vu des combats durs à la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915, et il avait été responsable d’une contrattaque canadienne réussie en juin 1916, à la bataille du mont Sorrel, au cours de laquelle les Allemands avaient été repoussés lors d’une opération méthodique où l’artillerie avait pilonné les lignes de l’ennemi avant l’avancée de l’infanterie. Byng avait aussi demandé à Currie d’étudier quantité de réformes des armées britanniques et françaises après la Somme. C’était le commandant idéal pour diriger les Canadiens après Vimy.</p>
<p>Ils avaient participé tout au long de l’été 1917 à plusieurs batailles rangées mineures, et ils avaient aussi mené plusieurs raids nocturnes contre les lignes allemandes. Au nord, Haig avait déclenché son offensive de Passchendaele à la fin juillet. Elle s’était enlisée rapidement, car la pluie et les bombardements avaient réduit le terrain ravagé en un paysage boueux parsemé de milliers de cadavres humains et équins.</p>
<p>Ainsi, le front à Passchendaele étant enlisé, les Canadiens reçurent l’ordre de capturer la ville minière de Lens, au sud, pour attirer l’attention des Allemands vers ce secteur-là. Lens, à quelques kilomètres au nord-est de la crête de Vimy, avait été fortifiée par les Allemands depuis le début de la guerre. Il y avait des tranchées et des abris profonds parmi les ruines des maisons et des usines. Une grande partie des défenses des Allemands n’étant pas à découvert dans les photographies aériennes, les Canadiens allaient attaquer à l’aveuglette. Malgré ces obstacles, le commandant de la 1re Armée, sir Henry Horne, ordonna à son commandant de corps le plus nouveau, Currie, d’attaquer la position de front.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1431" title="Le général sir Arthur Currie et quelques enfants regardent des soldats canadiens défiler vers un camp de repos après le combat à la côte 70. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001826]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset5.jpg" alt="Le général sir Arthur Currie et quelques enfants regardent des soldats canadiens défiler vers un camp de repos après le combat à la côte 70. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001826]" width="515" height="388" />
<div class="credit">PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA001826</div>
<div class="caption">Le général sir Arthur Currie et quelques enfants regardent des soldats canadiens défiler vers un camp de repos après le combat à la côte 70. </div>
</div>
<p>Currie, expérimenté, blêmit à cette pensée. Les défenseurs allemands seraient bien protégés de ses canons et son infanterie serait décimée dans les combats urbains. Étudiant le champ de bataille et consultant ses subalternes, dont l’un d’entre eux, A.G.L. McNaughton, dit que le plan des Britanniques était « une fichue opération idiote », il rassembla tout son courage et dit à Horne qu’il avait un meilleur plan. Le général britannique fut renversé, car rares étaient les subalternes qui questionnaient ses ordres, mais Horne n’était pas un pitre et il trouva bonne la contreproposition du Canadien. Plutôt que d’attaquer Lens de front, disait Currie, ses forces attaqueraient la côte 70 au nord de la ville.</p>
<p>Horne avertit Currie que les Allemands ne le laisseraient pas garder la position, car les Canadiens y domineraient Lens. Currie avait pris cela en considération en dressant ses plans. La démarche intellectuelle du général canadien avait été de remplacer le combat mené en vue de prendre du terrain en combat mené pour détruire l’armée allemande. L’opération à Vimy s’était composée d’une « mainmise » et d’une « occupation »; à la côte 70, la campagne de Currie se composerait d’une « mainmise », d’une « occupation » et d’une « destruction ». Les Canadiens mettraient la main sur la côte 70 et occuperaient le nouveau terrain, ce qui obligerait l’ennemi à quitter la sécurité de ses tranchées et à les attaquer à découvert, où il serait détruit.</p>
<p>Ils suèrent sang et eau pour se préparer à la bataille prévue à la fin juillet. Les canonniers canadiens amortirent les positions de l’ennemi, l’infanterie s’entraina violemment, et des raids furent effectués contre la partie sud de Lens pour y attirer l’attention des Allemands et les y faire envoyer des renforts. L’opération fut retardée à cause d’une grosse pluie, mais, le 15 aout, 10 bataillons lançaient leur assaut. Une force de surveillance maintenait l’attention des Allemands devant Lens, mais le plus gros de l’attaque était dirigé vers la côte qui fut capturée à la suite de combats féroces.</p>
