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	<title>La revue Légion</title>
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		<title>Le combat pour Salavat -Partie 4</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 17:14:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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La confiance des Afghans hasardée
La présente est la quatrième partie de notre reportage sur les efforts déployés par une petite unité canadienne dans le but de gagner la confiance des habitants d’un village situé au cœur du pays des talibans, en automne dernier. Le 1er Peloton de la Compagnie alpha de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry se trouve à Salavat depuis une semaine et demie, logé dans l’enceinte d’une petite école à la périphérie du village. Il lutte pour accrocher les villageois quelque peu hostiles du centre du district de Panjwai, l’endroit le plus dangereux de la province de [...]]]></description>
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<h2>La confiance des Afghans hasardée</h2>
<p><strong>La présente est la quatrième partie de notre reportage sur les efforts déployés par une petite unité canadienne dans le but de gagner la confiance des habitants d’un village situé au cœur du pays des talibans, en automne dernier. Le 1er Peloton de la Compagnie alpha de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry se trouve à Salavat depuis une semaine et demie, logé dans l’enceinte d’une petite école à la périphérie du village. Il lutte pour accrocher les villageois quelque peu hostiles du centre du district de Panjwai, l’endroit le plus dangereux de la province de Kandahar pour les Canadiens.</strong><br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Jour 9 – Une choura n’a pas lieu et une mission de déminage vers l’est est précipitée</strong></p>
<p>Depuis les années que les Forces canadiennes font la guerre en Afghanistan, des choses se sont améliorées dans le domaine des opérations. Il y a des hélicoptères canadiens pour le transport des troupes et des approvisionnements, par exemple; moins de Canadiens  meurent donc dans les convois le long des sentiers parsemés de bombes dans l’arrière-pays. Et le militaire lui-même semble s’être mieux adapté aux exigences extraordinaires de la guerre. En 2006, beaucoup de soldats et de dirigeants semblaient dispos relativement à la complexité du conflit et enclins à une sorte d’optimisme bureaucratique : on pourrait appeler cela l’influence du commandement. C’était une tendance qu’avaient certains, d’ignorer les difficultés apparentes et, insouciants, de transmettre les bonnes nouvelles à la chaine de commandement, apparemment dans le but de se faire valoir. Bien qu’on m’ait assuré qu’il s’agit là d’une vieille tradition militaire — rien de plus qu’une sorte de carriérisme inconséquent — les problèmes qui en résultaient sur le terrain étaient sérieux : si tout un chacun ne communiquait que les bonnes nouvelles à ses supérieurs, les politiques et les directives en sens inverse ne risquaient pas d’être très judicieuses pour la situation telle qu’elle était réellement.</p>
<p>Il n’y a rien de mal à dire qu’actuellement les Forces canadiennes, ou tout au moins les membres de la PPCLI, prennent très au sérieux le devoir de percevoir et de rapporter la situation réelle, quel qu’en soit le degré d’atrocité ou de futilité.</p>
<p>Le mardi 20 octobre 2009, la situation à la maison de peloton, à Salavat, était des plus futiles. Le capitaine Bryce Talsma, commandant facile à vivre du peloton, avait choisi ce jour-là pour essayer de réunir les ainés du village pour la première fois : d’organiser une choura, comme on dit là-bas. Mais étant donné que l’influence des Canadiens chez les villageois était, pour l’instant, inexistante, dirait-on, rares étaient les membres du 1er Peloton qui avaient bon espoir que les villageois se montrent à la base canadienne.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le 1er Peloton rencontre des résidants de Salavat [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset1.jpg" alt="Le 1er Peloton rencontre des résidants de Salavat. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="275" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Le 1er Peloton rencontre des résidants de Salavat. </div>
</div>
<p>Le caporal John Little, ambassadeur amical du peloton sur qui on pouvait compter pour égayer la compagnie, commença la ma­tinée en s’asseyant sur le sable chaud au milieu de l’enceinte de l’école, et se mit à jouer son nouveau rôle de devin militaire pour amuser un petit groupe de soldats. « Il y a 40 p. 100 de probabilités d’hostilités aujourd’hui, dit-il gravement pour se moquer des météorologues, avec une possibilité d’embuscade à la grenade propulsée par fusée qui se dégagera en soirée et de la mise en place d’EEI au cours de la nuit. Aucune possibilité de choura ce matin. »</p>
<p>Bien que les détails expliquant pourquoi la choura n’aura pas lieu étaient cédés au domaine des rumeurs (principalement que le commandant de l’Armée national afghane (ANA), le lieute­nant Saed, avait dit aux ainés de ne pas venir; ou que les talibans leur avaient dit de ne pas venir, ou les deux, ou que c’était la même chose), les soldats n’en tenaient pas vraiment compte. La seule partie qui avait de l’importance, c’était qu’une section au grand complet avait été prête depuis l’aube pour assurer la sécurité de quelque chose qui n’avait pas eu lieu, bien entendu, mais qui n’avait été écartée officiellement que juste avant le diner.</p>
<p>Le sergent Dwayne MacDougall mena une révision posté­rieure au combat simulée après que sa section se fut tenue prête dans le stationnement chaud et poussiéreux pendant des heures.</p>
<p>Le caporal-chef Shane Stackpole fut le premier à donner son avis : « Au réveil, on nous a ordonné de nous équiper. Ça s’est bien passé. Vous vous êtes tous bien comportés. Ensuite, on a fait le pied de grue pendant quatre heures, alors que la mission fut changée ou annulée trois fois. Un bon boulot, là aussi. On a peut-être trop attendu debout, on se serait probablement affai­blis si on avait dû attendre encore longtemps. On va travailler ça. »</p>
<p>Les soldats de la section, amusés, se prélassaient dans la chaleur étourdissante en attendant d’être remerciés.</p>
<p>« À la dérive dans un océan de confusion », dit Talsma en passant au pas de course et démontrant son penchant pour les citations sorties d’on ne savait où.</p>
<p>Quant à l’ennemi, il était toujours dans les environs. Et les villageois n’étaient toujours pas convaincus des bonnes intentions du 1er Peloton. Le moment était venu de partir en patrouille.</p>
<p>L’école où habite le peloton est située au bord d’une plaine broussailleuse et inhabitée longue et sèche. À un kilomètre au nord se trouve le village de Mohajerin, où est située une autre maison occupée par un peloton canadien. Au sud, il y a Salavat et, au-delà, Nakhonay. À l’ouest se trouvent les abords habités de Bazaar-e-Panjwai, capitale du district. À l’est, il y a un enchainement de routes et de petits villages qui, à ce moment-là, étaient encore essentiellement inexplorés.</p>
<p>Ainsi, le premier devoir était donc de fouiller la route vers l’est à la recherche de dispositifs explosifs : les bombes mises en place par l’ennemi pour exploser si une cible anti-talibans se bala­dait à leur portée.</p>
<p>La pénible tâche du déminage de la route fut confiée à l’attachement du 1er Régiment de génie de combat commandé par le sergent Travis Bramble. Aller trainer le long du chemin de terre, détecteur de métal en main, à la recherche de bombes de fabrication inconnue, peut-être en plastique, ne pouvait pas être très amusant. Mais, curieusement, les sapeurs semblaient être heureux de le faire.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le caporal John Little (à g.) et le sergent Craig Donaldson. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset3.jpg" alt="Le caporal John Little (à g.) et le sergent Craig Donaldson. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="382" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Le caporal John Little (à g.) et le sergent Craig Donaldson. </div>
</div>
<p>Les détecteurs de bombes se mirent au travail et les gars de l’infanterie se dispersèrent dans les champs. Quand un démineur tomba sur quelque chose qui avait déclenché son détecteur, Bramble recula d’une dizaine de pieds pour s’en éloigner. Ce n’était pas grand-chose, mais ça en dit long sur ce qui doit se passer ici pour empêcher les blessures multiples ou la mort qu’un seul engin pourrait provoquer.</p>
<p>L’infanterie et la presse se tenaient loin de la scène, heureuses d’observer et de commenter les procédés pendant que le sapeur creusait le bas-côté à la recherche d’explosifs. « Ce qui est bien, c’est qu’on ne sentirait rien s’il y en avait une qui nous frappait, dit le soldat Tom Bryson. Ce qu’il y a de mal, c’est qu’on ferait partie de la société des vaporisés pourpres. »</p>
<p>Après les longues recherches des sapeurs, toutefois, aucune bombe ne fut été découverte et la patrouille quitta la route pour arriver aux alentours d’un village : son premier objectif avait été réalisé.</p>
<p>Jusqu’à ce moment-là, le 1er Peloton avait été très prudent autour des résidants de Salavat : chaque fois qu’une patrouille tombait sur des gens de la place, elle les fouillait soigneusement avant de leur permettre de se mêler à la patrouille. C’est à ce moment-là que le protocole fut abandonné. Ensuite, au crépuscule, après être revenue à Salavat par le sud sans avoir vu qui que ce soit, la patrouille s’est dirigée vers le nord, à travers le centre-ville. Au début, le caporal Little en avant, la patrouille prenait le temps de stopper chaque villageois, de le fouiller, de lui poser des questions, mais au bout d’à peu près une heure, un mélange d’impatience et de confiance s’installa et les Canadiens conduisirent essentiellement directement à travers la ville en boue, parmi des hordes d’Afghans qui se tenaient dans les rues étroites, émerveillés par le défilé d’infidèles en blindés.</p>
<p>Bien que de s’exposer au feu ennemi à travers la ville ne faisait pas partie du protocole habituel, personne n’en était vraiment responsable. John Little était en avant, comme il l’était presque toujours, et s’il y a une chose qui a précipité la nouvelle technique de la patrouille, c’est sa frustration croissante envers l’interprète qui semblait incapable de transmettre de simples ordres aux villageois. « Tu ne transmets pas les instructions très bien, n’est-ce pas? », Little cria à l’interprète après que le troisième Afghan d’affilée eut fait le contraire de ce qu’on lui demandait.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les sapeurs à la chasse aux mines. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset4.jpg" alt="Les sapeurs à la chasse aux mines. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="414" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Les sapeurs à la chasse aux mines. </div>
</div>
<p>Outre les circonstances ayant trait à l’interprète, il y avait la situation concernant Little lui-même. Bien qu’il ne sortait certainement pas de la norme, en tant que soldat, en ce qu’il aimait l’aventure périlleuse, Little semblait se lancer un peu trop vite vers le grabuge. Si la situation était dangereuse, Little s’y trouvait presque certainement. Pourquoi en était-il ainsi? Mystère. Peut-être prenait-il la tête afin que personne d’autre ne fut obligé de le faire, peut-être avait-il des raisons personnelles de le faire, mais à chaque patrouille, il était invariablement en avant, au front, servant de détecteur de mine autant que de guetteur d’embuscade.</p>
<p>On ne sera pas surpris de la farce que Little fit relativement à sa tendance à prendre des risques. « Je viens de m’avouer vaincu à ce voyage-ci, dit-il. On peut faire tellement de bonnes choses dans la vie quand on s’est avoué vaincu et qu’on a accepté la mort. On a des pouvoirs spéciaux.</p>
<p>Par la suite, le major de la Compagnie alpha, Ryan Jurkowski, prit quelques instants pour expliquer pourquoi, d’après lui, les opérations devraient aller lentement à Salavat. « On attend le bon moment pour voir ce qu’on peut faire pour les aider davantage. On attend qu’il y ait un bon équilibre entre la confiance et la présence imposante de l’ANA pour voir exactement ce qu’on peut faire pour Salavat.</p>
<p>« En attendant, on a un impact sur les opérations de l’ennemi. On voit beaucoup d’intimidation chez les gens des communautés environnantes. On essaie de cibler ça et de le supprimer. À un moment donné les insurgés décideront soit de se frotter à nos voies de communication, soit de s’en aller, soit tout simplement de nous laisser tranquilles. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="L’ainé de Salavat Hajji Pir Mohammed prend la parole à la choura. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset5.jpg" alt="L’ainé de Salavat Hajji Pir Mohammed prend la parole à la choura. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="773" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">L’ainé de Salavat Hajji Pir Mohammed prend la parole à la choura. </div>
</div>
<p><strong>Jour 10 — Une choura a vraiment lieu et Saed montre, plus ou moins, son patriotisme envers l’Afghanistan</strong></p>
<p>La journée commença tôt par une vraie tragédie : deux des seaux qui servaient de latrines ont été volés pendant la nuit ou très tôt le matin. Au début, on soupçonna la police nationale afghane (PNA), qui avait semblé, à un moment donné, jouer son rôle dans la choura qui était prévue. Les soupçons restèrent fixés sur la PNA pendant la journée, mais les sceaux ne furent pas retrouvés.</p>
<p>La PNA était ici, finalement, pour servir d’escorte à Hajji Baran, le dirigeant du district de Panjwai, homme corpulent à forte barbe et habillé d’une bure immense qui, curieusement, faisait les cent pas sur le toit de la petite école blanche. On ne savait pas vraiment comment il était monté là-haut.</p>
