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	<title>La revue Légion</title>
	<link>http://www.legionmagazine.com/fr</link>
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	<pubDate>Thu, 15 May 2008 12:39:13 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
			<item>
		<title>Le chef d’état-major de la défense Rick Hillier</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2008 04:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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<p>Note de l’éditeur : le 15 avril, alors que nous nous préparions à aller sous presse, le général Rick Hillier annonçait qu’il va quitter son poste de chef d’état-major de la défense en juillet.</p>
<p>Le général Rick Hillier sourit encore, mais à peine. Après plus de trois ans à la tête des Forces armées du Canada, observé par les reporters et au milieu de la polémique politique par rapport à la guerre en Afghanistan, le chef d’état-major de la défense Rick Hillier, premier soldat du Canada, assiégé à l’occasion, est toujours résolu, d’un optimisme indéfectible.</p>
<p>Il est optimiste non seulement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://www.legionmagazine.com/fr/wp-content/uploads/2008/05/hillierleadfrench.jpg" alt=". [PHOTO : METROPOLIS STUDIO]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p><strong>Note de l’éditeur : le 15 avril, alors que nous nous préparions à aller sous presse, le général Rick Hillier annonçait qu’il va quitter son poste de chef d’état-major de la défense en juillet.</strong></p>
<p>Le général Rick Hillier sourit encore, mais à peine. Après plus de trois ans à la tête des Forces armées du Canada, observé par les reporters et au milieu de la polémique politique par rapport à la guerre en Afghanistan, le chef d’état-major de la défense Rick Hillier, premier soldat du Canada, assiégé à l’occasion, est toujours résolu, d’un optimisme indéfectible.</p>
<p>Il est optimiste non seulement à propos de la mission en Afghanistan, où le progrès est quotidien dit-il, même s’il est lent et inachevé, mais aussi à propos de l’avenir des Forces canadiennes qui, d’après lui, sont finalement en train de devenir une organisation dont les membres veulent faire partie.</p>
<p>Choisi chef d’état-major de la défense par l’ancien premier ministre Paul Martin et le ministre de la défense d’alors Bill Graham, Hillier s’élançait sous les projecteurs au début 2005 grâce à ses opinions et à son franc-parler, à son charisme vibrant, et il annonçait avec fermeté comment il voyait le renouveau des Forces canadiennes.</p>
<p>Maintenant, après plus de trois ans à un travail où il a beaucoup encaissé, le stress commence à transparaitre. Bien que fameux pour sa bonne humeur accueillante et son charisme affable, lors de ses derniers discours et entretiens, il semblait quelque peu abattu, pas vraiment froid, mais peut-être un peu las. « (Je) savais que (mon mandat en tant que chef d’état-major de la défense) allait être raide », dit-il. « J’avais l’intention qu’il serait raide et court, mais pour l’instant je n’ai pas réussi à le rendre court, alors, ouais, c’est raide. »</p>
<p>Né en 1955 à Campbellton (T.-N.), il s’est engagé dans le militaire après avoir obtenu un diplôme à l’Université Memorial en 1975. Il a servi dans les 8th Canadian Hussars et les Royal Canadian Dragoons en tant qu’officier de blindés, et puis il a monté en grade jusqu’aux postes d’état-major, dont celui de chef d’état-major de l’armée de terre.</p>
<p>Toutefois, rien n’aurait pu le préparer complètement au stress et à l’observation des trois dernières années. Il a déjà servi sous trois ministres de la Défense nationale et deux premiers ministres, et il a enduré d’innombrables petits déchaînements de passions bureaucratiques ou médiatiques qui auraient pu interrompre sa carrière. Et il a fait tout cela avec le sourire qui est devenu sa marque de fabrique. « Je n’ai pas de leçon pour la survie, car je m’y suis vautré moi-même », dit-il en souriant lors d’un entretien qu’il nous accordait. « J’ai travaillé des journées trop longues, fumé trop de cigares et fait tout ce qu’on ne devrait pas faire pour survivre personnellement. »</p>
<p>Il a quand même survécu, bien qu’avec quelques marques. En plus des innombrables petites controverses, il y a une source de stress plus importante : pas moins de 84 soldats, marins et aviateurs canadiens sont morts depuis que Hillier a accepté son poste, le 4 février 2005.</p>
<blockquote><p>« Je n’ai pas de leçon pour la survie, car je m’y suis vautré moi-même », dit-il en souriant lors d’un entretien qu’il nous accordait. « J’ai travaillé des journées trop longues, fumé trop de cigares et fait tout ce qu’on ne devrait pas faire pour survivre personnellement. »</p></blockquote>
<p>Ce chiffre comprend les soldats qui sont morts au Canada et ailleurs autour de la terre, mais la grande majorité des morts se sont passées au Kandahar (Afghanistan), à une mission dont il s’est fait le champion et qu’il a supervisée depuis le début, en 2006.</p>
<p>Il croit que, bien que constant, le progrès en Afghanistan est lent et il dit qu’il n’y a « pas assez de développement visible », et que malgré le fait que les talibans ont été affaiblis, ils constituent encore une force de combat mortelle.</p>
<p>Malgré cela, il est confiant que la plus grande partie des combats est terminée et que bientôt, après février 2009, le Canada va pouvoir dédier une plus grande partie de ses forces à l’entrainement des soldats et des policiers afghans, grâce surtout aux équipes de liaison et de mentorat professionnel (ELMP), lesquelles sont composées de soldats canadiens intégrés dans des unités de l’armée et de la police afghanes.</p>
<p>En même temps, le général Hillier reconnait que la stabilisation du Kandahar et la mise en déroute des talibans aura été une mission difficile, surtout à l’endroit qu’il appelle « le triangle de fer », région à l’ouest-sud-ouest de Kandahar, formée par Zhari, Panjwai et Pashmul, où sont nés les talibans et où ont eu lieu la majorité des combats.</p>
<p>Durant les deux dernières années, les Forces canadiennes ont essayé de s’attaquer à ce terrain toutes seules — et conséquemment elles ont joué un rôle où elles se battaient pour repousser les insurgés d’un terrain qu’ils reprenaient aussitôt qu’elles se retiraient — au cours des quelques prochains mois, d’après Hillier, il va y avoir du changement sur le terrain. « En fait, nous n’avions pas suffisamment de soldats pour nous placer à certains endroits tout le temps. Ainsi, nous pouvions nous précipiter, mais ensuite il fallait aller mener une opération ailleurs, alors les talibans pouvaient revenir et ils se permettaient de le faire; en fait, ils le font encore : on ne fait que donner des coups d’épée dans l’eau. »</p>
<p>Toutefois, à l’approche du printemps, un certain nombre de choses ont changé en faveur de la mission de l’OTAN. La plus évidente est l’apport de quelque 3 000 marines américains venus au Kandahar pour travailler avec les Forces canadiennes dans des « opérations synchronisées » comme dit le général Hillier.</p>
<p>Mais en plus, comme il le fait remarquer, il y a quelques innovations qui pour être plus subtiles n’en sont pas moins décisives. Non seulement les fameux Gurkhas népalais opèrent-ils actuellement aux côtés du bataillon canadien dans le Sud en tant que bataillon de réserve, on y prévoit aussi un bataillon de réserve américain pour les opérations. « La possibilité que quatre bataillons ou plus travaillent ensemble au Kandahar pendant une bonne partie de la prochaine saison de campagnes, entre mars et novembre, change la dynamique du tout au tout », dit Hillier. « C’est que les talibans ne pourront pas simplement se retirer ni au district de Maywand, ni à Spin Boldak, ni en Arghandab du Nord parce qu’il va y avoir un bataillon là-bas aussi. Alors tout à coup il ne leur reste plus d’endroit où aller et nous allons avoir une présence beaucoup plus viable au cours des prochains six ou huit mois; et puis ça va permettre aux policiers de faire quelque chose; ça va les rendre plus confiants et ça va nous permettre de progresser davantage parce que nos équipes de formation seront plus nombreuses là-bas. »</p>
<p>Le débat au Canada s’est porté sur ce qui va se passer au-delà des prochains six à huit mois — la prochaine « saison de campagnes » comme beaucoup de gens se plaisent à dire — soit sur 2009 et sur ce qui va arriver à la mission canadienne après l’obligation actuelle de trois ans. Bien que le Parlement a voté au mois de mars de prolonger la mission, en principe, jusqu’en 2011, une bonne partie des détails opérationnels n’ont pas encore été fixés.</p>
<blockquote><p>« &#8230; alors n’essayons pas de diriger en détail une mission sur le terrain en Afghanistan à partir d’ici à Ottawa quand on ne sait pas dans quelle situation elles vont se trouver d’un jour à l’autre. Si on le fait, on prend des risques énormes et on met des hommes et des femmes en très grand danger. Alors donnez-nous la mission et assurez-vous que c’est une mission viable militairement du point de vue des commandants, et puis laissez-nous faire. »</p></blockquote>
<p>Ce printemps, alors qu’à Ottawa on se demandait surtout si la mission de combat devrait continuer ou s’il fallait la remplacer par le rôle moins agressif et moins dangereux qu’est la formation des forces afghanes, Hillier essayait de recanaliser le débat en demandant au Parlement de confier une mission aux Forces canadiennes qui serait « viable militairement ».</p>
<p>« Actuellement, dans la catégorie formation, nous avons engagé quelque 250 de nos soldats », dit-il, à propos des Canadiens qui font partie du programme d’ELMP. Aussitôt qu’on obtiendra un autre bataillon, ou d’autres soldats, ou encore d’autres policiers, on va prélever davantage d’entraineurs sur notre contingent, et cela voudra dire que moins (de Canadiens) iront se battre. Mais il faut qu’on maintienne cette capacité de réagir, et il faut qu’on continue de poursuivre les chefs. »</p>
<p>Il y aura moins de Canadiens qui se battront parce que, en théorie, les Afghans vont s’occuper d’une bien plus grande partie des combats eux-mêmes, quoique avec l’aide des Canadiens qui font partie des ELMP. Toutefois, la capacité de réagir dont parle Hillier veut dire qu’il faudra une force de combat en réserve formée de soldats canadiens, et il faudra continuer d’envoyer des forces d’opérations spéciales canadiennes à la poursuite des chefs des talibans. De plus, même la distinction entre la formation et le combat n’est pas du tout évidente, comme le remarque le général.</p>
<p>« Quand on déploie les ELMP, c’est avec les bataillons afghans et ça veut dire qu’elles vont au combat elles-mêmes. Alors n’essayons pas de diriger en détail une mission sur le terrain en Afghanistan à partir d’ici à Ottawa quand on ne sait pas dans quelle situation elles vont se trouver d’un jour à l’autre. Si on le fait, on prend des risques énormes et on met des hommes et des femmes en très grand danger. Alors donnez-nous la mission et assurez-vous que c’est une mission viable militairement du point de vue des commandants, et puis laissez-nous faire. »</p>
<p>Hillier affirme que la poursuite des opérations militaires au Kandahar va presque certainement donner lieu à des combats d’une sorte ou d’une autre et que l’ordre politique d’éviter le combat tout en se tenant opérationnel au Kandahar mettrait la mission en danger, et la vie de soldats canadiens également. Il n’a certainement pas tort.</p>
<p>D’un autre côté, au Canada, les Forces canadiennes se trouvent dans un tout autre combat. Ayant été réduites et leurs acquisitions restreintes pendant la période suivant la guerre froide, leur problème actuel, c’est qu’elles grandissent un tout petit peu trop vite. « Notre effectif a été tellement réduit, je crois bien qu’il a atteint un point en dessous de la masse critique », dit Hillier. « Dans un pays aussi grand que le nôtre, où il y a tant de bases et de stations, où il y a tant d’ouvrages à accomplir, tant d’ouvrages en Amérique du Nord dans le cadre du NORAD et tant de missions ailleurs… on était bien en dessous de la masse critique. »</p>
<p>Et vu que les effectifs augmentent rapidement, la pierre d’achoppement contre laquelle Hillier a butté est de former les recrues assez vite. De plus, il dit qu’il y a tant de programmes d’approvisionnement qu’ils vont trop vite pour qu’on puisse s’en occuper comme il faut. « On ne peut pas s’occuper de tous les programmes pour l’équipement qu’on a », dit-il, « et en conséquence, on les ordonne selon leurs priorités et on en met quelques-uns de côté. Par exemple, on aurait aimé s’occuper des voilures fixes de Recherche et sauvetage il y a deux ans, mais ce n’était tout simplement pas possible à cause de tout ce qu’on devait faire, mais on va pouvoir s’en occuper très bientôt […]. »</p>
<p>En fin de compte, le général semble satisfait que son projet concernant la transformation des Forces canadiennes est une réussite, en gros, et il ne semble pas s’inquiéter outre mesure des autres obstacles. En effet, la vision dont il a parlé quand il a obtenu le poste, des Forces canadiennes restructurées, un nouvel équipement, une nouvelle concentration sur les opérations et l’unité des Forces, s’est concrétisée en grande partie et, bien qu’il reste encore du travail à faire, il donne l’impression que les Forces ont finalement tourné la page. « Les gens travaillent dur », dit-il. « Ils ont toujours travaillé dur. Mais le contexte, aujourd’hui, est si différent de celui d’il y a cinq ou 10 ans. Le contexte est si différent qu’on est vraiment en train de construire des Forces comme celles dont veulent faire partie la plupart des gens en uniforme depuis qu’ils se sont engagés. »</p>
<p>Même si Hillier se fait critiquer, presque tous les gens qui s’intéressent au militaire canadien reconnaissent qu’il a eu un effet énorme. « Je pense que c’est le premier chef d’état-major de la défense (depuis longtemps) qui est aussi une personnalité, qui a mis le militaire au premier plan, qui traite avec le gouvernement comme il faut pour obtenir ce dont le militaire a besoin, qui a aussi bien fait comprendre sa vision aux forces » dit Jack Granatstein, un historien et auteur canadien qui, entre autres, a écrit The Generals, une étude du généralat canadien à la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>« Je ne veux pas dire lesquels », dit Granatstein, « mais il y a probablement eu trop de généraux qui ne faisaient que saluer et dire “oui m’sieur”, et qui ne protégeaient pas toujours les intérêts des forces, ce qui n’était probablement pas la meilleure chose à faire pour le militaire. D’un autre côté, il est possible de faire l’inverse. On peut pousser les politiques à faire des choses que le public ne soutient pas et, au bout du compte, les dirigeants, ce sont le premier ministre et les ministres, alors le chef d’état-major peut se faire limoger à n’importe quel moment. Je pense que Hillier a reculé les limites un petit peu, et je pense aussi qu’il a réussi à le faire avec beaucoup de doigté. »</p>