<p>Les Allemands contrattaquèrent immédiatement malgré leur choc d’avoir perdu la côte 70. C’est ce que Currie avait prédit. Ils s’avancèrent à découvert dans une zone de massacre balayée par les mitrailleuses, la Lewis légère ainsi que la Vickers lourde, servies par plus de 250 équipes, et par les canons légers, moyens et lourds de l’artillerie dirigés par des observateurs avancés et des avions survolant le champ de bataille. Les Allemands envoyèrent leurs soldats à l’attaque du bastion canadien pendant les trois jours qui suivirent. Les assauts furent déchiquetés par la tempête d’acier et d’explosifs, mais quelques-uns des soldats ennemis atteignirent les avant-postes canadiens où eurent lieu de féroces combats au corps à corps. Les deux côtés employaient des armes chimiques, et défenseurs et assaillants n’y voyaient presque rien à travers leurs appareils respiratoires embués. Malgré leur bravoure et leur persistance, les Allemands furent repoussés chaque fois, et à la fin du 18, 21 contrattaques avaient échoué. Les Allemands déchiquetés sur le champ de bataille se comptaient par milliers, et même les guerriers endurcis étaient écœurés par le massacre.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1432" title="Un Canadien blessé escorte un Allemand capturé à la côte 70. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-668]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset6.jpg" alt="Un Canadien blessé escorte un Allemand capturé à la côte 70. [PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-668]" width="515" height="380" />
<div class="credit">PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE—19920085-668</div>
<div class="caption">Un Canadien blessé escorte un Allemand capturé à la côte 70. </div>
</div>
<p>Cette première étape de la bataille fut un grand succès pour les Canadiens et, malgré les obus qui pleuvaient sur la ville, les Allemands refusèrent d’abandonner Lens. Le 21 aout, Currie ordonna une attaque d’exploration qui, après de lourdes pertes, fut repoussée par les Allemands profondément retranchés. Cela aurait été le sort de l’opération si Currie n’avait pas eu le courage de se présenter devant Horne un mois auparavant pour le faire changer d’idée. La bataille cessa au cours des jours qui suivirent.</p>
<p>Sir Douglas Haig dit de la côte 70 que ce fut « une des meilleures petites opérations de la guerre ». D’après Currie, ce fut une des « batailles les plus dures » jamais menées par les Canadiens, mais un succès quand même. L’ennemi avait été saigné à blanc : on estimait qu’il avait perdu 25 000 hommes et que le Corps avait eu un peu plus de 10 000 morts et blessés, y compris les pertes causées par les raids et les obus avant la bataille. Il ne s’agissait pas d’un nombre de victimes insi-gnifiant pour le Corps canadien, mais l’opération avait révélé, pour une des premières fois au front de l’ouest, comment les attaquants pouvaient infliger plus de pertes aux défenseurs qu’ils n’en subissaient eux-mêmes. Témoignant de la férocité de la bataille, la Croix de Victoria, la plus haute récompense pour bravoure de l’Empire, fut décernée à six Canadiens.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img class="alignnone size-full wp-image-1434" title="Des fantassins suivent un char d’assaut vers la crête de Vimy. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA004388]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/03/VimyInset7.jpg" alt="Des fantassins suivent un char d’assaut vers la crête de Vimy. [PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA004388]" width="515" height="291" />
<div class="credit">PHOTO : BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA—PA004388</div>
<div class="caption">Des fantassins suivent un char d’assaut vers la crête de Vimy. </div>
</div>
<p>La côte 70 avait été la première bataille importante de Currie, et elle avait révélé l’agilité de son esprit. Il comprenait que l’armée allemande ne pouvait pas être dépossédée de toutes ses positions au front de l’ouest. À la place, les forces de l’ennemi avaient été brisées physiquement par de lourdes pertes et, ce qui était le plus important, leur moral avait pris un rude coup. Ce coup ne fut pas oublié par les Allemands qui furent forcés d’amener des ressources considérables au front. Et la bataille avait été presque entièrement planifiée et menée par le Corps canadien. Les victoires à Passchendaele, la défense de la crête de Vimy lors des offensives des Allemands au début 1918 et pendant la campagne des cent jours consolidèrent la réputation du Corps canadien en tant que formation d’élite.</p>
<p>Les Canadiens glorifient toujours la victoire à Vimy, mais celle de la côte 70 demeure sans monument notable et elle est presque oubliée. Pourtant, en tant que bataille, elle a manœuvré l’art militaire jusqu’à un nouveau domaine. L’engagement bien organisé par Currie, planifié et appuyé de manière complexe, était basé sur la mainmise, l’occupation et la destruction de l’ennemi. La guerre d’usure brutale exigeait une méthode de combat qui fut nouvelle et dure.</p>
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		<title>Collectionnez-vous des pièces radioactives?</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/04/collectionnez-vous-des-pieces-radioactives/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/04/collectionnez-vous-des-pieces-radioactives/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 15:20:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous collectionnez des objets antiques ou militaires, comme des compas de marine et des instruments de bord? Attention! Certains de ces objets pourraient être radioactifs.