<p>Un petit groupe de soldats l’observait, se demandant pourquoi un personnage très en vue comme lui se trouvait sur le toit de leur dortoir. « Ça, c’est étrange, dit le caporal-chef Guilmane, ce n’est pas normal. » Il se tourne vers un autre soldat. « Je l’ai vu monter, mais je n’ai rien fait. Je me suis dit que quelqu’un devait être au courant de ce qui se passait. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le lieutenant Saed prononce son discours et le capitaine Talsma (au premier plan) et Hajji Baran l’écoutent. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset6.jpg" alt="Le lieutenant Saed prononce son discours et le capitaine Talsma (au premier plan) et Hajji Baran l’écoutent. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="380" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Le lieutenant Saed prononce son discours et le capitaine Talsma (au premier plan) et Hajji Baran l’écoutent. </div>
</div>
<p>« Il est probablement en train de scruter la place », dit un autre soldat.</p>
<p>Baran est descendu du toit peu après, toutefois, lorsqu’une vague d’excitation traversa la maison du peloton : des ainés afghans s’approchaient de la base. Il semblait que la choura allait avoir lieu.</p>
<p>Ce fut un faux départ. Baran et Talsma sortirent à la rencontre des Afghans à barbe blanche venant de Mohajerin, en traversant les champs vers le nord.</p>
<p>Baran commença par les gronder. « Pourquoi n’êtes-vous que trois? Je suis ici, alors tous les ainés de votre village devraient être ici pour me voir. »</p>
<p>« Il y a beaucoup d’animaux malfaisants dans le village, répondit l’un d’eux. Les autres ont peur ». Un des hommes montra une lettre des talibans qui avait été clouée à une porte pendant la nuit. D’après le traducteur, la lettre menaçait de mort tout villageois qui assisterait à la choura.</p>
<p>Baran ne se laissa pas impressionner. Il leur dit d’expulser les insurgés de leur village.</p>
<p>« Je ne peux pas créer la sécurité, répondit un des villageois. C’est à vous de le faire », dit-il en indiquant Baran et les Canadiens de la main.</p>
<p>Baran resta insensible. Il les gronda longuement à propos de la lâcheté de leur village et puis les renvoya sans cérémonie.</p>
<p>La choura ayant évidemment pris fin avant même de commencer, Talsma salua de la tête les hommes qui s’en allaient et Baran bougonna à propos de sa fierté. Talsma semblait s’habituer à l’inattendu et commencer à prendre plaisir aux surprises et aux déceptions.</p>
<p>Il se tourna vers moi : « Comment vont tes espoirs? » me demanda-t-il.</p>
<p>« Je ne sais même pas ce que ce mot signifie ici », répondis-je.</p>
<p>Il se mit à réfléchir un instant. « Quand la boite de Pandore a été ouverte et que toutes les horreurs ont infesté le monde, tout ce qui restait, c’était l’espoir. »</p>
<p>J’en suis resté muet. Il me sourit et partit faire je ne sais quoi, probablement planifier une autre choura.</p>
<p>De retour à la base, Baran et son équipe qu’on soupçonnait d’avoir volé les sceaux réchauffaient leurs camionnettes fauves en prévision d’un départ rapide. C’est à ce moment-là que quelqu’un dans une des tours de guet attira l’attention sur 30 à 40 Afghans, au sud, qui venaient vers la base. Les ainés de Salavat venaient parlementer.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="La caporale infirmière Becky Hudson examine un villageois pendant la patrouille. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset7.jpg" alt="La caporale infirmière Becky Hudson examine un villageois pendant la patrouille. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="334" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">La caporale infirmière Becky Hudson examine un villageois pendant la patrouille. </div>
</div>
<p>Il s’agissait d’un dénouement capital. Plusieurs semaines après l’arrivée des Canadiens — le Royal 22e avait établi la base et l’avait défendue pendant l’été et le début de l’automne — il y avait toujours fort peu d’indications que les villageois coopèreraient, mais 10 jours après l’arrivée du 1er Peloton, les ainés étaient venus conférer.</p>
<p>Talsma organisa rapidement un détachement de réception et se mit à préparer une aire de rencontre à côté de la base, dans un champ abandonné.</p>
<p>Les villageois y furent introduits. Des dizaines d’Afghans à barbe blanche s’assirent à même le sol dur autour de Baran, Talsma et Saed. « Nous avons peur que les soldats de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité) tirent sur nos enfants », dit un ainé.</p>
<p>« Dites aux insurgés de ne pas se battre dans le village et ça n’arrivera pas », répondit Baran.</p>
<p>« Ce n’est pas la meilleure solution que de patrouiller à travers le village comme ils le font », dit un villageois en faisant un geste vers les Canadiens.</p>
<p>« On ira où on veut, répondit Baran avec intransigeance. On peut installer des postes de contrôle où on veut. Personne ne peut nous en empêcher. »</p>
<p>C’est probablement l’attitude incendiaire de Baran qui amorça la dispute et, peu après, une bonne douzaine d’ainés criaient à tue-tête, Baran hurlant tout autant qu’eux. Les interprètes abandonnèrent leur besogne.</p>
<p>Et puis une chose inattendue arriva : Saed prit les choses en main. Alors que Baran restait assis à se chamailler avec les villageois, Saed se leva et prononça un discours de presque 20 mi­nutes. Le discours, merveille de rhétorique, fut magistralement prononcé : debout devant les villageois, le lieutenant de l’ANA parlait d’un ton furieux; il criait, lançait son chapeau par terre, gesticulait sauvagement; il montrait tout le charme de l’homme fort.</p>
<p>Le discours fit naitre des idées intéressantes sur le point de vue d’un Afghan relativement au conflit, ce qui est assez rare pour qu’on le remarque.</p>
<p>« Croyez en Dieu! dit-il pour commencer. Ne croyez pas les mots des hommes. J’étais ici du temps des talibans et je me suis battu avec les Russes, et je suis ici maintenant.</p>
<p>« L’uniforme que je porte n’est pas un uniforme américain. C’est mon uniforme. Je ne suis pas un lâche. Je sais que des Arabes, des Tchétchènes, des Pakistanais viennent ici, mais j’ai assez de fierté pour ne pas les laisser vous intimider. Si vous avez des problèmes, dites-moi où et qui, que je m’en occupe. »</p>
<p>Un des thèmes du discours de Saed était un plaidoyer pour l’unité des Afghans afin d’en arriver à la paix et à la sécurité. Il dit même que, si les talibans gagnaient, il allait travailler pour eux. En même temps, il argumentait contre les méthodes brutales des talibans. « Le taliban n’a rien d’étrange à mes yeux. Il est afghan. Il est ma main, mon bras, mon genou, une partie de ma culture, mon peuple, quoi qu’il advienne. Si un taliban fait des choses pour soutenir sa famille, qu’il vienne nous voir et nous le soutiendrons. Nous vous donnerons des emplois. Vous n’êtes pas obligés de détruire votre village et vos gens.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le sergent Dwayne MacDougall s’entretient avec une personne de la place. [PHOTO : ADAM DAY]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/09/AfghanInset8.jpg" alt="Le sergent Dwayne MacDougall s’entretient avec une personne de la place. [PHOTO : ADAM DAY]" width="515" height="489" />
<div class="credit">PHOTO : ADAM DAY</div>
<div class="caption">Le sergent Dwayne MacDougall s’entretient avec une personne de la place. </div>
</div>
<p>« Nous n’avons pas peur des talibans. J’ai des gens à mes côtés qui sont de braves gens, et je mettrai un soldat dans chaque maison s’il le faut. Et s’ils veulent encore venir, ils devront passer à travers moi. Je suis prêt au sacrifice. On ne devrait pas avoir peur de ces talibans. On n’a peur que de Dieu. On n’a pas peur des hommes qui détruisent les écoles et qui tuent les gens. Ce n’est pas ça, l’islam. Ce n’est pas un djihad. Le Coran ne dit pas de faire ça.</p>
<p>« Dieu ne m’a pas donné le pouvoir de tuer des enfants ou la police ou l’ANA. Même en tant que talibans, si vous arrivez à prendre le pouvoir demain, n’avez-vous pas besoin de l’ANA? de la PNA? Alors pourquoi nous tuez-vous? On est tous afghans. »</p>
<p>Les villageois restèrent assis silencieusement pendant que Saed parlait. Et le temps passait. Il attaqua les talibans sur à peu près tous les fronts, argumentant même que l’argent était leur principal intérêt. « Si les talibans veulent réussir quelque chose, pourquoi ne viennent-ils pas ici me parler? Laissez-les venir; on discutera. Nous avons notre fierté. Nous avons notre histoire. Mais quand on voit de l’argent, on s’attendrit. On se vend les uns les autres pour de l’argent. Les talibans, c’est moi; c’est mon père, mon oncle, mon frère. Peut-être qu’ils sont forcés de faire ça. Ils le font pour de l’argent. Ce n’est pas ça, un djihad. Les talibans font ça pour leurs poches; ça ne fait pas partie de l’islam. Ils font le djihad pour se remplir les poches sur le dos de l’islam. Peu importe combien d’argent vous gagnez, ou ce que vous faites, en fin de compte vous allez mourir et le jour où vous vous trouverez devant Dieu, qu’est-ce que vous allez lui dire à propos de votre vie?</p>
<p>« Gens de Salavat, je vous en supplie, ne faites pas de la religion une partie de vos affaires, ne vous servez pas de votre religion pour gagner de l’argent. Dieu ne vous en sera pas reconnaissant et vous n’aurez rien à lui dire. Vous n’irez pas au paradis. Tout le monde est venu nous bombarder, que ce soient les pays de l’Ouest ou les talibans. Ils veulent faire un paradis en Afghanistan. Je ne veux pas de ce paradis.</p>
<p>« Qu’est-ce que c’est que ce djihad? Allez-vous couper la tête aux innocents? Qu’est-ce que c’est que ce djihad? Le prophète n’a jamais dit de faire des kamikazes dans le bazar, de tuer des femmes et des enfants innocents. Ce n’est pas ça, l’islam. Et si je mens, que quelqu’un se lève et le dise. »</p>
<p>Dans une partie de son discours qui, une fois traduit, fit réfléchir quelques officiers canadiens, Saed fit plusieurs promesses aux villageois qui étaient essentiellement impossibles à tenir.  « Je sais que tout le monde a une arme, et si vous n’en avez pas, venez me voir et je vous en donnerai une, a-t-il dit. J’ai déjà dit que j’apporterai la lumière à chaque maison et si ça ne se produit pas, je ne construirai pas un seul mur. »</p>
<p>Dans la dernière partie de son discours, Saed adressa un  ultimatum aux villageois. Ce n’était pas exactement une me­nace, c’était une instruction : ils allaient devoir arrêter leur double jeu et choisir qui appuyer. « Je suis ici pour votre sécurité. C’est votre droit. Demandez vos droits et vous les obtiendrez. Exigez-les. Prenons tous la même voie. Faisons encore plus d’efforts. Quant à ces étrangers, ces FIAS, ils sont venus vous aider. Nous les avons invités à venir ici. Le président Hamid Karzai les a invités. S’ils étaient ici pour prendre le pays par la force, moi aussi je serais du côté des talibans pour lutter contre eux.</p>
<p>« Quoi que vous fassiez, la chose la plus importante de l’islam, c’est que vous ne mentiez pas. Ici, du plus jeune de nos enfants jusqu’à nos ainés, nous mentons tous les jours. On dit des mensonges. C’est mal. Vous me mentez. Vous me trompez. Soyez bons envers moi, ou soyez méchants envers moi, que je sache qui est mon ennemi. Vous devez prendre une décision : vous êtes avec nous ou contre nous. Je pourrai alors voir mon ennemi et me battre avec lui. Vous devez vous mettre d’accord à propos de ce que vous allez faire. Si vous n’êtes pas contents de ce que j’ai dit, vous pouvez me tirer dessus. »</p>
<p>Et sur ce, Saed s’assit. Les villageois gardèrent le silence quelques instants. D’après l’interprète canadien-afghan, il s’était agi d’un discours ardent. Il avait été tout aussi audacieux que menaçant et son créateur, Saed, s’était effectivement établi en tant qu’autorité dans la région.</p>
<p>Talsma avait l’air très intéressé. Il dit par la suite que les bribes du discours de Saed qu’il avait entendues par l’intermédiaire de l’interprète l’avaient intrigué. Ce n’est qu’une fois le discours traduit qu’il apprit que Saed avait promis l’électricité et des armes aux villageois. Et qu’il leur avait dit de choisir d’être avec nous ou contre nous.</p>
<p>Les villageois parlèrent entre eux et puis un ainé se leva pour répondre. La réunion était finie, dit-il, les ainés allaient partir et décider ce qu’ils allaient faire. Soit qu’ils resteraient et commenceraient à coopérer avec Saed et les Canadiens, soit qu’ils quitteraient tous le village.</p>
<p>Ils reviendraient donner leur réponse dans deux jours.</p>
<p>S’ils décidaient de partir, la maison du peloton à Salavat perdrait instantanément sa pertinence. S’ils décidaient de rester, ce serait le premier pas vers le succès. C’était un moment décisif comme il en arrive probablement dans n’importe quel long effort de contrinsurrection. Les villageois allaient avoir recours à un référendum pour décider s’ils se mettraient du côté de leur gouvernement ou non.</p>
<p>Ce même soir-là, les officiers du 1er Peloton discutèrent avec étonnement de ce qui s’était passé pendant la journée. Saed avait émergé en tant que partie prenante d’un type tout à fait différent et le combat pour Salavat devenait intéressant.</p>
<p>« Si les villageois restent, dit un soldat, c’est comme si on  gagnait une bataille. »</p>
<p>L’adjudant Eisan réagit à cela. « À cette guerre, personne ne “gagne”. Le monde parle de “gagner”, mais je ne pense pas que ça puisse arriver ici. »</p>
<p>Personne ne se montra en désaccord avec lui.</p>
<p><strong>Dans le dernier fascicule : Les villageois votent sur l’avenir de Salavat.</strong></p>
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		<title>La reine dévoile le huard naval</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 18:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tom MacGregor</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des premiers devoirs qu’a eus la reine lors de sa visite à Halifax en l’honneur du centenaire de la Marine canadienne était de dévoiler la nouvelle pièce de 1 $ frappée d’une image de frégate de classe Halifax.