<p>Bien entendu, Hillier va finir par quitter son poste, c’est inévitable, et bien qu’il n’y a pas de terme obligatoire pour un chef d’état-major de la défense, la moyenne est à peu près de trois ans et demi, ces derniers temps. Son prédécesseur, Ray Hénault, a servi trois ans et sept mois, et Maurice Baril, juste avant, pendant presque aussi longtemps. Quant à Hillier, il garde le secret en ce qui concerne ses plans. Et même si à l’occasion des rumeurs courent que sa titularisation touche à sa fin, il disait en riant, lors d’un discours en février, qu’il en était à sa dernière année en tant que chef d’état-major; il disait qu’il allait se joindre aux Maple Leafs de Toronto, pour insérer le « généralat » militaire dans le directeur général.</p>
<p><strong>Le plan de la campagne afghane du général </strong></p>
<p><em>La mission afghane est on ne peut plus complexe. Il n’y a pas de réponse simple même aux questions élémentaires comme « Que se passe-t-il? » et « Somme-nous en train de gagner? ». Pour répondre à une question sur la guerre en Afghanistan que nous lui avons posée, le chef d’état-major de la défense a essayé de rendre la mission un peu plus compréhensible en nous expliquant comme il faut les trois stades — combat, entrainement et développement — du plan canadien au Kandahar et il a ajouté une évaluation du progrès obtenu. Il expliquait la mission ainsi. </em></p>
<p>« Voici comment on comprend ça avec des termes simples triangulaires, ce qu’on essaie de faire depuis qu’on est allés là-bas. Voici comment on y est allés, disons. Au début, on s’est concentrés sur la partie qui comprend les combats et ce n’était pas par hasard, vu que les talibans étaient au pouvoir et ils menaçaient tout ce qui se passait et ce qu’on prévoyait faire, et puis les Afghans n’étaient pas capables de s’en occuper, alors on a dû se battre nous-mêmes.</p>
<p>« Le développement était accessoire, surtout parce que le danger était si grand qu’il a fallu qu’on s’y emploie peu à peu. L’entrainement, ce qu’on voulait faire depuis le début, c’était encore moins important parce qu’il n’y avait pas de forces afghanes à entrainer. Et le gouvernement, les aider à gouverner, eh bien, nous, les militaires, nous n’avons pas de capacités importantes pour les aider, mais nous avons quand même employé notre équipe consultative stratégique à Kaboul pour essayer de le faire un peu. Mais si on regarde ce mélange de choses en marche : les Forces canadiennes, les Afghans, et la communauté internationale; c’est là qu’on en était.</p>
<p>« La transition qui nous intéresse c’est vers là où on pourra se concentrer sur l’entrainement, pour que les combats deviennent un composé des combats des ELMP et de nos unités afghanes, de nos forces d’opérations spéciales qui pourchassent les chefs, et cetera; et puis aussi une capacité de réaction ou de réserve, au cas où les choses ne se passent pas bien. Et puis ensuite, on pourra se concentrer davantage sur le développement et on pourra le rendre plus sûr et continuer à s’occuper de la partie qui concerne le gouvernement.</p>
<p>« Ensuite, la troisième partie, c’est celle où le développement prend le plus d’importance. C’est la construction et la partie gouvernementale. La partie qui concerne l’entrainement devient celle où on épaule l’entrainement de l’armée nationale afghane, et la partie concernant les combats devient simplement celle des combats les plus importants des forces spéciales anti-terroristes. Et les Afghans s’occupent de tout le reste.</p>
<p>« Alors il faut aller de l’un à l’autre, et puis au suivant, et on pense que c’est justement là qu’on se trouve. Alors, le problème c’est de savoir combien de temps il faut pour aller complètement de l’un à l’autre, et on travaille là-dessus tous les jours. »</p>
<p><strong>Le pire dans le meilleur emploi du monde </strong></p>
<p><em>Quand le général Hillier dit qu’il a « le meilleur emploi du monde », il le dit avec tant de conviction qu’on ne peut faire autrement que croire qu’il le croit vraiment; toutefois, quand il parle du pire qu’il y a dans son emploi, sa voix change, il baisse les yeux et il donne l’impression, reconnaissable entre toutes, que ce dont il parle, c’est quelque chose de véridique. </em></p>
<p>« Il y a toutes sortes de choses qui ne se passent pas comme on voudrait, et tout, mais croyez-moi, quand on a la vie d’hommes et de femmes entre les mains, tout ce qui touche à la bureaucratie habituelle et qui fait que les choses ne se passent pas tout à fait comme on le souhaiterait, quand on fait deux pas en avant et un en arrière, ou même à l’occasion un pas en avant et deux en arrière, toutes ces choses-là ne veulent vraiment plus dire grand-chose.</p>
<p>« Ce qui est vraiment pénible, c’est quand on reçoit un appel au milieu de la matinée, ou au milieu de la nuit — et, autrefois, je disais pour rire avec mes gars que personne ne m’appelle à trois heures du matin pour me dire que j’ai gagné à la loterie, mais ce n’était pas vraiment très drôle — quand le téléphone sonne à trois heures du matin, maintenant, j’en suis au point où je m’assois, je ne me presse pas, je me prépare, parce que je sais ce qu’il y a à l’autre bout. C’est la seule raison pour laquelle les gens m’appellent, parce que nous avons perdu quelqu’un. C’est ça la partie du travail que je ne souhaite à aucun chef d’état-major de la défense.</p>
<p>« (Je) prends (mes) responsabilités avec beaucoup de sérieux; ça veut dire que je vais sans faute voir la famille, et je m’assure qu’elle a notre soutien, qu’elle l’a le plus vite possible. Et comprenez-moi, c’est durant le pire des jours de leur vie que je vais voir ces gens. Toutefois, je ne peux pas vraiment comprendre ce qu’ils endurent parce ce que ça ne m’est jamais arrivé. Je pleure avec eux, mais c’est difficile de sympathiser parce que nous n’avons pas eu la même expérience. On va voir chacune des familles pour leur parler, et je ne les ai pas toutes rencontrées parce que des fois j’étais à l’étranger et je ne pouvais pas revenir assez vite, et on leur dit à quel point on est fier de leur fils ou, dans le cas de Nichola Goddard, de leur fille, et à quel point on est fier qu’ils étaient des militaires, et qu’ils faisaient partie de nous, et qu’ils nous ont si bien servi, et que maintenant notre travail c’est de faire en sorte que la trace de leurs pas dans le sable ne soit jamais effacée. On va les voir pour les inspirer et les aider durant les jours les plus difficiles, les pires de leur vie, et chaque fois ce sont eux qui nous inspirent : grâce à leur force, à leur dignité, à leur courage et à la fierté qu’ils ressentent eux-mêmes pour leur enfant, leur fille, leur mari, leur père. »</p>
<p><strong>Opérations spéciales : Les Hommes en Noir canadiens </strong></p>
<p><em>Au fur et à mesure que la bataille du Kandahar s’éloigne de la confrontation armée directe, le combat ressemble de plus en plus à celui pour lequel les forces d’opérations spéciales ont été conçues. La Force opérationnelle interarmées 2 — la force anti-terroriste au paroxysme des facultés militaires — se trouve en Afghanistan depuis 2002, et le général confirme que le Régiment d’opérations spéciales du Canada (ROSC) mène actuellement des opérations en Afghanistan aussi. Bien que les détails des opérations sont secrets, le général dit franchement que les forces d’opérations spéciales canadiennes pourchassent les chefs des talibans à travers le Kandahar.</em></p>
<p>« (Les forces d’opérations spéciales canadiennes) sont un facteur des plus importants. Quand il s’agit de poursuivre et ébranler la cohérence des talibans, c’est-à-dire de maintenir la pression sur leurs commandants, nous sommes des plus efficaces. Nos opérations ne servent pas à attaquer chacun des combattants talibans, car beaucoup d’entre eux sont eux-mêmes des gens qui ont été acculés au combat, qui n’avaient d’autre choix que de prendre les armes parce qu’ils n’avaient pas d’argent pour nourrir leur famille, ou qui ont été forcés de le faire parce que c’était moins dangereux de nous faire face que le contraire. Alors nous ne sommes pas aux trousses de chaque combattant taliban.</p>
<p>« Ce qu’on veut faire, c’est supprimer les commandants qui s’occupent d’orchestrer, de faciliter, de payer, de commander, de planifier et de pousser les gens à nous attaquer ou à attaquer les Afghans ou les innocents. Et c’est sur ça que nos forces spéciales se concentrent. C’est comme ça qu’on détermine les conditions favorables au succès mais, ce qui est tout aussi important pour nous, ça sert à réduire énormément les risques que courent nos hommes et nos femmes.</p>
<p>« J’ai dit (durant un discours récent) qu’on avait débarrassé le champ de bataille de six commandants qui étaient responsables de la mort de 21 soldats canadiens; eh bien, ce chiffre à changé. On a supprimé sept commandants qui étaient responsables de la mort de 27 soldats et, en soit, ça veut dire que ces commandants, qui sont des gens capables, ne sont plus en train de tirer des plans et d’organiser et lancer des attaques contre nous, et encore moins contre les Afghans ou les organismes d’aide.</p>
<p><strong>Le chef d’état major et la Légion royale canadienne </strong></p>
<p>« Je vais toujours porter dans mon cœur le fait que j’étais chef d’état-major de la défense et vice-président honoraire de la Légion durant l’année de l’ancien combattant (2005). Je sais fort bien les efforts que la Légion royale canadienne a faits pour s’assurer que la “trace des pas dans le sable” qu’ont laissé nos anciens combattants ne soit jamais effacée, et ce qu’elle est en train de faire pour s’occuper de nos générations d’anciens combattants plus jeunes. Le soutien de la Légion nous inspire tous. »</p>
<p><strong>Les quatre leçons du général Hillier sur la guerre anti-insurrectionnelle</strong></p>
<p><em>La guerre anti-insurrectionnelle est notoirement délicate, pleine de stratégies qui peuvent sembler aberrantes et de paradoxes. Pour gagner, le commandant doit bien comprendre les vieilles leçons — on peut gagner toutes les batailles sans toutefois gagner la guerre, mais les insurgés peuvent gagner rien qu’en refusant de perdre, et bien qu’il n’y ait pas de solution militaire au problème de l’insurrection, on ne commande que des forces militaires — tout en essayant de saisir une situation singulière dans toute sa complexité. Alors après plus de deux ans durant lesquels il a dirigé les opérations anti-insurrectionnelles en Afghanistan, voici ce que le chef d’état-major de la défense a appris. </em></p>
<p>1. « Il faut fixer les gens de la région, qui ne désirent qu’avoir une vie normale, sur notre soutien réel en leur faveur. Et savez-vous, je ne suis même pas sûr que la démocratie telle que nous la connaissons et des normes de vie comme les nôtres soient possibles en Afghanistan. Mais, ma foi, tout ce que les gens de là-bas désirent c’est de vivre sans souffrir de la faim, sans être en danger et que leurs enfants et eux-mêmes ne risquent de se faire tuer quand ils vont quelque part, d’avoir la possibilité d’un avenir qui soit un tout petit peu meilleur, peut-être de pouvoir obtenir des soins, et certainement que leurs enfants aient de l’éducation. Alors il faut être un soutien évident pour les gens et pour ce qu’ils essaient de faire, que ce soit évident dans tout ce qu’on fait, c’est la première partie.</p>
<p>2. « On ne gagne pas une campagne anti-insurrectionnelle par la force militaire. Ce qu’il faut faire, c’est contrer les insurgés, dans ce cas-ci, les talibans; on les empêche d’arrêter ou même de freiner le progrès, bien que des fois ils réussissent à le freiner, mais on les empêche de l’arrêter, jusqu’à ce qu’on ait réussi à construire le pays autour d’eux. Le point où la réussite est assurée est difficile à voir, mais d’après moi c’est subjectif. Alors, maintenant, s’il y a une grosse explosion à Kaboul, les gens se demandent si le gouvernement afghan se maintient encore, s’il est encore là. Car, voyez-vous, la confiance est encore fragile. À un moment donné, l’Afghanistan va devenir comme les autres pays, elle aura encore des problèmes de violence, mais quand ils auront lieu, personne ne s’inquiétera que ça donne lieu à toute une série d’événements et que ça fasse tomber le gouvernement, parce qu’ils auront confiance que leur gouvernement sera capable de s’en occuper. Et c’est là où il faut en venir.</p>
<p>3. « Lorsqu’on construit les institutions en Afghanistan, malgré l’insurrection, il faut le faire à l’image des Afghans. Ce n’est pas ce que nous voulons comme solution. C’est celle qu’ils veulent. Ainsi, de quoi leurs unités auront l’air, et comment leur police va fonctionner, et où ils veulent un pont ou un puits, ce n’est pas toujours évident pour nous, alors on doit se rappeler constamment que c’est leur pays et qu’ils seront encore là dans 50 ans, pas nous, alors il faut s’assurer que ce soit non seulement l’image afghane, mais que la philosophie soit afghane, que la construction soit afghane, et que des Afghans participent au mécanisme décisionnel et puis ensuite qu’ils prennent ces décisions eux-mêmes en tenant compte de la compréhension précise de leur pays, de leur population et de leur système qu’ils ont.</p>
<p>4. « D’après nous, pour contrer l’insurrection, il faut des soldats, des marins et des aviateurs et aviatrices professionnels comme on n’en a jamais eu besoin auparavant. Cela nécessite une direction au niveau le plus bas. Des jeunes gens sur lesquels nous comptons pour faire des choses phénoménales, dans un chemin poussiéreux et dangereux, loin de toute autre unité, avec des Afghans de la place… Les militaires qu’il faut pour ça sont des professionnels absolument incroyables et, d’après moi, (l’Afghanistan) a confirmé que nos gens en uniforme sont vraiment des professionnels.</p>
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		<item>
		<title>La Saskatchewan et le Québec luttent pour le titre au curling</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2008 14:37:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les résultats des Championnats nationaux de curling de 2008 de la Légion royale canadienne ont fini par reposer sur la chance.</p>
<p>Quand les curleurs et les supporteurs se sont assemblés au Parkland Recreation Complex bien éclairé et confortable de Dauphin (Man.), le dernier après-midi des jeux, tout le monde avait hâte de voir la partie de bris d’égalité.</p>
<p>La Saskatchewan et le Québec étaient ex-aequo avec cinq victoires et une défaite chacun. Vu les performances, durant les trois jours précédents, du capitaine Rob Maclean, de Danny Belliveau, d’Allan Jones, de Greg Wilson et du cinquième John Burgess de la filiale Hudson (Qc) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats des Championnats nationaux de curling de 2008 de la Légion royale canadienne ont fini par reposer sur la chance.</p>