Le radium est un élément radioactif présent naturellement dans l’environnement. Jusqu’aux années 1960, de la peinture phosphorescente à base de radium était appliquée sur divers produits de consommation et produits militaires.
Les instruments de bord sont les appareils contenant un composé lumineux au radium les plus répandus. Le radium présent dans ces appareils demeure radioactif pendant des milliers d’années, mais la peinture lumineuse qui en contient subit des changements chimiques et n’est peut-être plus phosphorescente.
En général, rien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous collectionnez des objets antiques ou militaires, comme des compas de marine et des instruments de bord? Attention! Certains de ces objets pourraient être radioactifs.</p>
<p>Le radium est un élément radioactif présent naturellement dans l’environnement. Jusqu’aux années 1960, de la peinture phosphorescente à base de radium était appliquée sur divers produits de consommation et produits militaires.</p>
<p>Les instruments de bord sont les appareils contenant un composé lumineux au radium les plus répandus. Le radium présent dans ces appareils demeure radioactif pendant des milliers d’années, mais la peinture lumineuse qui en contient subit des changements chimiques et n’est peut-être plus phosphorescente.</p>
<p>En général, rien n’indique que ces appareils contiennent des matières radioactives. Seul un radiamètre peut permettre de confirmer la présence de radium.</p>
<div class="caption_img " style="width:213px"><img class="alignnone size-full wp-image-1525" title="Mise à l’essai d’un appareil pour confirmer la présence de radium. [.]" src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2012/04/Untitled11.jpg" alt="Mise à l’essai d’un appareil pour confirmer la présence de radium. [.]" width="213" height="212" />
<div class="credit">.</div>
<div class="caption">Mise à l’essai d’un appareil pour confirmer la présence de radium. </div>
</div>
<p><strong>Un appareil contenant un composé lumineux au radium intact est sûr s’il est manipulé et entreposé correctement. </strong>Il ne faut pas l’ouvrir et porter des gants pour le manipuler. S’il est brisé, il doit être éliminé adéquatement.<strong> </strong></p>
<p>La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) se rendra dans certains salons sur le patrimoine militaire pour informer les collectionneurs et les aider à identifier les objets contenant du radium. <a href="http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/getinvolved/cnsc_participation/index.cfm">Pour en savoir plus.</a></p>
<p>Consultez <a href="http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/readingroom/radium-luminous-devices/index.cfm">suretenucleaire.gc.ca/radium</a> pour obtenir plus d’information sur ces appareils.</p>
<p>La <a href="http://www.nuclearsafety.gc.ca/fr/index.cfm">CCSN</a> réglemente l’utilisation de l’énergie et des matières nucléaires afin de préserver la santé, la sûreté et la sécurité des Canadiens, de protéger l’environnement et de respecter les engagements internationaux du Canada à l’égard de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.</p>
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		<title>À Votre Service : Réseau du Bureau d’entraide de la Légion royale canadienne – On se soucie</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2012/03/a-votre-service-reseau-du-bureau-d%e2%80%99entraide-de-la-legion-royale-canadienne-%e2%80%93-on-se-soucie/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 04:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.legionmagazine.com/fr/?p=1465</guid>
		<description><![CDATA[Le réseau du Bureau d’entraide de la Légion aide tous les anciens combattants, y compris les membres actuels des Forces canadiennes et ceux de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que leur famille, tout en desservant leurs intérêts auprès d’Anciens Combattants Canada (ACC) et du Tribunal des anciens combattants (révision et appels) (TAC(RA)) relativement aux avantages d’invalidité liés à la Loi sur les pensions ou à la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisa-tion des militaires et vétérans des Forces canadiennes qu’on appelle communément la nouvelle Charte des anciens combattants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le réseau du Bureau d’entraide de la Légion aide tous les anciens combattants, y compris les membres actuels des Forces canadiennes et ceux de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que leur famille, tout en desservant leurs intérêts auprès d’Anciens Combattants Canada (ACC) et du Tribunal des anciens combattants (révision et appels) (TAC(RA)) relativement aux avantages d’invalidité liés à la Loi sur les pensions ou à la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisa-tion des militaires et vétérans des Forces canadiennes qu’on appelle communément la nouvelle Charte des anciens combattants.</p>