L’image du nouveau huard a été dévoilée le 29 juin par la reine et le premier ministre Stephen Harper, au carré des officiers de la Base des Forces canadiennes Halifax, lors d’un diner auquel quelque 300 personnes avaient été invitées. À la suite du diner, la reine, le prince Philip et Harper ont fait le tour de la revue navale internationale composée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un des premiers devoirs qu’a eus la reine lors de sa visite à Halifax en l’honneur du centenaire de la Marine canadienne était de dévoiler la nouvelle pièce de 1 $ frappée d’une image de frégate de classe Halifax.</p>
<p>L’image du nouveau huard a été dévoilée le 29 juin par la reine et le premier ministre Stephen Harper, au carré des officiers de la Base des Forces canadiennes Halifax, lors d’un diner auquel quelque 300 personnes avaient été invitées. À la suite du diner, la reine, le prince Philip et Harper ont fait le tour de la revue navale internationale composée de 28 navires canadiens et alliés stationnés dans le bassin de Bedford dans le cadre des célébrations.</p>
<p>Le carré des officiers est situé dans la tour Juno qui sert de mess et de logement pour les officiers ainsi que pour les chefs et les officiers mariniers. Le ministre du Revenu, Keith Ashfield, servait d’hôte, en remplacement du ministre de la Défense, Peter MacKay, qui se trouvait à Trenton (Ont.). MacKay assistait au rapatriement des dépouilles de la caporale-chef Kristal Giesebrecht et du soldat Andrew Miller, deux infirmiers tués par un dispositif explosif de circonstance, au sud-ouest de Kandahar, le 26 juin.</p>
<p>Au revers de la pièce se trouve la frégate en arrière-plan et deux personnages de la marine qui saluent au premier plan. Le premier porte un uniforme de 1910 et la deuxième est une officière navale de ces jours-ci. Une ancre en haut du dessin symbolise le service naval du Canada.</p>
<p>Le dessin a été créé par l’artiste néo-écossaise Bonnie Ross, qui a conçu plusieurs pièces de collection pour la Monnaie royale du Canada, y compris celles d’un trois-mâts et d’un brigantin de la collection des Grands voiliers (2005-2007). Elle a aussi conçu plusieurs timbres-postes pour la Société canadienne des postes.</p>
<p>Sur l’avers se trouve l’effigie de la reine créée par la portraitiste canadienne Susanna Blunt qui apparait sur les pièces canadiennes depuis 2003.</p>
<p>« La Monnaie est très heureuse d’émettre une pièce de circulation commémorative soulignant les 100 années de loyaux services de la Marine canadienne et rendant hommage aux hommes et aux femmes qui ont servi et qui continuent de servir avec bravoure au sein du service naval canadien », déclare Ian E. Bennett, président de la Monnaie. « Des millions de Canadiens collectionneront cette pièce pour commémorer un siècle de réalisations. »</p>
<p>Le vice-amiral Dean McFadden, chef d’état-major de la Force maritime, a indiqué que « la pièce de circulation commémorative du Centenaire sensibilisera le grand public au rôle joué par la Marine canadienne au cours des 100 dernières années. La pièce témoigne d’une manière visible et utile que les hommes et les femmes de la Marine sont au service de notre pays, en temps de guerre comme en temps de paix, et qu’ils protègent le Canada et ses valeurs. »</p>
<p>Deux jours après le dévoilement, le public était invité à échanger ses huards contre les nouvelles pièces à un évènement de la fête du Canada, à la place du Canada, à Vancouver.</p>
<p>La Monnaie royale du Canada avait fait paraitre plus tôt cette année une collection de pièces en argent sterling à tirage limité frappé à l’image du navire canadien de Sa Majesté Sackville, la seule corvette de la Seconde Guerre mondiale encore en exis­tence, qui sert aujourd’hui de mémorial naval du Canada. Les pièces de collection comprenaient un dollar épreuve numismatique 2010 en argent de 52,95 $, un dollar brillant en argent hors circulation de 46,95 $ et un dollar en argent avec plaquage d’or sélectif, offert exclusivement avec l’ensemble épreuve numismatique 2010, de 109,95 $.</p>
<p>Les pièces de collection sont à vendre à la Monnaie au 1-800-267-1871, en ligne à www.mint.ca/navy ou en personne aux magasins de la Monnaie à Ottawa et à Winnipeg.</p>
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		<title>La voix de l’engagement</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/09/la-voix-de-l%e2%80%99engagement/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 18:01:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’était la ville parfaite où réaffirmer un engagement honorable de longue date envers les anciens combattants canadiens et leur famille. Située à mi-chemin des océans Atlantique et Pacifique, Winnipeg est célèbre en tant que « centre » du Canada, mais pour les légionnaires, la ville et un de ses hôtels en particulier ont une signification encore plus capitale : le lieu de la naissance de leur cause fondamentale, une cause qui a servi à former la société canadienne et à améliorer la vie des gens dont ils se préoccupent le plus.
La reconnaissance du lieu de la naissance de la Légion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’était la ville parfaite où réaffirmer un engagement honorable de longue date envers les anciens combattants canadiens et leur famille. Située à mi-chemin des océans Atlantique et Pacifique, Winnipeg est célèbre en tant que « centre » du Canada, mais pour les légionnaires, la ville et un de ses hôtels en particulier ont une signification encore plus capitale : le lieu de la naissance de leur cause fondamentale, une cause qui a servi à former la société canadienne et à améliorer la vie des gens dont ils se préoccupent le plus.</p>
<p>La reconnaissance du lieu de la naissance de la Légion et l’agrément de sa fondation en tant qu’évènement historique national y ont été célébrés le 12 juin, un jour avant l’ouverture du 43e Congrès national. En ce jour historique, le président national d’alors, Wilf Edmond, et le ministre d’Anciens Combattants Canada, Jean-Pierre Blackburn, ont dévoilé une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada à l’hôtel Marlborough.</p>
<p>C’est à cet hôtel qu’en 1925 des dizaines d’organisations d’anciens combattants et d’associations de régiment ont fondé la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique. Le Canada n’allait pas très bien en ce temps-là et ceux qui étaient revenus de la Première Guerre mondiale se trouvaient face à un chômage massif et à une société qui semblait brisée ou antipathique envers les achoppements sur lesquels ils butaient dans le civil.</p>
<p>Ceux qui retournaient chez eux, a remarqué l’historien Glenn Wright à l’occasion du dévoilement, se sont trouvés en plein cœur d’une nouvelle sorte de bataille : ils ont dû combattre « pour la reconnaissance, pour les avantages, pour le souvenir, pour leurs droits en tant que membres de la société canadienne ».</p>
<p>Cette bataille pour le changement était née au cœur du Canada, dans les villages et les grandes villes et elle avait fini par s’étendre d’un bout du pays à l’autre et dans les coulisses du pouvoir, donnant lieu à des pensions pour les invalides, au renouvellement de la formation, à l’accès aux soins médicaux, à une charte des anciens combattants, aux allocations des vétérans de la guerre et à des programmes qui assistaient les anciens combattants et leurs épouses à rester chez eux dans la retraite. Au congrès de cette année, les délégués ont pris en considération 155 motions sur des sujets allant des anciens combattants aux ainés en passant par le souvenir et la défense nationale.</p>
<p>Lors du dévoilement, Blackburn a remercié la Légion de s’être faite « la championne des besoins des anciens combattants canadiens ». Sa louange a été accueillie chaleureusement, mais en sachant que le travail de la Légion n’est jamais terminé, qu’elle s’occupera toujours à représenter ceux qui ont servi ou qui servent actuellement, au pays ou à l’étranger. La plus grande organisation d’anciens combattants du Canada est sortie de Winnipeg cette année avec l’engagement de trouver des changements positifs dans l’introspection. « Nous allons nous actualiser et faire le nécessaire pour être pertinents », a promis la nouvelle présidente nationale, Pat Varga, et elle a invité tous les légionnaires à « prendre la voie du service; non pas le service pour le service, mais bien pour le mieux-être des autres ».</p>
<p>Cet engagement, tout comme les engagements de ceux qui ont déjà servi, est un bon présage pour la Légion et pour la société canadienne dans son ensemble. Il a servi à faire du Canada un meilleur endroit où vivre et, 85 ans plus tard, il est toujours une voix pertinente au cœur du pays, une voix que les Canadiens devraient continuer d’écouter.</p>
<h1>Le moment de réexaminer les paiements forfaitaires</h1>
<p>En 2006, les politiciens, les organisations d’anciens combattants et les membres des Forces canadiennes applaudissaient, avec raison, la mise en vigueur de la Loi sur les mesures de réinsertion et d’indemnisation des militaires et vétérans des Forces canadiennes, mieux connue sous le nom de nouvelle Charte des anciens combattants (NCAC). Les avantages financiers et l’ensemble des programmes de réadaptation élaborés pour faciliter la transition de la vie militaire à la vie civile était le couronnement d’années de travail à Anciens Combattants Canada et aux Forces canadiennes en consultation avec des organisations d’anciens combattants, dont la Légion royale canadienne.</p>
<p>Une de ses promesses les plus importantes était qu’il s’agirait d’une charte vivante : une charte qui serait modifiée selon l’évolution des besoins des anciens combattants. Quatre ans plus tard, malgré nombre de recommandations, aucune modification n’a été faite.</p>
<p>C’est la conclusion frappante que le Comité permanent des anciens combattants de la Chambre des communes a émise dans son rapport, La nouvelle charte vivante des anciens combattants à l’heure de la mise au point, publié en juin. Le Comité, ayant entendu plus de 50 témoins, dont la Légion, au cours de 19 séances, a fait 18 recommandations.</p>
<p>La première est une demande à ACC d’instituer un cadre pour s’occuper des dizaines de recommandations faites par le Groupe consultatif sur la nouvelle charte, un groupe de spécialistes comprenant un représentant de la Légion, qu’ACC avait mis sur pied pour surveiller la mise en œuvre de la charte et pour faire des recommandations.</p>
<p>Une grande partie du rapport du comité des Communes concerne le paiement forfaitaire pour invalidité. Le Comité a demandé à ACC de présenter un plan cet automne prévoyant des choix de paiement individualisés en reconnaissance de la douleur. Il s’agirait d’un mélange de paiements forfaitaires, de pensions ou de règlements échelonnés où l’on tiendrait compte de la gravité et de la nature de l’invalidité ainsi que de l’âge et des circonstances du particulier.</p>
<p>Le ministre des anciens combattants, Jean-Pierre Blackburn, a publié une étude en juin où il est déclaré que 69 p. 100 des allocataires sont satisfaits du versement forfaitaire et qu’il n’y a donc aucune raison d’y apporter des modifications. Toutefois, il faut savoir que les écarts actuels dans les avantages financiers doivent être comblés, et ce, dans des délais raisonnables. Il est important aussi de remarquer qu’il n’existe rien qui assure que le versement forfaitaire sera dépensé de manière à prolonger l’appui à l’ancien combattant et à sa famille.</p>
<p>Personne ne suggère que la NCAC n’est pas une amélioration ni qu’on doive retourner à la Loi sur les pensions qui couvre les anciens combattants les plus vieux. Le message, c’est qu’il est temps de faire des progrès, de bâtir sur une bonne fondation.</p>
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		<title>Le lien entre la SLA et le service militaire</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 17:58:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans la rubrique À votre service de notre numéro de juillet-aout, nous avons discuté du processus décisionnel australien en matière de causes de maladies, ainsi que de la Repatriation Medical Authority (RMA), un organe statutaire indépendant qui formule des énoncés de principes (ÉDP) concernant les maladies reliées au service militaire australien. En la matière, les États-Unis ont un processus officiel semblable à celui de l’Australie. Par l’entremise de l’Office of Regulation Policy and Management, le ministère américain des anciens combattants publie des propositions de modifications aux règlements et des décisions envisagées touchant les avantages aux anciens combattants. Ce processus officiel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la rubrique À votre service de notre numéro de juillet-aout, nous avons discuté du processus décisionnel australien en matière de causes de maladies, ainsi que de la Repatriation Medical Authority (RMA), un organe statutaire indépendant qui formule des énoncés de principes (ÉDP) concernant les maladies reliées au service militaire australien. En la matière, les États-Unis ont un processus officiel semblable à celui de l’Australie. Par l’entremise de l’Office of Regulation Policy and Management, le ministère américain des anciens combattants publie des propositions de modifications aux règlements et des décisions envisagées touchant les avantages aux anciens combattants. Ce processus officiel consiste en l’affichage de projets de décision et des dates prévues de mise en application pour demander l’avis du public soit en ligne, soit en personne.</p>
<p>Une de ces décisions, en 2008, concernait la sclérose latérale amyo­trophique (SLA). Il est très instructif de se pencher sur un résumé de la décision. Comme il est précisé dans les règlements du Federal Register, vol. 73, no. 185 : « La SLA (appelée aussi maladie de Lou-Gehrig) est une maladie neuromusculaire qui [...] progresse souvent de manière implacable et qui est presque toujours mortelle. Elle cause la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière [...]. Les gens qui en souffrent finissent par perdre la capacité de bouger les bras et les jambes, de parler et d’avaler [...]. Il n’existe actuellement aucun traitement efficace.</p>