<p>Quand les curleurs et les supporteurs se sont assemblés au Parkland Recreation Complex bien éclairé et confortable de Dauphin (Man.), le dernier après-midi des jeux, tout le monde avait hâte de voir la partie de bris d’égalité.</p>
<p>La Saskatchewan et le Québec étaient ex-aequo avec cinq victoires et une défaite chacun. Vu les performances, durant les trois jours précédents, du capitaine Rob Maclean, de Danny Belliveau, d’Allan Jones, de Greg Wilson et du cinquième John Burgess de la filiale Hudson (Qc) ainsi que celles du capitaine Andrew Hay, de Rick Middleton, de Les Kun et de Darren Clancy de la filiale Nutana de Saskatoon (Sask.), tout le monde s’attendait à voir une partie tout en précision et en finesse.</p>
<p>Mais la chance n’a pas duré, bien qu’il y en avait eu beaucoup quelques jours avant quand le temps, la maladie et le déraillement d’un train avaient menacé la manifestation. Dans l’Est, une tempête de neige record avait retardé le départ des avions mais les équipes désireuses de partir pour l’Ouest avaient réussi à trouver des places en partance pour Winnipeg. L’équipe néo-écossaise de Bridgewater était arrivée sans ses balais, et celle de Terre-Neuve-et-Labrador avait dû laisser un de ses membres à Winnipeg pour s’y faire soigner. Et puis le déraillement d’un train avait retardé l’arrivée des écussons du championnat.</p>
<p>Après tout cela, les équipes avaient besoin de se divertir, ce qu’elles ont commencé à faire dans l’autocar, avec plein de nourriture et de bonne humeur, de sorte que le déplacement de quatre heures jusqu’à Dauphin, 320 kilomètres au nord-ouest de Winnipeg, s’est passé rapidement. Heureusement que l’équipier prodigue et les balais égarés sont arrivés à temps pour la première manche, le lundi.</p>
<p>Dauphin, pôle d’activités de la région manitobaine de Parkland en ce qui concerne le transport des céréales, était entouré par de grands champs céréaliers où gisaient encore les dernières traces de l’hiver quand les manifestations ont débuté à la filiale Dauphin, le dimanche soir, par un souper accompagné de divertissements. Les dames de la Légion, comme on les appelle affectueusement, avaient préparé le premier des nombreux festins de la semaine sous la direction de Lillian Peirson.</p>
<p>Les curleurs étaient debout de bonne heure le lundi, pour assister à la cérémonie d’ouverture à la piste de curling du beau complexe remis à neuf. Le corps de cornemuses de la Légion de Dauphin a joué pour recevoir les dignitaires, la garde du drapeau et les curleurs, qui se tenaient avec respect, debout sur la glace, lors de l’hymne national et de l’allégeance.</p>
<p>Le représentant du Comité national des sports Dave Paterson a levé son verre au cornemuseur et souhaité bonne chance aux curleurs. Pour ouvrir le 52e Championnat national de curling, il dit aux joueurs que ce n’était pas « rien qu’une rumeur » qu’il se pouvait que ce soit la dernière manifestation nationale de curling, dépendant d’une motion au congrès national de juin selon laquelle toutes les manifestations sportives nationales prendraient fin. C’était aussi la première année que le curling senior avait été supprimé pour des raisons d’économie.</p>
<p>Le président du comité de réception Greg Thompson, le premier vice-président de la Division du Manitoba– Nord-Ouest de l’Ontario Gordon Walker, le représentant du district Tony Sofranitz, le président de la filiale Dauphin Walter Peirson, le député provincial Stan Struthers et Dennis Forbes, préfet de la municipalité rurale de Dauphin, se sont joints à Paterson pour souhaiter aux compétiteurs bon curling et qu’ils s’amusent.</p>
<p>À la fin des jeux du lundi, le Québec, le Manitoba et la Saskatchewan avaient deux victoires chacun, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick avaient deux défaites chacun et Terre-Neuve et la Colombie-Britannique, une de chaque toutes les deux.</p>
<p>Le mardi, la Saskatchewan écrasait deux équipes des Maritimes, battant la Nouvelle-Écosse 10-3 le matin et le Nouveau-Brunswick 9-3 l’après-midi, ce qui lui donnait un record de 4-0 en fin de journée. Quant aux autres matchs du mardi matin, l’Île-du-Prince-Édouard avait battu Terre-Neuve 8-5 et le Québec avait gagné contre l’équipe de Salmon Arm (C.-B.) 8-3 en huit manches. Lors de la partie la plus longue de la matinée, le Nouveau-Brunswick avait dû placer une pierre de protection extérieure pour marquer et parvenir à une manche supplémentaire, mais une pierre de l’équipier Mike Dobson fut trop longue, et le Manitoba réussit à faire un coup et gagner la partie à 6-4.</p>
<p>Le mardi après-midi, durant les dernières manches, le Québec n’a fait que voler un point après l’autre, dit le capitaine Maclean. En effet, quatre pierres québécoises groupées, dont une était une marqueuse, qui chevauchaient la ligne arrière aux huit pieds faisaient obstacle au capitaine manitobain Butch Mouck lors de son dernier lancer. Il se faufila entre les gardes, dépassa sa propre pierre qui se trouvait tout juste à l’intérieur du cercle de huit pieds, et donna une petite poussée pour séparer le groupe et gagner à 7-6.</p>
<p>Le mercredi matin, le sort de quatre équipes, soit celles du Québec, de la Saskatchewan et du Manitoba qui n’avaient pas encore perdu une seule partie, et celle du Nouveau-Brunswick qui n’en avait pas encore gagné une seule, était à l’esprit de bien des gens.</p>
<p>L’avance a changé plusieurs fois entre le Québec et la Saskatchewan jusqu’à la sixième manche, laquelle a été caractérisée par des tactiques de heurts et roulages.</p>
<p>Maclean a raté une montée à la neuvième manche et fait sortir une pierre saskatchewanaise qui avait été soigneusement placée, ce qui a permis au Québec de compter la une, la deux et la trois. Hay était en avance à un moment après une sortie double, mais Maclean a fini pas inscrire deux points en sortant la marqueuse saskatchewanaise.</p>
<p>À la 10e manche, le premier coup de Maclean a repoussé une garde et obtenu une mordeuse infime. Hay a envoyé une pierre à l’intérieur des huit pieds de l’autre côté mais sa pierre ne s’est pas suffisamment courbée pour se cacher derrière la garde de devant. Maclean a fait sortir la marqueuse de la Saskatchewan et laissé une séparation impossible. Vu qu’il fallait deux points à Hay pour égaliser, il s’est avoué vaincu sans lancer sa dernière pierre. Score final : Québec 6, Saskatchewan 4.</p>
<p>« Ça ne dérange pas quand on perd des parties comme celle-là parce qu’on sait qu’on a fait son possible », dit Hay. « La chance n’était simplement pas avec nous cette partie-là. Si seulement on avait eu rien qu’un coup de chance de plus… »</p>
<p>C’est en après-midi qu’il allait l’avoir, cette chance, lors d’une partie serrée avec le Manitoba.</p>
<p>Mais avant cela, le Nouveau-Brunswick inscrivait sa première victoire, 9-2, face à Terre-Neuve, et le Manitoba, sa première défaite, 2-5, face à la Colombie-Britannique. La Nouvelle-Écosse, à la dernière partie de la matinée, battait l’Île-du-Prince-Édouard 7-6.</p>
<p>À partir du tout début d’après-midi, une foule de la place a commencé à s’assembler derrière le vitrage au rez-de-chaussée et derrière les vitres du salon de l’étage d’où l’on pouvait voir trois pistes, dont l’une où la Saskatchewan se mesurait à l’équipe favorite du patelin, celle de la filiale Gilbert Plains qui se trouve à 30 kilomètres à l’ouest de Dauphin. À la dixième manche, le dernier lancer de Hay a été un gel délicat valant un point. Le capitaine Butch Mouck a fait un beau lancer avec lequel il a repoussé une pierre de la Saskatchewan et obtenu l’égalité, donc une manche pour les départager. C’était sans doute grâce aux nombreux partisans qui retenaient leur souffle dans les galeries d’observation.</p>
<p>Mouck plaçait sa première pierre de la 11e manche en position de garde centrale pour protéger sa marqueuse. Hay a lancé autour d’elle, sa pierre enlevant celle du Manitoba et donnant deux pierres à la Saskatchewan avec la mouche ouverte. Et c’est là que la chance de Hay s’est manifestée. Le dernier coup de Mouck a raté le bouton. Score final : Saskatchewan 7, Manitoba 6.</p>
<p>Aucune autre partie ne s’est terminée avec un score si serré. La Nouvelle-Écosse a battu la Colombie-Britannique à 7-5, le Québec a gagné contre Terre-Neuve à 8-3 et l’Île-du-Prince-Édouard s’est placé devant le Nouveau-Brunswick à 9-6.</p>
<p>Les parties du Québec et de la Saskatchewan, ex-aequo à cinq victoires et une défaite, étaient les plus captivantes du jeudi matin car leurs résultats allaient fixer la longueur du bonspiel. La Saskatchewan se mesurait à la Colombie-Britannique, dont la marque était de 3-3, et le Québec affrontait l’Île-du-Prince-Édouard, qui en était à deux victoires et quatre défaites. Le Manitoba menait le reste du peloton avec une marque de 4-2, suivi par Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick, qui étaient ex-aequo à une victoire et cinq défaites.</p>
<p>La Saskatchewan a commencé avec le marteau et réussi à maintenir son avance contre la Colombie-Britannique durant toute la partie. À la sixième et dernière manche, la Colombie-Britannique a manqué un dégagement avec la septième pierre, une occasion dont Hay a profité. Il avait déjà un point d’un côté de la mouche et il a donné une petite poussée à une autre pierre pour se fixer de l’autre côté, un tout petit peu trop loin pour un doublé, ce qui a empêché la Colombie-Britannique d’inscrire plus d’un point. Le score étant à 6-2, la Colombie-Britannique lui a concédé la victoire.</p>
<p>La partie du Québec et de l’Île-du-Prince-Édouard a été bien plus serrée, et plus longue, qui après une neuvième manche en était à cinq partout. Avec sa dernière pierre, le capitaine Mel Bernard de l’Île a essayé d’enlever une pierre du Québec et de glisser derrière sa propre pierre qui se trouvait en deuxième position, mais il a raté la glissade, ce qui a permis au Québec de se placer dans une ouverture de quatre pieds et d’obtenir ainsi la victoire. Mais la chance renverse souvent les certitudes, au curling. Bien qu’ayant quitté le bloc de départ avec le bon poids, une pierre de Maclean a ramassé quelque débris au passage et s’est arrêtée bien trop tôt. L’Île a donc pu voler deux points et gagner à 10-8.</p>
<p>La Saskatchewan a remporté le championnat avec une marque de 6-1.</p>
<p>« Personne n’aime gagner comme ça », dit Hay. « Quand on a fait un choix, le sort en est jeté », dit Maclean en le félicitant.</p>
<p>La réception et le banquet de la remise des prix du jeudi ont tout de même été une occasion de faire du boucan dans la bonne humeur, ce qui a commencé par la distribution des écussons qui étaient arrivés après leur mésaventure dans le Nord de l’Ontario.</p>
<p>Quant au 53e Championnat national de curling, son sort est entre les mains des délégués du congrès qui vont devoir réfléchir à leurs résolutions.�</p>
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		<title>Le courage de s’analyser soi-même</title>
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		<pubDate>Wed, 07 May 2008 18:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Tout au long de son histoire de 82 ans, la Légion royale canadienne s’est bien portée de son courage et de son introspection. En fait, le succès de nombre des accomplissements publics principaux de l’organisation a résulté de ces attributs — des qualités qui ont servi à renforcer l’importance du souvenir et à apporter une assistance aux anciens combattants canadiens et au personnel des forces armées encore en service, dont ils avaient tant besoin. Aujourd’hui, ces mêmes particularités trouvent à nouveau leur raison d’être : cette fois-ci il s’agit de considérer ce qui vaut mieux pour la Légion et pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout au long de son histoire de 82 ans, la Légion royale canadienne s’est bien portée de son courage et de son introspection. En fait, le succès de nombre des accomplissements publics principaux de l’organisation a résulté de ces attributs — des qualités qui ont servi à renforcer l’importance du souvenir et à apporter une assistance aux anciens combattants canadiens et au personnel des forces armées encore en service, dont ils avaient tant besoin. Aujourd’hui, ces mêmes particularités trouvent à nouveau leur raison d’être : cette fois-ci il s’agit de considérer ce qui vaut mieux pour la Légion et pour son avenir.</p>
<p>Lors de sa réunion en février, le Conseil exécutif national a discuté des résultats de la première révision structurelle d’importance depuis sa création en 1926 (Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure, page 16). On a demandé aux membres du conseil de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur division pour considérer le gouvernement, la structure et la représentation divisionnaire de la Légion dans son ensemble. « On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces canadiennes », disait le grand président honoraire Charles Belzile lors d’une réunion à Ottawa qui avait lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »</p>
<p>Cet exercice d’autoanalyse si opportun a commencé au mois de février 2007, quand le CEN donnait son accord à la création de la Commission de la LRC sur la structure gouvernementale, représentative et divisionnaire. Cette entreprise considérable s’est poursuivie jusqu’en février 2008, quand le CEN a entendu le rapport de la commission et puis a donné son accord à ce que trois motions soient présentées au Congrès national en juin. La tâche globale de la commission était imposante, mais c’était une occasion pour la Légion de trouver des idées nouvelles dont la logique se comprendrait en tenant compte des dures réalités dans lesquelles se trouve l’organisation aujourd’hui. La diminution du nombre d’adhérents est une de ces réalités, bien entendu, et les difficultés que cela engendre à tous les échelons.</p>
<p>Nous pensons que toute discussion ayant pour objet de trouver des solutions doit être prise comme constructive pour l’avenir de la Légion. La configuration actuelle a bien servi la Légion, mais ses composantes essentielles doivent être refaites pour les concilier avec la Légion d’aujourd’hui.</p>
<p>Dans son rapport au CEN, le président de la commission Steve Wessel remarquait que bien que le nombre de membres de la Légion a diminué de 36 pour cent par rapport à son maximum de 602 489 en 1984, atteignant 388 584 en 2006, le CEN n’a pratiquement pas changé de taille, soit 40 membres.</p>
<p>Les trois motions qui découlent de l’acceptation du rapport de la commission par le CEN ont pour objectif de : a) réduire le nombre de représentants divisionnaires au CEN à 10; (C’est-à-dire un de chaque direction divisionnaire. Ces 10 personnes s’ajouteraient aux sept dirigeants supérieurs, soit le président national, le premier vice-président, deux vice-présidents, le président des débats, le trésorier et le président sortant; à un représentant de la SACT; au grand président honoraire et au président du Comité des constitution et lois; ce qui donnerait un total de 20 personnes au CEN.); b) réduire le nombre de vice-présidents nationaux de quatre à deux; c) éliminer le Comité sous-exécutif national. La logique de chaque motion est expliquée dans notre compte rendu sur la réunion de février du CEN (page 16); le but ultime était de réduire les frais administratifs, en commençant par le haut.</p>