<p><strong>Services de représentation gratuits</strong></p>
<p>Les officiers d’entraide professionnels des directions de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. La loi nous confère notre rôle de représentation. La Légion peut servir de représentante, de la première demande à ACC jusqu’à la demande de révision au TAC(RA).</p>
<p>Brian Richardson, officier d’entraide de direction à Halifax, déclare ceci : « Non seulement nous préparons et soumettons les demandes d’invalidité, nous conseillons aussi les membres de la GRC ou des FC en service ou à la retraite, ainsi que leur famille. »</p>
<p>Allan Waddy, officier d’entraide de direction situé à Victoria, dit ce qui suit : « Nous pouvons tenir lieu de porte d’entrée aux programmes d’ACC, permettant ainsi aux anciens combattants de discuter avec une seule personne pour obtenir divers services. C’est important pour les anciens combattants frappés d’invalidité complexe et pour ceux qui désirent une direction ou des renseignements sur un processus qui risque d’être compliqué. »</p>
<p><strong>Assistance bénévole</strong></p>
<p>L’assistance bénévole est offerte à tous les membres actuels ou anciens des Forces canadiennes et à leur famille en détresse ou qui sont clairement dans le besoin financièrement.  Il existe des subventions pour la nourriture, les couts de chauffage, les vêtements, les médicaments, les appareils ou équipement médicaux, les réparations du domicile essentielles et l’hébergement ou l’assistance d’urgence.</p>
<p>Si vous désirez que la Légion vous aide à obtenir des avantages et des services d’invalidité d’ACC ou l’aide de bienfaisance de la Légion, ou si un de vos proches a besoin d’aide, veuillez composer le 613-591-3335 ou, sans frais, le 1-877-534-4666 pour parler à un officier d’entraide, ou envoyer un courriel à servicebureau@legion.ca.</p>
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		<title>Éditorial : Deux victoires &#8211; une présente dans les mémoires et une passée à l’oubli</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 04:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Au début du mois prochain, nous, Canadiens, célèbrerons le 95e anniversaire de la bataille constitutive de la crête de Vimy. Nous observerons un moment de silence pour nous souvenir de la victoire et du cout incroyable de cette victoire, et nous la présenterons en tant qu’évènement « bâtisseur de nation ». Mais bien que nous honorions cette incroyable réalisation, nous devrions aussi reconnaitre des parties de l’histoire qu’on oublie souvent ou dont on parle peu, et penser aux autres sacrifices canadiens qui ont eu lieu cette année-là, y compris à Passchendaele et à la bataille oubliée de la côte 70.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au début du mois prochain, nous, Canadiens, célèbrerons le 95e anniversaire de la bataille constitutive de la crête de Vimy. Nous observerons un moment de silence pour nous souvenir de la victoire et du cout incroyable de cette victoire, et nous la présenterons en tant qu’évènement « bâtisseur de nation ». Mais bien que nous honorions cette incroyable réalisation, nous devrions aussi reconnaitre des parties de l’histoire qu’on oublie souvent ou dont on parle peu, et penser aux autres sacrifices canadiens qui ont eu lieu cette année-là, y compris à Passchendaele et à la bataille oubliée de la côte 70.</p>
<p>La victoire à Vimy a été imposante, et le 9 avril 1917 a été la journée la plus sanglante de la guerre pour le Corps canadien. Il y eut 10 500 victimes sur cette crête du Nord de la France, dont presque 8 000 au cours des deux premiers jours de la bataille qui a duré quatre jours. Presque 3 600 d’entre elles furent mortelles. Quand les combats prirent fin, un grand nombre des soldats épuisés comprirent ce que la victoire signifiait, mais ils passèrent leurs premières heures ou journées à réfléchir, pas vraiment à ce qui avait été gagné et à ce que cela représentait pour le Canada, mais aux amis qui étaient morts ou qui avaient disparu.</p>