<p>« Il existe quelques indices qui suggèrent un lien entre le service militaire et le développement postérieur de la SLA [...] Des études indiquent qu’il existe une corrélation statistique entre les activités du service militaire et le développement de la SLA [...]. L’examen soigné de ces études et le fait que des études plus poussées ne feraient probablement pas la lumière sur le lien entre la SLA et le service militaire font en sorte qu’il y a assez de preuves [...] pour présumer une connexion entre le service et la SLA chez les anciens combattants qui ont un tel diagnostic.</p>
<p>« Le secrétaire a déterminé que la preuve du service militaire, naval ou aérien actif et le développement subséquent de la SLA est suffisante pour appuyer la présomption que l’invalidité qui en résulte a été occasionnée par le devoir [...] pour établir le droit à une connexion au service [...]. Plusieurs circonstances particulières à la SLA méritent qu’on établisse une présomption de service [...] une maladie incurablement invalidante, au progrès rapide et aux caractéristiques invariablement mortelles [...] et son taux statistiquement élevé d’être développée chez les anciens combattants par rapport au grand public. »</p>
<p>En outre, le ministère reconnait que si l’on ne suppose pas la présomption, il serait très difficile pour les demandeurs d’établir une connexion au service par preuve directe, et qu’en demandant cette preuve, il y aurait une grave incidence sur les anciens combattants et leur famille car « cette maladie a une évolution rapide et dévastatrice [...] Afin de faire bénéficier le plus vite possible les anciens combattants qui souffrent de la SLA, il est crucial que le ministère établisse cette présomption immédiatement. »</p>
<p>L’Australie et les États-Unis ont mis en place des outils pour donner rapidement accès aux avantages, car on y reconnait que les anciens combattants qui souffrent de SLA méritent une intervention rapide. Par contre, Anciens Combattants Canada n’a pas de mécanisme semblable et il continue de tourner le dos au très petit nombre de gens souffrant de la SLA qui méritent une intervention rapide.</p>
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		<title>43e Congrès national: Mener l’équipe</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[LA PRÉSIDENTE NATIONALE Pat Varga, vétérane de la Marine royale du Canada, est membre à vie de la filiale Coleville (Sask.). Elle a servi au Conseil exécutif depuis 1997 et a siégé à nombre de comités nationaux, y compris celui des anciens combattants, des services et des ainés, celui de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC), celui de la jeunesse, celui du coquelicot et du souvenir, et celui des relations publiques; en outre, elle était ces derniers temps présidente du Comité national des sports. Elle siège actuellement aux comités des anciens combattants, des services et des ainés (en tant que présidente), de la LRACC et du congrès national, ainsi que (en tant que vice-présidente) aux comités des finances et budget et de l’investissement; de plus, elle est membre du groupe consultatif des anciens combattants. Elle est également sondeuse dans le cadre du programme de sondage des soins de longue durée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LA PRÉSIDENTE NATIONALE Pat Varga,</strong> vétérane de la Marine royale du Canada, est membre à vie de la filiale Coleville (Sask.). Elle a servi au Conseil exécutif depuis 1997 et a siégé à nombre de comités nationaux, y compris celui des anciens combattants, des services et des ainés, celui de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC), celui de la jeunesse, celui du coquelicot et du souvenir, et celui des relations publiques; en outre, elle était ces derniers temps présidente du Comité national des sports. Elle siège actuellement aux comités des anciens combattants, des services et des ainés (en tant que présidente), de la LRACC et du congrès national, ainsi que (en tant que vice-présidente) aux comités des finances et budget et de l’investissement; de plus, elle est membre du groupe consultatif des anciens combattants. Elle est également sondeuse dans le cadre du programme de sondage des soins de longue durée.</p>
<p>Elle a terminé sa carrière en tant que directrice administrative au Carlton Trail Regional College et elle continue de travailler en tant que conseillère.</p>
<p>Mme Varga détient la Médaille du service méritoire et la palme. Elle et Lorne ont trois filles, Lee, Melody et Kacie, et quatre petites-filles.</p>
<p><strong>LE PREMIER VICE-PRÉSIDENT Gordon Moore,</strong> âgé de 57 ans, est un membre à vie qui a servi dans la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Membre de la filiale Elmira (Ont.), il a plus de 25 ans de service à la Légion. Son service a commencé au niveau national, en 1999, en tant que membre du Conseil exécutif national et il a siégé à beaucoup de comités, dont celui des relations publiques et celui des adhésions. Il a fait partie de la commission de la Légion royale canadienne sur la gouvernance, et a été président du Comité du coquelicot et du souvenir. Moore siège actuellement aux comités de la LRACC, des finances et budget, du congrès national et du groupe consultatif des anciens combattants, et il est vice-président des débats au Comité des anciens combattants, des services et des ainés  ainsi que président du Comité des relations publiques. Il a été nommé président du conseil d’administration de Canvet Publications.</p>
<p>À Elmira, Moore est bénévole à la Fondation canadienne Rêves d’enfants et fait don de son temps à la balle molle et au soccer mineurs.</p>
<p>Il a passé les derniers 32 ans dans la vente et le marketing, et travaille chez TriCity Equipment. Moore a été décoré de la Médaille du service méritoire. Son épouse Kathy et lui ont une fille, Dawn Melinda, et deux petits-fils, Reed et Drew.</p>
<p><strong>LE VICE-PRÉSIDENT Tom Eagles,</strong> âgé de 53 ans, est membre à vie de la filiale Marble Arch de Plaster Rock (N.-B.). Depuis ses 34 ans d’engagement à la Légion, il a occupé un certain nombre de postes de direction, dont président de filiale, commandant de district et président de division.</p>
<p>Il a siégé, en tant que membre, à des comités nationaux, dont ceux de la consitution et des lois, du coquelicot et du souvenir, et il a été récemment promu président de ce dernier. En tant que membre des dirigeants supérieurs élus, il siègera au Comité des finances et budget.</p>
<p>Eagles, président de la ligue de hockey mineur de Plaster Rock, a siégé pendant cinq ans au conseil d’administration du Tobique Valley Manor. Son épouse Cheryl et lui ont quatre enfants : Ryan, Daniel, Brook et Brett.</p>
<p><strong>LE VICE-PRÉSIDENT Dave Flannigan,</strong> âgé de 54 ans et comptant 35 ans de service, est membre à vie de la filiale Labrador City. Il a été commandant de district en 2001 et président de la Division de Terre-Neuve-et-Labrador en 2007. Au niveau national, il a servi au Conseil exécutif national et au Comité du coquelicot et du souvenir. Il siège actuellement au Comité des finances et budget et il préside celui des sports. Il a pris sa retraite après 29 ans de service en tant que mécanicien de chantier à la Iron Ore Company of Canada, à la suite de quoi il a été propriétaire et exploitant de Tool Maintenance Plus de 2004 à 2007. Flannigan est maintenant directeur commercial à Hercules SLR Inc. à Labrador.</p>
<p>Il est également vice-président du comité du téléthon de l’hôpital de la Légion qui a amassé plus de 2 millions de dollars pour le matériel de l’hôpital de l’endroit. Il a été décoré de la Médaille du jubilé de la reine.</p>
<p>Son épouse Vera et lui ont six enfants : Mitchell, Tanya, Dale, Dean, Dwayne et Danny.<br />
<strong><br />
LE VICE-PRÉSIDENT </strong><strong>George O’Dair</strong> est membre à vie de la filiale John McMartin Memorial de Cornwall (Ont.). Il a été réserviste pendant sept ans et a occupé des postes de direction dans l’industrie pendant un bon nombre d’années.</p>
<p>O’Dair a beaucoup servi au niveau de la filiale et il a été commandant de district. Il a été président de la Division de l’Ontario et a servi au Conseil exécutif national pendant neuf ans, y compris en tant que président du Comité du rituel et des récompenses. Il est membre du Comité des finances et budget et président du Comité des adhésions. O’Dair est membre à vie de l’Association of KIN Clubs et il a servi à la fondation de l’hôpital de sa localité.</p>
<p>La Médaille du service méritoire et la palme lui ont été décernées, ainsi que le Prix du chef de la fonction publique, la Médaille commémorative du 125e anniversaire et la Médaille du jubilé de la reine. Son épouse Frances et lui ont deux fils et six petits-enfants.</p>
<p><strong>LE TRÉSORIER </strong><strong>Mike Cook</strong><strong>,</strong> âgé de 68 ans, de Surrey (C.-B.), est entré à la filiale Cloverdale en 1963 et il a servi à tous les niveaux, y compris en tant que président de la Division du Pacifique. Élu pour la sixième fois d’affilée au poste de trésorier national, il sert depuis 15 ans au Conseil exécutif national. Cook a servi à des comités nationaux pendant plus de 20 ans, y compris le comité du 60e anniversaire en 1985 et ceux des constitution et des lois, du leadership et développement, et des voies et moyens. Il a été nommé à nouveau président des comités des finances et budget et de l’investissement. Il a été président du conseil d’administration de Canvet de 2000 à 2010 et il est président sortant du Cloverdale Board of Trade. Il a quitté M.J. Cook Ltd. en 2002 et, pour se distraire, il joue au golf et voyage dans les pays chauds.</p>
<p>Il fait partie de la Légion depuis presque 50 ans où il est membre à vie, et il détient la Médaille du service méritoire et la palme. Son épouse Judith et lui ont deux enfants, Michael et Paralee, et deux petits-enfants.</p>
<p><strong>LE PRÉSIDENT DES DÉBATS </strong><strong>Thomas Irvine</strong><strong>,</strong> âgé de 55 ans, de LaSalle (Qc), est membre de la filiale Hemmingford (Qc). Il commence son quatrième mandat en tant que président des débats et il en est à sa 22e année en tant que membre de la Légion. Pendant ses 23 ans passés dans le Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, il a été en service commandé en Égypte comme membre de la Force d’urgence des Nations Unies. Il a pris sa retraite à TD Canada Trust et a servi à des comités nationaux depuis 2002, y compris ceux du coquelicot et du souvenir, des adhésions et du leadership, du développement et de la jeunesse, des sports et du congrès national. Il siège actuellement aux comités des constitution et des lois, du congrès national et des finances et budget. Au niveau de la filiale, Irvine a occupé nombre de postes, y compris ceux de sergent d’armes, de deuxième vice-président et, pendant deux ans, de président de la filiale Ormstown (Qc) et il a eu trois mandats de président des débats de division.</p>
<p>Son épouse Paulette et lui ont quatre enfants et trois petits-enfants.</p>
<p><strong>LE PRÉSIDENT SORTANT </strong><strong>Wilf Edmond</strong><strong>,</strong> âgé de 77 ans, est membre à vie de la filiale Donkin de Cape Breton (N.-É.). Il est fier d’être le fils d’un vétéran de la Première Guerre mon­diale. Trois de ses frères ont servi à la Seconde Guerre mondiale, dont un qui a péri en service à bord du navire canadien de Sa Majesté St. Croix, en 1942.</p>
<p>Membre de la Légion depuis 52 ans, il a servi en tant que président de la Division de la Nouvelle-Écosse de 1993 à 1995 et, avant cela, avait été président de filiale et commandant de zone pendant quelques mandats. En 2000, il a été élu au sous-exécutif de la Légion en tant que vice-président et il a siégé à la plupart des comités, dont ceux des sports, des adhésions, des relations publiques, des anciens combattants, services et ainés, de la Ligue royale des anciens combattants du Commonwealth (LRACC), des finances et budget et de l’investissement. Il est vice-président de la LRACC et servira aux comités du coquelicot et du souvenir et des finances et budget.</p>
<p>Il a été membre de la chorale The Men of the Deeps et de celle de St. Luke’s United Church, et il a été entraineur et assistant pour des équipes de base-ball mineur. Ancien pom­pier volontaire, il détient la Médaille du service méritoire et la palme. Son épouse Annie et lui ont une fille, Phyllis, et deux fils, Wilf et Brian (actuellement dans l’aviation), ainsi que six petits-enfants, dont un qui sert dans l’armée.</p>
<p><strong>LE GRAND PRÉSIDENT </strong><strong>Larry Murray</strong><strong>,</strong> âgé de 63 ans, a apporté son expérience militaire et civile à l’exécutif de la Légion. Ayant passé 33 ans dans les Forces canadiennes, dont la Marine royale du Canada, le vice-amiral Murray a pris sa retraite, en 1997, en tant que chef d’état-major de la défense par intérim. Quelques mois après, il était nommé sous-ministre adjoint des Pêches et Océans et, en 1999, a été sous-ministre des Anciens Combattants. En avril 2003, il a été nommé sous-ministre de Pêches et Océans Canada.</p>
<p>Murray a siégé au Groupe de travail sur la gouvernance et le changement culturel à la GRC et a été président du Comité consultatif de l’ombudsman des vétérans. Il est président de la Division de la Nouvelle-Écosse de la Ligue navale du Canada.</p>
<p>Ses nombreuses décorations comprennent : commandeur de l’Ordre du mérite militaire, officier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, le Prix Vimy et la Mention élogieuse du ministre d’Anciens Combattants Canada. Membre ordinaire de la filiale Dominion d’Ottawa, il siège au niveau national au Comité des anciens combattants, des services et des ainés, il est membre ex-officio du Comité de la défense et de la sécurité, et président du groupe consultatif des anciens combattants. Son épouse Claudia Buckley et lui ont six enfants et cinq petits-enfants.</p>
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		<title>43e Congrès national: Les délégués décident</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[LÉGENDE
Abréviations de comités : DÉF : défense; C &#38; S : coquelicot et souvenir; R &#38; R : rituel et récompenses; ACSA : anciens combattants, service et ainés.
Abréviations gouvernementales : FC : Forces canadiennes; MDN : ministère de la Défense nationale; ACC : Anciens Combattants Canada.
Législation : NCAC : nouvelle Charte des anciens combattants; RARM : Régime d’assurance-revenu militaire; PAAC : Programme d’autonomie des anciens combattants.
* Dénote une résolution non ratifiée rapportée en séance et approuvée par les membres du congrès.
CONSEIL EXÉCUTIF NATIONAL
1. (QC; N.-É.–NT) — Que le gouvernement fédéral institue le 15 février jour férié appelé Jour du drapeau du Canada.