<p>Si elles sont adoptées, les modifications proposées vont mener à un changement majeur de la manière dont la Légion fonctionne et s’administre. Ainsi, il est très important que les trois motions soient bien comprises et qu’on en discute à fond et ouvertement au Congrès d’Ottawa, lequel aura lieu du 21 au 25 juin.</p>
<p>Nous applaudissons vraiment la commission et le CEN pour le courage dont ils ont fait preuve lors de l’importante quête des solutions pratiques. La Légion ne peut jamais se permettre d’être trop gouvernée. Elle doit toujours chercher des manières plus intelligentes, plus efficaces pour demeurer absolument fidèle aux articles de foi de l’organisation; elle doit accepter de changer afin de rester assez forte et saine pour tenir ses engagements honorables quelles que soient les réalités du jour.</p>
<p>Actuellement, les couts empêchent le CEN de 40 personnes de se réunir plus d’une fois par année autre qu’au congrès national. Un CEN dégraissé couterait bien moins et permettrait au conseil de se réunir à Ottawa trois fois par année. Nous croyons que cela permettrait au CEN de mieux s’occuper des problèmes du jour et, grâce au courriel et à la téléconférence, il pourrait prendre les décisions importantes à temps et de manière bien plus efficace. Cela signifierait aussi que le congrès national demeurerait l’autorité gouvernante, comme elle le sera en juin quand les délégués vont devoir se prononcer sur ces mesures importantes.</p>
<h1>Un geste de bienvenue</h1>
<p>En octobre dernier, la Légion a invité les représentants de 14 associations d’anciens combattants à Ottawa pour discuter de la manière dont elles pourraient s’assembler en une fédération légionnaire. C’était la première fois depuis 1925 que des associations d’anciens combattants se réunissaient pour réfléchir à leur avenir collectif. Ce fut une réunion positive et les délégués ont accepté de se revoir en octobre prochain.<br />
Bien avant que la réunion ait eu lieu, les délégués au Congrès national de juin devront considérer deux modifications à l’uniforme traditionnel de la Légion. Ils serviraient servir tous deux à reconnaitre la grande loyauté que les membres en service ou anciens du militaire ont pour leur unité, leur régiment ou leur service.</p>
<p>La première motion permettrait aux membres de la Légion de défiler en uniforme de la Légion avec la coiffe officielle et l’insigne de leur unité, régiment ou service qu’ils ont mérités. Le béret de la Légion serait toujours obligatoire pour la garde du drapeau de la Légion. La seconde motion permettrait aux membres de la Légion qui sont membres actuels ou anciens des Forces canadiennes ou de forces alliées de porter l’insigne de blazer de leur unité, régiment ou service, à la poche en bas à droite du blazer de la Légion.</p>
<p>Ces deux modifications proposées ne changeraient que bien peu l’uniforme de la Légion, mais elles peuvent être un important geste de bienvenue aux organisations d’anciens combattants qui pensent à s’unir sous l’étendard de la Légion.</p>
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		<title>Le Conseil exécutif national vote une nouvelle structure</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2008/05/le-conseil-executif-national-vote-une-nouvelle-structure/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2008 15:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En février, on a demandé aux membres du Conseil exécutif national de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur direction pour considérer ce qui vaudrait le mieux pour la Légion dans son ensemble en entendant les résultats de la première révision structurelle d’importance de la Légion royale canadienne depuis son origine, 1926.</p>
<p>Des résolutions ont été votées selon lesquelles, si elles sont ratifiées au congrès national au mois de juin, il y aura une restructuration qui affectera chaque division et chaque filiale du pays.</p>
<p>« On ne peut trop insister sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En février, on a demandé aux membres du Conseil exécutif national de faire fi de leurs sentiments, de leurs intérêts régionaux et de la loyauté envers leur filiale et leur direction pour considérer ce qui vaudrait le mieux pour la Légion dans son ensemble en entendant les résultats de la première révision structurelle d’importance de la Légion royale canadienne depuis son origine, 1926.</p>
<p>Des résolutions ont été votées selon lesquelles, si elles sont ratifiées au congrès national au mois de juin, il y aura une restructuration qui affectera chaque division et chaque filiale du pays.</p>
<p>« On ne peut trop insister sur l’importance de cette étude pour l’avenir de la Légion et de ceux qui servent actuellement dans les Forces », disait le grand président honoraire Charles Belzile à l’occasion d’une déclaration qu’il faisait lors d’une réunion à la Maison de la Légion, à Kanata (Ont.) qui a eu lieu les 23 et 24 février. « Ces derniers auront toujours besoin de notre soutien et, quelle que soit la manière dont nous décidons de l’exprimer, il va falloir que nous soyons présents quand ils auront besoin de nous. »</p>
<p>Vu qu’il y a des filiales qui succombent et beaucoup d’autres qui ont des difficultés financières à cause de la diminution du nombre de membres, il est évident qu’il va falloir changer pour que la Légion puisse continuer de servir les anciens combattants, promouvoir le souvenir et servir la collectivité, disait dans son rapport Steve Wessel, président de la Commission sur le gouvernement, la structure et la représentation des divisions de la LRC.</p>
<p>Le leadership commence par en haut, disait-il, et puis il recommandait que les réductions commencent par en haut aussi, au Conseil exécutif national.</p>
<p>Il dit que le cœur du problème c’est que, bien que le nombre d’adhérents de la Légion en général a baissé de 36 p. 100 de son maximum de 602 484 en 1984, à 388 584 en 2006, le Conseil exécutif national n’a pratiquement pas été réduit. Le conseil a 40 membres : neuf membres au sous-exécutif (huit membres élus plus le président sortant), 26 représentants divisionnaires (selon un rapport d’adhérents par division), un représentant de la Section des anciens combattants tuberculeux et quatre représentants non votants.</p>
<p>Sans débat presque le conseil a accepté que trois motions qui diminueraient ce nombre de moitié soient soumises au congrès.</p>
<p>Selon l’une d’entre elles, le nombre de représentants divisionnaires diminuerait à 10, un de chaque division. Bien que le CEN à ses débuts n’avait qu’un seul représentant par division, la recette concernant le choix de ses membres a été modifiée au cours des années pour respecter l’augmentation du nombre de sociétaires. La recette actuelle est basée sur le nombre de membres de chaque division, ce qui donne une voix plus influente aux divisions plus nombreuses, mais des questions d’impartialité ne peuvent qu’être évoquées au fur et à mesure que le nombre d’adhérents diminue et que le conseil devient de plus en plus disproportionné, a-t-on dit aux membres.</p>
<p>La représentation proportionnelle n’est pas nécessaire au CEN, puisque ses décisions doivent être ratifiées au congrès : c’est au congrès, où la représentation est proportionnelle, que la politique est instaurée ou changée. Les méthodes de communication modernes telles que la téléconférence et le courriel permettent aussi au représentant divisionnaire de faire connaitre les soucis et les questions de ses électeurs. Et pour finir, vu la diminution des revenus, la Légion ne peut pas se permettre un conseil avec autant de membres.</p>
<p>D’après une autre motion, de quatre, le nombre de vice-présidents serait réduit à deux. Par le passé, un des rôles principaux des dirigeants élus était de présider les comités nationaux permanents, mais le nombre de comités qu’ils président a été réduit par élimination ou fusionnement. Aujourd’hui, cinq comités permanents seulement sont présidés par les membres du sous-exécutif; et il y a trois membres du sous-exécutif qui ne président aucun comité. Réduire le nombre de vice-présidents réduirait aussi le nombre de scrutins au congrès, ce qui permettrait de maintenir la réduction de la longueur du congrès d’une journée, et la diminution des couts du congrès serait donc maintenue.</p>
<p>Une troisième motion éliminerait le Comité sous-exécutif, ce qui réduirait le cout des réunions. Le CEN ne se réunit qu’une seule fois par année, à part des réunions durant le congrès, mais le Comité sous-exécutif se réunit quatre fois. La loi constitutive de la Légion n’exige pas de structure sous-exécutive et, à l’occasion, le sous-exécutif a eu un aspect clandestin aux yeux du reste du conseil, a-t-on dit aux membres. Les réunions du conseil telles que prévues au calendrier actuel vont couter 406 000 $ en deux ans, mais en réduisant le nombre de membres et en éliminant le sous-exécutif, ce montant diminuerait à 254 000 $ (des économies de 152 000 $), et le conseil pourrait quand même se réunir au complet trois fois par année. Le Comité sous-exécutif actuel ne se réunirait plus en tant que corps séparé. Les dirigeants supérieurs ne se réuniraient que lors des réunions du conseil au complet et d’autres fois pour établir le budget ou pour régler les problèmes de personnel.</p>
<p>Le président Tom Irvine demanda de voter sur les questions. Les trois motions furent adoptées à l’unanimité, comme ce fut le cas d’une autre motion servant à demander des scrutins secrets pour ces questions au congrès. Une motion permettant les votes par procuration au congrès fut rejetée.</p>
<p>Il y a deux points controversés qui n’ont pas obtenu le soutien du comité. D’abord, vu une intense opposition venant des divisions, la fusion créerait des dissensions. Ensuite, même si en changeant le cycle des congrès nationaux à une fois tous les trois ans on économiserait un montant d’argent considérable, les économies ne sont pas la seule chose dont on devrait tenir compte. Comme inconvénient, il y aurait entre autres la longue attente des résolutions, l’attente plus longue pour poser sa candidature à un poste et l’épuisement des dirigeants.</p>
<p>La commission n’a pas réussi à terminer tout le travail qu’on lui avait demandé de faire, et l’autorisation de financer la suite du travail fut mise de côté jusqu’à ce que le congrès décide ou non d’adopter ces premières recommandations.</p>
<p>« Bien que certaines des recommandations puissent sembler radicales, à ce moment-ci de l’histoire de la Légion […] c’est ce qu’on doit faire pour survivre. Si nous ne changeons pas maintenant, il se pourrait que nous n’ayons pas d’avenir où le faire », dit Wessel.</p>
<p>Le recrutement et la rétention de membres est une question qui imprégnait aussi le programme. Le sujet est souvent revenu dans le rapport des divisions et des comités.<br />
La Division de Terre-Neuve-et-Labrador a rapporté que la rétention des membres est tout aussi importante que leur recrutement. Elle a étudié la possibilité de placer des brochures de recrutement dans la pochette arrière des sièges d’avion voyageant au Canada.</p>
<p>La Division de la Nouvelle-Écosse/ Nunavut a rapporté que le nombre de ses membres, dont 806 n’ont pas renouvelé leur adhésion, a baissé de 1 315 membres. La division a distribué des demandes d’adhésion et répondu à des questions sur la Légion lors d’un atelier organisé par le militaire en automne sur le Service de préparation à une seconde carrière.</p>
<p>La Division du Québec encourage la compétition entre les districts pour l’augmentation de l’adhésion et continue son programme de primes. Malgré un taux de renouvellement de 90 p. 100, la Division de la Saskatchewan a perdu 784 membres et cinq filiales; les membres en reste ont été récupérés grâce à des transferts à des filiales voisines ou à la filiale divisionnaire.</p>
<p>La Division de la Colombie-Britannique/Yukon est en train d’élargir son programme d’avantages au membres à la suite du succès qu’elle a eu avec son partenaire, la British Columbia Automobile Association. La division espère améliorer le recrutement, dans le cadre de son programme de primes aux membres, grâce à un prix de deux  billets d’avion pour des destinations en Amérique du Nord donné par Fenety Marketing.</p>
<p>Le président Erl Kish du Comité national des adhésions a rapporté que le nombre de sociétaires est de 373 367, soit 96,08 p. 100 du total de l’an dernier. Mais le flux a été enrayé un peu, les pertes ayant ralenti à 15 217 membres en 2007, alors qu’elles étaient de 16 884 en 2006. Les renouvellements ont augmenté un peu, mais à 89,33 p. 100, le but de 90 p. 100 n’a pas été atteint. La Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest, qui a terminé l’année à 97,71 p. 100 des adhésions de 2006, a obtenu le prix du renouvellement de 2007 et le prix d’accomplissement du sociétariat de 2007. La Saskatchewan a remporté le prix de 2008 de la Campagne de renouvellement lève-tôt.</p>
<p>Les propositions qui suivent et auxquelles le conseil a donné son appui car elles augmenteraient les adhésions, vont être mises aux voix durant le congrès :</p>
<p>• soutenir un projet pilote pour produire un assortiment d’articles pour adhérent (brochure, signet, circulaires, formulaire de demande…) que les membres pourront offrir à des proches;</p>
<p>• reconnaitre le service accumulé des membres qui ont abandonné la Légion et qui prouvent leur adhésion passée lors de leur retour. Actuellement, les membres qui reviennent ne récupèrent pas l’accumulation de leur service;</p>
<p>• modifier les Arrêtés généraux qui gouvernent les membres de la Zone européenne afin de leur permettre de se transférer à une filiale au Canada, avec un changement de catégorie obligatoire à celui de membre affilié non votant;</p>
<p>• continuer les négociations pour inclure le matériel d’adhésion dans le colis de départ à la retraite du personnel militaire;</p>
<p>• soutenir un programme La Légion se sent concernée remis à neuf qui serait conçu expressément pour les anciens combattants d’aujourd’hui, dont une campagne publicitaire de 40 000 $ dans certaines revues pour mettre en évidence le rôle des officiers d’entraide de la Légion;</p>
<p>• modifier le règlement sur l’habillement afin de permettre aux anciens combattants de porter une coiffe distinctive rappelant leur ancien service avec l’uniforme de la Légion, sous réserve que celui de la garde du drapeau reste l’uniforme avec béret de la Légion;</p>