<p>Pour comprendre Vimy, il est important de reconnaitre les innovations, les nouvelles tactiques, l’entrainement et la préparation intenses qui ont fait d’un plan ce que les Français appelaient « le cadeau de Pâques du Canada aux alliés ». C’était le moment pour les Canadiens de briller, mais il est important aussi de prendre note que les forces britanniques ont fortement appuyé l’attaque. Les historiens disent que la bataille n’aurait pas été remportée sans le soutien logistique et l’artillerie de l’Empire et la puissance d’attaque d’une de ses brigades. En général, Vimy a été une grande victoire canadienne, une victoire qui fut un point culminant dans la vie du Corps canadien. Entre avril 1917 et la fin de la guerre, en novembre 1918, les Canadiens n’ont perdu aucune opération offensive majeure.</p>
<p>L’historien Tim Cook a écrit plusieurs comptes rendus excellents sur l’expérience canadienne à la Grande Guerre et nous sommes heureux de son retour dans nos pages. Son article de fond, qui commence à la page 4, est une bonne façon de souligner l’anniversaire de Vimy cette année. Il nous offre aussi l’occasion d’en apprendre davantage au sujet d’une autre bataille importante de 1917, une bataille dont on n’entend guère parler. La côte 70 fut l’un des combats les plus difficiles qu’ont livrés les Canadiens, mais rares sont les gens qui en connaissent l’importance, et encore plus rares sont ceux qui savent qu’elle a été conçue et menée presque entièrement par des Canadiens. Si la côte 70 avait été une réalisation états-<br />
unienne, Hollywood en aurait fait des films, et on pourrait dire la même chose d’autres batailles canadiennes encore moins bien connues.</p>
<p>Souvenons-nous de la crête de Vimy et soyons-en fiers, mais commémorons aussi ceux qui sont morts aux champs moins connus.</p>
<p style="text-align: center;">=======</p>
<p><strong>Les femmes ont pris leur place dans l’armée</strong></p>
<p>Le Service féminin de la Marine royale du Canada (Wrens) fut institué en 1942. En 2012, nous fêterons donc les 70 ans de la présence des femmes au sein des trois sections de l’armée. En 1941, des divisions avaient été formées dans l’armée et dans l’aviation : le Service féminin de l’Armée canadienne (CWAC) et l’Aviation royale du Canada (Division des femmes). En tout, 45 423 femmes se sont enrôlées dans les forces pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs efforts ont contribué de façon importante à l’aboutissement heureux de cette guerre.</p>
<p>Les femmes font partie de l’armée canadienne depuis l’établissement du Saskatoon Field Hospital, en 1885. Pendant la Première Guerre mondiale, le Canada comptait 3 141 infirmières, dont 2 504 sont allées travailler dans les hôpitaux militaires en Angleterre, en Égypte, en Grèce et au front de l’ouest.</p>
<p>Aujourd’hui, les Forces canadiennes se considèrent chefs de file mondiaux en ce qui concerne la proportion de femmes dans leurs rangs et dans les régions où elles servent. Mais cela n’a pas été facile. Le ministère de la Défense nationale a mené des études dans le cadre du Programme d’emploi des femmes dans les postes liés au combat lorsque la Loi canadienne sur les droits de la personne et la Charte canadienne des droits et libertés ont été adoptées, dans les années 1970 et 1980. En conséquence, tous les emplois militaires ont été accessibles aux femmes en 1989, à l’exception de ceux du service sous-marin. Cette dernière barrière n’est tombée qu’en 2001.</p>
<p>Il y a eu des premières mémorables tout au long du parcours. Sheila Hellstrom fut la première femme brigadière-générale en 1988, Heather Erxleben fut la première femme soldate de combat de la force régulière en 1989, la capitaine Maryse Carmichael fut la première femme pilote de l’équipe de démonstration d’acrobatie aérienne Snowbirds en 2001 et, tristement, la capitaine Nichola Goddard fut la première femme soldate tuée au combat en 2006.</p>
<p>La plus grande organisation canadienne d’anciens combattants, la Légion royale canadienne, est toujours fière d’appuyer les femmes qui portent l’uniforme. On espère que le jalon des 70 ans rappellera leur service et leurs sacrifices à tous les Canadiens.</p>
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