ANCIENS COMBATTANTS, SERVICE ET AINÉS — GÉNÉRAL
2. (ACSA) — Exhorte le gouvernement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>LÉGENDE</strong></p>
<p>Abréviations de comités : DÉF : défense; C &amp; S : coquelicot et souvenir; R &amp; R : rituel et récompenses; ACSA : anciens combattants, service et ainés.</p>
<p>Abréviations gouvernementales : FC : Forces canadiennes; MDN : ministère de la Défense nationale; ACC : Anciens Combattants Canada.</p>
<p>Législation : NCAC : nouvelle Charte des anciens combattants; RARM : Régime d’assurance-revenu militaire; PAAC : Programme d’autonomie des anciens combattants.</p>
<p>* Dénote une résolution non ratifiée rapportée en séance et approuvée par les membres du congrès.</p>
<p><strong>CONSEIL EXÉCUTIF NATIONAL</strong><br />
1. (QC; N.-É.–NT) — Que le gouvernement fédéral institue le 15 février jour férié appelé Jour du drapeau du Canada.</p>
<p><strong>ANCIENS COMBATTANTS, SERVICE ET AINÉS — GÉNÉRAL</strong><br />
2. (ACSA) — Exhorte le gouvernement fédéral à instituer le jour de la crête de Vimy (9 avril) fête nationale fédérale.<br />
3. (ACSA) — Demande de regrouper les médiateurs fédéraux dans un bureau central doté de pouvoirs semblables aux pouvoirs d’enquête énoncés dans le projet de loi 102 de l’Ontario.<br />
4. (ACSA) — Demande que les lois et règlements du gouvernement soient modifiés pour que les anciens combattants et les personnes à leur charge aient un accès prioritaire aux soins de santé.<br />
5. (ACSA) — Recommande à Anciens Combattants Canada (ACC) qu’il y ait suffisamment de gestionnaires de cas compétents et formés pour assurer la qualité des soins aux anciens combattants.<br />
6. (ACSA) — Demande qu’ACC abroge sa politique de déduire 5 $ du remboursement des courses en taxi demandé par les anciens combattants.<br />
7. (ACSA) — Demande qu’ACC établisse des principes directeurs et une formation appropriée dans son service de gestion de cas.<br />
8. (ACSA) — Exhorte ACC et les FC à améliorer la communication et les relations communautaires avec les réservistes et leur famille.<br />
9. (ACSA) — Demande à ACC de former davantage son personnel, les fournisseurs de services et le public sur les questions du droit aux services des anciens combattants et de leur famille, et de continuer l’élaboration des modèles de service qui servent à les traiter avec respect.<br />
10. (ALB.–T. N.-O.) — Conseille vivement à ACC de réviser la composition du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) (TAC(RA)) et d’envisager la nomination d’anciens membres de la Gendarmerie royale du Canada au Tribunal.<br />
11. (MAN.–N-O. O.) — Demande à ACC de désigner une année comme étant l’Année du conjoint militaire, et de la promouvoir grâce à des épingles et autres souvenirs.<br />
12. (N.-B.) — Conseille vivement à ACC de permettre aux anciens combattants qui pensent avoir droit à une réclamation à la suite de l’utilisation de l’agent Orange à la BFC Gagetown (N.-B.) de présenter leur demande à ACC et que celle-ci soit prise en considération même si le programme d’indemnisation est achevé.<br />
13. (N.-B.) — Qu’ACC révise ses règles d’action en matière de rédaction de lettres pour que les anciens combattants sans accès à l’Internet les comprennent, peut-être en annexant à la lettre l’exemplaire d’une loi, d’une disposition ou d’un tableau en particulier.<br />
14. (N.-B.) Exhorte ACC et le TAC(RA) à accorder « le bénéfice du doute » aux demandeurs.</p>
<p><strong>AVANTAGES LIÉS À L’INVALIDITÉ</strong><br />
15. (ACSA) — Recommande qu’on mette fin à la déduction du RARM causée par les pensions d’invalidité d’ACC et que le Conseil du Trésor reconnaisse que les membres des FC ont des besoins différents de ceux des fonctionnaires.<br />
16. (ACSA) — Recommande que la réduction annuelle de la couverture des prestations de décès payées aux membres des FC soit retardée jusqu’à l’âge de 66 ans comme pour les fonctionnaires.<br />
17. (ACSA) — Demande à ACC de reconnaitre l’exposition à l’agent Orange ou à l’uranium appauvri en tant que déterminants d’invalidité importants.<br />
18. (ACSA) — Revendique l’amélioration du programme d’indemnités d’invalidité de la nouvelle Charte des anciens combattants afin que les anciens combattants et les membres des FC en service qui y ont droit bénéficient d’un ajustement annuel de leur indemnité.<br />
19. (ACSA) — Demande au ministère de la Défense nationale de remettre le RARM à neuf afin que le cout de l’assurance-invalidité des membres des FC soit entièrement couvert par le gouvernement et, de plus, qu’ACC ne soit plus obligé d’accorder ses programmes et ses avantages au RARM.<br />
20. (ACSA) — Qu’ACC fasse le nécessaire pour que les anciens combattants reçoivent un revenu équitable en fixant la compensation pour perte de revenu à 100 p. 100 des revenus quand les membres en sont à la réadaptation et à la recherche d’un emploi, et qu’ACC utilise une approche de revenus probables pour détermi­ner ce que le revenu du membre aurait été durant sa carrière, que le salaire minimal soit fixé à celui d’un caporal, verser l’avantage après 65 ans ou utiliser l’avantage en tant que base pour calculer la pension d’ancien combattant, augmenter les prestations de retraite supplémentaires et les rendre non imposables.<br />
21. (ACAS) — Exhorte ACC à élaborer des façons de verser les indemnités d’invalidité et de procurer des fonds nécessaires aux anciens combattants et à leur famille pour qu’ils puissent engager des conseillers financiers.<br />
22. (C.-B.–YN) — Demande au gouvernement d’essayer de prendre des dispositions réciproques avec les autres pays du Commonwealth afin que leurs anciens combattants obtiennent des services et des avantages équivalents quel que soit l’endroit du Commonwealth où ils s’établissent.<br />
23. (ONT.) — Qu’une prestation de décès soit versée au personnel des services mort au combat, quelle que soit sa situation matrimoniale, et que les prestations soient rétroactives.</p>
<p><strong>PROGRAMME D’AUTONOMIE DES ANCIENS COMBATTANTS ET PRESTATIONS DE MALADIE</strong><br />
24. (ACSA) — Qu’ACC simplifie ses prestations et communique avec les allocataires de façon simple.<br />
25. (ACSA) — Que le PAAC soit offert aux membres de la GRC.<br />
26. (ACSA) — Conseille vivement que les avantages du PAAC soient offerts aux anciens combattants frêles, indépendamment de leur droit aux prestations d’invalidité.<br />
27. (ACSA) — Recommande qu’ACC se charge des couts de la maintenance et de l’entretien du terrain des anciens combattants prestataires du PAAC qui habitent un immeuble en copropriété ou une habitation coopérative pour retraités.<br />
28. (ACSA) — Demande l’élaboration de lignes directrices nationales en ce qui concerne la contrainte chimique dans les institutions de soins de longue durée et que de telles contraintes ne soient utilisées qu’en dernier recours.<br />
29. (ACSA) — Qu’ACC collabore étroitement avec les organisations d’anciens combattants et avec les autorités provinciales et municipales en vue de définir les critères liés à l’allocation de lits pour anciens combattants et que, quand c’est approprié, ces critères comprennent des dispositions touchant l’hébergement dans ces institutions de leur conjoint.<br />
30. (ACSA) — Exhorte ACC à créer un programme de soins transitoires pour s’assurer que les soins aux anciens combattants qui sont transférés aux soins actifs, ou qui en reviennent, soient dispensés dans la dignité.<br />
31. (ACSA) — Demande à ACC de se faire partenaire des autorités sanitaires provinciales pour donner des soins palliatifs de qualité commune aux anciens combattants, qu’ACC fasse le nécessaire pour offrir des soins palliatifs aux anciens combattants dans les institutions communautaires, et que tous les programmes soient bien annoncés.<br />
32. (ACSA) — Que le ministre d’ACC confirme la responsabilité du ministère concernant les soins de longue durée partout au pays, et demande à ACC de faire le point sur les 25 recommandations faites par le Comité permanent de la défense nationale et des anciens combattants du Sénat en juin 2003.<br />
33. (ACSA) — Demande à ACC d’inciter les institutions de soins de longue durée à engager des employés permanents plutôt qu’à temps partiel.<br />
34. (ACSA) — Exhorte ACC et les FC de se charger des couts des services de soutien en cas de deuil pour la famille des membres décédés et recommande qu’ACC accorde les avantages du PAAC aux familles et aux conjoints survivants pendant au moins un an, et qu’il adapte les services du PAAC à leurs besoins.<br />
35. (ALB.–T. N.-O.) — Demande au ministre d’ACC de réviser l’utilisation actuelle et à venir des places dans les institutions de soins de longue durée, et d’élaborer une solution à long terme avant d’én éliminer.<br />
36. (ONT.) — Demande à ACC d’ajouter le cout des traitements liés à la dégénérescence maculaire au calendrier des paiements des avantages sanitaires.<br />
37. (ONT.) — Exhorte ACC à reconnaitre les membres de la famille immédiate d’un ancien combattant qui demeurent avec lui et qui lui servent d’escorte afin qu’ils obtiennent les avanta­ges fournis dans le cadre de la politique sur les « frais d’escorte ».<br />
38. (ONT.) — Recommande que les membres de la famille immédiate de l’ancien combattant qui habitent avec lui et qui servent de « fournisseur de soins personnel » aient droit aux avantages de la politique sur les « soins personnels ».</p>
<p><strong>FORCES CANADIENNES/GRC</strong><br />
39. (ACSA) — Exhorte que les allocations aux survivants telles que prescrites dans la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes (LPRFC) soient d’un montant équivalent à au moins 70 p. 100 de la pension du membre.<br />
40. (ACSA) — Demande que la déduction du Régime de pensions du Canada (RPC) à 65 ans soit éliminée et que les fonds excédentaires de la LPRFC soient utilisés pour payer des avantages cumulatifs semblables à ceux qui sont payés aux parlementaires.<br />
41. (ACSA) — Exhorte le gouvernement fédéral à fournir les avantages d’ACC à tous les agents de police civile canadienne qui se portent volontaires à une mission des Nations Unies.</p>
<p><strong>FUNÉRAILLES ET ENTERREMENTS</strong><br />
42. (ACSA) — Demande au ministre d’ACC d’augmenter immédiatement le plafond des services funéraires pour qu’il soit égal à ceux des FC et de la GRC.<br />
43. (ACSA) — Recommande que les prestations de funérailles du Fonds Last Post, semblables à celles qui sont offertes aux membres des FC tués en service, soient versées aux vétérans des FC dont les moyens sont insuffisants.<br />
44. (QC) — Exhorte ACC à restaurer et à augmenter l’exemption testamentaire des survivants ou des dépendants au moins au niveau de la pauvreté tel que déterminé par Statistique Canada, et à ce que, chaque année par la suite, il introduise, en ce qui concerne cette exemption, une allocation indexée au cout de la vie égale à l’indice des prix à la consommation.</p>
<p><strong>SANTÉ PHYSIQUE/MENTALE</strong><br />
45. (ACSA) — Recommande à ACC et aux FC d’ajuster les soins de santé mentale pour les membres et les vétérans des FC souffrant de traumatisme lié au stress opérationnel et de modifier les règlements afin d’offrir également ces soins à leur famille.<br />
46. (ACSA) — Requiert que la Légion aborde les agences gouvernementales appropriées pour leur demander de l’aider à financer des ateliers sur le programme de transition des militaires et des anciens combattants canadiens.<br />
47. (ACSA) — Exhorte ACC à inclure les titulaires d’octrois ou les pensionnés du service militaire du temps de la paix dans les dispositions du groupe « B » en ce qui concerne les services ou les avantages de santé.<br />
48. (ACSA) — Que le fédéral souscrive à une recommandation de la Légion, adoptée subséquemment par la commission d’étude sur les ainés du premier ministre, selon laquelle un  programme national d’autonomie des ainés serait mis en œuvre pour que les ainés restent chez eux plus facilement.<br />
49. (ACSA) — Recommande la promulgation d’un projet de loi national qui serve à protéger les ainés sans tenir compte des limites entre les administrations à l’intérieur du pays et les organismes provinciaux.<br />
50. (ACSA) — Demande à ACC d’améliorer son programme de réadaptation en adoptant des pratiques exemplaires, en formant son personnel, en communiquant avec les employeurs éventuels au début du processus de réadaptation et en éduquant les employeurs sur les bénéfices qu’on obtient quand on embauche un ancien combattant.<br />
51. (ACSA) — Que les anciens combattants et les membres de leur famille malades aient droit aux services de réadaptation, et à la réinscription au programme, à tout moment, quand leurs besoins changent.<br />
52. (ACSA) — Demande à ACC d’explorer toutes sortes de stratégies, comme passer des contrats avec des médecins de famille et payer pour former et employer des adjoints médicaux et des infirmières praticiennes, et de s’assurer que les anciens combattants et les familles ont accès à une grande variété d’avantages et de fournisseurs de santé.</p>
<p><strong>COQUELICOT ET SOUVENIR</strong><br />
53. (C &amp; S, T.-N.-L., ALB.–T. N.-O.) — Que, dans certaines circonstances, une partie du Fonds du coquelicot puisse servir à assister les programmes axés sur la famille que le Centre de ressources pour les familles des militaires des FC ne finance pas.<br />
54. (ONT.) — Requiert que toutes les recettes de la vente d’articles commémoratifs reliés à la coupe Mémorial, comme les chandails et les casques, soient remises au Fonds fiduciaire du coquelicot des filiales.<br />
*215. (N.-É.–NT) — Résout que, dans certaines circonstances, une partie des fonds du coquelicot puisse servir à financer un programme de lecture des anciens combattants pour élèves.<br />
*305. (ALB.– T. N.-O.) — Requiert que les arrière-petits-enfants puissent recevoir des bourses du fonds du coquelicot.<br />
*310. (N.-É.–NT) — Résout que les filiales ne soient plus obligées de publier les états financiers de leur campagne du coquelicot dans les médias locaux, bien qu’elles doivent toujours les mettre à la disposition du public.</p>
<p><strong>ADHÉSIONS</strong><br />
55. (C.-B.–YN) — Requiert que les membres des dames auxi­liaires (DA) puissent transférer leurs années de service continu à la filiale dans les cas où les DA résilient leur charte.<br />
*221. (MAN.–N.-O. O.) — Résout d’accorder la qualité de membre associé aux gens qui ont pris part à un service d’intervention d’urgence pendant au moins un an.</p>
<p><strong>SPORTS</strong><br />
56. (ONT., N.-B.) — Que la Direction nationale parraine un tournoi annuel de jeu de huit selon les mêmes critères que les autres sports nationaux actuels.</p>
<p><strong>DÉFENSE</strong><br />
57. (DÉF.) — Exhorte le MDN à réviser son programme de retraite dans la dignité, et d’appuyer la création d’une épingle à décerner aux gens dont le service a duré moins de 12 ans.<br />
58. (DÉF.) — Requiert que la Légion appuie l’octroi de la Médaille canadienne du volontaire à tous les gens qui se sont portés volon­taires, sans tenir compte de la longueur du service.</p>
<p><strong>RITUEL ET RÉCOMPENSES</strong><br />