<p>• modifier le règlement sur l’uniforme pour permettre aux membres qui sont actuellement membres des forces, ou qui l’ont été, de porter leur insigne régimentaire sur la poche en bas à droite du blazer de la Légion;</p>
<p>• créer une filiale de membres extraordinaires pour les Canadiens qui soutiennent la Légion et ses objectifs mais qui ne désirent ni se joindre à une filiale ni participer aux activités de filiale.</p>
<p>Le CEN a aussi donné son accord pour qu’on poursuive les discussions avec d’autres organisations d’anciens combattants en vue d’amener leurs sociétaires dans une fédération à l’intérieur d’une structure de la Légion royale canadienne. La Maison de la Légion s’est faite l’hôtesse de 14 organisations d’anciens combattants en novembre pour discuter de fusionnement. Le secrétaire national Duane Daly a rapporté que les délégués à cette réunion sont repartis avec des renseignements pour leur propre organisation où ils allaient en discuter et où des décisions seraient prises. On s’attend à ce que les réponses soient données lors d’une réunion qu’on prévoit au mois d’octobre.</p>
<p>M. Belzile, en tant que président du Comité sur l’unité des anciens combattants, dit que la Légion est en train de payer le prix de ne pas avoir déjà changé le règlement sur l’habillement. Les anciens membres des Forces canadiennes qui désirent maintenir leur identité de marin, soldat ou aviateur se joignent aux organisations qui le leur permettent. Les nouvelles organisations, comme l’Organisation des vétérans de l’OTAN, sont en train de grandir alors que le nombre de membres de la Légion a diminué à 38 p. 100. « Les vétérans de la Grande Guerre ont pris l’initiative d’assembler plusieurs organisations d’anciens combattants sous la même bannière en 1925, et nous devons faire la même chose pour restaurer l’unité des anciens combattants aujourd’hui », dit-il. « Le point crucial est l’institution d’une porte ouverte aux anciens combattants. Nous ne pouvons pas répéter les erreurs qui ont repoussé les vétérans de la Corée, les marins de la marchande et les mainteneurs de la paix.</p>
<p>Daly a présenté au CEN un document de discussions sur l’unité qui avait été préparé pour les autres organisations d’anciens combattants, lesquelles font la compétition à la Légion quand il s’agit de recruter des membres parmi le même groupe d’anciens combattants. La plupart ont le même problème, du nombre d’adhérents qui diminue, et il y en a beaucoup qui ne peuvent pas se permettre de maintenir un établissement, d’appuyer les intercessions ou le bénévolat, ou de promouvoir le souvenir. Si les choses ne changent pas, nombre de ces organisations vont disparaitre.</p>
<p>Bien que ce soit possible pour ces organisations plus petites de s’unir en une nouvelle fédération, ce n’est pas pratique, dit Daly. Sans une infrastructure ou des installations, cela serait très dispendieux, et donc leurs frais d’adhésion seraient excessifs. Ce serait également étonnant que ces organisations veuillent se fondre dans la Légion, car elles perdraient leur identité de service particulier.</p>
<p>Mais l’établissement d’une fédération d’anciens combattants à l’intérieur de la Légion est plausible, dit Daly. Les négociations pourraient servir à élaborer une structure qui conviendrait aux besoins de ces associations pour qu’elles puissent maintenir leur identité particulière, et à apaiser les inquiétudes de certains par rapport à comment s’accommoder à de tels membres dans l’organisation de la Légion.</p>
<p>Cela servirait à supprimer la fragmentation des organisations dans la collectivité des anciens combattants dit Belzile, et de les assembler dans une Légion revigorée.</p>
<p>Le trésorier national Mike Cook, a rapporté que, grâce à une gestion scrupuleuse et à un peu de chance, l’exercice financier de la Légion se terminant en 2007 avait été excellent, avec un surplus de 619 719 $. Pour la troisième année d’affilée, la vente d’approvisionnements avait établi un record, ayant augmenté de 34 p. 100 à 2 416 043 $.<br />
Les directeurs ont diminué leurs dépenses de plus de 114 000 $ par rapport aux prévisions; 105 000 $ ont été économisés dans les dépenses de déplacement des comités en profitant de tarifs soldés; le revenu sur les investissements est resté solidement à 30 000 $. L’augmentation des revenus et des réductions a rapporté des fonds supplémentaires de 526 000 $.</p>
<p>Bien qu’on s’attende à des augmentations dans les ventes d’approvisionnement, dans le revenu des investissements et dans les redevances de MBNA, la diminution continuelle du nombre de membres devrait ronger les revenus en 2008.</p>
<p>Malgré tout cela, le travail continue à la Légion. Le Bureau d’entraide a rapporté une augmentation de 30 p. 100 des demandes faites au fonds d’assistance; les agents d’entraide ont présenté 1 749 premières demandes d’avantage en 2007; et des dizaines d’appels ont été entendus par le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) à la Maison de la Légion.</p>
<p>Le Comité du coquelicot et du souvenir a rapporté que la foule qui a assisté aux cérémonies nationales du jour du Souvenir à Ottawa, quelque 30 000 personnes, était la plus nombreuse qu’il y ait eu depuis nombre d’années, et que le Pèlerinage des leaders de la jeunesse de 2007 en Europe a été une réussite.</p>
<h2>Points discutés par le CEN</h2>
<p>Fonds du coquelicot : le CEN soutien une modification des Arrêtés généraux permettant l’utilisation d’urgence de fonds du coquelicot pour les personnes à charge du personnel militaire en service.</p>
<p>Championnats d’athlétisme de la jeunesse : à partir de cette année, le nom des Championnats nationaux d’athlétisme de la Légion royale canadienne changera à Championnats d’athlétisme de la jeunesse de la Légion royale canadienne, et on sélectionnera les compétiteurs de moins de 17 ans dans les programmes d’organisations provinciales. Le programme des moins de 15 ans sera toujours restreint aux équipes des divisions de la Légion.</p>
<p>Drapeaux en berne : la Légion estime qu’on ne devrait faire flotter le drapeau canadien en berne, aux édifices fédéraux à travers le pays, que le jour du Souvenir et les jours où l’on pleure des personnages canadiens importants tels que décrétés par l’État.</p>
<p>Le panthéon des étendards : la Légion va donner 50 000 $ au Centre commémoratif national pour créer un panthéon des étendards, pourvu qu’une pancarte soit fixée qui indique qu’il s’agit d’un cadeau de la Légion royale canadienne. Le panthéon servirait à promouvoir le souvenir et l’engagement historique de navires, de régiments et d’escadrons. On y trouverait les étendards des unités retirées, une gaine du sacrifice sur laquelle on mettrait les cercueils durant le service commémoratif, et la Fenêtre de l’aumônier pour mettre le rôle des aumôniers militaires en exergue.</p>
<p>Élection plus rapide : pour accélérer les élections au prochain Congrès national, une proposition de modifier les Arrêts généraux sera faite dont le but est de permettre une majorité simple en ce qui concerne l’élection unique à un poste et de permettre aussi un système d’élection “premier arrivé” en ce qui concerne l’élection parmi plusieurs personnes, comme à un poste de vice-président.</p>
<p>Chartes rendues : quatorze chartes ont été annulées en 2007, quatre en Saskatchewan, deux au Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, deux au Québec, une en Alberta, une en Nouvelle-Écosse et deux aux États-Unis.</p>
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		<title>Le devoir en Afghanistan</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 13:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[<p class="caption_img"></p>
<p>Le temps est venu pour les responsables politiques et militaires du Canada de prendre une décision. Et la question à laquelle ils doivent répondre n’a rien de facile. En fait, il s’agit d’une décision qui pourrait couter la vie à beaucoup de gens. La question est la suivante : quel rôle le Canada va-t-il prendre dans l’effort de l’OTAN servant à stabilizer l’Afghanistan?</p>
<p>La fin de l’engagement de trois ans pris par le Canada—en tant que leader dans la province de Kandahar—arrivant au début de l’année 2009, Ottawa bourdonne de débats à propos de ce qu’on devrait faire.</p>
<p>Bien que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="caption_img"><img src="http://28330.vws.magma.ca/fr/wp-content/uploads/2008/02/perspectivesintro.jpg" alt="Tir nocturne de l’artillerie canadienne au nord de Kandahar. [Adam Day]" class="top" height="236" width="630" /></p>
<p>Le temps est venu pour les responsables politiques et militaires du Canada de prendre une décision. Et la question à laquelle ils doivent répondre n’a rien de facile. En fait, il s’agit d’une décision qui pourrait couter la vie à beaucoup de gens. La question est la suivante : quel rôle le Canada va-t-il prendre dans l’effort de l’OTAN servant à stabilizer l’Afghanistan?</p>
<p>La fin de l’engagement de trois ans pris par le Canada—en tant que leader dans la province de Kandahar—arrivant au début de l’année 2009, Ottawa bourdonne de débats à propos de ce qu’on devrait faire.</p>
<p>Bien que les options soient nombreuses—allant de continuer le rôle de combattant jusqu’à se retirer entièrement—le nouveau rôle qui est mentionné le plus souvent en est un où l’on se concentrerait sur le côté plus tranquille de la mission, surtout l’apport d’aide et de reconstruction, et sur la formation des forces afghanes.</p>
<p>Or, vu que la situation de la sécurité dans le pays empire, on doute de la viabilité de ce rôle plus tranquille car le développement et la reconstruction ne peuvent pas avoir lieu sans un certain degré de paix.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la simple continuation du rôle actuel du Canada est peu probable, non seulement pour des raisons politiques mais aussi parce que les Forces canadiennes trouveraient fort difficile de continuer l’intensité opérationnelle actuelle, dans le cadre de laquelle environ 2 500 soldats sont déployés, 2 500 de plus se préparent à être déployés et 2 500 autres récupèrent après leur déploiement récent.</p>
<p>Pour faire un choix avisé dans le but de régler le problème qu’est l’Afghanistan, il faut comprendre ce qui s’y passe actuellement.</p>
<p>Ainsi, partie du débat sur la mission, le Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense, présidé par le sénateur Colin Kenny, a entendu, ces derniers temps, un grand nombre de spécialistes et de témoins sur la situation en Afghanistan. Pour obtenir les renseignements dont il a besoin pour faire ses rapports périodiques sur les problèmes concernant la sécurité nationale, le comité entend des spécialistes de façon routinière.</p>
<p>Le 3 décembre 2007, il a entendu deux représentants du Senlis Council, un cercle de réflexion international fondé en 2002 qui a des bureaux, entre autres, à Kaboul et à Kandahar. Le Senlis Council est reconnu principalement pour ses comptes rendus réguliers sur l’Afghanistan concernant ce qui se passe sur le terrain, problèmes de politique et de stratégie inclus.</p>
<p>La présidente du Senlis Council et chercheuse régionale en chef Norine MacDonald, une Canadienne, habite et travaille en Afghanistan du Sud depuis trois ans. Son témoignage devant le comité concernait surtout un rapport qui a été publié par Senlis en novembre et dont le titre était Stumbling into Chaos : Afghanistan on the Brink (trébucher vers le chaos : l’Afghanistan au bord de l’abime).</p>
<p>Comme le remarquait Mme MacDonald, le rapport de Senlis était principalement basé sur des entretiens avec des Afghans qui vivaient dans les villages et les camps de réfugiés aux alentours de Kandahar.</p>
<p>« Les conclusions que nous avons induites dans notre rapport sont que les insurgés talibans occupent actuellement de grandes étendues incontestées en Afghanistan du Sud : des régions rurales, des régions frontalières, quelques centres de district et d’importantes voies de communication », dit Mme MacDonald. « Nous avons calculé quel était le pourcentage de cette masse terrestre afghane et nous avons conclu qu’il y a une présence permanente des talibans sur 54 pour 100 de l’Afghanistan et la présence est substantielle sur 38 pour 100.</p>
<p>« Ce sont les gouvernants de fait dans d’importants territoires du Sud et ils commencent à régner sur des parties de l’économie et de l’infrastructure clé, comme les routes et l’approvisionnement en énergie.</p>
<p>« La pénible conclusion c’est que malgré de grandes mises de fonds par la communauté internationale et beaucoup d’efforts militaires, dont ceux de nos troupes, ainsi que malgré notre désir universel de réussir, l’État est à nouveau en danger de se scinder, le Sud tombant entre les mains des talibans. »</p>
<p>Mme MacDonald, évidemment quelqu’un qui ne mâche pas ses mots, a donné aux sénateurs les preuves de l’influence croissante des talibans dans le Sud que Senlis a ramassées. « Il y a des stations de radio talibanes et, triste à dire, il y a des passeports talibans en circulation », dit-elle tout en distribuant ce qui semblait être un passeport taliban, imprimé au Pakistan, donnant droit au titulaire de voyager en Afghanistan du Sud.</p>
<p>« C’est parce que nous sommes sur le terrain », dit Mme MacDonald, « que nous comprenons très bien la situation. » Les militaires canadiens font du bon travail dans des circonstances de plus en plus difficiles. Cependant, le nombre de troupes de l’OTAN sur place étant trop petit, (elles) ne peuvent pas s’emparer et garder de territoire en Afghanistan du Sud.</p>
<p>« La réponse, inadéquate, donnée à la croissance de la résistance des talibans par plusieurs états membres de l’OTAN équivaut, d’après nous, à l’abandon du gouvernement de Karzai de l’Afghanistan du Sud.</p>
<p>« Nous recommandons de doubler les effectifs des pays dont la contribution n’est pas conforme et d’enlever les limites et les mises en garde concernant le mouvement des troupes.</p>
<p>« Nous faisons face à un ennemi qui peut se regrouper au Pakistan quand ça lui chante et profiter d’un nombre presque infini de recrues. »</p>
<p>C’est pour ça, dit Mme MacDonald, que Senlis « a recommandé d’entrer au Pakistan aux côtés de l’armée pakistanaise pour s’y occuper des bases des talibans et d’Al-Qaïda. »</p>
<p>Bien que nombre d’analystes et de commentateurs seraient probablement d’accord avec Mme MacDonald qu’il n’y a pas suffisamment de soldats pour stabiliser l’Afghanistan du Sud et, en outre, que la clé du problème se trouve au Pakistan, rares sont ceux qui sont prêts à approuver officiellement la croissance de la mission de l’OTAN pour y inclure des incursions militaires dans ce pays-là.</p>
<p>Une semaine après, soit le 10 décembre, le comité entendait la réponse officielle des Forces canadiennes à la proposition de Mme MacDonald, quand le brigadier-général P.J. Atkinson offrait son témoignage. Il est directeur général des opérations de l’état-major stratégique du ministère de la Défense nationale. « Le Pakistan est un État souverain », dit-il. « C’est presque comme si nous menions des opérations militaires chez nos voisins du sud. Évidemment, le commandant de la Force opérationnelle interarmées d’Afghanistan a des réunions régulières avec les troupes pakistanaises de l’autre côté de la frontière. C’est quelque chose de crucial. Le chef d’état-major de la Défense et d’autres gens ont déjà déclaré que la solution en Afghanistan se trouve au Pakistan. Il n’y a là rien de nouveau, c&#8217;est sûr. Nous voulons refouler notre zone de développement afghan jusqu’à la frontière. C’est pourquoi certaines de nos unités travaillent aux frontières de la région de Spin Boldak. L’importance de cette région est cruciale.</p>
<p>« C’est en réussissant à administrer leur propre frontière que l’évolution et le rétablissement des Afghans auront lieu. Ça n’arrivera pas du jour au lendemain, mais c’est évidemment un état où ils veulent parvenir afin de démontrer qu’ils peuvent assurer leur souveraineté. »</p>
<p>La stratégie officielle, telle qu’Atkinson en a brossé un tableau, est de stopper l’infiltration à la frontière et travailler avec les Pakistanais dans le but d’éliminer le danger de l’autre côté.</p>
<p>Dans un rapport fait l’an dernier, ce même comité sénatorial attirait l’attention sur le problème du Pakistan et, comme suggestion, disait que la fermeture de la frontière serait une bonne mesure tactique.</p>
<p>Toutefois, arrêter l’infiltration sera presque impossible, du moins d’après M. Seth Jones, l’expert sur l’Afghanistan de l’équipe américaine d’analystes RAND Corporation. « Je ne crois pas que ce soit une solution pratique », dit M. Jones à propos de la fermeture de la frontière. « Pour vous dire l’expérience américaine à sa frontière mexicaine : les États-Unis ne peuvent pas empêcher les Mexicains de passer la frontière, pas même avec un mur.</p>
<p>« L’idée d’en construire un dans un des endroits les plus montagneux du monde n’est tout simplement pas pratique d’après moi, surtout quand il y a des gens qui désirent passer d’un côté à l’autre et qu’il y a des gouvernements désireux de les assister. En ce sens, c’est impossible de les empêcher. S’il y a un appui de l’autre côté, vous n’arriverez pas à empêcher les gens qui veulent traverser la frontière de passer. »</p>
<p>Au-delà, M. Jones était d’accord avec Mme MacDonald que la situation militaire-sécurité en Afghanistan est sombre et qu’elle s’assombrit de plus en plus. « C’est sûr que lasécurité a empiré au cours des dernières années : au moins à travers  la moitié de l’Afghanistan. Je pense que la conjoncture est manifeste », dit-il.</p>
<p>« Le nombre d’attaques lancées par les insurgés a augmenté de 400 pour 100 entre 2002 et 2006. Le nombre de morts a augmenté de 800 pour 100 durant cette période-là. La violence a empiré particulièrement entre 2005 et 2006.</p>
<p>Le nombre d’attaques suicides a quadruplé, celui des bombes télécommandées a double et celui des attaques armées, triplé.</p>
<p>« Les données de 2007 ne sont pas encore complétées, mais la tendance semble indiquer que les chiffres vont être supérieurs dans presque toutes ces catégories. Par exemple, le nombre d’attaques suicides en Afghanistan en 2007 va probablement être le plus grand de l’histoire du pays. »</p>
<p>Mme MacDonald et M. Jones ont dit au comité, comme exemple de détérioration de la situation concernant la sécurité, qu’ils ne pouvaient plus conduire sur les routes qui étaient sans danger peu de temps auparavant.</p>
<p>M. Jones croit qu’il y a plusieurs facteurs occasionnant cet accroissement des activités et de l’instabilité, le premier étant relié à la gouvernance. Je pense qu’on peut dire, sans risques de contradiction, qu’il y a eu un certain affaissement de la gouvernance en Afghanistan », dit-il.</p>
<p>« Le problème principal est relié à ce que pensent les Afghans dans leurs villages. Il ne faut pas oublier qu’en Afghanistan, et c’est comme ça depuis au moins 30 années de violence, c’est-à-dire depuis l’invasion (russe) de 1979, la politique est entièrement locale. Peu importe ce qui se passe à Kaboul ou à Kandahar. Ce qui importe, c’est ce qui se passe dans les zones rurales du pays, parce que c’est là que les efforts anti-insurrectionnels se gagnent ou se perdent. Les villages dans ces régions ne sont pas assez protégés par les forces nationales de sécurité. »</p>
<p>M. Almas Bawar Zakhilwal, un Afghan qui occupe le poste d’administrateur canadien du pays au Senlis Council, est d’accord avec M. Jones à propos de ce qui se passe en Afghanistan : « En tant qu’Afghan, je peux vous dire que pour réussir en Afghanistan, surtout en Afghanistan du Sud, il va falloir aider les gens davantage.</p>
<p>« J’ai parlé à beaucoup d’entre eux; je leur ai demandé : “Qu’est-ce que la communauté internationale peut faire pour vous? Qu’est-ce que votre gouvernement peut faire pour vous?” Et la seule réponse qu’on me donne c’est : “Ce gouvernement et la communauté internationale sont au pouvoir depuis six ans. Ma vie n’a changé en rien. Ma vie est comme elle était il y a six ans. Il n’y a pas d’école dans mon village ni dans mon district;je n’ai pas de travail. Mes routes sont encore mauvaises; mon système d’irrigation est toujours le même. Les talibans sont encore là. Même s’ils ne sont pas au pouvoir, ils sont dans les villages. Qu’est-ce que la communauté internationale a fait pour nous? Rien. Comment pourrais-je l’appuyer?”</p>
<p>« Quand nous parlons d’une stratégie de cœurs et d’esprit », poursuivit M. Zakhilwal,« nous ne vous demandons pas de leur donner des grosses voitures ou des grosses maisons. Nous vous demandons les choses élémentaires de la vie. Quand je m’entretenais avec les gens, je leur demandais : “Dites-moi trois choses que vous aimeriez demander à la communauté internationale ou au gouvernement de Karzai.”</p>
<p>« Les trois premières choses sur la liste, parmi les milliers d’entretiens que nous avons eus, sont l’eau potable, la nourriture et l’abri. Est-ce vraiment si difficile de leur donner ça pour pouvoir réussir? Je ne pense pas que ce soit si difficile. Sommes-nous disposés à le faire? Faisons-nous de notre mieux pour le faire? Je pense que nous n’essayons pas. »</p>
<p>Effectivement, une grande partie du témoignage de M. Jones et de Mme MacDonald concernait la pénurie relative des efforts internationaux servant à la stabilisation et à la reconstruction de l’Afghanistan. « Il y a une histoire riche qui a trait à ce qu’on appelle souvent construction d’État », dit-il. « Je dirais que même l’histoire récente de la construction d’État—même au milieu de situations qui dans certains cas sont très violentes ou qui ont un potentiel de violence comme on l’a vu aux Balkans—peut servir de leçon sans équivoque : on ne peut pas faire ça pour pas cher.</p>
<p>« Le nombre d’effectifs et le montant d’assistance au développement étaient énormément plus élevés aux Balkans que ceux qu’on a en Afghanistan. Franchement, c’est embarrassant que le montant de ressources fournies ici ait été aussi bas. Il y a deux leçons importantes : ça peut se faire, mais ça ne peut pas être fait pour pas cher. Malheureusement, c’est ce que nous avons essayé de faire en Afghanistan. Je ne crois pas ce qu’on dit, que ce genre de stratégie est particulièrement optimiste. »</p>
<p>Quant à Mme MacDonald, elle croit aussi qu’il n’y a pas suffisamment de troupes, mais elle va plus loin et dit que celles qui sont là-bas devraient aussi se concentrer sur la distribution de nourriture, un rôle qui n’est normalement pas donné aux militaires dans des situations comme celle-là. « Une des raisons pour lesquelles nous avons recommandé que les militaires livrent l’assistance—la nourriture en particulier—c’est qu’à court terme c’est une stratégie anti-insurrectionnelle, mais c’est aussi comme ça qu’on peut s’assurer qu’elle parvienne au bon endroit », dit-elle. « La nourriture, en Afghanistan du Sud, c’est comme l’argent. Nous n’enverrions pas un camion transportant 1 million de dollars comptant à quelqu’un au Canada sans des mesures de sécurité adéquates; et nous ne devrions pas le faire en Afghanistan non plus. »</p>
<p>La proposition de Mme MacDonald n’est toutefois pas irréfutable. Beaucoup de gens, dont le brigadier-général, disent plutôt que la seule solution au problème est une solution afghane, et que cette façon de penser à court terme devrait être rejetée afin de développer des institutions afghanes qui pourront survivre au départ de l’OTAN. « C’est très bien tout ça, qu’on s’occupe de la gestion de projets et de toute l’organisation, et que l’argent coule à flots, mais pour que ce soit efficace, il faut que les Afghans se voient eux-mêmes dans cet avenir », dit-il. « Il faut que ce soient des Afghans qui construisent les routes et les ponts, qui réparent l’infrastructure électrique, les stations de radio et de télévision, toutes ces choses-là. »</p>
<p>Mme MacDonald, qui a été témoin de la souffrance elle-même, est résolue malgré les arguments contre son modèle militaire de distribution. « Je comprends la politique et la base théorique de ces objections, mais où sont les plans pour nourrir les gens? Ce sont nos frères et nos sœurs afghans qui se battent aux côtés de nos militaires contre les talibans et Al-Qaïda pour un Afghanistan paisible et prospère et pour un Canada en sûreté, et nous sommes en train de les abandonner.  Il faut faire quelque chose. »</p>
<p>Les États-Unis ayant annoncé récemment qu’ils allaient renforcer leur force opérationnelle avec un contingent de près de 3 000 marines, il semble que certaines personnes au pouvoir ont compris que les efforts réalisés pour stabiliser l’Afghanistan risquent de ne pas être couronnés de succès. Et bien qu’il n’y ait pas de solution incontestable au problème du Pakistan ni à la façon d’équilibrer les intérêts à court et à long terme de l’Afghanistan, au Sénat canadien et ailleurs on reconnait que la situation en Afghanistan est principalement un problème de sécurité internationale.</p>
<p>« D’après moi, l’Afghanistan a une importance stratégique énorme » dit M. Jones. « Je suggère la prudence, car j’ai suivi le débat canadien, et cette question de réduire ou de retirer des forces d’Afghanistan doit être étudiée avec beaucoup de sérieux. Il faut comprendre ce qu’en seraient les couts et je soutiens que ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 aux États-Unis est arrivé parce que Al-Qaïda avait un refuge et des relations avec les talibans en Afghanistan. De quoi l’Afghanistan aurait-il l’air dans les régions du pays où les talibans continueraient de gagner du terrain et de s’établir sur le territoire? Cela aurait des implications extrêmement dangereuses—pour la région, bien sûr, mais aussi internationalement. La question se pose sérieusement, à savoir si nous acceptons de vivre ainsi. »</p>
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		<title>2007: L’année en résumé</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 13:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bob Butt</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Encore des anniversaires et une année de congrès divisionnaires
<p>En 2007, les anciens combattants et les Canadiens ont commémoré plusieurs anniversaires importants. Cinquante ans après que le Canada soit devenu un pays, ses troupes se sont trouvées à la crête de Vimy, où, d’après certains, la nation est vraiment née, et où les soldats canadiens ont remporté une victoire que d’autres n’avaient pas pu remporter. C’était la première fois que des unités canadiennes servaient, ensemble, dans une formation canadienne.</p>
<p>Cette même année-là, le Canada adopta la Military Service Act (loi sur le service militaire) qui servit à établir la conscription et il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Encore des anniversaires et une année de congrès divisionnaires</h2>
<p>En 2007, les anciens combattants et les Canadiens ont commémoré plusieurs anniversaires importants. Cinquante ans après que le Canada soit devenu un pays, ses troupes se sont trouvées à la crête de Vimy, où, d’après certains, la nation est vraiment née, et où les soldats canadiens ont remporté une victoire que d’autres n’avaient pas pu remporter. C’était la première fois que des unités canadiennes servaient, ensemble, dans une formation canadienne.</p>
<p>Cette même année-là, le Canada adopta la Military Service Act (loi sur le service militaire) qui servit à établir la conscription et il participa aux batailles de Passchendaele et de Cambrai. Les divisions de la Légion royale canadienne ont tenu leur congrès en même temps que la commémoration de certains événements et nous en avons publié lesrésultats. Cela présageait ce qui va avoir lieu en 2008 et les comités de la Direction nationale se réunissaient pendant qu’on s’occupait des préparatifs de ces congrès.</p>
<p>Le comité du coquelicot et du souvenir, présidé par la vice-présidente nationale Pat Varga, a modifié son mandat et puis révisé et distribué une édition étoffée du Manuel du coquelicot en y ajoutant des directives sur l’utilisation de la marque de commerce de la Légion qu’est ce dernier. Il a continué de communiquer avec la jeunesse du Canada à propos des sacrifices de nos anciens combattants et héros grâce à du nouveau matériel de promotion du coquelicot comme le coquelicot autocollant (il n’esquinte pas la plupart des tissus) et le signet portant le poème Au Champ d’honneur. Il y avait aussi, parmi les nouveaux articles, le ruban du bénévole du coquelicot et le DVD de deux vidéos de commémoration.</p>
<p>La jeunesse du Canada a tiré parti du Pèlerinage du souvenir des leaders de la jeunesse, lequel a eu lieu en juillet, grâce aux 26 jeunes leaders et anciens combattants qui y ont participé.</p>
<p>En allant aux champs de bataille et aux cérémonies de dépôt de couronnes aux cimetières européens, ils ont cultivé une perspective et un degré de compréhension inégalés en ce qui concerne le souvenir.</p>
<p>Des entreprises se sont aussi impliquées pour aider les Canadiens. Tim Hortons, Sears, Shoppers Drug Mart et Home Hardware ont convié la distribution du coquelicot à leurs points de vente et encouragé leurs clients à en porter un. La société Air Canada a renforcé son soutien en fixant une grande décalcomanie du coquelicot sur 40 de ses avions durant la période du souvenir. Les jeunes artistes et écrivains canadiens ne sont pas demeurés en reste.</p>
<p>Plus de 100 000 écoliers, ainsi qu’un certain nombre d’élèves à domicile et d’autres ayant des difficultés physiques ont participé aux concours nationaux littéraires et d’affiches de la Légion. Canada AM a étalé ces concours à l’échelle nationale et mené une interview en direct avec le secrétaire du comité au Musée canadien de la guerre. Les gagnants de la catégorie senior étaient Hee Ra Kim (affiches en couleurs) de Surrey (C.-B.), Natalie Lloyd (affiches en noir et blanc) de Guelph (Ont.), James Welke (composition) de Pincher Creek (Alb.) et Corley Farough (poésie) de Taber (Alb.).</p>