60. (R &amp; R) — Résout de créer une médaille de service qui serve à reconnaitre les efforts que les membres de la Légion ont faits avant d’accepter un poste de direction ou en dehors de ces fonctions.<br />
61. (C.-B.–YN) — Requiert la création d’une barre de secrétaire trésorier à décerner dans les niveaux du district et de la zone de la Légion.<br />
62. (ONT.) — Requiert que la Légion demande à ACC de créer une épingle pour honorer les anciens combattants des Premières nations, des Métis et des Inuits du Canada.<br />
*232. (SASK.) — Statue que la médaille d’excellence des cadets de la Légion doit être portée au côté droit de l’uniforme de la Légion.</p>
<p><strong>RÉSOLUTIONS RETARDATAIRES</strong><br />
8. (QC) — Exhorte ACC à garder l’hôpital Sainte-Anne de Sainte-Anne-de-Bellevue (Qc) et de commencer à y soigner les anciens combattants souffrant de traumatismes de stress opérationnel ainsi que les gens qui ont besoin de soins chroniques à temps plein. Exhorte aussi l’hôpital, au cas où il soit transféré au gouvernement québécois, à dispenser aux anciens combattants des soins de la même qualité que celle d’aujourd’hui.<br />
30. (ONT.) — Requiert que le gouvernement fédéral fournisse une protection légiférée aux pensions des Canadiens.<br />
31. (ONT.) — Exhorte le gouvernement fédéral à détaxer les prestations de décès du Régime de pensions du Canada.<br />
32. (ONT.) — Recommande qu’ACC élabore et maintienne un programme conjoint avec les directions divisionnaires pour  venir en aide aux anciens combattants sans abri.<br />
33. (ONT.) — Modifie les arrêtés généraux afin de permettre aux filiales d’augmenter le financement accordé aux cadets.</p>
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		<item>
		<title>43e Congrès national: C’est arrivé à Winnipeg</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Winnipeg se fait l’hôtesse des congrès de la Légion royale canadienne depuis longtemps, dont (sens horaire à partir d’en haut) le premier congrès en 1927 de ce qu’on appelait alors la Légion canadienne de la Ligue des anciens des armées du Commonwealth britannique; le président national Clare Sparling s’adresse aux délégués lors du 20e congrès, en 1964, qui ont « exprimé des objections » au premier ministre Lester Pearson à propos du remplacement du Union Jack par « un drapeau distinctement canadien »; plus de 5 000 légionnaires défilent durant le congrès national du 50e anniversaire, en 1976; les anciens combattants du 37e Congrès national, en 1998, défilent à bord de véhicules militaires d’époque; les délégués et invités se rassemblent au cénotaphe lors du 30e Congrès national, en 1984. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le président national Clare Sparling s’adresse aux délégués lors du 20e congrès, en 1964, qui ont « exprimé des objections » au premier ministre Lester Pearson à propos du remplacement du Union Jack par « un drapeau distinctement canadien ». [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/RetroInset1.jpg" alt="Le président national Clare Sparling s’adresse aux délégués lors du 20e congrès, en 1964, qui ont « exprimé des objections » au premier ministre Lester Pearson à propos du remplacement du Union Jack par « un drapeau distinctement canadien ». [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" width="515" height="625" />
<div class="credit">PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION</div>
<div class="caption">Le président national Clare Sparling s’adresse aux délégués lors du 20e congrès, en 1964, qui ont « exprimé des objections » au premier ministre Lester Pearson à propos du remplacement du Union Jack par « un drapeau distinctement canadien ». </div>
</div>
<p></strong></p>
<p><strong>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Plus de 5 000 légionnaires défilent durant le congrès national du 50e anniversaire, en 1976. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/RetroInset2.jpg" alt="Plus de 5 000 légionnaires défilent durant le congrès national du 50e anniversaire, en 1976. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" width="515" height="453" />
<div class="credit">PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION</div>
<div class="caption">Plus de 5 000 légionnaires défilent durant le congrès national du 50e anniversaire, en 1976. </div>
</div>
<p></strong></p>
<p><strong>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les anciens combattants du 37e Congrès national, en 1998, défilent à bord de véhicules militaires d’époque. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/RetroInset3.jpg" alt="Les anciens combattants du 37e Congrès national, en 1998, défilent à bord de véhicules militaires d’époque. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" width="515" height="360" />
<div class="credit">PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION</div>
<div class="caption">Les anciens combattants du 37e Congrès national, en 1998, défilent à bord de véhicules militaires d’époque. </div>
</div>
<p></strong></p>
<p><strong>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les délégués et invités se rassemblent au cénotaphe lors du 30e Congrès national, en 1984. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/RetroInset4.jpg" alt="Les délégués et invités se rassemblent au cénotaphe lors du 30e Congrès national, en 1984. [PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION]" width="515" height="345" />
<div class="credit">PHOTO : ARCHIVES DE LA REVUE LÉGION</div>
<div class="caption">Les délégués et invités se rassemblent au cénotaphe lors du 30e Congrès national, en 1984. </div>
</div>
<p><strong> </strong></strong></p>
<p><strong><strong><strong><br />
</strong></strong></strong></p>
<img src="http://www.legionmagazine.com/fr/?ak_action=api_record_view&id=589&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>43e Congrès national: Sur la voie du service</title>
		<link>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/09/43e-congres-national-sur-la-voie-du-service/</link>
		<comments>http://www.legionmagazine.com/fr/index.php/2010/09/43e-congres-national-sur-la-voie-du-service/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sharon Adams</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.legionmagazine.com/fr/?p=555</guid>
		<description><![CDATA[Plus de mille légionnaires défilent vers le cénotaphe sous le ciel dégagé des Prairies, la statue Golden Boy miroitant au-dessus du Palais législatif du Manitoba, dans la ville où est née la Légion canadienne. Les hommes et les femmes qui forment une mer bleue et grise à l’occasion du 43e Congrès national de la Légion royale canadienne sont venus à Winnipeg, du 12 au 16 juin, pour célébrer l’unité qui a agrémenté la vie des anciens combattants et de leur famille.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus de mille légionnaires défilent vers le cénotaphe sous le ciel dégagé des Prairies, la statue Golden Boy miroitant au-dessus du Palais législatif du Manitoba, dans la ville où est née la Légion canadienne. Les hommes et les femmes qui forment une mer bleue et grise à l’occasion du 43e Congrès national de la Légion royale canadienne sont venus à Winnipeg, du 12 au 16 juin, pour célébrer l’unité qui a agrémenté la vie des anciens combattants et de leur famille.</strong></p>
<p>Leur présence réaffirme aussi l’engagement de la Légion envers l’unité d’action des associations d’anciens combattants, promesse qui n’aura de cesse d’assurer le bien-être des anciens combattants. « Depuis sa fondation, la Légion se bat sans relâche pour procurer de meilleurs avantages aux anciens combattants, perpétuer le souvenir et améliorer les collectivités où elle existe. Elle y parvient, mais il y a encore du travail à faire », dit le président national, Wilf Edmond, lors du dévoilement d’une plaque désignant la fondation de la Légion évènement historique. La plaque sera exposée à l’hôtel Marlborough de Winnipeg, où, en novembre 1925, les organismes d’anciens combattants se sont unis pour la première fois.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les légionnaires et les invités s’assemblent autour du cénotaphe pour la cérémonie. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset2.jpg" alt="Les légionnaires et les invités s’assemblent autour du cénotaphe pour la cérémonie. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="773" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Les légionnaires et les invités s’assemblent autour du cénotaphe pour la cérémonie. </div>
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<p>Leur présence réaffirme aussi l’engagement de la Légion envers l’unité d’action des associations d’anciens combattants, promesse qui n’aura de cesse d’assurer le bien-être des anciens combattants. « Depuis sa fondation, la Légion se bat sans relâche pour procurer de meilleurs avantages aux anciens combattants, perpétuer le souvenir et améliorer les collectivités où elle existe. Elle y parvient, mais il y a encore du travail à faire », dit le président national, Wilf Edmond, lors du dévoilement d’une plaque désignant la fondation de la Légion évènement historique. La plaque sera exposée à l’hôtel Marlborough de Winnipeg, où, en novembre 1925, les organismes d’anciens combattants se sont unis pour la première fois.</p>
<p>Cet évènement, qui s’est déroulé il y a 85 ans, a eu des répercussions qui se font toujours sentir. Les premiers anciens combattants ont créé une « société plus généreuse, plus compatissante et plus attentionnée que celle qui avait été la leur », dit l’historien Glenn Wright à la cérémonie du dévoilement. « C’est [...] pourquoi nous honorons la Légion aujourd’hui. »</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Wim Geerts, ambassadeur des Pays-Bas, assisté par la première vice-présidente Pat Varga, se prépare à déposer une couronne au cénotaphe. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset1.jpg" alt="Wim Geerts, ambassadeur des Pays-Bas, assisté par la première vice-présidente Pat Varga, se prépare à déposer une couronne au cénotaphe. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="687" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Wim Geerts, ambassadeur des Pays-Bas, assisté par la première vice-présidente Pat Varga, se prépare à déposer une couronne au cénotaphe. </div>
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<p>Ce ton de révérence et de célébration persiste, à partir du dimanche matin, quand les délégués et les invités participent à la cérémonie au cénotaphe. Parmi les dignitaires qui déposent une couronne se trouvent Wim Geerts, ambassadeur des Pays-Bas, la mère de la Croix d’argent nationale Della Morley, le ministre des Anciens Combattants Jean-Pierre Blackburn, le brigadier-général des Forces canadiennes Kelly Woiden, le président national Wilf Edmond et le président de la Division du Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario Gordon Walker, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et municipaux.</p>
<p>Pendant la cérémonie d’ouverture au Winnipeg Convention Centre, Geerts dit que les Hollandais sont particulièrement reconnaissants aux Canadiens qui les ont libérés. Il reconnait le dévouement indéfectible de la Légion envers les anciens combattants. À la Légion, pour tout ce qu’elle a fait, il dit : « merci, merci, merci ». Et puis il déclare le 43e Congrès national ouvert.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le président national, Wilf Edmond (à g.), dépose une couronne avec l’assistance de l’ancien président Jack Frost. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset3.jpg" alt="Le président national, Wilf Edmond (à g.), dépose une couronne avec l’assistance de l’ancien président Jack Frost. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="371" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Le président national, Wilf Edmond (à g.), dépose une couronne avec l’assistance de l’ancien président Jack Frost. </div>
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<p>Dans le discours-programme, lundi, le ministre des Anciens Combattants louange le bénévolat de la Légion et parle des difficultés liées à la réponse aux multiples besoins des anciens combattants de naguère ainsi que de ceux des temps modernes. Mais « il y a une chose qui n’a pas changé, dit-il. L’engagement de servir les anciens combattants [...]. »</p>
<p>Les 1 071 délégués accrédités applaudissent le ministre quand il annonce que les anciens combattants auront toujours droit en priorité aux places de l’hôpital Sainte-Anne. Il leur dit aussi que c’est l’une des principales priorités pendant les négociations concernant le transfert du dernier hôpital que dirige encore le fédéral au Canada à une compétence provinciale (la province du Québec). Il poursuit en disant qu’il est important aussi de conserver la qualité du service ainsi que le personnel.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Les délégués votent lors des séances administratives. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset4.jpg" alt="Les délégués votent lors des séances administratives. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="343" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Les délégués votent lors des séances administratives. </div>
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<p>Bien que les déclarations du ministre leur aient fait plaisir, les délégués adoptent une motion proposée par la Division du Québec qui a pour objet de garder le Sainte-Anne en tant qu’institution fédérale dirigée par Anciens Combattants Canada (ACC). Entre autres choses, elle sert à demander au gouvernement de faire ce qu’il faut pour que les anciens combattants aient la priorité absolue et pour que les normes de soins éle­vées qu’offre ACC soient maintenues.</p>
<p>La résolution rejoint une section du rapport du Comité des anciens combattants, des services et des ainés dans laquelle il est fait mention qu’une entente de transfert devrait préciser,  entre autres, que toutes les places de l’hôpital seront qualifiées lits d’accès prioritaire et que la qualité des soins sera maintenue.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le grand président Charles Belzile (centre) est félicité par la présidente Pat Varga et l’ancien président Wilf Edmond. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset5.jpg" alt="Le grand président Charles Belzile (centre) est félicité par la présidente Pat Varga et l’ancien président Wilf Edmond. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="308" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Le grand président Charles Belzile (centre) est félicité par la présidente Pat Varga et l’ancien président Wilf Edmond. </div>
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<p>Blackburn dit que son ministère est aussi en train de vérifier si la nouvelle Charte des anciens combattants répond aux besoins des anciens combattants. Les priorités comprennent la réévaluation du paiement d’une somme forfaitaire aux anciens combattants blessés; le traitement plus rapide des demandes; l’amélioration des services à la clientèle, y compris l’embauche d’infirmières praticiennes quand le nombre de médecins est insuffisant et l’augmentation de celui des gestionnaires de cas; la sensibilisation des Canadiens à la contribution et aux besoins des anciens combattants et la création de partenariats avec le secteur privé afin de promouvoir l’embauche des anciens combattants.</p>
<p>Les délégués entendent des expressions de solidarité de la part de représentants d’organisations militaires et d’anciens combattants au Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, y compris les Army, Navy and Air Force Veterans in Canada, l’Association Canadienne des Vétérans des Forces de la Paix pour les Nations Unies, l’Air Force Association of Canada, le Fonds du Souvenir, l’Association des anciens de la Gendarmerie royale du Canada, la Naval Officers Association of Canada, l’Organisation canadienne des vétérans de l’OTAN et la Hong Kong Veterans Association of Canada.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le sergent d’armes escorte les vice-présidents Tom Eagles (centre) et Dave Flannigan à l’occasion de leur installation. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset6.jpg" alt="Le sergent d’armes escorte les vice-présidents Tom Eagles (centre) et Dave Flannigan à l’occasion de leur installation. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="357" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Le sergent d’armes escorte les vice-présidents Tom Eagles (centre) et Dave Flannigan à l’occasion de leur installation. </div>
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<p>Le grand président de la Légion, Charles Belzile, dit aux délégués qu’une unification dans le genre de celle qui a eu lieu en 1925 est impossible, « du moins pour l’instant ». Il dit que le Comité de l’unité des anciens combattants a atteint plusieurs de ses buts. « Nous avons réussi à établir un consensus selon lequel, en travaillant de concert sur les enjeux [...] importants, nous pourrons revendiquer d’une voix unie. »</p>
<p>Par ailleurs, le président national dit, dans son rapport, que les membres des Forces canadiennes (FC) en service s’aperçoivent « que nous nous soucions d’eux et que nous pouvons les aider » grâce en partie au bureau d’entraide, où on les aide à déposer les demandes liées à l’invalidité et à promouvoir les modifications à la nouvelle Charte des anciens combattants. Il dit que cette ima­ge favorable est valorisée encore plus grâce à des programmes couronnés de succès, comme ceux du Fonds de moral des troupes de la LRC, de l’opération Père Noël et des cadeaux de la fête du Canada, ainsi que grâce aux programmes des divisions de la Colombie-Britannique–Yukon et de l’Alberta–Territoires du Nord-Ouest qui aident les membres des FC à réintégrer la société civile et aux efforts des divisions de l’Ontario et de  C.-B.–Yn déployés en vue d’identifier et d’assister les anciens combattants sans abri. En même temps, la Légion s’efforce toujours d’améliorer les conditions des ex-combattants les plus anciens.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="La présidente Pat Varga nouvellement élue. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset7.jpg" alt="La présidente Pat Varga nouvellement élue. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="773" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">La présidente Pat Varga nouvellement élue. </div>
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<p>Edmond demande aux légionnaires de se rallier aux relations publiques et de passer le mot à propos de ces succès. « Nous pouvons attirer d’autres membres en signalant à nos collectivités ce que nous faisons pour elles. »</p>
<p>Le président national rapporte que la nouvelle structure de leadership de la Direction nationale fonctionne très bien et le processus des élections au congrès, qui s’est déroulé en douceur, en a été la preuve. À ce propos, la première vice-présidente Pat Varga, de la filiale Coleville (Sask.), est élue présidente nationale par acclamation quand Edmond, de la filiale Donkin (N.-É.), refuse la nomination traditionnelle pour un nouveau mandat.</p>
<p>Les vice-présidents nationaux Gordon Moore, de la filiale Elmira (Ont.), Erl Kish, de la filiale Limestone City de Kingston (Ont.) et Paulette Cook, de la filiale Philipsburg (Qc), se disputent le poste de premier vice-président, mais aucun d’entre eux n’est choisi au premier scrutin. Le nom de Cook est retiré et Moore est élu au deuxième scrutin.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="L’agent électoral Bill Potter recueille un don du légionnaire Mike Gibbons de la part de la filiale Memorial d’Owen Sound (Ont.). [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset9.jpg" alt="L’agent électoral Bill Potter recueille un don du légionnaire Mike Gibbons de la part de la filiale Memorial d’Owen Sound (Ont.). [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="710" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">L’agent électoral Bill Potter recueille un don du légionnaire Mike Gibbons de la part de la filiale Memorial d’Owen Sound (Ont.). </div>
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<p>Le système majoritaire uninominal adopté au Congrès de 2008 pour les postes de vice-président fonctionne aussi sans accroc. Les titulaires Cook et Kish sont rajoutés à la liste des personnes proposées, c’est-à-dire les anciens présidents div­i­sionnaires George O’Dair, Division de l’Ontario, Dave Flannigan, Terre-Neuve-et-Labrador, Roland Fisette, Manitoba–Nord-Ouest de l’Ontario, Gerry Vowles, Colombie-Britannique–Yukon et Tom Eagles, Nouveau-Brunswick. Kish refuse et, après un tour de scrutin, Eagles, Flannigan et O’Dair sont les nouveaux agents principaux élus au national.</p>
<p>Les élections concernant les postes de trésorier et de président des débats ne nécessitent également qu’un seul scrutin. Le trésorier en poste Michael Cook l’emporte sur Don Hubbs et le président des débats titulaire Tom Irvine est élu devant Steve Wessel.</p>
<p>Le partenariat de neuf ans entre ACC et la Légion qui a trait aux efforts que déploie la Légion dans le but de créer des logements pour les anciens combattants et les ainés — le centre d’excellence de logement de la Légion — se termine en mars 2011, rapporte Edmond. La Légion n’a pas les ressources nécessaires au maintien du service, dit-il, et il est peu probable qu’ACC lui accorde un octroi pour le soutenir. Edmond rapporte aussi que le registre national des logements disponibles du centre sera conservé au début par le bureau d’entraide de la Direction nationale.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le vice-président George O’Dair. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset10.jpg" alt="Le vice-président George O’Dair. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="711" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Le vice-président George O’Dair. </div>
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<p>Edmond propose des dizaines de motions au nom du Comité des anciens combattants, des services et des ainés, qui sont toutes adoptées.</p>
<p>Par ailleurs, aux adhésions, on rapporte que la Légion avait 348 228 membres à la fin de 2009, ce qui représente une perte de 11 974 par rapport au nombre de 2008. La présidente du Comité des adhésions, Paulette Cook, dit que, bien que les pertes aient ralenti, « nous n’avons pas réussi à les arrêter » malgré les  efforts accomplis, comme l’offre d’adhésion gratuite pendant un an au personnel militaire prenant sa retraite (plus de 130 se sont affiliés) et l’envoi de 10 000 avis de renouvellement aux membres en arrérages, ce qui a été particulièrement fructueux parmi ceux qui avaient payé pour la dernière fois en 2008.</p>
<p>Le président du Comité du coquelicot et du souvenir, Gordon Moore, rapporte qu’une action judiciaire a été entreprise dans quatre cas de contrefaçon de la marque de commerce du coque-licot. À ce propos, une motion rejetée, concernant l’allègement des restrictions sur l’utilisation du symbole du coquelicot, qui est rapportée en séance, est retirée quand sont donnés des  exemples d’utilisation non autorisée et inappropriée.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Mark Neuendorff (à g.), directeur des installations de Winnipeg de la Monnaie royale canadienne, présente un des quatre dollars d’argent commémoratifs en l’honneur du centenaire de la Marine au grand président de la Légion Larry Murray. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset11.jpg" alt="Mark Neuendorff (à g.), directeur des installations de Winnipeg de la Monnaie royale canadienne, présente un des quatre dollars d’argent commémoratifs en l’honneur du centenaire de la Marine au grand président de la Légion Larry Murray. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="382" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Mark Neuendorff (à g.), directeur des installations de Winnipeg de la Monnaie royale canadienne, présente un des quatre dollars d’argent commémoratifs en l’honneur du centenaire de la Marine au grand président de la Légion Larry Murray. </div>
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<p>Ensuite, Moore présente Brenda Fredrickson, une ancienne enseignante d’Elrose (Sask.), qui raconte ses expériences au Pèlerinage national du souvenir des dirigeants de la jeunesse de la Légion de 2009. En moins d’un an, elle a fait 50 présentations sur ce qu’elle a vécu pendant son voyage.</p>
<p>Le trésorier national donne de bonnes nouvelles par la suite, comme quoi, malgré le ralentissement économique, il s’attend à ce que le budget des trois prochaines années soit équilibré. « On s’attend à déposer des contributions de 250 869 $ et de 53 575 $ au fonds de réserve de l’adhésion. Il se peut qu’on ait besoin de retirer 169 585 $ en 2012 », explique Cook.</p>
<p>Le nombre de participants en athlétisme a augmenté considérablement grâce à l’ouverture des catégories des jeunes et des midgets, rapporte la présidente du Comité des sports, Pat Varga.</p>
<p>Le cribbage et les fléchettes sont toujours solides comme sports des membres, mais la participation au curling a diminué un peu. Moins de filiales qu’avant acceptent de se faire les hô-tesses des compétitions, une situation réglée en partie grâce à des octrois servant à défrayer une partie des couts.</p>
<p>Le secrétaire national, Brad White, rapporte qu’en 2009 les recettes au service de l’approvisionnement de la Direction nationale ont culminé à 1,95 million de dollars, une baisse de 11 p. 100 par rapport à celles de 2008, mais le lancement d’un magasin en ligne en 2011 devrait contrer la tendance. En 2009, 86 178 $ des ventes en approvisionnement ont été partagés entre les divisions.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title=" Le vice-président Gordon Moore nouvellement élu est escorté à son installation. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset12.jpg" alt=" Le vice-président Gordon Moore nouvellement élu est escorté à son installation. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="362" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption"> Le vice-président Gordon Moore nouvellement élu est escorté à son installation. </div>
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<p>White annonce aussi qu’un nouveau plan de marketing sera élaboré pour faire croitre l’adhésion. Cela provoque des discussions sur toutes sortes d’idées de la part des délégués. Alan Campbell, premier vice-président de la filiale Stonewall (Man.) âgé de 24 ans, suggère aux membres que chercher « chez eux d’abord », encourager leurs petits-enfants à s’engager, servirait à recruter des membres plus jeunes.</p>
<p>Les délégués s’occupent de 155 résolutions de manière soignée, y compris cinq retardataires et 13 rejetées. Parmi celles qui sont adoptées, il y en a qui permettent, avec des restrictions, l’utilisation des fonds fiduciaires du coquelicot pour appuyer les programmes du Centre de ressources pour les familles des militaires; l’élaboration par les divisions et les filiales de stratégies servant à reconnaitre les années de service constant des dames auxiliaires qui passent aux filiales; le redoublement de la limite concernant le financement des pelotons de cadets qui participent à la campagne du coquelicot, et ce jusqu’à 20 p. 100 des fonds disponibles dans le compte fiduciaire du coquelicot.</p>
<p>Les motions rejetées qui sont rapportées en séance et adoptées par les délégués comprennent des résolutions octroyant des bourses aux arrière-petits-enfants des anciens membres des services canadiens, la recherche de moyens moins couteux de remettre au public les états financiers de la campagne du coquelicot et l’autorisation de porter la médaille d’excellence des cadets de la Légion royale canadienne à l’uniforme de la Légion. Malgré un débat vigoureux, une motion proposant de restaurer l’ancienne politique sur la baisse du drapeau est rejetée encore une fois. La raison en est que la baisse de l’étendard de la Légion est conforme aux pratiques et aux politiques du Patrimoine canadien et à celles des Forces canadiennes. Le drapeau national doit rester droit pendant qu’on joue l’hymne national et le royal.</p>
<div class="caption_img " style="width:515px"><img style="vertical-align: middle;" title="Le sergent d’armes Dusty Miller à la tête de la garde du drapeau. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" src="http://www.legionmagazine.com/en/wp-content/uploads/2010/08/ConventionInset13.jpg" alt="Le sergent d’armes Dusty Miller à la tête de la garde du drapeau. [PHOTO : JENNIFER MORSE]" width="515" height="953" />
<div class="credit">PHOTO : JENNIFER MORSE</div>
<div class="caption">Le sergent d’armes Dusty Miller à la tête de la garde du drapeau. </div>
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<p>Le Congrès se termine par un discours électrisant de la nouvelle présidente nationale, Pat Varga, dont la première fonction est d’installer le nouveau grand président, le vice-amiral à la retraite Larry Murray de Stratford (Ont.).</p>
<p>Dans son premier discours en tant que présidente, Varga promet un leadership proactif, positif et progressif. « Je vais écouter vos inquiétudes et vos pensées, mais par-dessus tout vos idées [...]. Nous allons nous actualiser, et faire le nécessaire pour être pertinents » et plus présents aux yeux du public. Elle a l’intention « de favoriser l’évolution, non pas de révolutionner », pour relever les défis à venir. Elle invite les membres à « prendre la voie du service; non pas le service pour le service, mais bien pour le mieux-être des autres. »</p>
<p>Les membres du congrès votent en faveur d’un nouvel emplacement pour le congrès de 2016, soit à St. John’s (T.-N.), en l’honneur du 100e anniversaire de la bataille de Beaumont-Hamel. Le congrès de 2012 aura lieu à Halifax, du 9 au 13 juin.</p>
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		<title>Le souvenir chez les 	jeunes écrivains et artistes</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La jeunesse canadienne a relevé le défi du souvenir à nouveau, comme le prouvent si bien les gagnants des concours littéraires et d’affiches annuels de la Légion royale canadienne au moyen d’images et d’idées sur le passé et le présent des conflits et de la paix.