<p>Ces gagnants sont venus à Ottawa, durant la cérémonie nationale du jour du Souvenir, pour déposer une couronne de la part des jeunes Canadiens.</p>
<p>Cette reprise d’intérêt remarquable concernant le souvenir a aussi été soulignée à la cérémonie. Quelque 30 000 spectateurs se sont assemblés au Monument commémoratif de guerre du Canada. Le parti vice-royal comprenait la mère de la Croix d’argent de 2007-2008, Mme Wilhelmina Beerenfenger-Koehler d’Embrun (Ont.). Elle est la mère de feu le caporal Robbie Christopher Beerenfenger, qui a été tué près de Kaboul (Afghanistan) le 2 octobre 2003.</p>
<p>La Légion a profité de cette période à nouveau pour recevoir à Ottawa le cadet exceptionnel de l’année de chacune des trois ligues de cadets. Il s’agissait du premier maitre de première classe Courtney Davies (marine) de Regina, de l’adjudante-chef Katie McKenna (armée) de Charlottetown et de l’adjudante Lisa Davidson (aviation) d’Ancaster (Ont.).</p>
<p>La bourse de 500 $ de l’Order of Saint Joachim, qui a pour objet le maintien du lien de cet ordre avec le militaire et de bénéficier à quelqu’un qui poursuit des etudes postsecondaires, a été remis de sa part par le président national Jack Frost à l’adjudante-chef McKenna. En plus de cette initiative, et faisant fi de la lourde charge de ses activités, la garde du drapeau de la Direction nationale de la Légion s’est portée volontaire pour entrainer une garde du drapeau des cadets pour qu’elle puisse participer aux défilés locaux.</p>
<p>La semaine précédant le jour du Souvenir, Semaine des anciens combattants, est parrainée par Anciens combattants Canada. Rencontres du Canada est le premier des nombreux groupes qui ont adopté ce thème. Rencontres du Canada, un programme soutenu par la Légion et qui dure toute l’année, sert à rassembler des jeunes de partout au pays pendant une semaine pour étudier divers thèmes, dont le souvenir durant la Semaine des anciens combattants.</p>
<p>L’importance du souvenir est une des doctrines servant d’assiette à la Légion. L’autre était les soins à l’ancien combattant. Le Comité des anciens combattants, des services et des ainés (ACSA) a continué son travail pendant que le président du comité et président national Frost poursuivait ses entretiens en personne avec le ministre des anciens combattants et les hauts cadres d’ACC. Ils ont parlé, en deux occasions, des priorités de la Légion, et surtout d’étendre le Programme d’autonomie des anciens combattants aux anciens combattants affaiblis et aux veuves dont le mari est décédé avant 1981.</p>
<p>La Légion a aussi proposé certains changements au Conseil consultatif de la nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC) pour s’assurer que les nouveaux programmes subviennent aux besoins des anciens combattants, des militaires en service et des personnes à leur charge. Certaines de ces propositions, formulées comme résolution par le comité des ACSA, seront présentées au congrès.</p>
<p>Frost et le vice-président national Erl Kish se sont aussi présentés devant les comités permanents des affaires des anciens combattants et citoyenneté et immigration. Le premier devait appuyer une loi sur l’établissement d’un jour national des mainteneurs de la paix et le deuxième, se faire le défenseur des membres des Forces canadiennes et des épouses de guerre qui ont été considérés comme « Canadiens perdus ». Cette dernière intercession a donné lieu avant la fin de l’année à une loi rectificative pour amender la Loi sur la citoyenneté.</p>
<p>Les soins de santé délivrés par ACC ont aussi été examinés minutieusement par la Légion. Elle a signalé aux députés la nécessité de moderniser les services pour éliminer les brèches et d’adopter un modèle de prestation de service dépendant des besoins. La Légion a aussi revendiqué, auprès du Comité sénatorial sur le vieillissement, de meilleurs programmes de logement pour les anciens combattants et pour les ainés, ainsi qu’un Programme d’autonomie des ainés marchant sur les brisées du PAAC. Le premier vice-président national Wilf Edmond est le vice-président des ACSA.</p>
<p>Le Bureau d’entraide a aussi été très occupé durant l’année alors qu’il représentait les anciens combattants et les personnes à leur charge dans le but d’avoir accès aux avantages d’invalidité conformément à la Loi sur les pensions et à la NCAC. La Déclaration des droits des anciens combattants a été définie davantage, de concert avec d’autres groupes d’anciens combattants, et un nouvel ombudsman des anciens combattants a été nommé. Le colonel à la retraite Pat Stogran a rencontré le président national peu de temps après qu’il ait été nommé.</p>
<p>Deux sessions de formation ont été organisées par le bureau pour les agents d’entraide du bureau de la Direction nationale et des candidats d’ACC et des FC.</p>
<p>Le directeur a participé à une session de formation au Centre pour le soutien des militaires blessés à la Base des Forces canadiennes Trenton, et au congrès bisannuel des officiers d’entraide à Montréal.</p>
<p>Dans le cadre du programme d’étude des soins de longue durée, 2 587 anciens combattants résidant dans 683 institutions ont été sondés de la part d’ACC. L’analyse des résultats indique que, bien qu’ils soient très satisfaits en général, la qualité de la nourriture qu’on leur sert est la cause principale de leur insatisfaction. Il s’agit d’une activité appréciée qui complète les visites sociales aux filiales.</p>
<p>Le conseiller en logement de la Légion David MacDonald a continué de fournir une assistance précieuse aux filiales et aux directions, et les premières ont été encouragées à inclure des biens immobiliers dans leur planification à long terme. Bien que beaucoup de filiales soient situées dans un bien immobilier de valeur, et que certaines aient des propriétés surpassant leurs besoins opérationnels, les filiales n&#8217;ont pas pris cela en considération quand elles faisaient leurs plans. Dans bien des cas, les biens immobiliers peuvent être convertis de passif en actif et devenir des bénéfices.</p>
<p>ACC a aussi amélioré le Réseau de prestation de service à la clientèle pour fournir une sécurité supérieure et de nouveaux services à tous les officiers d’entraide des directions. Une modification appréciable à la politique sur la perte de l’ouïe — objectif de longue date des efforts d’intercession à la Légion —a aussi été annoncée à la fin de l’année, qui sert à reconnaitre des droits partiels pour cette indisposition.</p>
<p>Pendant que le comité des ACSA allait de l’avant, le Comité des adhésions présidé par le vice-président Kish s’attaquait au problème de la diminution du nombre d’adhérents à la Légion. Le comité a fait insérer un sondage dans notre numéro de mai/juin pour découvrir comment les membres avaient appris l’existence de la Légion. Les résultats indiquent que la méthode couronnée par le plus de succès quand il s’agit de recruter de nouvelles personnes est celle du bouche à oreille.</p>
<p>Pour conscientiser les gens et promouvoir les adhésions, le président national a demandé à tous les membres de participer à une campagne de recrutement de porte à porte durant tout le mois d’octobre. Les filiales ont reçu une liste de tuyaux pour le recrutement et de multiples copies de la brochure La LRC a besoin de vous, laquelle aété transformée pour la campagne. Conjointement avec la campagne, du 14 septembre au 14 octobre, une nouvelle annonce a été télévisée à l’échelle de la nation dans plusieurs réseaux de télévision.</p>
<p>La section des adhésions aussi a été occupée durant l’année. À la suite des changements dans la catégorie des affiliés, votés au Congrès national de 2006, elle a traité des milliers de changements de catégorie pour les citoyens canadiens et pour les sujets du Commonwealth qui ont dorénavant le droit de vote. Elle a aussi fait des rapports statistiques sur les frais d’adhésion des directions divisionnaires chaque mois, et d’autres, régulièrement, pour les filiales, sur le transfert de membres, sur les envois et sur les cartes de membre.</p>
<p>La chef de la section des adhésions a assisté à plusieurs congrès divisionnaires au printemps et en été, ce qui lui a beaucoup appris et lui a donné l’occasion de rencontrer des membres.</p>
<p>Le Conseil exécutif national (CEN) a aussi voté à l’unanimité d’honorer l’animateur sportif Don Cherry pour le soutien qu’il a fourni publiquement aux anciens combattants au fil des années. En juillet, une cérémonie a été réglée à la filiale Limestone City de Kingston (Ont.) où le président national a investi M. Cherry de l’adhésion honoraire à vie à la Légion royale canadienne. C’est la 40e personne à qui cet honneur a été accordé.</p>
<p>Le Comité des sports de la Légion, présidé par le vice-président national John Alger a poursuivi ses propres programmes. Au début de l’année, il a recommandé qu’en 2008 le curling senior soit fusionné, au niveau national, au curling régulier. Cela faisait suite au désistement de l’équipe de la Division de l’Alberta/Territoires du Nord-Ouest et de celle de la Division de l’Ontario aux niveaux divisionnaire et national. Mais les jeux ont quand même eu lieu en 2007.</p>
<p>La filiale A.H. Foster MM Memorial de Kingston (N.-É.) s’est faite l’heureuse hôtesse des Championnats nationaux de curling régulier en 2007. C’est la filiale St. Anthony’s de Bloomfield (Î.-P.-É.) qui a gagné. La filiale Normandy de New Glasgow (N.-É.) a organisé le Championnat national de curling senior, qui a été remporté par la filiale Dauphin (Man.).</p>
<p>La filiale Fairview d’Halifax s’est faite l’hôtesse des Championnats nationaux de cribbage. La filiale Miscouche (Î.-P.-É.) a été l’hôtesse des Championnatsnationaux de fléchettes.</p>
<p>Les Championnats d’athlétisme de la Légion de 2007 ont eu lieu, du 8 au 14 aout, à la BFC Gagetown, à Oromocto (N.-B.). Y ont participé 324 athlètes, 33 chaperons et 24 entraineurs qui représentaient toutes les divisions. En plus il y avait cinq représentants divisionnaires et neuf employés d’Athlétisme Canada.</p>
<p>Le lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson du Nouveau-Brunswick a ouvert la rencontre. Le caporal-maitre Paul Franklin, vétéran de l’Afghanistan et amputé double, a assisté au banquet de fermeture.</p>
<p>Les meilleurs athlètes de la rencontre, fille et garçon, (nouveauté en 2007) étaient Christabel Nettey de la Division C.-B./Yukon et Aleksandr Kuternin de la Division de l’Ontario. Les prix ont été remis en l’honneur du simple soldat Mark Graham, un ancien athlète de la Légion mort au combat en Afghanistan. Durant la compétition, deux records de la jeunesse canadienne et neuf de la Légion ont été brisés.</p>
<p>L’atelier national de la Légion pour entraineurs, réglé par Athlétisme Canada, a été ramené comme partie des nationaux de la Légion en 2007. L’atelier, fondé sur le cursus de formation des entraineurs d’Athlétisme Canada et partie du nouveau Programme national de certification des entraineurs, était offert gratuitement aux entraineurs de la Légion et, pour une certaine somme, tout autre entraineur pouvait y assister pourvu qu’il soit membre agréé de la section des sports d’une division. Y ont assisté 19 entraineurs de la Légion et 10 qui ne l’étaient pas.</p>
<p>Les FC ont aussi profité des prix décernés par la Légion pour les sports. Le Comité des relations publiques, présidé par le vice-président national Cliff Tessier, a continué de soutenir les FC en parrainant leur cérémonie de remise des prix et en décernant des trophées annuels aux meilleurs entraineurs, homme et femme. Ces prix s’harmonisaient avec le parrainage par la Légion de 11 championnats de sport des FC, de son assistance aux marches de Nijmegen et des cadeaux à la Noël pour tous les militaires à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël. En 2007, la société australienne UNIBIC a distribué 3 500 boites commémoratives de biscuits ANZAC aux militaires canadiens à l’étranger dans le cadre de l’Opération Père Noël.</p>
<p>Le Comité des relations publiques a cherché des façons abordables de soutenir les autres opérations de la Légion tout en maintenant ses propres programmes internes et externes pour conscientiser le public au sujet de la Légion. Le site de la toile a été révisé, ainsi que la nécessité du système de courriel e-legion, et un tableau d’affichage a été ajouté au site. Le comité a étudié les plans d’avenir des opérations en relations publiques et la mise à jour des ouvrages offerts à tous les échelons. Un sondage de filiales a eu lieu à la finde l’année, qui a indiqué que la Légion a un impact économique d’environ 375 millions de dollars par année.</p>
<p>Des communiqués d’intérêt public ont été produits à travers le Canada, pour la radio et pour la télévision, dans le but de soutenir les adhésions et la campagne du coquelicot. Aux premières indications, ils ont bien servi. Les résultats des sondages que le comité a étudiés démontrent que la Légion est toujours renommée au Canada, que l’on considère qu’elle a un avenir et qu’elle se trouve au premier plan en ce qui concerne les soins aux anciens combattants et la perpétuation du souvenir.</p>
<p>Plus de 14 000 courriels ont été traités au département des communications durant l’année et tous les nouveaux manuels produits par les autres comités y ont été façonnés. Des catalogues d’approvisionnement y ont été produits, ainsi que des annonces à imprimer et à diffuser, et on a continué de faire toutes sortes de travaux de mise en page et d’imprimerie sur place. Des améliorations ont été apportées aux ordinateurs et à leurs logiciels, ce qui a augmenté l’efficacité, et des notes d’allocution ont été préparées pour les cadres supérieurs en plus de les aider en ce qui concerne l’ordre dans leur calendrier.</p>
<p>Le département s’est aussi occupé de la coordination du Fonds de moral des troupes de la LRC. À la fin de l’année, plus de 145 000 $ avaient été ramassés et 66 000 bons-cadeaux de 2 $ commandés. L’objet du fonds est d’offrir un café et un beigne toutes les deux  semaines à chaque militaire déployé en Afghanistan. Tant que les dons des filiales arriveront, la Légion continuera de faire la même chose en 2008.</p>
<p>Tout comme le nouvel ancien combattant, celui du Commonwealth a continué de se faire soutenir par la Légion. En 2007, les filiales de la Légion ont ramassé 344 000 $ pour les anciens combattants nécessiteux dans la région des Antilles et les leur ont donnépar l’entremise du Comité de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth présidé par le président national Frost. En plus de cela, des provisions médicales et des lunettes ont été données à ceux qui en avaient besoin. Plus de 231 anciens combattants et 132 veuves d’ancien combattant ont été assistés directement.</p>