Jan Sobotka de West Vancouver (C.-B.) a remporté le premier prix au niveau sénior des affiches en couleurs grâce à une affiche formidable où des Canadiens sont pris en cible par l’ennemi dans un endroit d’un gris infernal où les explosions — et les hommes — se transforment en coquelicots lors de leur ascension vers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La jeunesse canadienne a relevé le défi du souvenir à nouveau, comme le prouvent si bien les gagnants des concours littéraires et d’affiches annuels de la Légion royale canadienne au moyen d’images et d’idées sur le passé et le présent des conflits et de la paix.</p>
<p>Jan Sobotka de West Vancouver (C.-B.) a remporté le premier prix au niveau sénior des affiches en couleurs grâce à une affiche formidable où des Canadiens sont pris en cible par l’ennemi dans un endroit d’un gris infernal où les explosions — et les hommes — se transforment en coquelicots lors de leur ascension vers un champ vert où ils vont reposer sous un drapeau canadien.</p>
<p>Jack Kinnie, élève d’une école secondaire de Moncton (N.-B.), a eu le premier prix au niveau intermédiaire des affiches en noir et blanc grâce à une œuvre où sont juxtaposées de façon réaliste et artistique la destruction de la guerre et la célébration de la victoire.</p>
<p>« Je n’étais pas là pour les voir survivre à un cœur brisé. Je n’étais pas là pour ramasser les corps brisés, écrit Shea Goreham de Bridgetown (N.-É.) dans I Wasn’t There (Je n’étais pas là), une composition subtile grâce à laquelle elle a remporté le premier prix de poésie au niveau sénior. « Je n’étais pas là  pour voir chaque personne subir l’enfer. / Je n’étais pas à la guerre, mais ça ne veut pas dire que ça m’est égal. / Je me souviens de leurs sacrifices, de ce qu’ils ont payé et, Dieu merci, je n’étais pas là. »</p>
<p>Un des liens les plus sincères qu’a avec l’histoire Michael Sullivan, étudiant du Collège St. Bonaventure de St. John’s (T.-N.), est son grand-père Rolland Paquette (surnommé Rolly), à propos de qui Sullivan a écrit la composition Two Minutes (Deux mi­nutes) grâce à laquelle il a gagné le premier prix de composition au niveau sénior.</p>
<p>Le texte de Sullivan est un exposé sur ce que le souvenir signifie pour lui, et sur ce que cela devrait signifier pour tous les Canadiens.</p>
<p>« Le 11 novembre de chaque année, le pays s’immobilise, écrivait-il. Lorsque je me trouve au mémorial militaire, à St. John’s, il y a un silence assourdissant de deux minutes pendant que la société fait une pause, repoussée par les horreurs des guerres passées et actuelles, se souvenant de ce qu’elle doit aux hommes et aux femmes qui partent au loin soutenir la primauté du droit et maintenir la paix dans le monde. Il est incontestable que le soldat remplit le plus noble office, car sa destinée est irrévocablement liée à la démocratie et à l’humanisme. En réfléchissant à des histoires comme celles […] de mon grand-père Rolland Paquette, les générations à venir peuvent être inspirées par le message vital qu’elles transmettent relativement au prix de la liberté et à la valeur du service.</p>
<p>« Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer [mon grand-père], car il est mort jeune, mais on m’a raconté la bravoure dont il a fait preuve à la guerre de Corée. Membre du légendaire 22e (Royal 22e Régiment), il servait la cause de la liberté en Corée du Sud au volant d’une ambulance. Il avait été attiré par le service; il était mainteneur de la paix de nature. Le rôle de chauffeur d’ambulance lui convenait bien. Le 8 janvier 1952, son infirmier et un soldat blessé étaient dans l’ambulance  qu’il conduisait. Contrairement aux protocoles humanitaires consacrés dans la Convention de Genève, l’ambulance qu’il  conduisait fut bombardée par les forces communistes : ses  passagers furent tués tous les deux Rolly lui-même a survécu, mais il était grièvement blessé et obligé de survivre dans une tranchée au bord de la route. Quand il a été secouru par les forces alliées, une plaque d’acier a dû être insérée dans son épaule gauche et un éclat d’obus a été visible dans un de ses yeux le reste de ses jours. Cette histoire de bravoure et de service dans ma famille, une contribution à la liberté dans le monde, est une des choses qui me poussent vers le service, et vers la réalisation qu’il y a tellement de choses que l’on  tient pour acquis. Je suis fier, encore aujourd’hui, d’avoir le nom de mon grand-père comme second prénom et d’avoir des liens étroits avec un homme qui a témoigné du service et du sacrifice. »</p>
<p>Pour Jonathan Travis Brown, élève de 11e année de Guelph (Ont.), remporter le concours d’affiches en noir et blanc au niveau sénior a été, disons, fondamentalement une surprise. « C’est ma professeuse de beaux-arts qui m’a suggéré de m’inscrire, dit Brown, qui ne s’était jamais inscrit au concours auparavant. C’était une petite classe et elle nous a suggéré à tous de nous inscrire dans diverses catégories. J’y ai réfléchi et j’ai réalisé que je voulais y prendre part, alors je l’ai fait.</p>
<p>Au début, je me disais que ce n’était pas pour gagner que j’y participais. C’était juste, comme, là. Et même en passant d’un degré à l’autre, je ne croyais pas que je pouvais gagner. Ma professeuse en était certaine, elle, dit-il en riant, elle croyait vraiment que je pouvais gagner. Moi, j’étais étonné chaque fois que mon affiche avait tant de succès. »</p>
<p>L’affiche de Brown est une représentation vraiment émouvante de l’idée que les soldats meurent pour la défense de la li­berté et pour créer la paix. Il y a des soldats à la guerre d’un côté de son œuvre et, de l’autre côté d’une route, la paix.  « Leurs sacrifices. Notre liberté », est-il écrit dans l’affiche.</p>
<p>« Vu que je ne suis pas du genre à étudier l’histoire militaire constamment, ce qui me touche le plus, c’est tous ces soldats qui donnent leur vie pour qu’on ait la liberté qu’on a mainte­nant. Ils ont changé nos vies en faisant ça. »</p>
<p>Brown dit aussi qu’il a vraiment hâte de se rendre à Ottawa en novembre, où les trois autres gagnants au niveau sénior et lui vont déposer une couronne de la part de la jeunesse du Canada à l’occasion de la cérémonie du jour du Souvenir. En fin de compte, pour Brown, créer son affiche l’a amené à apprécier les anciens combattants et le souvenir.</p>
<p>« En m’adonnant au processus de création de l’affiche — il est sûr qu’il m’a fallu faire des recherches — il y a une chose que j’ai remarquée : les anciens combattants sont respectés au plus haut point. Je pense que le souvenir de la plupart  des Canadiens n’est plus aussi important qu’avant. Et il devrait l’être. Alors il y a certainement beaucoup à apprendre là. C’est vraiment inspirant de voir qu’ils ont donné leur vie pour nous, et je pense que cela mérite beaucoup de respect et d’honneur. »</p>
<p>Que pourrait-on imaginer comme meilleur résumé des  objectifs des concours littéraires et d’affiches de la Légion? Le concours, organisé pour les écoliers canadiens depuis plus de 50 ans, sert à encourager le souvenir chez les jeunes de tous les âges.</p>
<p>Il s’agit sans doute là du même objectif que celui du ga­gnant de composition au niveau sénior Sullivan, qui a écrit : « C’est ce qui, d’après moi, est le message le plus important que la jeunesse pourrait recevoir le jour du Souvenir : la  liberté à laquelle nous tenons tant est issue des sacrifices et du service d’hommes et de femmes courageux de partout dans le monde. Sans ces gens-là, les droits de la personne fondamentaux que nous connaissons n’existeraient pas. »</p>
<h2><strong>Résultats Nationaux de 2010</strong></h2>
<h3><strong><strong>Niveau senior</strong></strong></h3>
<p><strong>Composition</strong><br />
Premier : Michael R. Sullivan, St. John’s (T.-N.)<br />
Deuxième : Roberta Farion, Vegreville (Alb.)<br />
Mention honorable : Jessica Heise, Isabella (Man.)</p>
<p><strong>Poésie</strong><br />
Première : Shea Goreham, Bridgetown (N.-É.)<br />
Deuxième : Ted Brinkman, Craigmyle (Alb.)<br />
Mention honorable : Lara Sandre, Metcalfe (Ont.)</p>
<p><strong>Affiches en noir et blanc</strong><br />
Premier : Jonathan Travis Brown, Guelph (Ont.)<br />
Deuxième : Lenaya MacKay, Lashburn (Sask.)<br />
Mention honorable : Milan Mantle, Surrey (C.-B.)</p>
<p><strong>Affiches en couleurs</strong><br />
Première : Jan Sobotka, West Vancouver (C.-B.)<br />
Deuxième : Caroline Bordignon, Elmira (Ont.)<br />
Mention honorable : Ben Cottrill, Wallace (N.-É.)</p>
<h3><strong><strong>Niveau intermédiaire<br />
</strong></strong></h3>
<p><strong>Composition</strong><br />
Première : Amy Leanne Cox, Victoria<br />
Deuxième : Arnold Davitsky, Kapuskasing (Ont.)<br />
Mention honorable : Emily Cann, Charlottetown (I.-P.-É.)</p>
<p><strong>Poésie</strong><br />
Premier : Damiano Ficca, Terrebonne (Qc)<br />
Deuxième : Janine Deys, Lethbridge (Alb.)<br />
Mention honorable : Fiona Weaver, South River (Ont.)</p>
<p><strong>Affiches en couleurs</strong><br />
Première : Jessica Blackwell, Kitchener (Ont.)<br />
Deuxième : Hermina Paull, Summerberry (Sask.)<br />
Mention honorable : Nanako Emori, Banff (Alb.)</p>
<p><strong>Affiches en noir et blanc</strong><br />
Premier : Jack Kinnie, Moncton (N.-B.)<br />
Deuxième : Kattrina Umbenhower, Windsor (Ont.)<br />
Mention honorable : Monica Facchin, St. Albert (Alb.)</p>
<h3><strong><strong>Niveau junior</strong></strong></h3>
<p><strong>Composition</strong><br />
Premier : Mackenzie Wynne, Surrey (C.-B.)<br />
Deuxième : Leah Auch, Carmangay (Alb.)<br />
Mention honorable : Brock Thomson, Biggar (Sask.)</p>
<p><strong>Poésie</strong><br />
Première : Andrea Bell, Chaplin Island Road (N.-B.)<br />
Deuxième : Emily Baxter-Dixon, BFC Borden (Ont.)<br />
Mention honorable : Courtney Langmead, Pouch Cove (T.-N.)</p>
<p><strong>Affiches en couleurs</strong><br />
Premier : Riley Hogg, Duncan (C.-B.)<br />
Deuxième : Brandon Cann, Montague (Î.-P.-É.)<br />
Mention honorable : Hunter Jean-Baptiste, Toronto (Ont.)</p>
<p><strong>Affiches en noir et blanc</strong><br />
Première : Natalie Grossi, Woodbridge (Ont.)<br />
Deuxième : Patrick Smith, Cowansville (Qc)<br />
Mention honorable : Holly Abrahamson, Meadow Lake (Sask.)</p>
<h3><strong><strong>Affiches primaires<br />
</strong></strong></h3>
<p><strong>Affiches en couleurs</strong><br />
Première : Delaney Saunders, Marwayne (Alb.)<br />
Deuxième : Geneviève Fournier, St. Brendan’s (T.-N.)<br />
Mention honorable : Olivia Peloquin, Keewatin (Ont.)</p>
<p><strong>Affiches en noir et blanc</strong><br />
Première : Declan Sharkey, Cambridge (Ont.)<br />
Deuxième : Joel Tschetter, Irma (Alb.)<br />
Mention honorable : Seanna Traverse, Gull Island (T.-N.)</p>
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		<title>43e Congrès national: Lieu de la naissance de la Légion</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 04:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adam Day</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles principaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Le samedi 12 juin, exactement au bon moment, la pluie arrête de tomber sur la rue Smith. Les dignitaires, dont la plupart sont vêtus d’un veston bleu, s’éloignent de l’auvent pour défiler sur la scène. Le soleil se met à briller un peu, rayonnant sur le berceau de la Légion royale canadienne, l’hôtel Marlborough de Winnipeg.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le samedi 12 juin, exactement au bon moment, la pluie arrête de tomber sur la rue Smith. Les dignitaires, dont la plupart sont vêtus d’un veston bleu, s’éloignent de l’auvent pour défiler sur la scène. Le soleil se met à briller un peu, rayonnant sur le berceau de la Légion royale canadienne, l’hôtel Marlborough de Winnipeg.</strong></p>
<p>Nombreux sont ceux qui prennent place sur la scène, y compris le ministre des Anciens Combattants, Jean-Pierre Blackburn, et le président national de la Légion, Wilf Edmond, pendant que la foule prend place sur les sièges mouillés entourant l’estrade.</p>
<p>Il y a 85 ans (en novembre 1925), après la Première Guerre mondiale, les organisations d’anciens combattants canadiennes naissantes fusionnèrent à l’hôtel le plus illustre de Winnipeg. Elles se mirent d’accord pour créer la Canadian Legion of the British Empire Service League. « La guerre avait reposé sur de grands idéaux, dit l’historien Glenn Wright à la foule, mais quand les combattants revinrent, en 1919, ils se trouvèrent dans un pays déchiré par des luttes sociales, la dépression économique et le chômage généralisé : ils se trouvaient confrontés à un avenir incertain.</p>
<p>« Des représentants de presque 60 organisations d’anciens combattants, ainsi que d’associations et de clubs régimentaires, se sont réunis ici pour fonder la Légion, consacrée à réhabiliter les vétérans de la Grande Guerre dans la société, à faire le nécessaire pour que les besoins des survivants soient satisfaits, que les sacrifices de ceux qui avaient pris part au conflit ne soient jamais oubliés. »</p>
<p>Bien que le Marlborough ait déjà une plaque — datant de 1950 — en l’honneur de la création de la Légion, le clou de cette manifestation est le dévoilement d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada rendant hommage à la fondation de la Légion en tant qu’évènement historique d’importance nationale.</p>
<p>Et en effet, c’est incontestable : en 1925, il y eut un moment d’importance nationale, ici. Avant la création de la Légion, les anciens combattants étaient vus autrement : si des gens luttaient pour les droits des anciens soldats, ce n’était qu’à l’occasion. Cependant, de la Première Guerre mondiale est issue une armée d’anciens combattants qui, ayant forgé une identité canadienne à l’étranger, allaient s’appliquer à bâtir une nation chez eux. « Les anciens combattants voulaient se pencher sur une foule d’enjeux. Des hommes étaient invalides en permanence, amputés, aveugles; d’autres avaient été commotionnés », dit Wright.</p>
<p>De retour au pays, ils ont dû se battre à nouveau, « pour la reconnaissance, les avantages sociaux, le souvenir et leurs droits en tant que membres de la société canadienne, ajouta-t-il. Ils avaient peut-être gagné la guerre en Europe, mais une autre sorte de combat les attendait ici. »</p>
<p>Pendant la cérémonie, la Légion fait l’objet d’honneurs pour ses années de service aux anciens combattants, de perpétuation du souvenir et de développement des collectivités. « Depuis sa fondation, la Légion royale canadienne — la plus grande organisation d’anciens combattants au Canada — est une voix puissante et unie qui se fait la championne des anciens combattants canadiens, dit Blackburn. Aujourd’hui, elle continue de jouer un rôle essentiel non seulement dans la vie des anciens combattants, mais dans la vie de tous les Canadiens. »</p>
<p>L’hôtel lui-même a une histoire émouvante : sir Winston Churchill y a séjourné une fois. Et bien que, comme la Légion, l’hôtel a connu l’adversité, il a grandi lui aussi. Il s’est étendu en surface et a grandi en hauteur; il s’est enorgueilli de la plus grande salle de bal de Winnipeg et de la première glissade d’eau intérieure du centre-ville. Et bien que son avenir ne soit pas absolument assuré, on ne peut voir son passé (comme celui de la Légion) que comme signe de puissance. « J’ai un sentiment d’histoire, aujourd’hui, devant vous et devant l’hôtel Marlborough, dit Edmond. C’est aussi ici que la Légion a organisé son premier congrès national, en janvier 1927. Aujourd’hui, nous célébrons cette  fondation en organisant la réunion du Conseil exécutif national qui précède le congrès [...].</p>
<p>La fondation de la Légion a réuni les anciens combattants canadiens dans le but de lutter pour l’obtention de meilleurs avantages sociaux pour ceux qui avaient servi. À cette fin, la Légion se bat depuis sa fondation pour procurer de meilleurs avantages aux anciens combattants, pour perpétuer le souvenir et pour mettre en valeur les collectivités où elle existe. Il est indéniable qu’elle a réussi en cela, mais il y a encore du travail à faire. »</p>
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