<p>Pendant ce temps, le Comité de la défense observait sa collectivité de près. Ce comité, qui est présidé par Lou Cuppens, a continué de se pencher sur la mise en place de la NCAC, la vision militaire de l’avenir (particulièrement l’équipement et la compensation), le rôle en Afghanistan et la reconnaissance adéquate du service par l’entremise de symboles comme la médaille du blessé. Le comité a maintenu une présence indéfectible auprès des autres intervenants grâce à son concours au Congrès des associations de la Défense et à sa liaison rapprochée avec les notabilités du Quartier général de la Défense nationale.</p>
<p>Le Comité des Honneurs nationaux, présidé par Les Rowbottom, n’a eu de cesse de trimer à la promotion et à la reconnaissance des membres de la Légion par l’intermédiaire du Système canadien de proposition des distinctions nationales. Les propositions ont été reçues et renvoyées à l’agence pertinente, sauf celles qui concernaient les décorations pour bravoure. Deux mentions élogieuses du ministre des Anciens combattants, que le comité avait traitées, ont été décernées en 2007.</p>
<p>Le Comité du Rituel et des Récompenses présidé par George O’Dair a libellé deux motions concernant l’unité des anciens combattants, lesquelles seront présentées au congrès de 2008. Une des deux concernait la question du port, avec un uniforme dela Légion, d’une coiffe (militaire) avec insigne (militaire) autre que celle de cet uniforme, et l’autre avait rapport à la possibilité de porter un insigne de blazer d’unité militaire à la poche inférieure droite du blazer de la Légion.</p>
<p>Le comité a étudié trois méthodes qu’on lui avait suggérées portant sur le pliage du drapeau canadien qui doit être présenté. Un format a été choisi et des instructions, avec diagrammes, ont été incluses dans le Manuel de rituels et insignes. Le comité a commencé sa révision du Manuel des décorations et récompenses avec comme objectif d’en publier une version mise à jour.</p>
<p>La justesse de porter le drapeau de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord en tant que partie officielle des drapeaux de la Légion a été revue et le CEN est d’accord avec la recommandation de l’y inclure.</p>
<p>Le comité s’est réuni une fois par mois afin de traiter les demandes de récompenses au fur et à mesure qu’elles arrivaient et, après avoir revu les propositions de l’an dernier, il ne lui restait plus d’arriéré. En 2007, 162 récompenses ont été approuvées, dont 32 palmes pour la Médaille de service méritoire, sept palmes pour le Certificat pour service méritoire, 69 MSM, 21 CSM, 11 prix des média et 22 prix de l’amitié. Vingt-trois propositions ont été exclues pour diverses raisons.</p>
<p>Pendant ce temps, la Direction nationale remarquait une importante croissance du service d’approvisionnement. Les commandes livrées ont augmenté de 10 pour cent, dépassant amplement les 19 000. La croissance a été alimentée par le bon accueil qui a été fait aux nouveaux produits vestimentaires, aux articles commémoratifs pour le 90e anniversaire de la crête de Vimy et à l’initiative Nous appuyons nos troupes. Il a fallu quatre livraisonssupplémentaires d’épingles dorées Nous appuyons nos troupes pour satisfaire à la demande. Malgré cette croissance, le service n’a pas laissé de se concentrer sur sa desserte et sa réceptivité.</p>
<p>Des améliorations ont été apportées durant l’année pour mieux servir les clients. Le système de contrôle de l’inventaire a été modernisé et le code à barres apporté aux billets de livraison, ce qui a amélioré la capacité de livrer dans les 24 heures les articles stockés. En plus d’une meilleure desserte dans les ventes par catalogue, le processus servant à livrer les commandes de coquelicots et de couronnes a aussi été remanié. Les directions divisionnaires peuvent dorénavant passer leurs commandes directement à la Direction nationale plutôt qu’au manufacturier qu’elle a sous contrat.</p>
<p>Tout cela a été accompli en même temps que le personnel s’installait dans un nouvel édifice. Ce dernier aussi a été embelli grâce à 1 000 ognons de tulipes Liberator que l’ambassade néerlandaise a offerts à la Légion en octobre.</p>
<p>Par la suite, la Légion s’est faite l’hôtesse d’une importante réunion avec 14 autres associations d’anciens combattants du Canada pour discuter du développement de meilleures relations et de leur avenir à toutes. Le Comité de la Légion sur la gouvernance, la représentation et la structure divisionnaire s’est aussi occupé de la préparation de son rapport, lequel va servir à définir ce que l’organisation va devoir faire pour garantir sa survie.</p>
<p>L’année d’anniversaires et de congrès arrivant à son terme, la Direction nationale commença à se préparer au congrès national de cette année et à la commémoration du 90e anniversaire de l’armistice de 1918. Vu les résolutions qui ont été prises aux congrès divisionnaires et les manifestations prévues, on peut s’attendre à ce qu’il soit aussi animé qu’avant.</p>
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		<title>Nouvelle politique sur la perte de l’ouïe pour les anciens combatants</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 15:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[<p>Anciens combattants Canada a annoncé une nouvelle politique sur la perte de l’ouïe dans le cadre de laquelle on pourrait reconnaitre le droit partiel d’une invalidité pour la perte de l’ouïe actuelle même si l’audiogramme obtenu par l’ancien combattant lorsqu’il quittait le militaire n’a pas établi qu’il y avait une perte de l’ouïe. Auparavant, ACC ne reconnaissait pas le droit complet si l’audiogramme était incertain lors du retour à la vie civile.</p>
<p>Pour obtenir l’octroi en entier, le demandeur doit :</p>
<p>• prouver une perte de l’ouïe qui équivaut à une somme de perte de l’ouïe (SPO) de 100 décibels ou plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Anciens combattants Canada a annoncé une nouvelle politique sur la perte de l’ouïe dans le cadre de laquelle on pourrait reconnaitre le droit partiel d’une invalidité pour la perte de l’ouïe actuelle même si l’audiogramme obtenu par l’ancien combattant lorsqu’il quittait le militaire n’a pas établi qu’il y avait une perte de l’ouïe. Auparavant, ACC ne reconnaissait pas le droit complet si l’audiogramme était incertain lors du retour à la vie civile.</p>
<p>Pour obtenir l’octroi en entier, le demandeur doit :</p>
<p>• prouver une perte de l’ouïe qui équivaut à une somme de perte de l’ouïe (SPO) de 100 décibels ou plus à des fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz dans n’importe quelle oreille; ou de 50 décibels ou plus dans les deux oreilles à 4 000 hertz, sur l’audiogramme du retour à la vie civile ou, s’il n’y a pas eu d’audiogramme militaire, sur le premier audiogramme pris dans le civil;</p>
<p>• associer cette invalidité de perte de l’ouïe au bruit et au service militaire.</p>
<p>ACC et le Tribunal des anciens combattants (révision et appel) vont dorénavant reconnaitre le droit partiel pour perte de l’ouïe. Ils vont dorénavant accepter un droit partiel, conformément à la Loi sur les pensions ainsi qu’à la nouvelle Charte des anciens combattants, là où ils ne reconnaissaient auparavant que le droit complet.</p>
<p>• Le demandeur a un audiogramme du retour au civil qui indique une perte de plus de 25 décibels dans l’une ou l’autre des oreilles à n’importe quelle fréquence entre 500 et 8 000 hertz.</p>
<p>• Le demandeur a un audiogramme courant qui est conforme aux normes requises de la perte de l’ouïe invalidante, soit une perte de 100 décibels ou plus aux fréquences de 500, 1 000, 2 000 et 3 000 hertz.</p>
<p>• La perte de décibels sur l’audiogramme actuel à la même fréquence doit être confirmée comme étant la même ou supérieure à celle de l’audiogramme du retour au civil.</p>
<p>• La perte de l’ouïe invalidante doit être reliée au bruit et au service militaire.</p>
<p>Les anciens combattants à qui ACC ou le TAC(RA) a refusé un droit complet pour perte de l’ouïe invalidante peuvent avoir un droit partiel. Vu que les cas et les circonstances varient, et que le résumé ci-dessus est une simplification d’une politique plutôt compliquée, les demandeurs sont invités à prendre contact avec un officier d’entraide.</p>
<h2>Services de représentation gratuits</h2>
<p>Les officiers d’entraide du Bureau d’entraide de la Direction nationale de la Légion sont au service des membres actuels des Forces canadiennes, des anciens combattants, des membres de la Gendarmerie royale du Canada et des personnes à leur charge tout en s’occupant de leurs intérêts lors de toute démarche qu’ils puissent avoir avec Anciens combattants Canada et avec le Tribunal des anciens combattants (révision et appel), s’ils réclament des avantages d’invalidité d’après la Loi sur les pensions ou la nouvelle Charte des anciens combattants.</p>
<p>Les officiers d’entraide professionnels de la Légion offrent leurs services d’orientation, d’assistance et de représentation gratuitement, que les gens soient membres de la Légion ou pas. Ce service est mandaté conformément à la loi. Les officiers d’entraide reconnaissent que la figure de l’ancien combattant est en train de changer. Il n’est plus « un vieil homme ».</p>
<p>Les officiers d’entraide de la Légion peuvent aussi fournir une assistance bénévole, prélevée aux fonds du coquelicot, à TOUS les anciens militaires dans le besoin. On peut les joindre au 1-877-534-4666.<em>À votre service est écrit par des officiers d’entraide du Bureau national d’entraide.</em></p>
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		<title>Les bénéfices continuent de croitre</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 14:55:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Deux nouveaux partenaires, c’est très bien, mais quatre c’est encore mieux. Dans notre dernier numéro, la Légion royale canadienne (LRC) annonçait que Diageo Canada Inc. et Philips Lifeline Canada étaient ajoutés au Programme de bénéfices pour membres de la LRC revitalisé (Éditorial, janvier/février). La Légion a refait la même chose. Cette fois-ci, les deux nouveaux partenaires sont Medipac Travel Insurance et Relocation Services : deux sociétés qui se sont engagées à soutenir la Légion et ses membres.</p>
<p>Medipac s’occupe d’assurance de voyage depuis 1982. C’est son seul commerce et elle assure des groupes de Canadiens et des associations depuis 1982. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux nouveaux partenaires, c’est très bien, mais quatre c’est encore mieux. Dans notre dernier numéro, la Légion royale canadienne (LRC) annonçait que Diageo Canada Inc. et Philips Lifeline Canada étaient ajoutés au Programme de bénéfices pour membres de la LRC revitalisé (Éditorial, janvier/février). La Légion a refait la même chose. Cette fois-ci, les deux nouveaux partenaires sont Medipac Travel Insurance et Relocation Services : deux sociétés qui se sont engagées à soutenir la Légion et ses membres.</p>
<p>Medipac s’occupe d’assurance de voyage depuis 1982. C’est son seul commerce et elle assure des groupes de Canadiens et des associations depuis 1982. En cas d’urgence, il vous suffit de passer un coup de téléphone pour parler avec des professionnels de la santé prêts à répondre à vos questions et à vous conseiller. Medipac offre aussi la prolongation de voyages commode, des taux concurrentiels et, rien de mieux, des rabais pour les légionnaires. Dans ce numéro-ci, vous trouverez une brochure où des détails vous sont donnés. Pour prouver son engagement, Medipac va partager son succès, chaque fois qu’un membre de la LRC achètera son assurance de voyage, avec sa filiale et avec la Direction nationale. Nous vous invitons à y jeter un coup d’œil.</p>
<p>Relocation Services est un service d’experts-conseils qui vous offrent leur aide pour soulager vos inquiétudes quand vous déménagez. Leurs services sont gratuits pour les légionnaires et leur famille. L’autre bonne nouvelle, c’est que les clients peuvent s’attendre à une remise en espèces pouvant aller jusqu’à 3,25 $ par millier de dollars de la  vente ou de l’achat de leur maison. La société Relocation Services vous mettra en contact avec une agence immobilière, vous trouvera les meilleurs prix et vous recommandera un transporteur.</p>
<p>Les entreprises Medipac et Relocation Services sont fières de s’associer à la Légion royale canadienne et elles croient que l&#8217;avenir est prometteur. Leur engagement signifie que les filiales de la Légion vont avoir un nouvel appui et des avantages exclusifs pour leurs membres. Ces nouveaux partenaires ont aussi démontré leur disposition en achetant un espace publicitaire dans la revue Légion durant toute l’année 2008. Le Programme de bénéfices pour membres a pour but l’assistance à tous les légionnaires et à leurs êtres chers et il sert aussi à conserver les membres et à en attirer d’autres. L’appui de ces partenaires est encore une façon à votre portée de renforcer la Légion aujourd’hui et demain.</p>
<h1>Il est temps que l’OTAN agisse</h1>
<p>À propos du rapport du Groupe d’experts indépendant sur le rôle futur du Canada en Afghanistan, le Premier ministre Stephen Harper dit que « ce rapport va servir de base au débat public sur l’avenir du rôle du Canada en Afghanistan maintenant que les parlementaires se préparent à prendre cette importante décision ».</p>
<p>Le groupe, présidé par l’ancien ministre des Affaires étrangères John Manley, n’a pas indiqué à quelle date le Canada devrait se dessaisir de sa base dans la province dangereuse de Kandahar, mais il a indiqué les conditions qu’il faudra créer pour que le Canada puisse continuer à soutenir le gouvernement élu en Afghanistan. Il est dit dans le rapport, et c’est le plus important, que le Canada doit trouver un pays partenaire, parmi les alliés de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ou d’ailleurs, qui puisse garantir un groupement tactique supplémentaire au Kandahar d’environ 1 000 soldats avant février 2009.</p>
<p>Il recommande aussi que le gouvernement canadien obtienne, même avant cette date-là, de nouveaux hélicoptères moyens-porteurs et des véhicules aériens téléguidés très performants pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.</p>
<p>« La mission est en danger » est-il dit dans le rapport. « Il n’y a simplement pas assez de soldats pour faire le travail comme il faut dans la province de Kandahar. » Bien que le Canada ait déployé quelque 2 500 soldats bien entrainés en Afghanistan, ils ne sont pas assez nombreux pour s’occuper de toute l’insurrection. C’est là le problème immédiat pour que le Canada apporte un peu de paix à cette province abimée par la guerre. Bien que les patrouilles canadiennes aient forcé les insurgés à se dissimuler et lancer leurs attaques furtivement, ce n’est qu’avec le déploiement prudent d’une main-d’œuvre supplémentaire « les bottes dans la poussière » qu’on pourra arriver à améliorer la sûreté. La croyance que davantage de soldats sont nécessaires a déjà été proclamée, mais le rapport Manley a servi à la mettre au premier plan pour le grand public.</p>
<p>Le rapport indique que l’ajout de soldats servirait aussi à accélérer l’ent